L’Eldorado des sites de découvertes musicales

Le web et les artistes indépendants

Pour un artiste indépendant, le web est un formidable outil pour que notre musique soit accessible au plus grand nombre. Il est évident que nous devons être présents sur les réseaux sociaux, mais nous considérons que ce n’est pas suffisant alors on tente notre chance sur des sites de découvertes musicales, avec le secret espoir de devenir des rock stars…

noomiz_logo

De mon côté de l’Atlantique, nous avons eu Noomiz, qui mettait en relation des fans avec des artistes non signés par des labels. Les auditeurs découvraient de nouveaux morceaux en fonction de leurs goûts musicaux et leurs donnaient une appréciation par le biais d’un j’aime, d’une recommandation ou d’un commentaire.

En fonction de l’action de l’auditeur, l’artiste gagnait des points, grimpait dans les classements et devenait de plus en plus populaire.

Jusqu’ici, le principe semblait limpide et presque honnête. Je dis presque, car personne n’a jamais vraiment su comment était conçu l’algorithme permettant de construire ce classement. Noomiz a bien vécu, puis s’est éteint, laissant des centaines d’artistes démunis, car ces derniers avaient misé toute leur stratégie sur ce type de site.

thesixtyone_logo

Il semble que pareille mésaventure soit arrivée au site thesixtyone.com. Plateforme dont la philosophie semble identique à Noomiz.

Quand la notoriété acquise s’éteint avec ces sites

Combien d’artistes sont réellement sortis de ces plateformes ? Combien étaient populaires sur ces sites, et une fois fermés, ces mêmes artistes ont été incapables de récupérer les fans conquis grâce à leur talent.

Le problème vient de là. Ces plateformes nous proposent de nous aider en nous mettant en avant, mais elles ne pensent qu’à une chose : Le trafic que tous les artistes génèrent chacun de leur côté.

Une fois l’investissement rentabilisé et pour certains de gros bénéfices dégagés, la plupart d’entre eux ferment boutique. Prétextant de grosses difficultés, mais que l’aventure était belle et qu’ils ne regrettent rien. Ces rois des affaires rebondissent toujours, ne vous inquiétez pas pour eux.

Je pense que nous devons être méfiants par rapport à toute cette philosophie de mise à disposition de nos titres sur des plateformes qui nous promettent la gloire en quelques coups de clics.

Nous passons des heures à écrire nos chansons, des semaines pour les arranger, des mois pour les enregistrer. Nous sommes obligés de les mettre à disposition des plus grandes plateformes de streaming telles que Deezer, Spotify ou encore Apple Music. Pourquoi voulons-nous encore nourrir d’autres prédateurs ?

Fatigué

Je suis pour un partage gratuit de la musique à partir du moment où je bénéficie d’un retour qui en vaut la peine sans que d’autres profitent des fruits de mon travail en dehors de tout contrôle…

Il est impossible de se battre contre la gratuité de la musique, l’histoire est en marche. Plutôt que d’aller à contre-courant, il vaut mieux trouver un nouveau modèle économique qui remet l’artiste au centre du business. Je cherche encore je vous rassure…

Pour conclure, peut être devrions nous réfléchir à ouvrir des pages d’échanges entre tous nos projets sur chacun de nos sites, de nos pages Facebook et autre réseau social. Nous serions libres et surtout vraiment solidaires les uns des autres…

Cet article a été rédigé par le rédacteur invité Vincent en premier lieu sur musiQCnumeriQC.ca

Vincent (Brianceau) est originaire de la région Parisienne et exilé prêt de Nantes. C’est le chanteur-guitariste dans un groupe de rock à Paillettes qui s’appelle : la Princesse est dans les cordes. À l’actif du groupe : 2 albums, 2 tournées à travers toute la France et diffusion sur les plus grosses radios rock françaises, le tout en totale indépendance. En parallèle à ce groupe, il est aussi l’auteur du blogue : Les Acharnés où il dévoile son expérience d’artiste indé.

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