Discussion : Sacem ou pas?

Au début des années 2000, ziknblog était un webzine portant le nom de Sincever. Sur celui-ci se trouvait un forum assez populaire utilisé par les artistes. Un des sujets phares était celui de la sacem lorsque nous mettions à l’écoute en streaming (procédé real audio à l’époque) de la musique d’artistes indépendants nous l’autorisant mais ayant dû arrêté à la demande de la sacem. Ceci a entrainé un long débat, le voici.

Archive du FORUM Sincever

Sam

Une idée bizarre m’est venue, une sorte de réflexion avec laquelle vous ne serez peut être pas d’accord, pour certains, d’autres crieront au traître, j’espère que nous auront une discussion constructive et j’aimerais bien une contradiction argumenté pour me faire changer d’idée, tout ce que je vous demande c’est d’y réfléchir tranquillement et me dire si je suis débile parano ou simplement naïf. Bon, j’y vais : Depuis 4 ans que je « promotte » sur le net, tous les artistes pestent au sujet de la sacem sur le net, disant qu’on ne touche rien et que ça va dans les poches de Pascal Obispo (bon, je schématise pour aller + vite).

Je me suis rendu compte que souvent se sont les sites de mp3 qui s’insurgent contre ça, normal la sacem leur demande de payer, ça se comprend, là ou je m’interroge c’est l’acharnement de ses sites à lancer l’idée que la sacem est une voleuse, et de ce fait demandent aux « autoproduits » de ne pas être sacem vu qu’ils ne toucheront rien…….

Si seulement ces sites payaient la sacem, les artistes toucheraient UN PEU de droits d’auteurs, francemp3 a négocié pour cela, ceux qui y sont, ont touché des droits, même pas grand chose. Donc, je me dis comme ça, en fait, ce sont les sites mp3 qui empêchent les artistes de toucher leur droits………. je trouve cela très « pervers » car souvent ils vendent des produits (lecteur mp3, promo pour des majors) et donc ils ont besoin de contenu et le contenu…… c’est nous, prétextant qu’ils font la promo pour les « artistes méconnus » en fait, on leur fournis de la « matière » et militer CONTRE la sacem c’est en fait se faire baiser par ces sites au double langage, et en redemander. On me disait que la sacem l’avait appelé pour lui demander de s’inscrire car il avait un compte, il ne savait même pas d’ou ça venait, mais en discutant , on s’est demandé si ce n’était pas francemp3.

Donc en résumé, si tout simplement les sites mp3 payaient TOUS la sacem, et les artistes qui sont sur 10 ou 20 sites même si ça fait 20frs par an et par site, ben ça fait quand même un p’tit quelque chose, juste histoire de dire qu’on existe. Mais ça, les sites mp3 ne veulent pas en entendre parler, ben oui, fo payer !!!! en plus, il faut envoyer les track-lists avec les stats, et puis, l’administration fiscale va y foutre son nez………. tout cela me parait un peut « amateur » , alors qu’un site qui se monte, se disant pro, faisant des « autoproduits » une vitrine et vendre des produits, faisant du management d’artistes, un genre de label virtuel serait à mon sens plus à même d’aider les artistes non ????? Pour info, mp3.com PAYE la sacem, vitaminic PAYE la sacem, francemp3 paye la sacem……. alouette ! Alors moi, un site qui dit « on fait la promotion d’artistes autoproduits mais, on ne veut pas de sacem », ben pour moi, ce n’est pas l’aider, mais plutôt et SURTOUT le laisser la ou il est, inconnu mais SURTOUT pas à la sacem !!!!

Un artiste « autoproduit » n’est pas « socialisé musicalement » et est de fait « marginalisé » les site mp3 volontairement ou non, incitent tacitement ces artistes à la marginalisation et deviennent, les « MACROS » du net, c’est encore pire que les majors, au moins eux, ils volent les riches (en popularité) les sites mp3 volent les pauvres (en popularité) pire, ils les marginalisent et tout ça pour quoi, continuer à exister gratuitement !!!!! Voilà, ma réflexion d’hier soir, c’est un peu long, pas toujours très clair, mais, je vous demande d’y réfléchir, si ça se trouve, c’est complètement débile mon argument enfin…..

A bientôt
Sam



Peoman
Site Admin

Je pense que je suis obligé de répondre à ce sujet, en évoquant le cas Sincever… Sincever fait partie des sites qui demandent aux artistes de ne pas être à la Sacem… La raison est simple : l’argent ! Eh oui… Sincever, c’est un site réalisé dans le cadre d’une asso loi 1901… Notre but est d’aider les groupes autoprod, c’est clair ! Après tu dis que justement c’est grâce aux artistes que nous vivons… C’est vrai… Je pense néanmoins qu’il faut tempérer tes propos et il y a deux types de sites de mp3 à ma connaissance : le site pro et le site bénévole…

Le site qui a un budget de fonctionnement important, qui fait vivre des personnes, etc…. : c’est clair que s’il y a de l’argent et que donc ce site fait vivre une société et une ou plusieurs personnes : il est clair qu’il doit payer son dû aux artistes… Par contre un site bénévole comme le nôtre, c’est différent.

Nous payons sur nos deniers propres tous les frais… Nous voulons aider les groupes autoprod, mais malheureusement, nous le disons clairement : c’est donnant-donnant. OK, on vous demande pas d’argent pour prendre en charge l’architecture technique, mais en échange on a clairement pas la possibilité de payer la sacem…. Ensuite, nous avons justement été contacté par la SACEM… Le discours, c’est : vous diffusez de la musique : vous payez… Et on nous réclame 7.500 F HT par mois ! C’est pas un peu hallucinant ca ? Donc, nous sommes contraints de passer par des artistes non sacemises… Voilà l’explication pour notre part… Mais je répète que c’est valable uniquement car c’est pas notre boulot, on touche rien, bien au contraire ! On veut bien aider les groupes, mais on ne peut pas en faire trop !



Un visiteur

J’ai eu la même réflexion que toi par rapport à la Sacem…

Mon dossier complet est toujours sur mon bureau, pret à être envoyé, mais j’hésite encore. C’est vrai que je ne gagnerai pas ma vie avec les 19.50FF récoltés dans l’année, mais en réagissant ainsi, nous jouons aussi le jeu de ces sites qui se font un max de blé sur not’ dos, alors que eux payent la Sacem… En effet, Vitaminic, MP3.com, Balance le son … paye leurs droits pour diffuser la musique de personnes non référencées à ces organismes. La question peut fâcher mais pourquoi ne pas jouer ce jeu là, et ne pas s’y inscrire ?

Justifier une exploitation commerciale de nos morceaux est facile, MP3.com le fait très bien pour nous. Et Vitaminic aussi…

C’est clair faut claquer les 700 balles d’inscription, mais après c’est à vie.
Certains sont à la Sacem ici ? Qu’en pensent t’ils ? La rémunération est elle aussi ridicule que cela ? Mon père est musicien pro (Jazz), il est inscrit depuis une 20aine d’année… Rien que pour des arrangements, il touche entre 4000 et 5000 balles par an… Pas grand chose comparé à une masse salariale annuelle, mais je ne pense pas que l’on peut cracher dessus non plus. Voilà, c’était aussi ma réflexion à moi, du fond de mes 35 m2…



Un visiteur

Je suis à la Sacem et je pense que c’est plutôt bien. Bien que parfois ils se plantent un peut dans les noms.

Mais ils sont carrés. Pour les rémunérations, c’est suivant ce que tu fais. Si ta musique ne passe que sur le net, tu toucheras pas grand chose mais tu touchera quand même.



Un visiteur

Ils ne peuvent quand même pas vous réclamer du fric si vous passez des gens non inscrits chez eux quand même???? Si c’est le cas là il y a de l’abus……bientôt on nous demandera du fric pour diffuser nos propres musiques !!!! Faut pas pousser quand même….



Un visiteur

A ce sujet, je ne veux pas dire de connerie, mais il me semble que si sur ton site tu diffuses ta musique et que tu es inscrit a la sacem, tu devras payer comme autant que sincever vu que tu feras de la diffusion… Héé les copains, disez moi si je me trompe…



Un visiteur

Heuuuuuuuu je veux pas jeter un froids mais normalement si tu es inscrit à la sacem et que tu mets à disposition sur ton site perso des mp3 ou des real de plus de 30 sec tu dois normalement payer la sacem… Je ne rigole pas et c’est très, très cher. Je crois que ça marche par forfait. Si vous voulez je peux faire une recherche sur ce sujet, je crois que j’ai la page dans mes favoris.



Un visiteur

Bas ouip mais la Sacem te considère comme exploitant de ta musique si tu la mets à dispo sur ton site. Elle l’assimile à une exploitation pure et dure, alors que ça rentre dans le cadre d’une promo…

Je sens bien la SDRM va arriver un de ces quatre (impossible normalement, mais tout est possible en France Un visiteurJe voudrais juste rectifier un truc : Francemp3.com et autres mp3.com ne se font pas de l’argent sur notre dos. Ils en perdent même beaucoup actuellement. la SACEM n’est valable que pour les artistes signés et distribués pour les autres c’est inutile.



Sam

c’est vrai que la sacem, sans etre signé, c’est inutile, mais d’un autre coté si tu veux être signé, il te faut la sacem, de plus la sacem c’est comme la sécu, si tu n’en a pas, ben, le jour ou tu es malade…… sinon en bonne santé ça ne sert à rien aussi…. C’est juste histoire d’être « inséré socialement » parmi les musiciens et se dire que le professionnalisme n’est pas loin, un jour, si tu amènes ton cd dans une vrais radio, tu verras la différence, j’ai des copains dont le groupe ne tourne plus depuis 2 ans (vulcain pour les connaisseurs) et bien les gars touchent encore 10kf par an sans rien foutre. Je conseille à tout le monde de dépenser ses 600frs, de se mettre à la sacem (on sait jamais, on peu etre malade héhé) et si les sites demandent sans sacem et bien tant pis, ils n’auront QUE des amateurs (dans le sens bas de gamme) ceux qui feront de la qualité, ils paieront la sacem, je vous garantie que les internautes suivront……



Un visiteur

La sacem grand sujet !!!! C’est francemp3, le premier à avoir donné des somme astronomiques à la sacem, donc c’est normal qu’ils perdent de l’argent. En condensé le résumé est le suivant : Je vends beaucoup de disques, j’ai des passages radio en national, j’ai des clips qui passent, je touche beaucoup d’argent au prorata de mes ventes. sacem, adami, sdrm,( producteur et artiste) Je ne vends pas beaucoup de disques, je suis indépendant mais je suis à 7 rotation tous les jours sur 40 radios locales, je ne touche rien. La sacem n’est pas une obligation et gagne beaucoup d’argent pour une ASSOCIATION LOI 1901, possède des immeubles à paris notamment rue chaptal, à la défense, ect etc… Mais surtout ne fait rien, rien, rien pour aider aux dvpt des artistes et des petits producteur de concerts… Exemple : je fias un petit festival pour être en règle je paye à la sacem 10% de mon budget même si je perd de l’argent et au finale ce fric va à………… Johnny, Bruel etc etc ; les mêmes entre parenthèse qui sont en train de couler l’assedic spectacle avec la complicité du patronat bien sur. Donc oui à la protection des œuvres des artistes, mais non au monopole de la Sacem et à son système de redistribution.

Bref, chacun en pense ce qu’il en veut et chacun veut sa part du gâteau, mais je pense que les structures et initiatives alternatives sont les bonnes. Le collectif Villa M, a son rack de 10 graveurs, on fabrique tout nous même pas de sacem, pas de sdrm (elle est déjà dans le prix du cd vierge), et on gagne 70 frcs par disques au lieu de 12,50 lorsque qu’on vendait à la Fnac et qu’on payait tout on a monté un réseau de distrib parallèle et on gagne plus qu’avant de nos autoproduits en en vendant tjrs entre 5 et 10 000. Ce qui nous permet d’en refaire plus souvent… But that’s only entertainment



Un visiteur

Il n’y a pas que la sacem, plein d’organisme faisant le même job et aucun n’est obligatoire



Un visiteur

Moi, j’attendais tranquillement d’avoir 6 mois de justificatifs mp3.com pour m’inscrire à la SACEM. Mais en vous lisant, je ne sais plus trop… Le fait d’être à la SACEM est il valorisant pour un auto-produit ? Par exemple, quand on va à la FNAC pour faire du dépot-vente ou quand on envoie ses démos en radio ou à un label, n’y a-t-il pas un effet positif sur le jugement des gens ? Si ce n’est pas le cas, et si la SACEM n’offre aucune prestation et se contente de dilapider ton pognon, autant se contenter du SNAC pour la protection juridique, c’est sûr.


Un visiteur

Le fait d’être à la SACEM est il valorisant pour un auto-produit ?

Non tout le monde s’en fout, et si tu n’a pas une boite d’édition derrière pour contrôler tout tes passages cela n’a aucun effet, l’édition te prendra 50pc de tes droits au maximum. Par exemple, quand on va à la FNAC pour faire du dépot-vente ou quand on envoie ses démos en radio ou à un label, n’y a-t-il pas un effet positif sur le jugement des gens ?

A mon avis aucun mais attention moi j’ai un discours militant qui est de dire que l’on peut faire sans. Cela étant dit, l’inscription sacem ou la non inscription sacem ou affiliés ne changera rien avec ta carrière à savoir également qu’au mois de juillet la sacem n’avait trouvé aucun accord avec Napster et donc ses adherents n’etaient pas protégé……… Donc on se pose la question et au niveau sesam ils sont à la rue tres gravement, mélange tout, taxe et surtaxe les alternatifs et laisse Napster peinard, intéressant non ? Cela dit ces propos n’engage que moi bien sur !

Dictons du jour : alors sacem ou pas le pognon ne tombe pas comme ça !


Un visiteur

D’un autre côté, tes arguments tiennent la route mais en même temps c’est une autre meute de loup


Un visiteur

Je comprend parfaitement Peoman, mon message n’était pas destiné à sincever en particulier mais aux sites mp3 en général, il n’empêche que si tu totalises 1 000 000 de visiteur/semaine et qu’un investisseur te propose de racheter sincever 500kf, tu prends ton pognon et tu te casses, à moins que sincever soit « pris par la grâce » les propriétaires ayant décidé d’aider leur prochain pour un monde meilleur … Et pourquoi les radio du net ne paieraient pas la sacem et ne donneraient pas leur tracklist à la sacem comme toutes les radios, alors sous prétexte d’aider les musiciens en fait, vous ne les aidez pas du tout, vous flattez leur ego (sciemment ou nom), je n’ai contre toi Peoman, et je trouve que ton site est intéressant mais encore une fois, j’ai l’impression que c’est sur le dos des artistes, flattés d’être visible quelque part, mais tout ça, c’est de la poudre aux yeux … Sam


Un visiteur

Sami je suis assez affligé par ton manque d’humilité en l’encontre du travail des gars de sincever. Sincever aide bien les musiciens et ce n’est pas pour les « flatter ». Il y a encore des gens qui ont un peu de solidarité envers les autres, ça existe encore. Et la SACEM ne se grandira pas et n’augmentera pas ses redistributions en faisant chier les webradios de promotion des artistes inconnus, dont nous sommes. je n’ai pas encore vu beaucoup de clips de toi Sami, sur M6, ni entendu beaucoup de tes titres sur NRJ. Si vous flinguez le peu d’espaces d’expression que vous avez les gars, je ne comprends pas trop vos principes.


Un visiteur

Je partage ton opinion sur le fait que la sacem « socialise » un peut les musicos, les indés en particuliers. Maintenant là où je trouve que la Sacem abuse un peu c’est dans le cas où des gens font preuve d’initiative pour aider des zicos. Prends le cas de Sincever par exemple. Si j’ai bien compris ils ont voulu promotionner des artistes inconnus en montant une radio sur le web. Là, j’imagine qu’il ne l’ont pas fait pour l’argent mais vraiment pour aider à faire connaître des artistes qui n’ont pas toujours une énorme force promotionnelle. Bon… la Sacem est venu les emmerder à ce que j’ai compris…
Donc la Sacem je ne critique pas, mais je pense que c’est un cercle vicieux, très vicieux dans le sens où c’est à double tranchant. Maintenant dans le cas de gros sites web, l’histoire de rendre la Sacem toute méchante pas belle, c’est clair que c’est se foutre de la gueule du monde surtout de celle des artistes…


Un visiteur

Oui, la sacem est valorisante, pas la peine de ce voiler la face. Mais au delà de ça, je peux te dire que quand je reçois mes chèques de la Sacem je suis loin de cracher dessus… On pourra dire ce que l’on veut sur ce biz, si beaucoup de musiciens sont inscrits à la Sacem ce n’est pas pour rien. Oui, elle commet parfois des erreurs de gestions, mais pour le coup des notes de frais c’est partout pareil, du label au tourneur en passant par tout les intermédiaires, j’en connais très très peut qui ne font pas passer quelques petits bonus sur leurs notes de frais…


Un visiteur

Non, j’exprime juste une idée, ça me fait penser aux salles parisiennes ou les gars disaient  » si on doit payer les musiciens , on ferme » certains musiciens disaient, on nous enlève un espace d’expression, maintenant, j’avais prévenu que l’idée était très dérangeante, je me suis juste exprimé franchement et sans « non dit » me demandant comment les artistes indé (ils le sont parce que personne ne veulent d’eux , ne l’oublions pas) pouvaient se sortir de ce problème. Maintenant, je n’ai pas voulu fâcher, mais juste exprimer un problème dont on parle depuis le début du mp3, parce que , plutôt que de militer contre la sacem sur le net ( c’était un problème d’il y a 2 ans rappelons nous le combat de notre ami franck famildou) moi, je me pose des questions, j’en fais part dans ce forum et j’aimerais simplement que des musiciens se distribuant sur le net PUISSENT VIVRE de leur musique, c’est tout… Y’a pas d’mal à ça et ça ne changera pas le monde.

Sam

à noter que je suis aussi un artiste indé


Un visiteur

Ok Sami y’a pas de mal à exprimer ses opinions et je pense avoir compris ce que tu veux dire ; mais 7 500 FF (+de 1000$) à donner par mois à la SACEM pour une association comme Sincever c’est trop.
Surtout une association du web qui n’est pas subventionnée et animée par des bénévoles. Alors je leur tire mon chapeau pour prendre du temps sur leurs temps libre pour aider ceux qui en ont le plus besoin. Et je pense qu’on sera tous d’accord ici. La SACEM devrait même avoir une enveloppe à consacrer à ce genre d’association d' »utilité musicale publique ».



Caro
Site Admin

Si je comprends bien Sam, pour toi la Sacem est indispensable pour un artiste… Souat ! J’ai eu beaucoup de témoignages de groupes passes dans de très nombreuses radios locales et qui ont touche 0 F… Pourquoi ? Parce que le quota veut que se soit d’abord les groupes connus qui touchent (johnny, …) et le reste pour les autoproduits… Mais malheureusement, il ne reste jamais rien pour eux car forcement les radio passe plus de connus que de moins connus… Mais pour nous petit site bénévole, je reprends l’idée de peoman, c’est différent…

(Je rappelle que sincever aujourd’hui n’a touche que 0,00 F pour ce qu’est le site actuellement et qu’il a tous les frais derrière lui (enfin derrière moi, au plus juste !) et qu’il n’y a pas que des groupes autoproduits sur le site)

J’en concluerais/déduirais ton idée comme suit : Pour qu’il y ai revenu pour l’artiste, Sincever doit payer la sacem… Pour que Sincever puisse payer la Sacem, les artistes devront payer pour être sur Sincever (c’est quelque chose qu’on aimerait éviter justement mais si on paye la sacem, on a pas le choix, faut bien que l’argent vienne de quelque part…) Donc l’artiste paye pour être inscrit sur Sincever, Sincever reverse l’argent à la Sacem a travers la cotisation demandée, et la Sacem payent l’artiste de toutes ses diffusions sur Sincever… C’est bien ca ? Mais aujourd’hui, Sincever petit site qu’il est, va-t-il trouver assez de groupes prêts à payer pour être diffuses ? Sachant qu’il existe énormément de sites gratuits… N’est-ce-pas M. Z (très bien le village au passage, j’adore !)… Et combien la sacem rémunérera-t-elle les groupes Sincever ??? Assez pour rembourser la cotisation que demande sincever ? J’y crois pas trop… Qu’elle est donc la solution ?


Sam

Enfin caro, soyons sérieux, pourquoi faut-il que les artistes payent, ils ne sont pas ta clientèle que je saches, c’est l’internaute qui doit payer, il ne faut pas tout mélanger, qui est le client ( potentiel voir virtuel) et qui est le fournisseur, les artistes SONT les fournisseurs et non pas les clients puisqu’ils vous offrent gratuitement votre contenu, si je vends des patates à mon épicier pour qu’il puisse faire son étalage, je ne vais pas en plus le payer…. (desolé pour la métaphore de bistrot héhé…) sincever (encore une fois ma réflexion n’est pas adressée specialement au site ) propose aux internautes un service (vente en ligne, infos etc…) si vous n’avez que cela à proposer , personne ne viendra , on est d’accord, le fait en plus de proposer de la musique gratuite est donc une offre supplémentaire ( tu me suis ?) cette offre est gratuite pour l’internaute, gratuite pour l’artiste et gratuite pour les gérants du site, et tu voudrais faire payer les artistes en cas de sacémisation …..

Je trouve personnellement que l’argument, si la sacem vous paye, »nous serons obligés de vous faire payer » est irrecevable, les radios fm font elles payer les artistes ? Ce que j’en dis c’est tout simplement que comme dans le réel, si les sites se conformaient à la loi, tout le monde trouveraient leur compte, les artistes, le site serait fait avec un « busines plan » bref normal quoi, de plus on sait très bien que le système associatif n’est ni plus ni moins qu’un choix fiscal ….

Vous allez me dire « tu es pour la mort de l’internet libre », la liberté d’expression n’a rien à voir la dedans, ni même la liberté de création, mais si tout le monde se conformaient aux lois en vigueur, l’internaute se retrouverait entre les site pro avec des pros et un site  » underground » là , on est tous dans « l’underground », crois tu qu’AXLEPROJECT soit un artiste underground ? Non ,bien sur, son style (très bien au fait, phil, je t’en reparlerais) draine un large public, il ne fait pas de l’expérimental… Pour moi, si un site lève le drapeau « nous aidons les musiciens », ils doivent leur rendre un service, un VRAIS, une compil même 100ex envoyées aux prods ce serait bien, un catalogue d’artistes ou de titres à envoyer aux agences pub pour du jingle, habillage musical, mais là, pour vous « aider les artistes » c’est leur supprimer leur droits les marginalisant encore plus (pensez-y), je ne met pas en cause votre envie d’aider ces artistes, je met en cause les moyens et le discourt, en clair, le fond et la forme.

On se rend compte que les site genre mp3.com, francemp3 aident (indirectement) les artistes alors qu’eux ont un langage carrément économique, c’est dingue non ???? Encore une fois ce n’est qu’une réflexion, j’espère qu’on est pas fâché pour cela.



Caro
Site Admin

Notre but n’est pas de faire payer les artistes, c’est ce que j’en déduisais car c’est comme ca que fonctionne mp3.com apparemment… Mais sincèrement toi, pourquoi tu payes mp3.com ? Pour la visibilité ou pour toucher de l’argent de la sacem ? Mon argument n’est pas, « si la sacem vous paye, nous seront obligés de vous faire payer »… Mon argument est : nous sommes bénévoles, nous cherchons a rendre service mais sans apport d’argent… Donc si on doit en donner, il faut en trouver quelque part… Il n’y a aucun salarie dans l’association, nous avons tous un boulot a temps complet… Sincever, c’est pour le plaisir, pas pour l’argent ! C’est bien pour ca que c’est une assoc, pour reverser si on touche… Mais pour reverser, faut toucher !!! Ton idée de compil est une très bonne idee, je l’avoue, mais beaucoup trop coûteuse pour nous… Nous avons d’ailleurs fait une petite action dans ce style (voir dans notre rubrique concours), en partageant les frais avec une autre assoc, nous avons offert une compil composée de groupes autoproduits et nous les avons offert a des internautes dans le but de faire connaître ces groupes… Mais le truc, c’est que ca a coûte cher et que l’on a eu aucun retour… Et je vous avoue que c’est très désolant… T’inquietes, Sam, je ne suis pas du tout fâchée, c’est d’ailleurs très intéressant de discuter avec quelqu’un qui est en désaccord avec notre fonctionnement, ca permet de voir plus clair sur ce que pense certains groupes… Y en a t il beaucoup qui pense comme Sam ????


Sam

Caro, le jour ou tu me verras sortir 1 cent, ce jour là, je te permet de passer devant chez moi (tu vois ou c’est n’est ce pas avec un écriteau « sam est un pigeon » parce que, je suis un des rares à n’avoir JAMAIS sorti 1 cent, si ce n’est pour acheter les cd des copains……. manquerait plus que ça héhéhé!!! mp3.com m’envoie mon cheque tous les trimestres et c’est tout …… c’est comme un manager qui demande une avance, la seule chose que je paie c’est, un ingé-son, un studio ou un mastering, na !


Orlando

La SACEM compte plus de 80000 adhérents, qui ont tous payé d’une façon ou d’une autre leur entrée en lice. Seulement environ 3000 d’entre eux touchent en droits répartis une somme équivalente au smic.
Une petite dizaine emporte le pactole. Les autres, tous les autres, doivent accepter le système le plus contraignant qui soit, à savoir laisser la vieille dame arthritique « gérer » les droits sur TOUTES leurs œuvres, sans exception. Ce qui revient à dire que les auteurs SACEM ne peuvent en aucun cas laisser diffuser, même à titre publicitaire, la moindre parcelle de leur travail. Seule la très vieille baronne peut décider d’autoriser tel ou tel site Internet, moyennant finance bien entendu. Finance qui ne sera JAMAIS redistribuée à l’auteur, s’il n’est dans le peloton de tête des grosses pointures mangeant à la gamelle communautaire.

Autrement dit, l’auteur devient l’esclave d’une société d’auteurs qui ne travaille que pour le profit majeur des protégés du showbiz, les plus connus, pas forcément les meilleurs. Ceci est un appel à la mobilisation. Tout d’abord, les jeunes auteurs seront bien inspirés d’attendre quelques temps avant de postuler à la SACEM. Qu’ils protègent leurs œuvres auprès du SNAC ou encore de l’IDDN et profitent de la liberté qu’ils auront encore pour faire leur promotion, de la façon qu’ils souhaitent. Ensuite, rien n’interdit de rassembler les bonnes volontés afin de concurrencer la vieille SACEM, qui agit, contre toute loi territoriale ou européenne, en situation de monopole. Ce serait bien le diable de ne pouvoir, dans chaque région de France, mobiliser une demi-douzaine d’artistes pour créer un véritable syndicat. Les diffuseurs commerciaux, les plus gros du net, s’appuient sans le dire sur les incohérences de la SACEM et du système sous-jacent pour utiliser le travail des auteurs, sans jamais reverser le moindre centime à ceux-ci, en ne payant que des sommes dérisoires à la SACEM qui ne les redistribue pas. Cela s’appelle de l’exploitation pure et simple, les auteurs n’étant que les prétextes à la diffusion 1/ des CD des « pointures », et 2/ de la publicité. Les recettes de ces diffuseurs viennent de la publicité, vendue au prorata de la fréquentation. Ce ne sont pas les « gratuits » qui assurent l’enrichissement de ces start-up, n’est-ce pas. Encore moins celle des auteurs. Le temps de la naïveté est révolu, il faut désormais que les jeunes auteurs, ceux qui souhaitent faire un bout de carrière dans la musique ou la chanson, refusent de se soumettre à la loi féodale de la SACEM, laquelle, n’en doutons pas, se prend pour une institution et laisse volontiers croire qu’elle possède des pouvoirs légaux: c’est faux, elle n’est rien qu’une association, soumise aux lois et règlements comme toute les associations, ne possède absolument aucun pouvoir de lever des taxes sans commission expresse d’un tribunal, et peut être mise en difficulté simplement à cause de sa situation monopolistique.

Auteurs, artistes, debout !
http://orlandok.free.fr/


Un visiteur

Autant de naïveté de la part de l’ensemble des intervenant atteste de la nébulosité de la SACEM dans sa communication. Les diffuseurs de MP3 ne payent presque RIEN à la SACEM (des nèfles) et la SACEM ne répartit rien non plus. Le droit d’auteur ? Comptez plutôt sur les droits mécaniques, oui, pour les distributions éphémères, mais ne croyez en aucun cas ceux qui prétendent toucher des sommes astronomiques en D.A, c’est du pipeau dans 77000 cas sur 80000.

Il n’y a pas que la SACEM pour protéger ses œuvres, et cette dernière est un frein complet à l’auto promotion. En plus, gérer les droits de gens qui produisent 500 disques… qu’est-ce qu’ils s’en moquent ! A moins que vous ne soyez bispo ou holdman…


KurtZ

La Sacem a dans l’imaginaire des gens, une double fonction : protection et rétribution. Sur Internet ces deux aspects sont menacés.

Niveau rétribution, à mon humble avis, la Sacem ne se risquera jamais à prendre les stats des artistes au sérieux tant que les sites et leurs systèmes de comptabilisation de streaming / téléchargement ne seront pas plus sécurisés que cela.

Déjà niveau protection, on sait que le format MP3 n’est pas sécurisé, c’est à dire que l’artiste peut être relativement pompé même s’il ne le désire pas. Un exemple ? Madonna sur MP3.com. Bon allez sur sa page. Vous verrez qu’elle a décidé de ne pas autoriser le download sur ses titres. Ridicule non ? Sous Windows utilisez Windows Media Player 7.0 puis jouez son MP3 hifi, puis quand c’est fini jetez un œil sous c:/windows/temprary internet files (c’est le répertoire cache pour les sites visités) et hop, vous y trouverez son dernier tube stocké là bien au chaud sous la forme d’un gentil fichier MP3. Sélectionnez-le faites bouton-copier, cliquez ensuite sur un répertoire quelconque, « Mes documents » par exemple et faites « bouton-coller »…. 2 secondes après vous avez le dernier mp3 de Madonna même si elle ne le voulait pas…….

Et si déjà l’artiste n’est pas certain de contrôler le streaming afin de ne pas trop être pompé, alors niveau rétribution en fonction des stats, c’est la totale.

Les sites de MP3 vous détectent et vous comptabilisent avec en gros 3 méthodes combinées :
– la détection d’IP
– la gestion des cookies où sont stockées la date et l’heure de la dernière action
– un fichier de login localisé sur les serveurs du site et qui stocke l’IP et se sert des infos dans les cookies

Il est très très facile de bidouiller ces informations et de se lancer dans la personnalité multiple afin de créer un mouvement d’attraction virtuelle sur votre page d’artiste ; un « happening » virtuel ; c’est ça l’ordinateur : un robot, un esclave que vous pouvez programmer vous-mêmes afin qu’il fasse le travail de mille hommes ; et donc vous pouvez le programmer pour qu’il envoie mille fois une certaine information à un serveur qui l’interprétera mal – toutefois, à votre avantage ; par exemple si vous êtes sur mp3.com, rien que sous windoze faites un simple test :

1) Ouvrez Regedit.exe. Ensuite cherchez la clef suivante : HKEY_LOCAL_MACHINE/System/CurrentControlSet/Current User et là vous trouvez en chaîne de caractères les quelques lettres qui se situent toujours en préfixe à vos « cookies » que lisent les sites de mp3 pour y stocker leurs conneries et se renseigner sur votre activité… Modifiez ce petit nom. Par exemple, à la place de SAMI vous mettez KURTZ. Fermez Regedit.exe et lancez-vous dans un simple playback sur mp3.com…. héhéhé ! MP3.com ne vous a visiblement pas détectés, vous venez d’être considérés par lui comme un « newbie ». Vous voici revenus sur la page d’enregistrement des nouveaux venus qui doivent laisser leur mail pour streamer. Bon alors vous entrez un mail, « valide » on va dire pour leurrer encore plus le système. Et là ça streame. Curieux, vous allez jeter un oeil dans votre répertoire « cookies » et vous constatez … stupeur… que vous avez non seulement sami@mp3.com mais en nouveau cookie officiel, kurtz@mp3.com pour ce merveilleux site nommé mp3.com.

2) Alors l’IP maintenant. L’IP c’est une sorte de signature numérique à quatre nombres qui en gros correspond à l’identité d’un utilisateur faisant une requête adressée à un autre serveur. (…Je sais bien que c’est pas exactement ça m’enfin inutile d’être trop technique). Avant toute communication sérieuse le demandeur et le serveur ils font « les présentations » ; ils se rencontrent se serrent la main et s’échangent des infos identitaires sur eux avant de discuter, de s’envoyer des données plus sérieusement. l’IP c’est votre « nom » à vous. Quand vous faites une requête vers un site de mp3 vous vous connectez et à chaque connexion vous dites : salut c’est « 221.32.38.14 » ! Bon alors c’est pas toujours une conversation à 2 entre les utilisateurs et les sites ; il y a un système qu’on appelle Proxy. C’est quoi ? Ca a l’air d’une sorte de « serveur qui a fonction de cache mémoire pour les pages les plus visitées », un serveur « intermédiaire » qui a donc son propre IP et qui stocke les pages les plus visitées pour accélérer les communications mondiales dans le monde, éviter les goulots d’étranglement, d’un point de vue global. En gros vous avez ce schéma : MP3.com (212.125.36.14) <=> Proxy (201.58.114.23) <=> Vous (127.36.25.96). Dans ce cas de figure où vous surfez par proxy, quand MP3.com veut savoir l’IP de la personne que demande à visualiser la page bah il a en guise d’info rien que l’IP du proxy, et pas le vôtre, qui vous est d’ailleurs attribué dynamiquement par votre FAI (en gros votre IP à vous, il change en plus à chaque nouvelle connexion téléphonique). Bien entendu quand vous cliquez 1000 fois sur vos titres avec un même IP de proxy, c’est quand même suspect, louche… Vous devez donc utiliser des programmes qui « jumpent » qui utilisent les services de proxys différents sur le globe pour surfer dans une relative anonymité et simuler virtuellement une popularité réellement inexistante. Comme programme, il y a le célebrissime « stealth anonymizer », par exemple (cherchez vous-mêmes). C’est comme ça que les tricheurs de MP3.com noyent complètement le poisson : ya donc plus pour eux qu’à crééer 1000 identités, 1000 cookies, à surfer et à jumper d’un proxy à l’autre entre chaque clic. Regardez d’ailleurs le top des logiciels qui sont les plus téléchargés actuellement sur zdnet : un logiciel de connexion par proxys… ça veut tout dire, non ?

3) Pour leurrer les sites de mp3, voilà c’est simple et plein de gens le font actuellement :
– ils se créent 1000 cookies différents avec la méthode que je vous ai décrite ; ils notent leurs faux noms et font un batch où ils bidouillent de façon automatisée leur base de registre. (avec Visual basic, Visual C++, ou même Delphi)
– ils utilisent ensuite un logiciel de surf par proxys comme il y en a de plus en plus dans ce bas monde.
…et passent l’après-midi à s’auto cliquer sur eux, à changer d’identité entre chaque clic, et à se downloader plus ou moins partiellement pour gagner du temps quand même. A la fin de l’après-midi ils ont bien triché, leurs stats ont augmenté d’un sérieux bond ; le lendemain ils sont aux tops, ils ont pas dépensé les $200-$300 requis par MP3.com (cf. promo auctions), ni le fric requis pour une campagne par bannières. Economique, virtuel, plus rapide que prévu, et niveau résultat, des millions de visiteurs les « connaissent ».

Voilà comment on se fait un nom dans le virtuel à partir de rien du tout : un rêve débile qui toutefois, se paye cher pour la communauté des artistes :
– sanction économique : les sites perdent du blé finalement ; les artistes qui sont aux tops et ne vendent aucun CD ils ne rapportent rien ; ils focalisent le traffic sur leur page, c’est bien, mais à part ça les CDs yen a pas de vendus au tournant et le cash mp3.com s’en fait pas. Payer des types comme ça MP3.com en a profondément marre et résultat récent : le payback for playback réduit à une misère (quelques ridicules demi cents par visiteur).
– jamais les organismes de rétribution ne feront « confiance » aux acteurs de tels systèmes avec une faiblesse pareil dans le système statistique. La Sacem et toutes les organisations de protection, refuseront toujours les comptages bidouillables à distance : la sécurité du comptage, sur internet, c’est le point nodal de tout nos problèmes. Si c’est faussé par le moindre ado post-pubère, rien ne va se monter.

Toutes les infos que je vous ai données sont librement diffusées dans à peu près tous les sites de hacking que vous trouvez avec des moteurs de recherche simples, même le dernier Copernic.

La Station Radio MP3 : le seul logiciel qui fait et équitablement gratuitement la promo des artistes « du net »



Caro
Site Admin

On se pose beaucoup de question sur la Sacem, le site d’un auteur-compositeur en fait le résumé : sur le site « Saceml »


JC Lemay

Salut a tous, Je viens de lire le dernier post de Kurtz.
On en apprend tous les jours.

Je savais (parce que le responsable de l’époque du SESAM avait parlé du problème de fiabilité des logs) qu’on pouvait manipuler les stats de comptage sur les sites comme mp3.com.

Mais je n’avais aucune idée de tout ce système dont tu parles ! Alors Ok, c’est possible, et en « grand ».
Mais crois-tu que beaucoup d’inscrits a mp3.com ou francemp3 utilisent ou aient utilisé ce genre de méthodes radicales ? (vraie question)

Je veux dire, est-ce que de ce fait, on peux vraiment dire que les logs en général de ces sites sont inutilisables car majoritairement trafiqués, ou est-ce un phénomène marginal ?

Mon sentiment la dessus :

1/ a part ce constat, y’a t-il une chance, une possibilité technique, qu’on puisse un jour avoir des logs et stats fiables qui conviendraient a tous, et qui pourraient etre pris en compte par les sociétés d’auteur pour une répartition vraiment équitable des droits perçus ?

2/ encore une fois, a cause de quelques (ou de nombreux ?) magouilleurs, c’est le bordel pour un grand nombre d’artistes.

Exactement comme pour le statut d’intermittent, dont beaucoup abusent, ce qui risque a terme de le mettre en danger et de foutre dans la merde un paquet d’artistes qui en ont vraiment la nécessité.
Et ca, ca m’énerve vraiment ! Quant a ce que dis un visiteur anonyme, sur le fait que les diffuseurs MP3 ne payent presque rien a la SACEM, c’est vrai et faux.

Ceux qui ont passé des accords avec la SACEM payent vraiment tres cher !

Le forfait pour le téléchargement gratuit de mp3 sur Francemp3 est de 1,31 f HT de droit a payer par téléchargement !

C’est beaucoup plus que le droit de reproduction mécanique pour un CD, ramené a ce que le producteur paye par unité gravée et par titre.

La SACEM défend le point de vue qu’il s’agit d’œuvres dematerialisée et que les coûts sont donc moindres pour le producteur/diffuseur.

Mais en l’état, c’est trop.

Trop parce que pas un diffuseur ne peut dans l’immédiat payer de telles sommes, tellement les recettes générales sont faibles, et trop de toutes façon parce qu’aucun moyen de repartir ces tunes aux auteurs véritablement diffusé n’a encore été mis en place. Sans compter que cela risque a terme de ne plus permettre aux diffuseurs indépendants d’exister, alors que c’est le fondement meme du Net (l’auto-edition, l’auto-diffusion). Au risque de faire encore bondir Orlando, je voudrais rappeler malgré tout, que la SACEM est une société qui repartit quand même bien les droits d’auteur, « globalement ».

Et que si on a la chance d’être diffusé, même peu, sur des médias qui ont des accords avec la SACEM, on percevra les fruits de ces diffusions.

Il n’est pas rare que je reçoive des répartitions de 1000 ou 2000 balles, voire même, alors que je suis un « petit » auteur, de recevoir une partie de la « copie privée ». D’ailleurs, a ce propos, je rappelle qu’il existe un intermédiaire qui s’appelle l’éditeur, et que celui-ci (quand on tombe sur un « bon ») est justement la pour promouvoir les œuvres des auteurs compositeurs, de faire en sorte qu’elles soient diffusées, et qu’il fait en sorte que la SACEM répartisse bien les droits générés a ses auteurs.

Je ne pense pas que vouloir tout géré soit toujours possible pour un auteur. Et déléguer une partie du travail a d’autres (comme un éditeur) est aussi une solution. Ceci dit, un groupe comme Daft Punk a réussi a gérer tout, tout seul, pendant un moment.

Car depuis que ca marche vraiment fort, ils sont membres d’une société de gestion anglaise (je ne me rappelle plus son nom).

Une dernière remarque.

Il est tout fait vrai qu’il n’est pas obligatoire de s’inscrire a la SACEM quand on est auteur en France, même si ses œuvres sont diffusées.

Il est même souvent préférable de ne pas s’emballer et de ne s’y inscrire qua quand cela décolle vraiment (un CD qui sort dans une maison de disque importante, une signature chez un éditeur etc…)

Je me permet de donner un lien du site Saceml qui traite de ce sujet :

Ressources Saceml

Allez voir, dans le menu déroulant du haut (« choisir le bulletin d’info ») les bulletins 2 et 5
(« Est-il vraiment utile de s’inscrire a la SACEM » et « Protéger ses œuvres: les solutions »)

En attendant, pour Internet, je n’ai strictement aucune idée du comment on va pouvoir s’en sortir et trouver un système de répartition juste et équitable, que ce soit pas l’intermédiaire de la SACEM ou par d’autres moyens.
Si vous avez des idées…


KurtZ
Membre Novice

Un visiteur a dit : “Alors Ok, c’est possible, et en « grand ». Mais crois-tu que beaucoup d’inscrits a mp3.com ou francemp3 utilisent ou aient utilisé ce genre de méthodes radicales ? vraie question”…

REPONSE de KurtZ : Bah heu oui en fait yen a un dont je suis sûr déjà c’est moi : KURTZ (yeah!).

L’année dernière dès mon inscription sur FranceMP3 j’ai observé attentivement les charts : j’ai vu que je dépassais un artiste anciennement inscrit pour finir premier, bon, j’étais heureux (normal j’étais en nouveauté c’est pour ça qu’on me jouait), et puis ça redescend, comme dans tous les charts ; ok : normal me suis-je dit, intense mais bref ; or un musicos redescendu depuis longtemps, bah il remonte soudain tout d’un coup brusquement pour me pousser vers le bas, tandis que je prends une tomate publique anonyme dans ma section « critiques », bon. On peut pas plaire à tout le monde me suis-je dit en continuant mes observations.

Alors à chaque fois qu’une nouveauté dépasse le même musicos, qui n’était plus en nouveauté depuis belle lurette, bah même cirque : re-dépassement soudain du nouveau par ce vétéran, et tomate publique du sur la page du nouveau par un « illustre anonyme »…. Au point la technique du vétéran, que je me suis dit.

J’ai pas mis longtemps pour comprendre que c’était pas un sportif isolé.

Bon alors j’ai fait un chti test avec un copain d’abord histoire de déconner, j’ai cliqué 2 fois, 10 fois, 50 fois, sur un titre et j’ai lorgné mes stats : hop, bond de 50 points. Je me suis dit : c’est quoi ce délire, c’est trop facile.

Et puis j’ai vite compris qu’en fait c’était pas un mec, ou deux isolés, qui pratiquaient la technique, mais une poignée, deux poignées, merde dix poignées finalement, un bon village plein de gaulois qui trichent deci delà à gogo, se balancent tomates sur tomates, invitent leur famille à se balancer des bonnes critiques, se critiquent eux-mêmes en bien, faussent tout tout seuls, et avec l’air de ne pas fair de mal, ils trouvent ça tous « naturel ». Surréaliste.

Qui va accorder la moindre crédibilité à ce tas de gaulois ? Quel label aura la folie de considérer ces statistiques avec sérieux ? Quel organisme de rétribution va se risquer à prendre ces stats bidons au sérieux ? Mais qu’est-ce que c’est que cette merde ? C’est ça la révolution digitale de la France ? Voilà ce que je me disais.

Quand on leur demande à l’époque, ce qu’ils font pour attirer 500 nouveaux visiteurs en un mois, bah certains artistes finissent par admettre publiquement qu’ils ont « pratiqué », un peu par ci, un peu par là, deux trois clics, mettre des conneries, s’auto-ajouter des étoiles, vous voyez : rien qu’un rien… quoi… histoire de remonter leur image publique. Oh, à chaque fois ils avouaient qu’ils l’avaient fait, « juste un peu », « pas grand chose », histoire de se remettre en selle de temps en temps, quoi « rien de bien méchant » comme ils disaient…

Eh la sacem aussi elle a du les additionner leurs petits coups de pouces…. et pas trouver ça rentable l’internet et les succès virtuels. Succès mérités n’est-ce pas, gagnés : à la force du clic, quoi… et à coup de tomates balancées anonymement sur les pages des adversaires pour faire chuter leur quantum d’étoiles : une guéguerre d’abrutis tous enfermés dans leur enclos et entassés sur un manège enchanté avec l’espoir d’attraper le pompon agité par le staff du site ; pénible cirque sans perspective, qui a bien fait rire les dirigeants de francemp3, d’après ce que nous a confié le pédégé trader (enfin ils ont moins rigolé quand ils avaient plus assez de cash pour le faire tourner leur manège enchanté inutile); niveau triche, donc, n’est-ce pas, rien de bien méchant, donc : ceux qui s’y adonnaient cliquaient de temps en temps, boah, juste 100, 200 fois sur eux-mêmes, un petit coup de pouce, ça peut pas faire de mal. Bref, dans le tas de clics bidons que le site devait comptabiliser, je ne me demande pas comment la sacem n’a pas fais son « test maison » et réussi à tricher elle-même pour démontrer la nullité du mécanisme de comptage ; c’est ça qui a signé le destin des relations entre la sacem et fmp3 : niveau protection des œuvres, le site devra payer la sacem la redevance officielle, pour chaque streaming délivré, ça c’est déjà certain… mais niveau rétribution de ces streamings aux artistes, la confiance c’est zéro, n’est-ce pas, puisque les artistes sacemisés attendent toujours leur fric !

La sacem visiblement s’est moqué du comptage des artistes l’an dernier, d’après les échos que j’ai eus… si comptage réel il y a eu… et pour cause puisque c’était potentiellement bidon : dans le doute finalement on s’abstient pas de demander du fric, on s’abstient d’en donner.

Car imagine donc des hordes sauvages en train de cliquer comme des brutes sur leur mulot pour se prendre pour des « vedettes online », et t’as compris l’ambiance des sous-charts de la v1 de fmp3 (juin 2000). Ambiance qui se paye finalement par une ruine où chaque bénéfice sur la vente d’un titre revient plus cher que la gratuité.

Alors je suis intervenu sur le forum de FranceMP3, pour mettre premièrement en doute la valeur des étoiles, basées sur des notations souvent uniquement artistiques et ne venant pas d’un public réel ; souvent modifiées outrancièrement par des « rivaux ». J’ai invité plus ou moins poétiquement tout ce petit monde à ouvrir les yeux, j’ai essayé tant bien que mal de désamorcer ce cirque virtuel, et le staff technique pédégé en tête toujours en train de pérorer qu’ils étaient les meilleurs du monde et se foutre de mes interventions, a prétendu que le problème des stats c’était réglé depuis des mois… ? … Alors j’ai fait des démonstrations publiques prouvant le contraire et proposé des solutions, basés sur une technologie à la bananalotto. Ils en avaient rien à foutre à franceMP3 : ils ignorent la contradiction.

Puis le pédégé tradeur plus tard est intervenu l’air hilare pour nous dire qu’il y avait tellement de tricheurs sur ce site, qu’ils avaient trouvé la parade technique : randomisation des tops tous les lundis matin à 9 heures tapantes, et hop ! Quelle bande de rigolos, quand même. Grotesque solution quand on y pense, par ailleurs. C’est là que j’ai compris qu’à FMP3 ils ne misaient plus rien du tout sur le catalogue des artistes ; ils désinvestissaient totalement la promo online des autoprods, – si tant est qu’il l’avaient jamais envisagé sérieusement un jour ; rien à foutre de tout ça, les artistes, leur droit, leur rétribution : leur refrain c’était : “dans deux mois nous les dirigeants on aura vendu ce bateau foireux au plus offrant et on cuvera notre fric au soleil ” ; c’était ça leur rêve, l’important c’était de vendre vite fait le site, clef en main … de « refiler le bébé » à des niais qui croient que mp3=money, pour empocher la différence avec la mise de départ… et vive l’entreprise, vive la nouvelle économie.

Donc tous les lundis, tout le monde redescend. Super comme « sécurité ». Imagine, t’avait oblispo-julien clerc, dido, robin williams, et même henri salvador tous descendus en masse le lundi matin à neuf heures : victoire technologique, et fisaco promotionnel pour tous.

Les autoprods là dedans ils n’ont pu rencontrer aucun public véritable et grâce à ca, tous leurs efforts bons ou mauvais, tous sabotés par le staff lui-même ; ces artistes n’ont absolument rien vendu, pas pu progresser, et donc fmp3 a tenu encore quelles semaines le temps de chercher un repreneur in extremis… Avec une technologie de comptage aussi géniale et un buisness model aussi sérieux, finalement le site n’a pas trouvé de repreneur niais : les dirigeant ont du solder FranceMP3 au rival Vitaminic qui récupérera le catalogue. FranceMP3 est maintenant un bateau sans vrai capitaine, entièrement à la dérive en attente de voir sa marchandise transférée sur le bateau italien : vive l’entreprise, et vive la nouvelle économie.

Niveau mp3.com, c’est plus rigoureux dans le système de détection : mais bon, observe les charts, tu m’en diras des nouvelles : ya des types qui sortent d’on ne sait où, qui n’utilisent pas les systèmes promotionnels de mp3.com (systèmes à fric), qu’on ne voit jamais sur les messageries, ni sur internet, inconnus, à la radio on les a jamais entendus, ils ont pas de label, ils donnent aucun concert, même pas une interview, ils vivent dans un trou de campagne même s’ils y font un concert ça leur fait que cent visiteurs, ils vendent aucun cédé, avec une tête que personne ne connaît quand ils en ont une, des titres fadasses qui frisent le copypaste d’un ado fier de son dernier crack : eh bien ça ne fait rien, c’est ça le rêve américain : eh hop ils passent de 1 écoute par jour à 1000 par jour, puis 2000 par jour et pourquoi pas 3000 par jour yeah! Ils perforent les tops et se retrouvent d’un coup premiers… quelle success story yeah ! Tu scannes internet à la recherche d’un lien les concernant, une biographie, tu trouves rien ; éventuellement, tu trouves un site basique et une bio de cliqueur du dimanche, pas plus : ces types tu vois, s’ils trichent pas : bah moi je me fais pape.

La technique que j’ai décrite pour mp3.com elle est quand même effectivement pas à la portée des « friendly users ». Faut avoir un compilateur pour la mettre en œuvre. Toutefois, le nombre de types qui possèdent un compilateur capable de bidouiller la base de registres, ça se chiffre en plusieurs dizaines de milliers. Sur MP3.com ya plusieurs niveaux de sécurités, un log sérieux sur ta page, tout ça est accessible depuis le système rawstat, transparent comme l’eau claire. Si tu ne sais pas jumper d’ip avec les proxies et si tu ne controles pas ta base de registres, l’autoclic ne produit rien sur tes stats. Ca ne veut pas dire que le moindre codeur du dimanche avec un niveau de base, ne contournera pas cette protection.

Et en ce qui concerne la population qui sévit sur le réseau NewOrder, Astalavista, et sur tous les sites de cracking, je vous garantis que pour eux la protection MP3.com c’est du tir au pigeons pour débutants confirmés. Si rien qu’avec regedit.exe, quelques mails, et un programme de surf par proxy tu déjoues leur système, bah c’est certain que pas mal de monde s’est probablement déjà lancé dans l’aventure à haut régime…

Il faut être lucides : si j’ai compris sans trop d’efforts comment ça marche, des dizaines et peut être des centaines de types aussi, et parmi eux, il y a forcément des gens qui ont mis en œuvre quelque chose.

KurtZ : pour vous servir (enfin vous servir à quoi vous vous le demanderez bientôt).

La Station Radio MP3 : le seul logiciel qui fait et équitablement gratuitement la promo des artistes « du net »


Grooman

Ouf!…c’est plus un forum c’est un roman ici!

Sacem pas sacem, rétribution pas rétribution….moi je veux bien. Mais pour rétribuer il faudrait avant tout qu’il y ait une « création de richesse », pour rétribuer il faut que de l’argent rentre d’un coté pour être redistribué de l’autre. Le mp3 (des autos produits) ne génère de l’argent que chez France télécom et consorts, grâce aux communications que ça implique. Pour le reste je vois pas bien ce que ça génère comme richesses sonnantes et trébuchantes. Dans ce cas précis redistribuer 0 franc de bénéfice, le calcul est assez aisé, ce sera toujours 0.

Quand un disque est acheté par un client il est logique qu’un part revienne à l’artiste. Le mp3 ne se vend pas ou très mal, dans ce cas que voulez-vous donc redistribuer? Pour moi l’impasse, elle est bien là.

Grooman pdg de la multi-nationale de l’omelette.



Un visiteur

Moralité : mieux vaut produire ses cédés soi-même, se faire sa radio locale, n’y passer que sa musique, et la vendre main à la main, et là ya du bénéfice.



Phil

La sacem est infoutue de rétribuer les artistes diffusés sur le net. De son propre aveu elle ne sait pas le faire. Demander rétribution ne serait pas scandaleux si cet argent arrivait dans la poche des ayants droits ce qui ne n’est pas le cas du tout actuellement. c’est Goldman/Obispo qui se goinfrent.
Quand a savoir s’il faut adhérer ou non, le deal est simple, tu commercialises ou souhaite commercialiser faut foncer , sinon, aucun intérêt. il faut savoir qu’en signant on abandonne la totalité de la gestion des droits a la sacem, même sur les chansons que l’on écrira dans 20 ans. Signé c’est abandonner l’idée de pouvoir donner gratuitement sa musique a qui bon nous semble, on perd cette maîtrise, en échange d’une gestion bien plus performante que nous ne serions faire seul.
bref faut réfléchir
Phil
http://2phil.free.fr/



Un visiteur

s’inquiéter du sort de la sacem ! non mais on rêve ou quoi ??? Qu’est ce que tu viens parler des « sites mp3 » c’est ki c’est koi ??? Je fais tourner un site, dépendant d’un collectif de passionnés sur la musique électronique !!! nous créons nos titres ! et les diffusons nous même en tant qu’auto promotion, il est totalement INACCEPTABLE que la sacem nous demande une cotisation forfaitaire d’un montant de 1000frs/trimestre pour nous autoriser a faire notre propre diffusion ! faudrait peut être pas se foutre de la gueule du monde !

on ne diffuse pas les morceaux des gens inscrits a la sacem et c un choix résolu et DEFINITIF !!! Il est hors de question de leur donner des ronds !


La Gaillarde

NON ceux qui gagnent rien, n’ont rien à payer
OUI ceux qui palpent doivent cotiser, c’est comme l’impôt sur le revenu (en France en tout cas) selon ses moyens, que ce soit radios, webradios, tv, web-tv, sites etc… la SACEM ça a pour moi 2 fonctions
– juridique
– redistribution de droits pour un groupe indé (tous ceux pas-peu connus quoi qu’ils en disent) les droits c’est cacahouète donc SACEM inutile pour le juridique c’est pas les seuls qui s’en chargent, donc SACEM pas nécessaire non plus passé un certain stade (signature label ou distrib) la SACEM devient nécessaire car il y a un potentiel de droits à gérer en dessous de ce stade c’est plutôt un frein (bars, salles concerts, ….) or le but au départ c’est de passer ce cap non ? pas de se faire 300F / an ? faut avoir une vision à plus long terme de toute façon c’est pas étonnant que le système de redistrib de la SACEM soit généreuse envers les gros artistes, car qui défend les droits des autoprod, des indés
(ya pas d’organisme que je sache, vivement un DAL musical, un SOS indés…) alors comment lutter, c’est les Obispo et Bruel qui rapportent le plus, donc ya pas de raison qu’ils en refilent aux petits et surtout pas sous forme d’1 meilleure redistribution envers les indés, ça pourrait leur faire baisser leurs ventes voire même les faire glisser de leur piédestal.

conclusion: ya quelques gros qui se partagent l’essentiel du gato, et les miettes pour un paquet de petits (ce qui fait pas grand chose chacun) mais ça c’est la vision purement économique (celle qui arrange évidemment la SACEM et ses bailleurs de fonds) si on se place au niveau culturel, là c’est plus pareil, tout le monde ici est bien évidemment d’accord que chaque artiste indé contribue lui aussi à la diversité et la richesse quand bien même il jouerait 1 fois par an ses compos devant 30 personnes à la fête de la musique et ça se limite pas et se mesure pas au proratat de l’argent qu’il a pu récolter le ministère de la culture et les aides publiques avec ses petits deniers (et même les quotas de musique française) il sert à ça aussi, à réguler (un peu) la logique implacable capitaliste. pour finir je mettrais un petit bémol à la réussite des gros qui restent gros parce qu’ils ont des sous à gros coup de promo exemple le coup mortel à la Kilye Minogue, matraquage tous médias qui fini par faire vendre un artiste (ici produit) avec autant de moyens et de promo un groupe français correct s’en sortirait bien j’en suis sûr (exemple le matraquage sur oui FM de certains groupes)

LA GAILLARDE
(artiste pas SACEM bien sûr)


un visiteur
Invité

Monsieur Sincever, comment dire  » nous ne sommes qu’une petite assoc qui aide les autoprods et nous ne gagnons pas d’argent » , ça s’appelle la langue de bois, dites donc Sincever, les produits que vous vendez, vous les donnez ???? vous êtes une assoc ? vous faites quoi à part diffuser gratuitement les œuvres des artistes, vous faites quoi pour eux ???? vous organisez des concerts ? non, vous faites des « compils » pour envoyer aux labels ? non, vous utilisez les autoprods pour vendre vos CD , et des CD de qui ? des stars du top50, c’est honteux !!! je suis du même avis que le1er post . Messieurs les musiciens, inscrivez vous à la sacem, ou un autre organisme et boycottez les sites qui refusent les artistes « sacemisés » , vous êtes leur « fond de commerce » ne l’oubliez pas…



un visiteur
Invité

un visiteur a écrit:«Monsieur Sincever, comment dire  » nous ne sommes qu’une petite assoc qui aide les autoprods et nous ne gagnons pas d’argent » , ça s’appelle la langue de bois, dites donc Sincever, les produits que vous vendez, vous les donnez ???? vous êtes une assoc ? vous faites quoi à part diffuser gratuitement les œuvres des artistes, vous faites quoi pour eux ???? »

Pour un musicien inconnu ! tu sais ce que c’est que « d’être VISIBLE »

peut être même mis en avant par le site ! c’est sûrement mieux que d’aller s’inscrire a la sacem qui ensuite va demander des sousous aux sites www, sans pour autant reverser un centime a l’artiste !!!!

vous organisez des concerts ? la je parlerais pas pour sincever, mais pour moi ! Ouais, j’organise des concerts et on fais tourner les artistes !!! maintenant toi avec ta sacem ! c clair direct je te prendrais pas

non, vous faites des « compils » pour envoyer aux labels ? non, vous utilisez les autoprods pour vendre vos CD , et des CD de qui ? des stars du top50, c’est honteux !!! je suis du même avis que le1er post . a partir du moment ou il ya réalisation de cd ! déjà par politesse je pense que sincever a l’autorisation de le faire ! maintenant libre a toi de ne pas t’exposer ici ! par contre abstiens toi de dire des débilités profonde comme « Inscrivez vous » !!! La sacem ne sers strictement a rien si tu ne sors pas le titre déposé a plus de 2000 exemplaires !!! allez vazy lance toi ! on verra si c rentable ! tu touchera ptetre 250 francs dans trois ans hahaha

« Messieurs les musiciens, inscrivez vous à la sacem, ou un autre organisme et boycottez les sites qui refusent les artistes « sacemisés » , vous etent leur « fond de commerce » ne l’oubliez pas…

Wow ya un condensé de conneries la dedans c’est affolant !!! c pascal nègre qui va être content !!!


Caro
Site Admin
Inscrit le: 29 Dec 2001
Messages: 91

>Ca s’appelle la langue de bois, dites donc Sincever, les produits que vous vendez, vous les donnez ????

En étant un tout petit peu logique, tu aurais regardé qui vend quoi… Sincever ne vend rien du tout, nous guidons les internautes et nous les redirigeons vers des sites commerciaux. Pour qu’un internaute visite sincever, il lui faut des informations sur des artistes connus. A partir de là, il sera peut être intéressé pour découvrir d’autres artistes moins connus.

>Vous etes une assoc ?

Oui nous sommes une association totalement bénévole sans aucun revenu… Nous avons le statut d’une association dans le but d’obtenir une reconnaissance pour des partenariats. >vous faites quoi à part diffuser gratuitement les œuvres des artistes, vous faites quoi pour eux ???? Nous offrons aux artistes une communication a travers des mises en avant sur page d’accueil, des annoncent sur newsletter, des bannières publicitaires, … Ce genre de service est totalement gratuit alors qu’il pourrait être un service payant.

>vous organisez des concerts ?

non Sincever est fait sur du temps de libre, nous avons tous un boulot a plein temps et Sincever est une passion…

>vous faites des « compils » pour envoyer aux labels ? non Avec quel argent pourrait-on faire ceci ? La passion ne veut pas dire non plus avoir l’argent pour aider les groupes, on fait ce qu’on peut avec nos moyens.

>vous utilisez les autoprods pour vendre vos CD , et des CD de qui ? des stars du top50, c’est honteux !!! je suis du même avis que le1er post.

Sincever n’a jamais touché un centime, que ce soit par les redirections vers les sites commerciaux, que ce soit par les bannières publicitaires, ou quoi que ce soit d’autre… Par contre, Sincever paye un hébergement de qualité du site, le temps passé pour le développement dynamique du site…

>Messieurs les musiciens, inscrivez vous à la sacem, ou un autre organisme et boycottez les sites qui refusent les artistes « sacemisés » , vous etent leur « fond de commerce » ne l’oubliez pas…

Sur ceci, je réponds que les musiciens doivent plutôt bien réfléchir avant de s’inscrire à un organisme de gestion de droits d’auteurs. Qu’ils me trouvent un intérêt d’être inscrit avant d’être signé…

Ce qui me révolte le plus, c’est que les gros sites tels que mp3.com, francemp3.com et j’en passe… Eux qui effectivement vive sur le dos des artistes (ben oui ils ont un salaire eux)… Eux on leur fout la paix alors qu’ils n’ont même pas payés toutes les redevances pour les diffusions et téléchargements… Voila !


Un visiteur
Invité

Moi, je propose juste un débat contradictoire, Pascal Nègre n’a rien à voir la dedans, les  » conneries  » dont tu parles sont des réflexions contradictoires sans doute, mais non dénuées de sens, je ne vois pas la dedans de quoi s’énerver, mes propos devaient être sans doute un peut agressifs, je le reconnais, prend exemple sur Caro, qui répond avec ces arguments qui me paraissent « nons recevable  » et disons le tout de même toujours « langue de bois » désolé Caro, c’est ce que je pense en effet, le fait d’être une assoc, le fait d’avoir comme dénomination  » l’aide aux artistes » vous permettent d’obtenir des aides, jusqu’à 80kf (en francs) alors, s’il vous plaît, dites que vous proposez gratuitement une « visibilité » aux jeunes artistes mais pas une aide….

Cette hypocrisie me fait penser au « charity business » ou l’on voit Madame Chirac et ses « pièces jaunes » ( qui est à la base une belle idée) visible sur toutes les chaînes de tv, sur tous les spots publicitaires, aux primes time, aux infos, et tout cela en pleine campagne présidentielle, et bien vous c’est pareil, sous prétexte « d’aide aux artistes » ( belle affiche) vous militez en fait « contre la sacem » tout simplement parce qu’elle vous demande de l’argent argumentant que cela ne sert à rien aux artistes ce qui est totalement faux, la sacem permet même sans toucher de droits au moins de déposer ses titres et de pouvoir se défendre contre un éventuel « plagiat » , votre approche  » commerciale » car elle l’est, est perverse, vos affaires vous regardent, tout le monde se fiche bien de comment vous travaillez, ce que vous ne gagnez pas, ce que vous gagnez, faites un effort, prenez du recul sur l’exploitation de votre site, réfléchissez à quel sort vous destinez ceux qui croient pouvoir être aidé par ce site . Quant aux artistes qui argumentent dans votre sens, je les qualifieraient de « masochistes » , c’est tellement facile de pester contre « les majors » , le système, et j’en passe, c’est comme ça , c’est tout, la musique est une industrie avec des règles , des droits, j’ai bien dis des droits, on peut s’en étonner, critiquer, militer, mais pour une bonne cause, dans vos arguments vous flattez leur ego, consciemment ou non, sans doute inconsciemment, quand je vous dis pervers, je ne suis pas sur que cela soit fait consciemment c’est pour cette raison que je vous demande de réfléchir à votre démarche « offrir une visibilité  » n’est pas « aider les artistes » , qu’en aux artistes qui « tombent dans le panneau » libre à eux, ça me fait penser à l’ouvrier qui accepte de travailler au noir sous prétexte que le déclarer coûte cher, cet ouvrier est capable de donner raison à son « employeur véreux » . Alors , les sites Internet militants contre la sacem avec ses artistes, c’est le  » syndrome de Stockolm  » virtuel . Merci tout de même d’avoir laisser les messages dans leur intégralité sans aucune censure ce qui tenterait à prouver votre bonne foi…


Un visiteur
Invité

Si seulement Sincever touchait des aides cela serait beaucoup mieux!! Mais bien au contraire se sont des passionnés qui perdent un fric monstrueux pour offrir un service de qualité « gratuit » à des artistes n’ayant pas un rond pour se faire faire un site internet.

Dans l’histoire de l’Internet cela c’est rarement vu je pense ????? Surtout en France. Pour le reste je ne sais pas quoi dire ! Sacem = grand artiste qui s’en mette plein les fouilles et jeunes artiste qui crèvent la dalle. Je me suis posé la question mais je ne trouve pas de réponse.

A l’heure actuelle, la France jouit d’une impunité où même le bruit d’un pet doit être déposer à la sacem. Restons un brin intelligent, il y a du pour et du contre, ce forum existe pour faire pencher la balance et pas pour insulter, ou bien dénigrer le travail de Sincever. Sinon n’oubliez pas d’aller faire chier aussi mp3.com. Excuse moi, mais je ne vois pas ou tu veux en venir ? Sincever vit grâce aux artistes : c’est certainement vrai ! Mais je n’en suis pas tout à fait certain ! Plus de 20% des accès se font via les moteurs de recherche ! Aujourd’hui, les premiers mots tapés dans les moteurs de recherche pour accèder à Sincever sont : kazaa, voulzy avril, laurent voulzy, laurent voulzy avril, alicia keys, muse origin of symetry : rien à voir avec les nouveaux artistes… Pour ce qui est de la langue de bois, je ne suis pas d’accord… Tu veux vraiment savoir tout ? Pas complique : nous payons 550 F par mois pour le serveur… Nous touchons quoi ? Rien ! Jamais touché un centime… Demandez des subventions… Pour faire quoi ? Payer le serveur ? La sacem ? Crois tu vraiment qu’il y a un intérêt quelque conque a passer des jours à se faire subventionner… Le rapport gain obtenu/temps passé n’est pas intéressant… Payer la SACEM ? Pourquoi pas… Nous sommes prêts à le faire, mais il faut que la Sacem devienne réaliste… 7500 F HT/mois qu’ils nous demandent, je crois… Je suis désolé, mais je ne peux pas ! Sincever, c’est nul ? On profite des artistes ? Bah, écoute, pas de problèmes, deviens rédacteur Sincever, donne nous toutes les idées que tu veux, je suis prêt a développer tout ce que tu veux, tout ce qui te semble nécessaire… Je ne sais pas quoi dire ! C’est purement francais ce truc me semble-t-il ! Facile de râler… Mais on peut effectivement faire comme toi : rien ! On ne te connaît pas, tu n’es même pas enregistre sur le forum ! Tu veux quoi ? Que Sincever ferme ? Avec des réactions comme la tienne, ca donne vraiment envie d’arrêter de se casser le cul pour essayer d’aider (oui d’aider) les autres en investissant du temps, de l’argent !



Un visiteur

Bien sur que je ne souhaite pas que le site ferme, c’est simplement que je réagi sans doute un peu excessivement à  » l’appel au peuple  » contre la sacem, il n’y a pas à être contre ou pour, elle est là avec ces injustices, si la sacem vous demande des sous , ce n’est peut être pas à cause de vos artistes « non signés » mais sans doute parce que vous faites état des « artistes signés » . 7500frs ?????? à mon avis , il y a moyen de négocier ( on peut toujours négocier avec la sacem) je n’ai jamais vu cela, même un bar musical ne paye pas autant au trimestre. Votre site est donc hors la loi, faites valoir vos droits et acceptez vos devoirs, vos devoirs sont de payer la sacem ( en négociant , bien sur) vos droits sont de demander des aides , un petit dossier à faire et à remettre soit à la culture, soit à la région, ou les deux, ainsi , vous pourrez justifier de votre « aide aux artistes » en fournissant vos stats par artistes à la sacem, à ce moment là, vous pourrez leur demander des comptes, savoir si l’artiste a bien reçu ses droits et là vous ferez vraiment de l’aide aux artistes et, croyez moi, tout le monde vous reconnaîtra comme tel . Ne faites pas comme tous ces sites qui fondent comme neige au soleil et qui ont les mêmes arguments que vous, il n’est pas facile de monter un site comme celui ci, il ne suffit pas d’avoir des connaissances informatiques pour s’improviser « fournisseur de musique » soyez plus intelligents que tous ces créateurs de sites musicaux, rentrez dans la légalité, je suis sur qu’en tant qu’assoc, vous pouvez négocier avec la sacem leur disant que vous préparez un dossier et que cet argent servira à les payer, ils ont l’habitude de ce genre de négociation, demandez en retour un listing de paiement des artistes référencés sur sincever  » donnant/donnant « , les artistes ainsi recevront leur droits, pas énormément bien sur, mais c’est déjà un début de « socialisation » et là , vous serez dans votre rôle  » d’aide » . On est bien d’accord sur le fait que monter une structure juridique associative permet des arrangements fiscaux notamment sur les charges directes ( la TVA pour exemple) et évite également un capital figurant sur le bilan, association loi 1901 ne veut plus dire  » aide sociale » ou « aide » tout court ,mais bien « début d’activité commerciale « , comportez vous donc comme un chef d’entreprise respectueux des lois et de la déontologie des métiers du spectacle car vous avez une responsabilité dans le déroulement du tissus économique de cette activité .

Dans votre début d’activité, vous rencontrez un premier problème ( assez conséquent du reste) la sacem, lorsqu’un jour et je vous le souhaite vous changerez de forme juridique, allez vous crier à qui veut bien l’entendre l’injustice des petites entreprise à devoir payer la tva ? non, bien sur, la tva , c’est normal, et bien la sacem aussi . Le fait de payer la sacem vous permettra de négocier avec de petits labels voir même plus (non, pas Pascal Nègre qui du reste fait son boulot de directeur de major) ainsi vous pourrez étoffer votre offre .

Votre organisation ne me regarde pas, ce que vous facturez ou non, c’est votre affaire, du reste , personne ne vous en voudra de facturer un sponsor, je pense. Tout cela pour vous dire que si vous souhaitez que votre site soit respecté, reconnu par les professionnels, soyez pragmatiques et respectez les règles du jeux, si jeux il y a. Quant à la personne qui à posté le message au dessus du votre et qui monte au créneau , je suppose que c’est un de vos amis ou alors il lui manque quelques éléments fondamentaux de réflexion .
amicalement


KurtZ
Membre novice
Inscrit le: 29 Dec 2001
Messages: 17
Localisation: Amiens – picardie profonde

Il est difficile d’être altruiste.

Note : je ne suis pas membre de sincever mais depuis mon point de vue, sincever n’a jusqu’ici, moralement, rien, vraiment, à se reprocher ; car l’effort de sincever est – justement – déjà de type « moral », puisque sincever, via son système de partenariat avec des portails de diffusion d’information (type net2one) attire finalement un lectorat ciblé et donc l’accueille avec une interface très clean, très pro, ses forums intégrés, ses articles rédigés, etc… visiteurs qui tombent donc sur la webscene finalement !

Car la souplesse informatique permet donc à sincever une petite action de type médiatique, officiellement tout public mais entre les lignes, techniquement mise au service des artistes de la webscene. Ceci d’ailleurs, au risque de se faire sermoner par les détenteurs de droits – qui ont d’ailleurs le devoir de réclamer leurs droits-, ou au risque de « bosser à perte ».

Sincever est, jusqu’à preuve du contraire, libre de proclamer que les tarifs de la sacem sont trop élevés pour son budget de promotion via leur webradio, et de chercher un moyen de faire ce qu’ils aiment via l’informatique en se passant de leurs partenaires les plus exigeants financièrement parlant.

Là dessus, il est logique que sincever n’encourage pas trop les artistes qui veulent passer dans les webémissions de webradio sincever à proposer des titres « protégés », vu que ça leur revient finalement trop cher tout ça. C’est donc une histoire toute simple : promouvoir des artistes protégés, c’est HORS DE PRIX. Protéger ses œuvres du plagiat via la sacem, c’est HORS DE PRIX. Et pour les artistes de petit calibre méconnus, recevoir des miettes de royalties sur des playbacks protégés, c’est HORS DE PRIX. Bah est-ce que c’est si compliqué que ça comme problème. PROTECTION juridique & royalties égale SAIGNEE, pour tous les acteurs de la musique online, et pour toute la webscene.

Mais je vous le dis : NE CRAIGNEZ RIEN. Vous êtes déjà protégés, le saviez-vous ? La seule chose qui ne vous protège pas, c’est votre mauvaise volonté. Ne la remettez pas dans les mains des autres, votre bonne volonté, et vous serez protégés. Protéger ; et pour quoi faire ? J’ai été découvert plus de 200.000 fois par des visiteurs divers et variés depuis 1 an et demie ; on m’a streamé et downloadé 20.000 fois mes 30 titres. (et c’est pas de l’auto-clic). On m’a acheté 10 CD. J’ai reçu 1700 mails et dans le tas j’ai à peu près 170 relations correctes. Eh bah j’ai des oreilles et la capacité de phagociter un style : j’ai pas encore détecté un seul plagiat, même stylistique, sur mes titres pourtant diffusés de façon internationale. Je viens donc en toute confiance sur ce que je veux, d’économiser un an et demie de protection de droits d’auteurs et je trouve que j’ai fait une excellente opération pour des frais ridicules.

Et puis maintenant, niveau artistique, je trouve que « protéger » une œuvre, au niveau de votre élan créatif, c’est scier sa propre branche. A chaque fois que vous soumettez votre art à condition financière, c’est comme si vous fermiez la porte de votre église aux pauvres et ne l’ouvriez qu’à celui qui peut introduire la bonne pièce d’argent. Vous ne le savez pas mais si vous faites ça vous faites une très mauvaise affaire : c’est votre rectitude morale qui sera récompensée, pas envie de vous enrichir. Le don financier du public, n’est en vérité pas une obligation « de facto » : c’est l’effet du repentir qui produit le don véritable.

Si vous n’autorisez même pas le pauvre à jouir de votre musique, c’est comme si vous mettiez une taxe de douane payante sur le pont qui vous mène au ciel. Artistiquement, votre geste est de nature social : vos rêves de succès publics, engagent donc la société dans son ensemble et pas une élite de privilégiés ; et donc, vos rêves d’artistes sont des faits sociaux. N’en privez personne et ouvrez vos rêves à l’esprit de votre prochain. Si vous soumettez votre œuvre à condition financière, la société ne pourra pas en jouir dans son ensemble, et donc, le fait tant attendu ne se produira pas. Soit vous vous donnez à la société en donnant à votre geste artistique une valeur symbolique qui vous enrichira de façon juste, soit vous créez un buisness modèle dans l’immédiat qui va donc déterminer les gens qui pourront jouir et d’autres non, de votre œuvre, qui donc n’unifiera pas la société autour d’elle. Echec.

Soit vous visez un rêve, soit vous le ratez par peur ou par cupidité. Et donc, (logique) vous ne jouirez pas de votre rêve de « succès public » réel, si les pauvres n’en jouissent pas.

La sacem, c’est visiblement un « service » cher, qui crée et alimente une sorte d’élitisme grotesque qui n’a pas de répercussion artistique. Bon bah voilà : on est au courant maintenant et grâce à Sincever, on est conscient qu’on va demain trouver une méthode définitive pour s’en passer.

Que ceux qui veulent être payés pour leur art le soient : comme ça bientôt, leur isolement relatif dans le monde de l’argent les coupera des braves gens qu’ils n’importuneront pas inutilement. D’ailleurs je souligne ceci que la sacem n’a pas réussi à protéger GoldMan d’un nouveau plagiat stylistique flagrant ce qui prouve qu’en plus elle est incapable de comprendre que la musique ce n’est pas une portée et des gribouillis sur du papier. Là je suis en train d’écouter un type qui chante comme goldman années 80, qui a des textes à la goldman, mais qui s’appele pas goldman.

Alors bien entendu, si on venait m’empêcher de bosser tranquille moi qui passe cet artiste « protégé » en exigeant un bas salaire en guise de respect de mes devoirs, rien que pour avoir des droits, bah je me sentirais quand même pour le moins ennuyé et puis j’aurais envie de le faire savoir, et puis de chercher un moyen de renvoyer la balle dans le trou approprié. En cela je comprends un peu les protestations de sincever. Mais je voudrai dire à sincever que la solution du problème de la réclamation des droits, ce n’est pas autre chose que savoir créer chez le public, la conscience de ses devoirs, vis à vis de l’artiste.

Ce n’est que par gratitude, par regret, par réparation, que l’artiste est payé sur son travail, pas sur la base d’un formulaire légal, un papier qui n’a plus aucun sens à certains moments. J’encourage sincever à faire la promotion d’artistes qui se donnent : ainsi les rétributions de bon cœur qu’ils auront ne feront l’objet d’aucune contestation réelle. Le public doit savoir que l’artiste se donne à lui dans son entier pour l’unifier, pas que l’artiste attend du public qu’il bouge et bosse pour lui, pour se remplir les poches.

Chez le public, la logique du devoir se substituera naturellement à celle de l’intérêt personnel (la logique des droits), si l’artiste consent à rectifier sa démarche en l’épurant de toute revendication qui ne vise pas la société dans son ensemble.

KurtZ Softwares : promotion automatique et gratuite pour toute la webscene

La Station Radio MP3 : le seul logiciel qui fait et équitablement gratuitement la promo des artistes « du net »



future-fr
Invité

Arf.. ca se fight ds ce post.. Je tiens qd meme a dire que Sincever reste un des seuls sites musicales ( si c’est n’est pas le seul !! ) a etre aussi proche du visiteur avec un forum, des commentaires sur les news, et pis une newsletter etc… Voila bye
Bon Courage a l’Equipe.. j’crois en vous
Romain


CARO

Bien sur que je ne souhaite pas que le site ferme, c’est simplement que je reagi sans doute un peu excessivement à « l’appel au peuple » contre la sacem, il n’y a pas à etre contre ou pour, elle est là avec ces injustices, si la sacem vous demande des sous, ce n’est peut être pas à cause de vos artistes « non signés » mais sans doute parce que vous faites état des « artistes signés ».

Pourtant, tu nous donnes vraiment l’impression de vouloir voir sincever fermé… On ne dit pas que l’on est contre la sacem, on dit qu’on ne peut pas la payer et que par conséquent, on ne peut diffuser que de la musique de groupe non inscrit, c’est tout… De cette manière, les groupes qui nous contactent sont :

– soit des artistes/groupes qui débutent et qui ont compris que pour pouvoir faire la promo de leur musique comme ils le souhaitent, ils protègent leur musique autrement que par la sacem, et ils gèrent eux-même leur droits d’auteur.
– soit des artistes/groupes qui font de la musique pour le plaisir et pas pour l’argent. Ensuite, je tiens a préciser que l’on ne diffusait absolument pas de groupes/artistes signés mais que des groupes auto-produits.

7500frs ?????? à mon avis , il y a moyen de negocier ( on peut toujours negocier avec la sacem) je n’ai jamais vu cela, meme un bar musical ne paye pas autant au trimestre.

Ben oui, mais justement c’est lorsque l’on a voulu négocier qu’ils nous ont annoncé 7500 F par mois à payer chaque trimestre. On a tout essayé, ils ne veulent rien savoir… Alors tant pis…

Votre site est donc hors la loi, faites valoir vos droits et acceptez vos devoirs, vos devoirs sont de payer la sacem (en négociant, bien sur) vos droits sont de demander des aides, un petit dossier à faire et à remettre soit à la culture, soit à la région, ou les deux, ainsi, vous pourrez justifier de votre « aide aux artistes » en fournissant vos stats par artistes à la sacem, à ce moment là, vous pourrez leur demander des comptes, savoir si l’artiste a bien reçu ses droits et là vous ferez vraiment de l’aide aux artistes et, croyez moi, tout le monde vous reconnaîtra comme tel.

Comment ca Sincever est hors la loi ? Ce n’est pas vrai… D’où est-il hors la loi ? On fait tout dans la légalité. Lorsque l’on diffusait de la musique de groupes auto-produits, nous avions envoyé un courrier postal a la sacem qu’ils n’ont jamais dénié à répondre. Jusque là, nous attendions leur réponse pour savoir quoi faire… Nous avons même téléphoné pour relancer notre courrier resté sans réponse… Là, on nous répond : vous avez envoyé un courrier, cela prouve votre bonne fois, je vous invite donc à continuer à diffuser la musique en attendant notre réponse. Ensuite, on reçoit un mail qui nous dit tiens sincever diffuse de la musique, c’est pas légal… Alors on leur répond : ben on attend toujours la réponse à notre courrier… Et la on nous dit : quel courrier ? Je ne suis pas au courant… On commence donc des négociations mais on n’arrive pas a s’entendre… Alors on décide de retirer les émissions que l’on diffusait. Si ca c’est pas de la légalité… Je rappelle que pour que les visiteurs s’intéresse aux groupes non signés, il faut bien qu’ils arrivent sur le site d’une manière bien précise… Et aujourd’hui, cette manière dont péoman l’a expliqué, c’est bien par des artiste signé (par l’intermédiaire de moteur de recherche).

Ne faites pas comme tous ces sites qui fondent comme neige au soleil et qui ont les mêmes arguments que vous, il n’est pas facile de monter un site comme celui ci, il ne suffit pas d’avoir des connaissances informatiques pour s’improviser « fournisseur de musique » soyez plus intelligents que tous ces créateurs de sites musicaux, rentrez dans la légalité, je suis sur qu’en tant qu’assoc, vous pouvez négocier avec la sacem leur disant que vous préparez un dossier et que cet argent servira à les payer, ils ont l’habitude de ce genre de négociation, demandez en retour un listing de paiement des artistes référencés sur sincever « donnant/donnant », les artistes ainsi recevront leur droits, pas énormément bien sur, mais c’est déjà un début de « socialisation » et là , vous serez dans votre rôle « d’aide ».

Justement, on ne fait pas comme les autres, on ne se paye pas un salaire nous avec l’association (contrairement aux sociétés qui gèrent leurs sites musicaux en tant que « fournisseur de musique »). On a essayé de négocier avec la sacem, ils ne veulent rien entendre. Il faudrait réfléchir à la manière dont on pourrait payer cette sacem mais on ne veut pas faire la quête non plus. On a réfléchi et rien trouvé alors que veux tu qu’on fasse de plus ? De plus, la sacem ne reverse pas aux groupes nous en avons eu 100 fois la preuve, des témoignages de groupes passés dans des radios associatives qui n’ont jamais rien touché alors imagine une webradio, c’est encore pire. Nous sommes convaincu que si nous avions les moyens de payer la Sacem, l’argent ne sera pas reversé à qui de droit. Les preuves sont flagrantes : francemp3, vitaminic, mp3.com… les artistes ont touché combien par rapport aux download ?

On est bien d’accord sur le fait que monter une structure juridique associative permet des arrangements fiscaux notamment sur les charges directes ( la TVA pour exemple) et évite également un capital figurant sur le bilan, association loi 1901 ne veut plus dire « aide sociale » ou « aide » tout court ,mais bien « début d’activité commerciale », comportez vous donc comme un chef d’entreprise respectueux des lois et de la déontologie des métiers du spectacle car vous avez une responsabilité dans le déroulement du tissus économique de cette activité. Je crois que tu n’as toujours pas compris notre mode de fonctionnement.

Je suis présidente de l’association, d’accord. Je ne te connais pas, mais je suis comme toi, j’ai un boulot (qui n’a aucun rapport avec Sincever), et je n’ai aucun revenu à coté. Une passion, c’est tout. Ce n’est absolument pas pour des arrangements fiscaux que l’association sincever a été créée, ni dans un début d’activité commerciale… Une association ne facture pas de TVA, et après ? Puisque l’on ne facture rien ca change quoi ? Notre hébergeur nous fait payer de la TVA comme à un particulier… De plus, une association est à but non lucratif, on est bien d’accord ? L’argent qui serait gagné (si seulement on en gagnait) serait redistribué (et notre but serait de les redistribuer aux artistes). Seulement, il n’y a pas de gain d’argent, il n’y a pas de salaire (je le répète, on ne vit pas sur le dos des artistes), nous sommes tous bénévoles… Si on trouve une solution pour gagner de l’argent (car je rappelle qu’on ne fait pas la quête au subvention), cet argent serait redistribué, c’est le but d’une association.

Dans votre début d’activité, vous rencontrez un premier problème (assez conséquent du reste) la sacem, lorsqu’un jour et je vous le souhaite vous changerez de forme juridique, allez vous crier à qui veut bien l’entendre l’injustice des petites entreprise à devoir payer la tva ? non, bien sur, la tva, c’est normal, et bien la sacem aussi. Ben forcément, la petite entreprise qui paye la TVA ne dit rien puisqu’elle l’a récupère lorsqu’elle facture

Sauf que la, l’argent de la Sacem, on le récupère pas, même l’artiste ne le récupère pas. Si on donne 100 F a la sacem et que ces 100 F sont correctement redistribuer à l’artiste que l’on a diffusé, la d’accord, mais ce n’est pas le cas. Ensuite, tu parles de « début d’activité ». ce n’est pas un début d’activité, c’est une passion et on ne souhaite pas changer de forme juridique, pourquoi on changerait ?

Le fait de payer la sacem vous permettra de négocier avec de petits labels voir même plus (non, pas Pascal Nègre qui du reste fait son boulot de directeur de major) ainsi vous pourrez étoffer votre offre. Mais le problème reste le même, sincever n’est pas commercial, et n’a pas d’argent. Votre organisation ne me regarde pas, ce que vous facturez ou non, c’est votre affaire, du reste, personne ne vous en voudra de facturer un sponsor, je pense.

Et comment trouve-t-on ce sponsor ? Avec quel temps on le trouve ? Car si on s’occupe de ça, on a plus de temps pour gérer le site.

Tout cela pour vous dire que si vous souhaitez que votre site soit respecté, reconnu par les professionnels, soyez pragmatiques et respectez les règles du jeux, si jeux il y a.

Et bien je tiens tout de même à te dire que Sincever est respecté et reconnu par des professionnels, pas tous, ça c’est sur mais il y en a.

Quant à la personne qui à posté le message au dessus du votre et qui monte au créneau, je suppose que c’est un de vos amis ou alors il lui manque quelques éléments fondamentaux de réflexion.

Et bien effectivement, il y a tout de même des internautes qui suportent Sincever. Tout le monde n’est pas contre nous. La preuve, on ne parle pas qu’a deux, des personnes postent entre nous.

Pour finir, je suis assez curieuse, peux tu nous en dire un peu plus sur toi ? Tu es musiciens ? Comment as tu découvert Sincever ? Mis à part le sujet Sacem, le site te plait-il ? Trouves-tu qu’il manque quelque chose ? Notre but est de satisfaire les visiteurs pour qu’ils aient envie d’en lire plus sur Sincever !



Un visiteur

ce qui me gêne c’est cet appel « anti-sacem » c’est tout, sinon, je suis musicien et je trouve le site plutôt agréable à visiter.



redge
Membre novice

Moi en musique je suis un passionné je joue pour le plaisir j’adore composer des chansons et avoir des critiques pour pouvoir avancer, si je m’inscrit sur sincever ou le village .org (la ou j’ai déposé mes morceaux) c’est uniquement pour faire découvrir ma musique aux autres sans contrepartie , bon ils sont protégés quand même via la poste et (IDDN) faut pas pousser non plus mais c’est juste pour ne pas me les faire piquer par un requin sans scrupules, par contre vous pouvez les télécharger et les écouter chez vous moi cela me fais énormément plaisir. Si un jour je suis découvert (je peux toujours rêver par un label je veux bien m’inscrire à la sacem en attendant je n’attend rien de plus (et c’est pour moi énorme) des sites comme sincever et le village.org (qui me le rendent bien merci caro !) que d’être découvert pour le meilleur ou le pire par les habitants de notre bonne vieille planète, alors je trouverais énorme de vouloir les taxer. De plus étant webmaster d’un petit portail également gratuit je suis conscient de la masse de travail que cela demande. En gros que des sites qui diffusent des artistes ou des œuvres reconnus à la sacem payent oui mais alors la que des sites qui diffusent des auto-productions soit taxés alors la non et non, personne profite de personne c’est juste un énorme service et la sacem n’a vraiment rien à voir la dedans, nous somme en démocratie et c’est notre moyen de nous exprimer alors pitié laissez nous faire notre cuisine en famille je paye déjà assez cher mes instruments de musique



John Bender

Bonjour à tous, Je suis musicien au sein de mon groupe et également président d’un petit label (http://str8line.free.fr).

Et bon la Sacem même en temps que « semi-pro » je suis contre. Disons plutôt que je ne me sens actuellement pas concerné par elle. Sans rentrer dans le schéma classique d’Obispo et Zazie, on en est quand même pas bien loin. Actuellement nous ne vendons pas de disque et ne sortons que des compilations à usage promotionnelles qui sont offertes au public. Qui dit petit label dit petit moyen, je me suis renseigné auprès de la Sacem pour déposer une compilation et on m’a répondu qu’il en coûterait autant de fois 100 (l’inscription) qu’il y a de groupes sur la compile. Soit si on a 20 groupes la coquette somme de 2000 (13 000 FF). Ouch ! Ce n’est pas fini : les artistes que nous promouvons seraient ainsi affiliés à un organisme (la Sacem), même si nous distribuons gratuitement les Cd’s, il nous faudrait payer la SDRM, environ 0,60 par exemplaire, soit 900 (près de 6000 FF) pour un tirage de 1500 exps. Nos frais de réalisation et de promotion pour une compilation tiré à 1500 Exps se montent actuellement à 13000 FF et bien si nous étions affiliés à la Sacem il nous faudrait dépenser 19000 FF de plus soit un total de 32 000 FF. Hummm c’est très bien mais pour eux uniquement, dans le cas présent.

La Sacem je me sentirai concerné par ce problème le jour où la demande dépassera l’offre et que nous pourrons ainsi rentrer au moins dans nos frais après règlement de toutes ces taxes en vendant nos produits. Pour résumé la Sacem ca peut être très bien (si, si !) et pas que pour eux si il y a bcp d’argent en jeu et qu’on est certain de vendre son produit. Mais pour des groupes inconnus qui font juste de la promotion c’est strictement pas indispensable (à moins d’être riche) et concernant la protection des œuvres, il existe des organisme beaucoup moins onéreux (la Snac, l’IDDN). Voilà, Cordialement,



Caro
Site Admin

Voici des raisons de plus qui prouve bien que notre raisonnement n’est pas si « non recevable » que ça… Merci à vous tous d’avoir communiqué vos avis… Certains artistes se posent forcément encore la question : « La sacem oui ou non ? » Ce forum a pour but de les aider dans leur choix. Il y a du pour, il y a du contre, c’est à eux de voir ce qui est le mieux pour eux ! Ce que l’on affirme, c’est par expérience, non pas par simple politique « anti-sacem » sans savoir de quoi on parle.

D’ailleurs, vous remarquerez qu’en devenant un artiste/groupe membre Sincever, si vous êtes inscrit à la sacem, vous n’êtes pas exclus, la page de présentation sur vous sera tout de même en ligne. On vous demande juste de désactiver la partie diffusion de votre musique. Vous remarquerez donc que nous mettons tout de même de la bonne volonté !



groomanquimerdepoursinscr
Invité

Pas sur que ceux qui liront toute cette littérature arriveront à se décider, que du contraire
Une chose est sure: ça met de l’ambiance!
Grooman



Caro
Site Admin
Effectivement, le sujet Sacem est plutot délicat ! Mais pour moi le résumé de tout ca, comme l’a dit John plus haut ainsi que le responsable du site Saceml, lorsqu’un groupe débute, il n’a aucun intérêt à s’inscrire à la sacem, car sa promo ne sera que plus difficile ! Par contre, une fois qu’il commence a être connu/diffusé un peu partout, ca devient intéressant pour lui. Je ne vois pas comment expliquer la chose autrement !



Totopheman
Membre novice

Bon, bon, ca fait de la lecture, et il y a a boire et a manger…Au départ, je ne crois pas qu’il était question de tirer ouvertement sur la sacem. Nous ne nous basons que sur du concret, sur notre propre expérience, ou sur l’expérience de groupes diffusés sur le site. Notre attaque n’est aucunement gratuite, au contraire, elle est bien fondée!

Bon, on n’a jamais dit que la sacem était inutile.

On se demande juste si le jeune groupe ou artiste doit obligatoirement passer par la case SACEM. Pour nous, la réponse est claire. Maintenant, chacun fait ce qu’il veut de toute façon! C’est un avis sur une méthode, celle qui consiste à se prendre en mains en essayant d’avoir le moins d’obstacles en face de soit pour se faire sa promo soi même. Non, la SACEM n’est pas inutile, mais est elle pour autant utile pour nous? (et je parle aussi pour SINCEVER le groupe…) Bon, deuxième point, la SACEM favorise t elle la promotion des jeunes artistes? Favorise t elle la découverte de nouveaux talents? NON!!! Et ça encore, on ne dit pas ça en l’air, on est quand même au courant! Nous qui avons sué sang et eau (enfin surtout caro et peo!!) pour les AUTRES, nous savons de quoi nous parlons. Demander 7500 frcs par moi a une assoce qui aide, et je dis bien aide, car par exemple un site qui envoie une cam filmer un concert, avec en plus une itv des artistes, pour 0F, je pense que c’est une aide (n’est ce pas, AMADABLAM?), c’est pas normal.

On empêche clairement les associations de supporter les jeunes talents, et pourquoi ça? La SACEM aurait elle peur de ne pas rafler l’hypothétique source monétaire qui pourrait en découler? tout tourne autour de la tune, et c’est ca que l’on reproche a la SACEM: on n’est pas dans le même monde, alors qu’elle nous laisse jouer avec nos billes quand elle fait des tours de manège…gratos…



groomanquimerdepoursinscr
Invité

Ca une fois que ça marche la question ne se pose même plus, c’est d’ailleurs pour ça que je me dis que le vrai problème pour les gens présents sur le net n’est pas là. A mon avis l’image négative que possède le net dans les milieux pros est bien plus un obstacle pour les indés que la sacem. Car sacem ou pas c’est quand même pas ça qui vous fait signer quelque part, et qu’on ne me dise pas que ce n’est pas l’espoir de tous



KurtZ
Membre novice

La « bonne volonté » : tout est là. La bonne volonté, c’est en théorie, la propriété morale des artistes, hem : « globalement » ; en « théorie ». Bien entendu, en pratique, quand on demande à un artiste surmédiatisé pourquoi il fait de la musique, il y en a bien une élite qui va répondre crânement sous les flashs :
– pour devenir, nous, des personnes extrêmement importantes aux yeux des abrutis, pour devenir des « pop stars » gavées de fric, riches, adulées par des hystériques dupes, stars qui mentent toute l’année dans des interviews fadasses, stars entourées de pauvres narcissiques qui les envient, et puis stars qui clignotent dans le ciel médiatique, qui dépriment entre deux révélations de voici et entre deux épisodes judiciaires scandant seuls leur vie personnelle, pratiquement nulle.
– pour briller dans les soirées disco et nous rouler dans la drogue, boire de l’alcool et puis faire des galipettes avec des groupies faciles… wah quel délire hi hi hi (ndlr : ils croient pas si bien dire…)
– (cf. une certaine chanson de Daniel Balavoine illustre très bien le rêve éveillé, extralucide et provoquant les consciences, de l’artiste moderne surmédiatisé)

Et plein d’autres qui vont se dire :
– bah moi je fais de la musique pour mieux écouter ce que Je suis.

De là, de ce choix qu’il faut faire entre ces deux extrêmes, et des compromissions et hésitations possibles entre les deux, découle la réalité qu’on observe. D’un côté il y en a la foule des musicos qui a, en fait, au bout du compte, la bonne volonté de ne pas se vautrer dans la conception matérialiste de la musique ; la majorité des musiciens (qui ne sont pas musicien pour rien), reculent secrètement mais concrètement et systématiquement devant cette vie de rêve illusoire de fric, de contrats, et de compromissions sur la nature de leur art. Et pourtant, on les sollicite : “achetez, vendez ! faites votre promo facile avec nos outils ! bougez pour vous faire connaître ! soyez des stars ! c’est facile ! blablabla !”. Alors ce qui est touchant, c’est de les voir se mettre au niveau de leurs interlocuteurs et de leurs « promoteurs », qui leur demandent quel « intérêt personnel » ils ont à musiquer « pour rien », à donner quand on veut partager « ça » avec eux, leur musique gratos, à reculer devant cette connerie d’être enfin des purs des vrais des authentiques vendus. Eh bien ce qui est gentil, c’est ça : ils leurs disent que « c’est trop cher ». Voilà une réponse mignonne, parce que c’est vrai matériellement, et aussi parce que c’est tout à fait ce qui va leur en coûter artistiquement s’ils cèdent.

Un musicien, il est prêt à payer du blé pour la réalisation concrète de son projet artistique ; mais à partir du moment où dans l’opération où il paye, il se rend compte que ça risque de démolir son art-même, bah il a la présence d’esprit de reculer. C’est justement dans ce retrait qu’il a parfois un peu de gêne à expliquer ses motifs, parce qu’il a une certaine pudeur, l’artiste de bonne volonté (bénévole) : l’amour qui le transperce quand il écoute à travers certaines modulations musicales la chose à laquelle il tient, c’est un secret qu’il aime garder comme on garde une rencontre de cœur heureuse dans une vie de misère. Et quand il veut le partager, c’est parfois avec une sorte de gêne et il faut qu’il y croie, qu’il se mette en confiance pour dégager son intimité de l’enveloppe de la peur.

Alors, « ouvertement », les musiciens « protestent » contre la fausseté des discours et des rêves élitistes, juste pour la forme, mais dans le fond, ils s’en foutent, de tout ça, des élus officiels qui s’exhibent, de leur sentiment de sécurité financière affiché partout, de l’importance universelle de l’argent, du baratin de ceux qui disent dans les médias qu’ils « réussissent », des incitations de promoteurs réels ou virtuels qui veulent les « utiliser » pour les exploiter au maximum en leur disant « vous êtes gagnants!!! »; et ces musiciens « qui n’en sont pas » du club fermé des élites, ils n’ont rien à regretter parce que leur émotion leur suffit amplement, parce qu’ils gardent ce qu’ils savent bien au chaud ; quoi qu’on dise, ils conservent cette croyance immatérielle comme leur plus troublant et précieux de leurs secrets.

Niveau « mauvaise volonté », ce n’est pas une injustice que de constater que finalement, peu de musiciens chutent au finish dans le club très fermé des élites concrètement drapées dans leur images de stars, virginales, très chères, intouchables et inaccessibles. Je ne vois là rien d’autre qu’une « relative » victoire du bon sens collectif. Garce à la bonne volonté des musiciens, seuls quelques élus s’excluent de la fraternité musicale et ont le droit « exclusif » (et le devoir d’ailleurs) de s’auto-encenser dans des remises de prix où chacun s’auto-félicite tout seul de ses victoires monumentales personnelles. Moi je vous dis que ceux-là ils ne me font pas envie et de voir leur nombre de plus en plus réduit et leur crédit de plus en plus limité, ce n’est pas une injustice, c’est « ce qui devait arriver » !!!!

Imaginez : vous faites tout pour être connus, et puis vous vous enfermez dans un « club », un bocal hermétique plein de verrous, de serrures, de droits et de devoirs pour vous protéger des autres, pour mettre votre cadeau dans un coffre et ne jamais ouvrir la clef de peur d’avoir à le partager. Souvent, on dit que les stars deviennent paranoïaques avec le succès ; eh bien non : elles l’étaient déjà avant, et leur réussite leur a permis de confirmer leur tendance à échouer à ce niveau, ça leur a même permis de ne pas évoluer là-dessus. Après il y a ceux qui « hésitent », qui « essaient », qui veulent quand même tenter l’aventure de la gloire à deux balles, la gloire virtuelle. Qui sont tentés par la facilité. Qui se disent : j’aimerai bien « vivre de ma musique », comme si la musique ne les faisait déjà pas plus vivants qu’ils ne sont. A partir du moment où l’on commence à marchander sa bonne volonté, à vouloir vivre sans mérite, toute la créativité se barre au compte goutte jusqu’à la dernière portée, et on tombe dans le radotage coupable, trahissant la limite, l’absence d’inspiration réelle, de dialogue avec Soi au cœur de la composition.

J’ai constaté avec vous que le site français de diffusion musicale FranceMP3 « la musique du net » n’était pas forcément un espace si « net », si clean que ça, niveau état d’esprit, et que la majorité des gauloiseries qui y avaient lieu n’étaient pas le fait de musiciens si matures ou éclairés que ça ; qu’il y avait beaucoup d’artistes méconnus qui jouaient avec l’interface du site sans se rendre compte que c’est elle qui jouait avec Eux. Et que cette faiblesse morale en eux, combinée à la volonté au ras des pâquerettes des gestionnaires du site, avait fait basculer la balance dans le camp de la dérision et de l’échec.

On en conclut qu’il ne faut donc pas céder à l’impression que la webscene n’a rien à apprendre, et qu’elle est constituée de musicos tout à fait victimes des manipulations de sites. La webscene elle a les conséquences de ce qu’elle a voulu. En réalité, je me dis qu’actuellement, la webscene perçoit peut-être mieux les effets de sa volonté passée, et qu’elle est sur la troisième voie :
– la première c’est l’enthousiasme
– la seconde c’est la déception
– la troisième est triple et renvoie justement au libre arbitre de chacun :

* soit on corrige SA PROPRE volonté (et pas celle des autres en réclamant ses droits),
* soit on rentre dans la plainte éternelle, en réclamant ses droits et en attendant que les choses arrivent du dehors (bon courage)
* soit on abandonne tout est s’efforçant de ne tirer de tout ça aucune leçon (meilleure façon de répéter la chose demain).

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Note aux artistes MP3.com : la promo que je vous propose est gratuite et l’effort ne repose que sur le vrai désir des auditeurs ; ce système est pratiquement incorrputible. La station est un logiciel qui, en fait consitue une interface « corrigée » au regard des erreurs commises par la première vague des sites de MP3. Il est de plus testé et recommandé par sincever !!!! Téléchargez maintenant la nouvelle version sur http://www.telecharger.fr/ … et comparez l’usage de ce logiciel avec l’interface de MP3.com, bourrée de pubs, de statuts de privilèges à péage, de conneries promotionelles hors de prix, et dont le logiciel phare « plus express » constitue le comble de l’inutilité.

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groomanquimerdepoursinscr
Invité

Kurtz à te lire on pourrait croire que tu vis d’amour et d’eau fraîche. Personne ne saurait vivre à l’heure actuelle d’amour et d’eau fraîche. Le désir de vivre de ses créations (quelles qu’elles soient, peinture, sculpture etc) semble être à tes yeux une forme de corruption face au système. Je ne peux être d’accord avec ta vision des choses. Un artiste (au sens profond du terme) a besoin d’une certaine forme de reconnaissance, cette reconnaissance il l’obtient par la vente de ses œuvres, ce qui lui permet de vivre dans cette société basée sur l’argent et, dans le meilleur des cas de continuer à créer, à imaginer. Tout les artistes qui vivent de leur art ne sont pas milliardaires et sous les feux de la rampe. Certains vivent confortablement sans être des stars et sans être obligatoirement corrompu comme tu sembles le dire. Et quoi de plus beau en fin de compte que de pouvoir vivre de sa passion? Faut-il être pauvre pour être considéré comme un artiste talentueux? Personnellement je ne le crois pas. Tout n’est pas noir ou blanc, on vogue généralement dans le gris.



KurtZ
Membre novice

… C’est vrai que le thread nous propose un style de débat contradictoire où il faut absolument marquer qu’on n’est pas d’accords avec l’autre, m’enfin… Je ne vois pas vraiment où nous ne sommes pas d’accords sur ce qui se passe, là grooman. Tu as fait ton choix d’être dans le gris, et tu l’as fait volontairement selon le niveau de ta perception du monde ; c’est ton choix à toi d’être « dans le gris » ; il n’y a là aucun contradiction avec ce que j’ai dit plus haut. J’ai dit de plus, en gros, qu’il y avait une marge entre deux « extrêmes » (cf à peu près au début de la tartine) entre la « mauvaise volonté » et « la bonne ». J’ai dit que ce qu’on observait, c’est des personnes qui entre des pôles extrêmes, prennent des décisions. Tu te situes donc selon ta propre volonté entre deux extrêmes. Là dessus, ce n’est d’ailleurs pas une question d’ordre qu’on t’a donné d’être noir ou blanc gris ou gris clair : ça vient absolument de toi. Quand tu décides d’être dans le gris, c’est par ta volonté. Tu te dis ok : gris. D’ailleurs, si je te forçais à rentrer dans le noir ou dans le blanc, tu protesterais (!) que tu es « libre » et adulte. Et donc, que tes choix tu les fais depuis ton libre arbitre, ceci parce que tu veux connaître les conséquences de ce que tu fais.

C’est justement parce que tu disposes de cette marge de manœuvre que tu comprends la conséquence de tes actions. C’est donc important que de souligner que ce que tu dis ça vient de toi et c’est pas ce qu’on t’a fait dire à ta place. Cette compréhension, qui germe de la conscience de tes actes passés, ce n’est souvent pas de « l’amour et de l’eau fraîche » : la plupart du temps, ça s’appelle le « remords », la « honte », voire la « culpabilité » quand dans la connerie on n’y a pas été de main morte. Dès fois, c’est la gratitude : ça dépend de ce qu’on a fait avant. Oh ça les gens, il ne vivent pas les fruits de leur volonté avec la conscience tranquille du tout ! Quand je parle de mérite, je dis que la route des transgressions qu’on s’autorise, elle est dure même. Tes décisions en tout cas, ne vont pas à l’encontre de ce que je décris. Il doit y avoir juste méprise sur le vocabulaire, peut-être aussi sur le style où tu as cru qu’il fallait qu’on ne soit pas d’accords.

Veux-tu être promu par FeedAMP ? Si tu décides que oui, tu le seras. Sinon, tu ne le seras pas : c’est pas compliqué (pour une fois).

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groomanquimerdepoursinscr
Invité

Kurtz je suis souvent d’accord avec toi dans de nombreux cas, je lis toutes tes interventions meme si certaines sont parfois un peu longues. Etre « dans le gris » n’est pas nécessairement un choix au sens stricte du terme. C’est plutôt une attitude qui consiste à regarder autour de sois, d’appréhender les événements en se posant systématiquement la question de savoir pourquoi les choses sont ce qu’elles sont. Dans tout ce qui se passe autour de nous, rares sont les événements que l’on peut juger comme étant « tout noir » ou « tout blanc ». C’est donc face aux événements, face à cette société dans laquelle nous évoluons sans pour autant la considérer comme parfaite que j’adopte une attitude « grise », que je qualifierai de nuancée, dans la mesure du possible. Il est rare que j’arrive à considérer qu’un tel à entièrement tort et un autre a entièrement raison, sauf cas extrême mais c’est un autre débat. Et puis la musique c’est bien mais il y a tant de choses qui ne tournent pas rond en ce bas monde, faut relativiser parfois. Et pour feedamp….ben oui pourquoi pas



KurtZ
Membre novice

grooman a dit : “...C’est plutot une attitude qui consiste à regarder autour de soi, d’appréhender les évenements en se posant systématiquement la question de savoir pourquoi les choses sont ce qu’elles sont.

Regarder autour de soi, c’est un bon début. Ce gris, voire gris clair perçu autour de soi, c’est déjà un acte qui prépare la responsabilité au sens où cette responsabilité exige que tu cherches à connaître les causes de ce que tu observes et à déterminer ta part.

En observant et en cherchant ainsi les causes, tu t’inscris d’emblée et selon ta propre nature, dans « l’école des personnes responsables ». Ca ne veut pas dire, entendons-nous, que tu y serais « le premier de la classe » ;ça veut juste dire que l’école t’accepte et que tu suis les cours parce que c’est dans ta nature d’être concerné par son enseignement.

C’est pas tout le monde qui prend la peine de se demander « le pourquoi de ce qui est » ; si tu le fais, un peu comme tous les musiciens qui ont encore une oreille intérieure pour écouter « ce qui est », c’est parce que tu es, comme tous les gens sensés par ailleurs, épris par la loi des causes et des conséquences.

Parce que tu sais que les choses ne sont pas là « pour rien » ou « par rien », et parce que tu sais déjà que tout ce que tu observes a une origine, un sens, que tu fonctionnes ainsi – et tu sais déjà, par ailleurs, que même les choses apparemment incompréhensibles pour autrui, ont une cause « en soi », les choses compliquées de loin ont aussi une cause en elles-mêmes, et que même les choses absurdes pour un tiers en ont une intrinsèquement aussi. L’aspect moral de mes commentaires ne fait que souligner l’importance inaugurale de cet état d’esprit, qui s’inscrit dans la loi des causes et des effets.

Eh bien, à ce niveau, ce souci de connaître l’environnement, de mieux comprendre ses motivations, te fait rapidement rencontrer le problème de l’environnement « humain » qui influence la course des planètes, à savoir, la question du « désir » des autres, ou de « la volonté » des autres. C’est bien le diable si tu ne t’en es pas encore aperçu, que les hommes changeaient l’environnement extérieur depuis des mobils intérieurs ; ils ne se sont pas contentés d’obéïr aux ordres des quatre vents comme des feuilles d’automne : non seulement ils se mettent à l’abris, s’incrustent dans n’importe quel environnement, en recréant le leur jusque sur l’astre lunaire, mais en plus, ramassent tout seuls les feuilles du règne végétal dont ils sont devenus les dieux, les maîtres.

Tu n’es pas sans constater que ton destin dépend en partie de conditions environnementales, d’un cadre social et culturel particulier qui, par la puissance de son génie propre, donne une certaine teinte à ta vie. L’humanité a fait des progrès et elle a mis en pratique ses progressions. Mais cet environnement humain, qui décide de lui-même ses mutations, en fonction de ses propres chimères, de ses bons et mauvais génies, ce sont des gens comme toi ! Et à toi de te demander où sont tes rêves et ce que tu en fais.

Là dessus, tu peux en effet te sentir intrigué par ces gens qui désirent et veulent, produisent, s’entichent d’un projet, débattent, se battent, agissent sur des coups de génies (bons ou mauvais d’ailleurs) et puis gagnent perdent, bougent tout seuls ; et puis te demander à toi-même, au décours d’un événement heureux ou malheureux : « mais qu’est-ce qu’il/elle veut ? qu’est-ce qu’il dit ? où il va ? ». C’est bizarre, mais tu sais que ce qui arrive à l’autre t’arrive à toi, plus ou moins directement un jour ou l’autre, et tu te demandes – quand même – pourquoi tu te sens concerné par ce qui arrive à ton prochain. Tes parents par exemple : en bas âge tu sais que ta vie dépend de leur souci à ton égard ; tu ne sais ni marcher, ni parler leur langue, ni chier au bon endroit et comme il faut : dans l’état d’ultradépendance concrète où tu es porté – en tant que nourrisson-, tu dépends tant de tes premières attaches que t’harmoniser avec tes proches ça devient ton sport, ton talent, ton feeling. Tu communiques plus ou moins avec eux par feeling, et tu tentes de les cerner pour éviter de les contrarier les importuner ou qu’ils t’abandonnent à ton état d’imperfection ; et ton premier souci c’est de te demander : « mais c’est quoi qu’ils veulent ? ». Ca n’est qu’un début – je te dis tout ça, c’est évident que tu le sais – c’est juste pour bien fixer le cadre.

Il y en a qui, passés ce stade mémorable, l’oublient bien vite, et s’en foutent des autres, royalement.

Ca dépend de leur niveau d’écoute de « ce qui est en eux ». Mémoire bien courte. Bouchés, les mecs. Super rationnels en plus : ils te diront : “je ne vois rien dans mon œil, il n’y a donc rien d’autre, et donc tu ne dois rien voir non plus dans le tien, puisque moi-même j’ai expériementé le néant qui est en mon propre œil”. Et, c’est vrai qu’on n’est pas tous égaux au royaume de la conscience, parce qu’il y en a de moins abrutis, qui sont plus concernés par l’homme social, certains en feront même de ce souci un sport quotidien.

En observant, en toute ouverture, autour de toi, les autres qui façonnent la vie qu’il y a et comme elle est, et qui te concerne, t’intéresse et dont tu dépends en partie d’ailleurs, tu apprends de façon plus ou moins directe les mystères inexplicables qui te laisseront sur ta faim d’observations. Parmi ces mystères impénétrables, il y a ce mystère de fond, c’est celui des « bonnes raisons ». Par exemple, les gens qui s’aiment ou vivent ensemble alors qu’ils n’ont que des « bonnes raisons » de se barrer et de se détester. Ca m’a laissé longtemps dans l’embarras avant de comprendre. Autour d’eux on leur dit : mais arrêtez, divorcez, vous êtes déments ou quoi : on voit bien que vous ne vous entendez pas. Eh bah il n’y a rien ni chez le psy, ni chez le curé, qui explique mieux cet entêtement apparent que le libre arbitre et la volonté propre des deux parties de rester ensemble. Selon le degré de conscience, les discours explicatifs s’enchaînent :

* “C’est pas notre responsabilité ; c’est la responsabilité de la société, qui nous a floué de nos droits de savoir d’avance que c’était de la connerie le mariage ; c’est parce qu’il y a des pourris et parce que nous ont est des victimes niaises ; on nous avait dit que le mariage c’était super mais on nous a menti, alors maintenant qu’on se fait chier bah on le fait savoir au moins ça fait du spectacle”.
* “D’autres diront : C’est « plus fort que nous” ; nous sommes faibles incapables de nous prendre en main.
* pour être d’une lucidité immanente ils y en a qui diront : “mais foutez nous la paix avec vos conseils, vous comprenez rien, en fait, on ne veut pas que ça change ; on ne sait pas pourquoi d’ailleurs”
* et quand ils sont guéris, ils disent chacun : “Je le veux ; Je dois le faire ainsi”.

Les gens qui n’ont que des « bonnes raisons » de faire ceci ou cela, d’investir, de placer, avec le fric qu’ils ont gagné par chance au lotto, et qui dilapident tout et claquent tout au casino en 5minutes. Des fous !? Non : ils ont LEURS raisons. C’est ça qu’ils révèlent au bout de mois et de mois d’investigation psychiques. Des raisons propres, intérieures, insondables, une importance inconsciente les pousse à le faire. Les gens qui sont masochistes, qui se trompent apparemment sur la valeur de la chair et des sensations, qui errent dans leur ressenti : ne sont pas raisonnables. Il y en a qui vont au delà des théories les plus sensées sur l’instinct de préservation et du principe de plaisir. Eh bien grooman, ils existent, ces gens(!), on les connaît, ils ont des bras des jambes ils tiennent debout ils font pas partie de la quatrième dimension mais de la nôtre en, plus, et tous les jours, on en rencontre et même, dès fois, on en fait partie.

Ils influencent eux-aussi l’actualité du monde avec leurs rêves ambulants. Pour expliquer ces mystères, qui ont forcément une cause, tu vas comprendre qu’il y a les causes externes et des causes internes.

Alors les causes externes ont une importance non négligeable : un bus qui t’arrive dessus à cent à l’heure + ton instinct de préservation égale = action de s’écarter du bus. Ca tient à peu près debout pour le quotidien. Mais c’est sur le long terme, que tu dois faire appel à la « volonté » propre.

Dans les causes internes, il y a le désir, qui s’articule à un élément externe manquant. Mais la plus mystérieuse, la plus grave et la plus lourde de conséquences de toutes (comme cause), qui est pratiquement presque conjointe à l’étincelle qui nous donne une histoire depuis l’aube des temps, c’est la cause interne qui nous renvoie à la réalité du « libre arbitre ».

Car le libre arbitre, c’est une volonté propre, issue d’un jugement « intérieur » et « privé » si tu veux, jugement qui s’oppose parfois même à la raison officielle et à l’idéologie du moment, en ceci que cette volonté impénétrable échappe à toute logique formelle officielle. Le libre arbitre est souvent oscillatoire dans son expression, mais cette oscillation, c’est produit par la capacité que nous avons de juger de « ce que nous sommes ». A partir du moment où nous commençons à « jouer » en nous, avec « la vérité de ce que nous sommes », au coeur de notre Imagination, c’est divin, mais l’effet de cette cause est que ça détermine « ce que nous sommes » réellement dans la concrétude de notre existence. Physiquement, c’est notre corps qui fais les frais de nos incorrections. Alors on t’apprends à ouvrir les yeux sur la réalité pour t’épargner des souffrances physiques, mais le pire c’est que dans l’opération, il ne faut pas non plus oublier de les fermer pour continuer à percevoir l' »en soi » vrai, repère de ton libre arbitre qui détermine ta forme future, ton futur destin d’homme responsable.

Toute la difficulté c’est de comprendre que le libre arbitre et le jugement intérieur qui l’accompagnent et qui siègent dans le miroir de ton intellect, sont des causes efficaces, réelles, bien réelles, de ta nature future ; ces trucs sont aussi réels que les propriétés des objets concrets. Les pensées du moment, même secrètes, n’ont pas de corps, mais leur effet subtil sur la formation de la matière qu’elles animent au bout du compte, sont réels.

Ton jugement sur toi-même, détermine ce que tu es, et le libre arbitre est donc l’espace où tu oscilles sur l’échelle de la vérité ou du mensonge, de la rectitude ou de l’erreur.

Quand tu fermes les yeux : si tu fais cet exercice de te voir comme tarzan en string léopard, tous les jours pendant six mois, si tu franchis les obstacles extérieurs qui te mênent à cette idée de toi, eh bien, et malgré les propositions qu’on te fera pour devenir pape des cyclistes belges, tu refusera dans l’incompréhension sociale totale ; tu donneras des raisons bidons ; en vérité, tu iras aussi loin dans ton être, que ce que tu as imaginé, planifié au fond de toi pour toi dans tes rêves à toi, c’est à dire, en gros, que tu te réaliseras pleinement, dans un rôle de roi de la jungle : c’est bien la preuve que ton jugement est une force qui compte, que ta capacité à te projeter en tant qu’âme sur une image intérieure est une force qui compte, que ta volonté est cette force qui compte et que c’est toi qu’elle concerne.

Quand tu reconnais ça, tu reconnais ta part, les limites de ton action dans le monde, bref, ta responsabilité. Mesurant tes actes depuis la nudité où la lumière de la vérité te place, tu juges exactement, avec une vision panoramique fulgurante, dans quelles circonstances tu es à l’origine de ce qui t’arrive, et ce que tu as fait au cœur de ton prochain.

C’est là que la conscience, n’est pas toujours une expérience des plus bienséantes. L’amour et l’eau fraîche, les maîtres la goûtent oui, et leur parole à eux, c’est de l’eau de jouvence. Mais sur le chemin de cette eau fraîche, encore faut-il consentir à n’avoir pas la mémoire courte, à reconnaître sa part exacte dans le mal quotidien ; sans quoi, pas de remords pour le fautif, pas de repentir pour le chrétien, pas de désir ni de besoin de « réparation » sincère, et pas de cœur à réparer ses mensonges, et dans le refus illusoire de pouvoir se cacher de son propre jugement, on ne fait que se réinscrire pour un tour, à l’école de la responsabilité.

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groomanquimerdepoursinscr
Invité

C’est de plus en plus long Kurtz!!!! Je sais également ce que tu me dis Kurtz, la seule chose c’est que je suis pas des plus doué pour « l’écrit » donc je résume Libre arbitre est un terme que j’aime beaucoup, mais est-il réellement « libre »? Il n’est pas aussi libre que ça à mon avis, dans la mesure ou il dépend partiellement de notre propre éducation, des notions de morales chrétienne ou autres que l’on nous a inculquées tout au long de notre enfance et de notre adolescence. Notre environnement social, culturel direct a également son influence et c’est bien pour toutes ces raisons qu’un événement peut-être interprété, ressenti d’une infinité de façons par des individus différents. Tu fais allusion aux pratiques sado-maso, je sais très bien que c’est pratiques existent, j’ai du mal à comprendre ces pratiques. J’ai du mal à les comprendre car je me pose la question du pourquoi. Je ne cherche pas à condamner car condamner c’est justement ne pas se poser la question du pourquoi. Et il reste tant de questions pour lesquelles je n’ai pas de réponse, seule l’expérience et l’écoute m’en donneront certaines.
Bref..
C’est un sujet sur la sacem non?


Un visiteur

pour en revenir à la sacem il est évident que tout organisateur, label, producteur, créateur de site musical , soit contre, bien sur , car ils doivent payer, dire que la sacem ne sert à rien à un artiste qui démarre est totalement faux, Monsieur le directeur de label, ça ne vous dérange pas que vos artistes maison ne touchent pas leur du ? tout cela pour vous éviter de payer, je suis désolé de vous dire que les musiciens aussi ont besoin de vivre, je les connais bien les contrats des petits labels sans moyens pour les compils tirées à je ne sais combien d’exemplaires ( 100? allez, soyons fous 1500?) évidement non marqués sur le contrats, avec des clauses sur les titres sur 5 à 10 ans , non merci pas pour moi, vous faites du business, c’est votre droit mais ne la ramenez pas avec vos  » la sacem ça sert à rien pour un artiste qui démarre » , ça va ? vous dormez bien la nuit ? la sacem ( et l’administration fiscale) connaissent parfaitement ces procédés, et c’est pour cela qu’ils vous « matraquent » justement pour éviter ces débordements.

Quant à l’argument  » c’est bien la France ça !!! » laissez moi vous dire ( là je m’adresse au webmaster du site) qu’aux états unis, TOUT LE MONDE paye les droits d’auteurs car les syndicats de musiciens et d’artistes sont très puissants, pas UNE salle ne passe outre, pas UN label tout petit soit il « resquille » , là bas ( et je connais bien le sujet) même un musicien de rue peut gagner sa vie honnêtement , quand j’expliquais le système en France et le « sport national » de resquille de la sacem , ils étaient outrés, là bas, quand un musicien fait un « gig » , il est payé, touche ces droits et en plus , il est respecté, ici un artiste inconnu devra faire la manche ou être au RMI à cause de gens comme vous … Maintenant, il est vrais qu’un musicien, s’il veut bosser doit impérativement faire parti d’un syndicat et payer sa redevance, c’est la règle du jeu, ici, c’est n’importe quoi, n’importe qui peut se mettre une casquette de « producteur » sortir une compil sans payer aucun droit, n’allez pas me dire que tout cela est normal , je vois d’ici les arguments fuser, oui! dés que quelqu’un fait quelque chose on l’empêche, désolé de vous dire que tout cela , c’est de l’amateurisme , on ne se lance pas dans une entreprise sans en connaître les règles, faire une compil dans les règles c’est pouvoir la produire ( si toutefois vous produisez ce qui m’étonnerait) , la promouvoir , la distribuer correctement et payer les charges qui en incombent , sortir la compil avec des p’tits bouts d’organisation sans aucun respect pour les artistes c’est de « l’epicerie » , vous êtes donc un épicier ( sauf respect pour momo épicier de mon village) .

N’allez pas me dire que vous aussi c’est pour aider les artistes car vous ne les aidez pas, c’est justement grâce à la « promo » que l’artiste peut compter sur ces premiers euros de droits ( passages radios par exemple) mais des passages radios pour vos compils, je ne suis pas sur que vous en faites, j’imagine que vous auriez pris un rôle d’éditeur auprès de vos artistes pour leur croquer quelques % de droits. Les labels dans leur ensemble ( je ne parle pas des épiciers) payent la sacem, évidement ils envoient les documents au derniers moment, nous diront que c’est de bonne guerre, ils gèrent leur trésorerie, toutefois certains envoient dés la sortie de l’album le dossier sacem, c’est rare mais
il est bon de le noter.



KurtZ
Membre novice

Mais on est dans le sujet là Grooman : car le sujet, c’est une tergiversation sur :
-> les droits et les devoirs envers un organisme qui a fixé des règles morales et légales sur la jouissance de bien musicaux, avec l’accord des auteurs. En matière de droit et de devoirs on est obligés de parler de la
-> reponsabilité de chacun envers les règles du jeu qui sont déterminées par la sacem.

Moi j’ai émis l’hypothèse qu’on pouvait ne pas du tout jouer à ce jeu ni entrer dans la partie, tout simplement en changeant de système de « valeurs », puisque la sacem n’a pas le pouvoir absolu de régenter tout ce qui a trait à la création musicale (et c’est tant mieux).

Pour moi c’est aussi simple que ça : tu te réfères à un autre système de valeurs que celui de la sacem, et les tarifs de la sacem ne te font plus rien du tout ; les stars sont déchues ; les premiers tombent au ras des pâquerettes, et tu es très content d’être à ta place. Ma foi, ma proposition a le mérite d’être économique. En matière de responsabilité on est remontés jusqu’au principes fondateurs :
-> la connaissance de notre part dans les décisions qui nous engagent, sans laquelle il n’y a pas de :
* sentiment d’être à l’origine de ses actions,
* de mérite
* ni de sentiment de liberté tout court

Alors la liberté ça s’oppose au déterminisme des lois préétablies. Imagine le peuple Maya : ces cons avaient tout prévu au déroulement du temps : la moindre action, le moindre événement, était planifié, du berceau au tombeau ; leur statut social, préétabli, et même gravé dans leur forme crânienne par un système de coiffe profitant de la souplesse du crâne des bébés pour modifier la forme de la tête ; de la couleur des yeux de leur futur amour de jeunesse au décès fatal : tout était gravé dans la chair, dans le faciès, dans le forme, tracé d’avance, même la fin du monde maya (je crois qu’ils se sont foutus en l’air avant l’apocalypse qu’il prévoyaient avec un calendrier atomique, pour une date de l’antiquité, suivant de savants calculs à virgule flottante). Il faut dire qu’on a évolué par rapport à ce monde où tout est donné de l’extérieur. Mais est-ce qu’on a compris pourquoi les mayas se sont plantés et pourquoi on les a remplacés ? Pas tellement. Il y a d’ailleurs bien eu des tentatives ultérieures très récentes, pour instaurer la mauvaise volonté dans le monde, à savoir, l’éviction de la notion de libre arbitre : par exemple, les sociétés totalitaires.

Nos lois ne présupposent pas dans nos démocraties, autre chose que ta propre « liberté intérieure » : c’est le fondement de nos systèmes politiques. L’aspect visible de cette liberté intérieure, c’est la notion de responsabilité devant les règles de la loi (sensées être suffisamment souples pour proposer des alternatives adaptées à chacun). C’est toujours en toute connaissance des règles que tu choisis pour le mieux, et seule ton ignorance est suspecte.

Pparce que ce qui ne va pas dans nos systèmes, ce n’est pas les bourreaux, ce sont les victimes.

Note par exemple l’attitude d’un spammeur. Il commence par dire qu’il n’est pas un spammeur, et puis pour te convaincre, il te ponds un article de loi virtuel, des alinéas bidons et du baratin de juriste à la con. Tu vois ça et tu te dis : il « connaît la loi », et tu le laisses tranquille car la loi, ce n’est pas le fait de ne pas trop la respecter qui est coupable, c’est le fait de « l’ignorer ».

Mais bon, revenons à la nécessité de la liberté intérieure dans nos sociétés démocratiques et à la relation entre libre arbitre et bonne volonté. Téléporte toi par exemple dans une dimension totalitaire type allemagne nazie période montante : c’est bien le diable si à cette époque les lois qui venaient de l’extérieur sur des catégories de populations, était acceptées par tous et par toute la planète. Il y a pourtant eu un jour, des gens pour croire qu’on pouvait s’en débarrasser du libre arbitre et du sentiment de culpabilité et la vibration morale qui suit ; et la bonne volonté, on s’en fout ; il y a eu d’impensables réseaux policiers d’états, des écoutes téléphoniques, des délations, des suspicions, des inspections, des corrections, eu des contraintes policières, militaires, puis des forces médiatiques tangibles impressionnantes mises au services du principe de l’obéissance d’un chef sur tous, (hauts parleurs dans les rues qui débitent le bourrage de crâne nazi)et puis des techniques de guerre modernes, terribles, jamais imaginées auparavant, pour contraindre CONTRE TA VOLONTE, qui ont tenté d’instaurer une conception du monde sans libre arbitre, contrôlé entièrement de l’extérieur par des logiques où le sujet obéît sans se poser plus de question.

Finalement, ce rêve antivolontaire, de se débarrasser de sa liberté, n’a pas tenu ni chez les dominés, ni chez les allemands eux-mêmes : tout a commencé à capoter dès le début qu’on s’est dit que ça n’était qu’un point de vue tout ce bordel. Les généraux qui sont plus d’accord avec leur général en chef, le peuple qui suit plus tellement, les maréchaux qui commencent à se demander si leur chef n’est pas complètement frapadingue bref, le jugement intérieur prend rapidement le dessus et on fait la distinction entre ce qui convient au chef et ce qui nous convient à nous tous. Va savoir, le monde entier a finalement foutu le totalitarisme millénaire en l’air pour le remplacer par nos démocratie libérales à moitié gris claires gris foncées… où les gens se disent qu’ils sont libres et égaux en droits … mais leurs devoirs d’humains sont pas encore très clairement détaillés dans leur jugement intérieur, qu’ils laissent en stand by, dans une sorte d’attente de quoi, on sait pas ; bon je ne sais pas si c’est une évolution franche les démocraties libérales, mais c’est le truc le moins pire ; et puis, je sais que la liberté est une réalité qui inspire à ceux qui y songent sérieusement, un vertige terrifiant.

Peut-être que les « démocraties libérales » ne sont pas du tout prêtes pour êtres complètement conscientes, et que la semi obscurité est une lumière qui convient à leurs capacités visuelles du moment.

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KurtZ
Membre novice
Plus en amont dans ce thread, vous lirez dans le post du visiteur qui cache son identité, qu’il y a une différence entre l’amateurisme et le professionnalisme, en matière de musique peut-être mais surtout en matière de promotion. Eh je ne vois pas en quoi cet argument me ferait préférer les solutions professionnelles. Car si je m’attache à l’éthymologie du mot « amateurisme », au moins, dans ce mot, il y a la racine du mot « amour » (de quelque chose). Tandis que dans « professionnalisme », de la racine jusqu’aux derniers phonèmes, il y a certes un souci de par-faire, et d’aller au devant de la perfection, mais si c’est pas dans l’amour, c’est certain que ce n’est pas de si haute dignité. On en connaît des professionnels sans inspiration, qui s’emmerdent… Alors pourquoi valoriserait-on le professionnalisme contre l’amateurisme qui comporte une qualité indéniable et qui est textuellement : « l’amour de ce qu’on est en train de faire » ?

Cet amour se suffit à lui-même et ne se justifie sur aucune sanction financière ; ça garantit sa durée. Dans l’amateurisme, le feeling est présent en plus. Le professionnalisme, garantit une chose, c’est que ça sera parfait, que la chose sera faite, et même que la personne ira constamment chercher le moyen de la perfectionner ; mais l’inconvénient est que le souci de faire correctement ne garantit pas que le travail sera fait « avec amour » ; là est toute la différence.

Entre un travail qui m’offre la garantie qu’il sera fait avec amour et un autre qui me garantit qu’il sera fait, je ne sais pas trop quoi choisir, et je me dis que je n’ai pas à choisir autre chose que de créer une nouvelle formule pour décrire qu’on peut travailler avec amour et parfaire son travail : “l’amateurisme professionnel”. On peut aimer parfaire et parfaire ce que l’on aime, aimer ce que l’on fait et faire au mieux en sachant qu’il n’y a en vérité aucune contradiction de fond entre une chose qu’on aime et une chose qu’on fait bien.

Si cette contradiction est advenue dans le langage, c’est parce que des hommes d’affaire on cru bon de valoriser des catégories langagières qui les intéressent (ouvrier professionnel) et se sont mis à dévaloriser les mystères du cœur qui ne suivaient pas les cadences d’une unité de montage à la chaîne.

Eh bien je suis heureux, moi d’être à ma place et de faire gratuitement de la promotion en bon amateur professionnel. Cela ne me pose aucun problème. Et si ça en pose un à quelqu’un que je n’aie aucun problème à être un amateur professionnel, c’est probablement un rival ou un concurrent, ceci expliquant cela.

Concernant maintenant le fait que le réel soit « tout » et le virtuel ne soit « rien ». Quand on programme des solutions online, ce n’est pas parce qu’elles n’ont pas le « réalisme » des solutions offline, qu’elles ne sont riches d’aucun enseignement !!! Il faut être connecté et lire les posts ici et outre atlantique, pour voir que le contenu des threads des connectés est globalement plus lucide et justement plus moral avec le temps. Ces enseignements même basés sur des expériences virtuelles, sont parfois largement suffisants pour bien des internautes ! Les musiciens, je vous le dis, ne sont pas ici pour s’enrichir. Ils sont ici pour « apprendre ».

Il faut comprendre ça, il faut comprendre l’avantage du virtuel. D’un côté nous avons la réalité réelle, avec des professionnels qui respectent des règles plus ou moins en fonction des pays et de la force des règlements ; et de l’autre la réalité virtuelle, qui est PAR DEFINITION, un espace de « simulation » de la réalité réelle, plus ou moins réaliste par ailleurs. Et là je dis que vous ne pouvez pas ne pas ignorer cette définition de la réalité virtuelle, et prendre le simulateur de vol pour un vol réel. Mais ce n’est pas parce que le virtuel n’est qu’à l’image du réel que le réel est mieux, au contraire : le virtuel est jeune et il reproduit aussi souvent, de façon plaquée, les injustices présentes et passées du réel, puisque c’est sa définition. Eh, alors on va dire ceci, que si les expériences virtuelles, c’est pas si puissant que les expériences réelles, il ne faut pas s’en décevoir ; c’est vrai qu’en y regardant de près, les solutions virtuelles ont toutes moins de dignitié que les solutions réelles, du simple fait que la réalité virtuelle a « en soi » moins de réalisme que le réel lui-même. Mais quelque soient les sphères d’expériences, il y a des méchants.

Sachant cela, celui qui – justement – gravite dans la « réalité virtuelle », le fait donc pour bénéficier à peu des frais, des mêmes catégories d’expériences qui lui sont offertes dans le réel, mais sans certaines répercussions.

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que les artistes virtuels et promoteurs virtuels ils sont là exactement pour ça ; pour apprendre d’une façon technique des métiers et des savoir faire pas forcément conformes à leur formation ; et se frotter à des expériences que jamais leurs moyens financiers ou leurs moyens techniques ne leur auraient été permises sans la souplesse informatique. La multiplicité des casquettes est courante en informatique : cette polyvalence, c’est un extraordinaire gain de temps, et je suis certain que tous les codeurs me comprennent : hier on était enfermés dans nos catégories socioprofessionnelles, et on avait un seul métier pour la vie, on avait son identité, et les gens vous regardaient comme des merdes parce que vous étiez en bas de l’échelle de valeur des métiers et eux en haut.

Grâce à Internet et sa souplesse, certaines expériences sont accessibles ou partiellement accessibles à d’autres, qui n’ont finalement que l’effort d’un langage à produire. Vouloir empêcher ces apprentissages en prétextant qu’ils ont moins de valeur, c’est vraiment vouloir la régression sociale : pour une fois que le progrès technique sert à quelque chose. Les « simulations », sont en outre de plus en plus « réalistes », et de plus en plus sécurisées, c’est ça qu’il faut comprendre.

Avant vous aviez un métier et un seul : vous étiez menuisier et souvent de père en fils ; grâce à la souplesse informatique, des tas de branches d’activités vous sont offertes du fait de la polyvalence du langage informatique qui peut servir à gérer à peu près tout ce qui est numérisable, c’est à dire à peu près tout nos biens culturels tangibles. On a un peu l’impression que le visiteur qui cache son identité virtuelle, a oublié un aspect fondamental pour garantir ici la validité de son argument : c’est de donner les côtés positifs du virtuel : parce qu’il y en a plein. En effet, prenez un contrat dans le réel : imaginez, au niveau par exemple de toutes les crasses et emmerdements qui peuvent vous tomber dessus si vous faites de la location d’appartements ; la loi complexe qui concerne « le logement », « la location », les loyers, etc… c’est pas le fruit du hasard, mais le fruit de longues et millénaires entourloupes de bons de brutes et de truands, pour exploiter les failles de la loi antérieure, tout ça pour pomper plus son client, client qui rend bien la monnaie de la pièce puisqu’il peut aussi prendre connaissance de la loi pour mieux exploiter ses failles et payer moins : est-ce que c’est mieux que les traficotages viruels ? Non.

Je vais vous dire : en tant que client, l’avantage du virtuel, c’est que c’est virtuel. Quand vous voulez vivre d’illusions, dans le virtuel, la chute fait bobo à l’orgueil, et c’est assez efficace d’ailleurs le virtuel pour vous faire redescendre au niveau où vous êtes ; mais quand vous vous faites entuber « réellement » dans votre concrétude physique, bah là c’est donc plus douloureux, et au fond, ça vous revient même plus cher concrètement que du cash virtuel, du moins pour l’instant.

Les entreprenautes qui voulaient vous entuber se sont déjà cassés la gueule tout seuls entre eux et ça leur a fait une bonne leçon télévisée par ailleurs, qui restera dans les annales de l’histoire. Eux aussi ils apprennent : je vous le dis, le virtuel c’est un espace d’apprentissage, où vous vous enrichissez oui mais en expériences d’un autre type que celles auxquelles vous vous attendiez.

Les espaces de « simulation », vous font faire un joli tour de manège, c’est vrai, et ce manège a c’est indéniable, moins de dignité qu’une course de F1 au brésil.

Mais alors je vous demande un truc : est-ce un mal ? Vous ne voyez donc pas ? Quand vous vous plantez sur un petit manège virtuel, vous avez un bleu et du mercure au chrome et puis vous repartez dans la vie avec un petit pincement au cœur, voire de la rancune pour avoir raté le pompon, contre le mec qui tenait la ficelle, contre les chouchous du système, etc… Tout ça, ça vous permet de prendre connaissance d’une réalité : la réalité des courses. Ce que c’est qu’une course pour être le premier devant les autres, ce que c’est que la promotion, comme nullité morale.

Mais quand vous vous plantez dans une course de F1 au brésil… la réalité réelle, vous en faites définitivement partie.

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Fabrice Collette
Invité

Salut à tous, j’arrive dans un débat déjà bien commencé où j’ai déjà découvert pleins de trucs intéressants sur la SACEM et autres. Il me semble qu’il y a deux questions qui doivent être discutées en même temps:

1) Le net est il un nouvel espace qui permet à des artistes de rencontrer des personnes qui apprécient ses œuvres (et à ces personnes de rencontrer des artistes par la même occasion) ? Aujourd’hui on connaît le système de diffusion « classique », disques, radios, tv, concerts, etc …, c’est dans ce système que s’est développé toutes l’infrastructure de production, édition, diffusion, perception et répartition des droits. Dans ce système s’est aussi développé un espace « alternatif » dans lequel des artistes arrivent à exister, en général en se battant avec le système organisé auquel la loi les soumet (n’importe quelle association qui organise un concert doit par exemple payer la SACEM même si les artistes qui se produisent n’en sont pas adhérents …) On connaît bien les conséquences de ce système qui fait la part belle à une poignée d’artistes et lamine les autres Il faut déjà se demander si le net va reproduire cette situation en créant de nouvelle formes d’espace alternatif qui devront continuer à se battre ou bien si l’organisation de la « webscene » qui est en cours va aussi permettre de rebattre les cartes et de faciliter l’accès pour les artistes à une plus large audience que dans le système « réel » sans forcement beaucoup de moyens. Clairement, va t il être possible à un artiste d’exister avec une audience correcte, sans avoir à faire le siège des maisons de productions et autres labels ou majors ? D’une certaine manière c’est déjà le cas, mon expérience personnelle me montre qu’après un an sur le net, j’ai déjà eu plus de personnes qui ont écouté mes chansons qu’à travers les concerts en petit comité que je peux faire ici ou là (même si l’un ne remplace pas l’autre), et un nombre significatif de mp3 dans la nature. On peut simplement penser que l’organisation actuelle sous la forme d’annuaires type francemp3 et autres ,ne permet pas réellement aux internautes d’identifier clairement l’existence d’autres artistes, d’autres courant, que les « connus ». J’en profite pour dire que le « Virtualabel » sur lequel travaille Sincever en ce moment devrait être un nouveau pas vers un mode d’organisation différent qui devrait faciliter cette identification par les internautes permettre à aux artistes de rencontrer plus facilement une audience qui leur sera propre

L’important est donc d’essayer de chercher et d’imaginer cette « nouvelle donne » de la diffusion musicale sur le net, et on voit bien qu’elle aura des conséquences sur la place et le rôle des éditeurs, producteurs, labels etc …

2) Mais en même temps il faut aussi se poser la question de « Qu’est ce qui finance quoi? » et par là celle des droits d’auteurs puis celle de leur gestion. Jusque là, on a considéré que l’ensemble était financé d’une part par les support eux même (les objet disques ou CD) et les marges réalisées dessus, et d’autre part par les droit payés par ceux qui les écoutent, directement quand ils achètent un CD dans le prix duquel est compris la partie réservé à l’auteur, mais aussi indirectement à travers la perception par la SACEM de droits payés par les radios, les tv, les salles de concerts, … et aujourd’hui le net Il me semble que là aussi des chose différentes doivent être imaginée.

Le modèle dans lequel on pense que les artistes, à partir du moment où ils ne se considèrent plus eux-même comme des « chanteurs sous la douche » mais comme des gens avec un projet artistique à faire avancer, se trouvent obligatoirement dans l’antichambre des majors, ce modèle là conduira inévitablement à recréer sur le net la situation qui existe déjà dans le système réel. Le seul regard des artistes sera en effet tourné vers les majors pour leur donner les moyens d’être diffusés. Il faudra arriver à faire coexister différents espaces (et je rejoins Kurz là dessus)
-celui des amateurs « sympa » (chanteurs sous la douche), sans autre projet que celui de sa faire plaisir, à qui le net ouvre des possibilités de contact et de diffusion facile et deux autres espaces, tous deux avec un réel projet artistique sans que l’un puisse être jugé supérieur à l’autre :
– l’espace des artistes « bénévoles », ceux qui décident que leurs œuvres n’appartient pas qu’à eux et pour lesquelles ils décident de ne percevoir aucun droits, et qui choisissent de vivre d’autre chose que de leur droits
– l’espace des artistes « professionnel » qui souhaitent vivre de leurs droits (entre autres …) Pour que les choses soient claires et existent vraiment, il me semble qu’il faudrait créer un outil, type Fondation, à laquelle les artistes qui le souhaitent feraient don de leurs œuvres (ou d’une partie de leurs œuvres), cette fondation s’engageant à n jamais percevoir un droit de diffusion dessus. Cette fondation pourrait ainsi avoir un débat clair avec la SACEM, l’état et aussi l’ensemble de la société, et aussi, pourquoi pas trouver d’autres sources financières qui permettront d’aider à la création de nouvelles œuvres Par ailleurs il faudra aussi, dans le cadre de la diffusion sur le net des artistes qui souhaitent percevoir des droits ‘auteurs, discuter avec la SACEM sur les modalités de calcul, de perception et de répartition des droits.

Mais pour cela il faudrait pouvoir s’inviter à la table des discussions et sûrement organiser quelque chose comme un syndicat des artistes du net et aussi des sites de diffusion sur le net pour proposer et mettre en place des modalités adaptées (adaptées ne voulant pas forcément dire au rabais d’ailleurs!) Voilà, en un mot, encore beaucoup de boulot et de débats encore!. Bon je crois que je vais aller faire un peu de musique là

Fabrice Collette
http://fabrice.collette.free.fr/



Totopheman
Membre novice
eh voila que maintenant c péo qui en prend pour son grade…Péo n’a jamais dit qu’il était anormal de payer quand il disait que « c’est bien la France… ». Il disait que c’était un comportement bien français que de râler…Fô lire les messages jusqu’au bout! Enfin bon, quand on a pas l’énergie suffisante pour mettre son nom, on peut pas en avoir pour lire un message jusqu’au bout… Pour ceux que ca intéresse, mon beau père possède un studio d’enregistrement, et touche pas mal de tunes par an de la SACEM (enfin bon, c pas Johnny non plus…). Pour y être depuis sa création, il connaît bien… Et est parfaitement d’accord sur le fait que la SACEM est un outil PRO-FE-SSIO–NNEL…Et que la sacem n’a jamais eu vocation de soutenir les jeunes artistes. Pourquoi dès lors la payer, pour ne rien avoir en retour? Pourquoi ne peut on pas admettre que la SACEM n’est pas incontournable?



Caro
Site Admin

Je tiens à préciser que l’on a pas besoin d’être membre pour donner un pseudo à son message… Il y aura marqué ton pseudo et en dessous : invité. Si l’on dit ceci, ce n’est pas dans le but de savoir qui tu es, et tout et tout, c’est juste pour savoir quand est ce que c’est toi qui parle puisque tu fais partie du débat, et quand est ce que c’est un nouvel intervenant ! Exemple flagrant, Fabrice Colette n’est pas membre du forum.



KurtZ
Membre novice

C’est très bien que PressPlay et MusicNet se lancent au coude à coude avec les répertoires géants de vitaminic et mp3.com etc… pour diffuser leurs « protégés » dans leurs clubs restreints.

Le coût des placements de MP3 dans les sites de MP3 généralistes sera de toutes façon plus abordable pour les 250.000 amateurs professionnels que les solutions de protection pour élites distinguées. Quand au problème du plagiat il sera vite réglé par le fait qu’à la vitesse où les copies circulent, et vu que les téléchargements de titres sont datés et loggués, il sera très facile de comparer les dates d’upload de deux fichiers MP3 et de conclure qu’un fichier musical est plus ‘récent’ que l’autre pour en déduire une éventuelle paternité réelle en cas de litige.

Vu que ces informations sont transparentes dans quelques sites, la protection contre plagiat devient inutile d’elle-même puisque la datation de l’œuvre devient « transparente » aux yeux du public.

Tout cela devrait réduire les coûts de viabilité des modèles online dédiées aux amateurs professionnels.

Vu qu’Internet pour le moment se préoccupe de copier la réalité sans lui apporter de différences majeures, on aura probablement une reproduction plus ou moins plaquée du système des majors.

Mais la différence c’est qu’elle se fera en parallèle à l’évolution des sites pour amateurs professionnels. Car ce qu’on avait pas noté jusqu’ici, c’est qu’on va aussi avoir une représentation grande échelle de la puissance du nombre des indés. C’est eux qu’on découvre finalement aujourd’hui, et c’est eux en tant que masse, qui « apparaissent » (parce qu’avant ces 250.000 types on les connaissait pas et on n’avait aucune chance d’ailleurs). … bien entendu que ce sont des amateurs professionnels, mais ils existent voyez-vous, ils sont réels, ils ont des bras et des jambes, ce sont des êtres humains, et ils ont droit à être reconnus pour ce qu’ils sont dans des petites interfaces adaptées ; ce qu’on a actuellement n’est pas si mal d’ailleurs. Beaucoup d’artistes rêvent peut-être de loin de passer à la télé mais concrètement, ne sont pas prêts pour le « prime time » comme on dit.

Moi je ne dis pas qu’il ne faut pas s’affilier à la sacem pas du tout : je dis juste qu’il faut savoir : mesurer ses ambitions, à savoir, évoluer selon ses possibilités et son niveau et ses perspectives propres, perspectives qu’on perçoit depuis son jugement à soi. Constatons juste qu’actuellement, la masse des musiciens qui sont représentés sur Internet, eh bien ce sont visiblement des amateurs professionnels.

Note en post scriptum (fabrice je t’envoie mon système d’aide en français)
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le meme qui n’est pas dac
Invité

tu veux dire par là , des amateurs qui aimeraient bien gagner un peu de sous avec leurs mp3, ce qui est, on peut le dire, totalement utopique … les « amateurs professionels » c’est bien là une contradiction (voulue évidement) qui résume bien l’état d’esprit des « artistes mp3 » qui se croient musiciens parce qu’ils ont acheté ( à grand frais) leur « arrangeur sound font » Akai ou kurtzweil ou il suffit d’appuyer sur quelques boutons pour faire une chanson, ou ceux qui utilisent leur  » jammerwin » vous connaissez, c’est ce petit logiciel qui lorsqu’on lui entre une grille d’accord vous fait les breaks batteries avec tous les arrangements dessus, le tout en midi évidement, vous n’avez juste qu’à choisir le style ( rock, folk, pop, classique etc …). Comment revendiquer des droits sacem dans ces conditions, moi, tout ce qui sonne « midi » c’est poubelle direct, il y a quand même quelques niveaux dans cet amoncellement de « pseudos-artistes » .
– celui qui utilise les instruments cités plus haut ne rajoutant que son chant et donc ses textes…
– celui qui utilise les instruments cités plus haut mais en rajoutant un solo ou une guitare ( car il joue quand même un peu de guitare) idem pour la basse, ou le solo clavier, ça fait plus vrais , mais c’est toujours de la maquette faite maison, je dirais même de la pré-maquette.
– celui qui n’utilise que des samples , on dira que celui -ci, c’est le moins pire, c’est un DJ.

Tous ces « musiciens en herbe » mis à part le dernier cité sont non seulement certains de leur talent mais en plus, n’ont jamais foutu leur nez dans un vrais studio, bon, c’est comme ça, mais au moins qu’il soient un peu plus humble, ce sont en fait les pires, ceux qui sont le plus megalos frustrés et qui s’acharnent sur cette pauvre « lolita » ou autres  » star-academie » eux qui font de la mauvaise soupe (y en a t-il une bonne ?) et qui en plus militent contre cette méchante sacem qui ne leur donne pas leur droits des quelques centaines d’internautes qui leur ont fait l’honneur de les écouter. Je sais que mes messages ne plaisent pas, lorsque qu’on sort une vérité, ça fait toujours un peu scandale, mais admettez , même si c’est un peu réducteur et caricatural qu’il y a un peu quelque chose de vrais dans ce que je dis, même si on trouve quelques bon titres de ci de là les labels ne viennent pas pourquoi ? Parce que ce que je viens d’énoncer plus haut , c’est un DA qui me l’a dit en rigolant et se foutant des « montagnes de merde » ( fin de citation) qu’on trouvait sur le net .



KurtZ
Membre novice

Non. La catégorie « amateurisme professionnel » n’est pas contradictoire « en soi ». Si vous comprenez « l’amour du travail bien fait », vous comprenez qu’on peut « faire son travail avec amour ». Et en quoi réside la différence majeure et fondamentale qui fait que le travail « fait avec amour », c’est forcément de la merde et que, « l’amour du travail bien fait » c’est forcément du sublime ? Les musiciens en herbe sont modestes : prenez grooman, je le cite en exemple dans ce domaine herboriste ; c’est le premier artiste à se tourner en dérision dès qu’il peut. Il est bien représenté dans les sites de mp3 francophones et il est un modèle de retenue.

Et il est clean, c’est pas comme ces stars déchues qui sont les poulains des boites à fric et qui les laissent se droguer ou directement la fumer, leur herbe.

C’est le premier à admettre qu’il n’est pas quelqu’un d’important. Bien entendu il y a d’autres styles d’artistes du web, qui aiment les gauloiseries, insultent publiquement leurs confrères, jettent des tomates pour se valoriser, mais ces « anges déchus » si vous voulez se sont isolés dans leurs pratiques où ils se distinguent les uns des autres, et finalement, ils restent tout seuls avec leur rêves d’élitisme.

Et puis, voyez vous, le « directeur artistique » nommé Pascal Nègre n’a pas un jugement au dessus de tout soupçon : car ce jugement s’inscrit dans une perspective commerciale(!!!), et tout ce qu’il dit de public, est répercuté dans les médias, et peut-à ce titre- s’examiner en fonction de ce que ça lui rapporte ; faire courir des rumeurs sur des choses, des produits « concurrents », sur l’Internet, sur ce que les gens ne connaissent pas ou connaissent mal, c’est en fait non pas dire la vérité, mais en termes de buisness, se donner du temps ; le temps que la vérité soit révélée, Pascal Nègre a gagné un peu de blé de la main de ceux qu’il a trompé ; à mon avis, il n’a pas fait autre chose avec ces affirmations incorrectes, que berner les derniers pétochards, et s’enfermer tout seul dans une conception de la musique bornée à ce qu’elle lui rapporte.

Il est facile de critiquer des « paquets de merde » qui n’existent pas : est-ton si faible d’esprit de nos jours – c’est se demander – je vais vous livrer le secret du directeur artistique ; il suffit que je vous dise moi aussi, qu’avec mon software (FeedAMP), j’ai écouté plein de musiques de merde et cela va vous faire croire qu’elles sont « réelles », ces musiques que j’imagine, pour vous tromper et vous inciter à choisir par comparaison.

Vu qu’internet est plus transparent que les anciens systèmes médiatiques, il sera plus facile aux curieux de vérifier des assertions bidons et moins facile aux « directeurs artistiques » de mentir demain aux masses pour valoriser leurs propres sélections.

Le pouvoir de Pascal Nègre ne repose que sur l’ignorance, fondement de la désinformation

Si la nature a voulu créer des hordes musiciens dans le monde, qui n’ont pas tous la même éthique, le même niveau technique, les mêmes critères artistiques, le même background, la même sensibilité ou la même inspiration, que celle qui arrange un directeur artistique dans une boite à fric, c’est parce que la nature le veut bien et qu’elle trouve dans cette diversité une véritable richesse.

L’argument sur les prétendues morceaux préarrangés, ou à base de touches « démos » sur les casios est un exercice périlleux. Je suis surpris d’apprendre que la webscene dans son ensemble se contente d’appuyer sur la touche démo des casios ou des orgues bontempis pour produire ses musiques. Ce que j’ai écouté (et j’en ai écouté – grâce à mon logiciel) : que ce soit dans le monde de la musique électronique ou même dans les genres du style pop rock ou alternatif, est trop varié d’un artiste à l’autre : si c’étaient les mêmes arrangements, je m’en serais aperçu ; je partagerais votre point de vue, mais vu que ça varie, cela signifie que cette variation inter-artistes est une créativité : pourquoi vouloir la nier. Et puis, prétendre que les artistes du web « copient » sans efforts des modèles préenregistrés, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Car il est évident que cette pratique qui consiste à faire chanter aux artistes à carrière qu’on veut lancer des tubes du passé, constitue la même « faute » en matière d’innovation artistique.

Les studios utilisent l’informatique, l’électronique, les prises numérisée en vue de la gravure sur compact disque digital font aujourd’hui l’objet d’un travail de post production ; on ajoute des effets, on retravaille les voix, par ci par là. Si vous avez regardé la série sur le groupe « L5 », un des ingénieurs du son déclare en écoutant ses chanteuses foirer leur dernier a capella, « vive l’informatique ». Cela ne signifie pas autre chose que les gros pleins de blé, balancent leur blé là-dessus, aussi, pour acheter les droits des arrangements qui marchent, et utilisent eux-aussi leurs synthés leur arrangeurs, leur logiciels qui maquillent plus ou moins bien les imperfections de leurs produits. Pourquoi reprocher « aux autres » ses propres imperfections, si ce n’est pour ne pas avoir à les assumer soi-même…

Les critères artistiques basés sur un « son de studio », ce sont des pathétiques réductions de la valeur de cette richesse dont je parle. Quand un homme d’afrique centrale décide de faire de la musique avec des instruments issus de son patrimoine culturel, il n’est pas forcément passé dans un studio à Paris, et sa musique a une haute valeur pour les siens. Eh je suis convaincu voyez-vous que cet artiste et ce qu’il met en sa musique c’est de la merde pour ceux qui n’en tirent aucun bénéfice, de son amateurisme.

Je voudrais vous révéler ceci car je sais que vous ne le savez pas : il faut parler de ses goût EN SON NOM. Car quand on ne parle pas en son nom à soi, on ne dit donc rien de soi, et donc on n’a rien dit du tout, en fait.

Quand Pascal Nègre soudain, dans le contexte concurrentiel avec les plateformes de diffusion du web, parle de « merdes », avant soudain de balancer le son de blé de sa propre plateforme à l’image de ses concurrents plus rapides que lui dans l’art de la sortir, eh bien il ne connaît pas exactement ce dont il parle, mais ce qu’il veut c’est que vous y croyez, vous ; cela ne peut signifier qu’une seule chose : c’est de sa merde a lui, qu’il nous parle, à chaque fois qu’il nous confie ses vérités ; le reste, il ne connaît pas, pas vraiment.

La pourriture qu’on voit, elle n’est pas d’abord « chez les autres », elle est dans l’œil qui la voit.

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groomanquimerdepoursinscr
Invité

On est tous des frustrés, c’est bien connu. On reproduit tous des démos pré-installées dans les machines, c’est bien connu également. On fait tous de la merde, parfois avec un peu d’imagination, c’est bien connu. Que dire des nombreuses reprises que l’on entend à la radio qui dans le meilleur des cas valent à peu près l’originale, mais qui souvent massacrent littéralement l’originale. C’est créatif ce genre de démarche? C’est ça la qualité pro? Non c’est simplement un moyen plus ou moins sur de gagner du fric. Alors le monsieur « pas d’accord » je fais de la merde, ok mais au moins j’essaie de faire quelque chose, je me plains pas de la sacem et autre et je me fous pas mal que vous estimiez que je fais de la merde tant qu’il existera un seul individu qui apprécie ce que je fais.

Et comme le dit très bien Kurtz j’ai également entendu des morceaux sur le net qui sont de très bonne qualité et qui ont parfois une originalité, une créativité que l’on a un peu de mal à trouver dans les productions « professionnelles » actuelles, du moins dans celles qui sont systématiquement mises en avant dans notre merveilleux système de « fast culture ».

Grooman faiseur de merde et déboucheur de fosse septique par intérim.



KurtZ
Membre novice

Malgré tout, le débat sacem, oui|non, aura avancé.

Sous l’impulsion des déconvenues de la webradio sincever, on était partis sur l’idée que les indés devraient refuser de bout en bout la sacem sur l’argument qu’elle n’est pas « rentable » surtout pour un artiste aux modestes revenus. Mais cet argument économique n’a pas tenu, sous le poids du rapport qualité prix des services de protection de rétribution et de promotion : si les services de la sacem sont chers, juridiquement et concrètement, et les contrats avec des labels contraignants, ils n’auraient pas vraiment d’alternative sérieuse, assez digne en terme d’efficacité juridique, de promotion et de rétribution ; bon nombre de sites de diffusion de musique sous forme de stream ou de mp3, sont actuellement peu en mesure de rapporter des « royalties » aux artistes, de les rétribuer suivant une dignité équivalente en fonction de leurs efforts promotionnels qu’ils doivent souvent assumer seuls, vu qu’ils n’ont pas tous signé un contrat avec un label.

Dans une perpective de rentabilité, on a donc examiné l’inverse de la proposition du départ, c’est à dire l’acceptation radicale du système sacem, et puis dans la foulée, la dévalorisation de tout ce qui n’entrait pas dans son cadre sérieux et hautement financier, d’abord en matière de professionnalisme, puis finalement en terme de qualité du travail artistique, qualité du travail promotionnel, avec pour idée que la sacem couplée aux contrats avec les labels garantissant mieux que tout l’absence de plagiat pour les payeurs et inextenso, l’innovation artistique permanente.

Entre temps, on s’est demandés si la seule « rentabilité » rendait compte du phénomène musical dans son ensemble, si c’était pas réducteur de voir dans les musiciens des travailleurs du son qui font des musiques pour ce que ça leur rapporte ; on s’est demandés si cette perpective n’était pas réductrice, si tout était au fond comme disait un pédégétrader « ou gratuit ou payant ». Le monde que les musiciens se représentent en terme de composition musicale, est-il ou « gratuit » ou « payant » ? La lorgnette économique, le mobil du bénéfice, est-ce que c’est suffisant pour rendre compte de ce qui se passe ? Pour expliquer les distances éventuellement prises par les musiciens avec le système sacem ? On s’est alors dit que tout dépendait de son système de « valeurs »: que les gens étaient libres de choisir ce qu’ils veulent comme organisme ou système de diffusion de musique, label ou site de diffusion de mp3, en fonction de leur propres conception du partage musical et de leur propres systèmes de valeurs ; il s’est avéré qu’on s’est rappelés qu’on vivait en démocratie, et que la démocratie tolérait autre chose que le monologue ou les solution uniques voire globalisantes. Tout est économique, c’est le refrain des économistes. Tout est politique : c’est le refrain des politiciens. tout est social : le refrain des sociologues. Peut-être faut-il n’attribuer au « tout économique » qu’une valeur de « vérité relative ».

On s’est rappelés, en s’appuyant sur des exemples vivants, que les musiciens ne courent pas tous après la « gloire médiatique » et le « star système », ou l’élitisme dont ils se sentent l’objet leur profite une saison ; que ceux qu’on entendaient le plus produisaient des discours qui n’étaient pas toujours représentatifs des vérités intimes de la masse qu’on découvre ; bon nombre ont au moins une fois délaissé consciemment l’opportunité de « passer pro » et reculé devant l’occasion quand elle se présente, non pas parce qu’ils n’aiment pas leur musique, mais tout simplement parce que tout ça c’est pour les carriéristes et qu’eux n’en sont pas, parce qu’ils connaissent leur nature et font une musique adaptée à leur nature ; parce que ça n’entre pas dans leur façon de concevoir leur musique, tout simplement.

Ce phénomène de refus du star système se fonde sur l’hypothèse (folle) que les artistes ont un jugement personnel (! incroyable en effet), qu’ils sont en mesure d’avoir un bon sens, qu’ils se foutent à 90% de la dolce vita qu’on leur montre en guise d’idéal, du luxe de la jet set, de la débauche de blé des héritiers, de se vautrer dans les flashs et de parader comme des dindons devant les caméras, devant des adolescentes boutonneuses pubères qui hurlent, et d’afficher leur blé dans les endroits stratégiques où il faut « être » pour demain plus « avoir ».

On s’était interrogés curieux sur leur incroyable capacité à remettre tout ce barnum en question pour des « valeurs » moins « matérialistes » et où le matériel instrumental, compte moins que la façon de se servir d’un bout de bambou, où la démarche et le sens émotionnel qui vient du cœur compte plus que l’investissement pécunier. On s’était dit que les musiciens choisissaient leur mode de partage artistique en fonction de leur nature : s’ils sont carriéristes, (c’est possible après tout) la sacem, les investissements, les contrats, le blé qui sort et qui rentre, c’est parfait pour eux ; s’ils sont juste « différents », ce sont les autres solutions qui s’envisagent. On s’est dit que pour la majorité des amateurs professionnels, la situation actuelle était probablement la moins mauvaise possible.

On s’est interrogé sur le fait que chacun était adulte et se décidait en fonction de critères non pas rationnels extérieurs, ou d’obligations économiques ou forcément juridiques, mais en fonction d’un jugement intime en phase avec la personnalité de chacun, et d’un relatif libre arbitre – toujours à mesurer au cas par cas: chacun étant, tout de même, libre de faire un choix ou même de ne pas en faire.

Enfin, on a réfléchi à la valeur artistique de l’amateurisme professionnel en comparant le travail fourni par les amateurs professionnels et le travail fourni sur des bases plus chères matériellement ; on a tenté d’instaurer la qualité musicale sur un fondement de supériorité technologique ou sur une expérience vécue relative à la technologie de studio, ou sur la capacité d’innovation qui viendrait à tous les coups des gros studios ; on a tenté d’instaurer finalement une différence qualitative entre musiciens sur la base d’un critère quantitatif, financier et technologique : la connaissance des studios d’enregistrement « professionnels ».

Llà dessus, les vérités officielles qu’elles soient de Pascal Nègre ou pas, ont été relativisées et replacées dans leur contexte matérialiste et concurrentiel. Ca a débouché sur l’idée que les vérités officielles se rangent toujours du côté d’un a priori « matérialiste » ; que ça tourne toujours autour de la valorisation du « matériel », du matérialisme, quoi. (Notons entre parenthèses que l’argent et la merde ont visiblement un lien profond qui les unis comme maris et femme, vu qu’à chaque fois qu’on en parle, de cet argent, de cette matière, ça retombe toujours sur cette image de merde qui revient comme une tarte à la crème, et ceci, de la bouche-même de ceux qui en palpent le plus).

Conclusion : qu’avons-nous conclu au sujet du choix à faire concernant « la sacem : Oui ou Non ? » Eh bien ce qu’on aura dit, c’est : ni oui, ni non, mais « ça dépend ». Ca dépend du style de chacun ; chacun fait ses choix et chacun jugera de ses actes et de ses vérités depuis sa personnalité et sa propre conscience, c’est pas plus compliqué que ça. Le reste des affirmations universelles décrétées pour ceux qui ne savent pas se décider, ne regardent que les indécis et les soumis.

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le meme qu’est pas dac
Invité

Mais qui a dit que tu faisais de la merde Mr « groomanquimerdepoursinscr » je ne te connais même pas et je ne sais même pas ce que tu fais , mais, si tu le dis, après on me dira que les musiciens du net ne sont pas paranos. Mr Kurtz, le résultat de la discut est sans doute  » ça dépend » , moi, ce que je dénonce c’est ce mot d’ordre contre la sacem, c’est tout , c’est comme ameuter le monde et descendre dans la rue contre la sécu, oui c’est pas juste qu’une famille qui gagne 1MF /an soit remboursée aussi bien qu’un RMIste, et pourtant, c’est un système que beaucoup de pays nous envient, et bien la sacem c’est pareil, c’est pas toujours très juste la façon dont ils redistribuent mais elle existe, militer contre c’est du masochisme. Je me pose toujours la question de savoir , à chaque fois que quelqu’un milite pour une  » soit disant  » bonne cause quel est son intérêt, on a souvent des surprises, ici, personne n’a soulevé un de mes arguments ( peut être kurtz mais c’est tout) les autres ont rejeté en bloc, c’est pas comme ça qu’on échange des points de vue, et j’ai comme l’impression que vous vous contentez tous ( à part kurtz décidément) de ce mot d’ordre « anti sacem » qui vous flattent, rappelez vous Lafontaine :
 » tout flatteur vit aux dépends de celui qui l’écoute » ben en l’an 2002 , rien a changer, trop fort le p’tit père Jean …



KurtZ
Membre novice

Ce que tu fais à un musicien, c’est à toute la confrérie des musiciens que tu le fais :
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groomanquimerdepoursinscr
Invité

Monsieur le même qui n’est pas d’accord: je ne suis pas en guerre contre la sacem, ce serait idiot; je suis à la sabam. Je ne suis sûrement pas parano, je reprend simplement votre vision assez manichéenne des musicos présents sur le web ou celle des gars qui font de la musique électronique. J’ai rien contre la sacem, par contre la vision que vous avez des pros et de non-pros me dérange un peu. De toute façon avant d’être pro il faut bien commencer par être non-pro, je ne vois pas d’autre possibilité….Et les DA qui considèrent que tout ce qu’on trouve sur Internet, c’est de la merde et bien c’est tout sauf des DA car à mon sens la première qualité d’un DA devrait être la curiosité et l’ouverture d’esprit; en gros tout le contraire de ce genre de pétition de principe.

Bref… Je vais continuer à déboucher cette foutue fosse septique…..elle résiste celle-là!!!


Fabrice Collette

On en arrive à ce point des discussions à dire que :
1) d’une part la SACEM rend de réels services et qu’on ne peut donc pas se contenter d’un TSS (Tout Sauf la SACEM) !
2) la situation actuelle des « amateurs professionnels » est relativement satisfaisante

Si je suis d’accord sur le premier point (je termine personnellement un album en studio avec production, maison d’édition et tout l’ensemble, et la SACEM rentre parfaitement dans ce système), il me semble qu’on ne peut pas s’arrêter au second. Même si la situation des amateurs professionnel est en effet satisfaisante, si rien ne se met en place pour clarifier la relation de propriété des artistes « amateurs professionnels » avec leur oeuvres, ils resteront toujours dans l’antichambre du système, avec un discours d’amour-haine pour la SACEM, qui nous ramènera aux points de vues à l’emporte-pièce que l’on peut voir ici où là.

Il me paraît important de tenter d’élaborer des concepts et des système à partir de ce qui est en train d’émerger sur le web. Quelqu’un disait dans le débat qu’il avait fait un choix irréversible de ne pas protéger ses créations et de ne pas en tirer de revenus de droits d’auteur. Il me semble que cette irréversibilité va dans le sens de la « culture » Internet, c’est la même que celle qu’on retrouve dans les logiciels libre ou la dance, techno etc…, cependant, cet abandon irréversible de la propriété d’une oeuvre par son auteur ne sera crédible que dans la mesure où l’on pourra être assuré qu’à tout moment, l’artiste en question ne pourra pas revenir en arrière et changer d’avis !

Il est en effet très simple à la SACEM d’expliquer que, justement, les créateurs peuvent à tout moment changer d’avis, et qu’elle est aussi chargée de percevoir les droits au cas où !

Seule une démarche claire sous la forme d’un don de l’œuvre en question à une institution (une fondation ad hoc par exemple, qui s’engagerait elle-même à ne pas percevoir de droits) permettra de donner une réelle crédibilité sociale à la démarche des « amateurs professionnels »

Cette clarification permettrait aussi aux créateurs eux-même de s’interroger sur la relation qu’ils ont avec la propriété de leurs oeuvres et donc sur le système qu’ils privilégient en fonction de leur démarche personnelle (SACEM ou abandon irréversible des droits à un tiers). Il me semble que si l’on veut donner une réelle existence à ces choix individuels qui sont ceux de beaucoup d’amateurs professionnels, il faut aller vers ce type de solutions, et ne pas s’arrêter à la situation actuelle qui ne me parait satisfaisante qu’en apparence

Fabrice Collette
http://fabrice.collette.free.fr/

Je propose donc pour facilité la lecture de partir sur le sujet de fabrice collette : « SACEM, et quoi d’autre ?…. » en cliquant ici : http://www.sincever.com/forum/viewtopic.php?t=199



KurtZ

Intéressant, tout ça, cette histoire de fondation ou d’association 1901 à but non lucratif, de protection de la libre diffusion musicale, avec un trésorier et des adhérents qui payent leur cotisation(?… si oui ça a intérêt à être moins cher que la sacem, et le trésorier ça doit être un sujet élu comme un président du monde, un être au dessus de tout soupçon ) ; alors, « SACEM ou abandon irréversible des droits à un tiers »… héhéhé c’est très malicieux comme perspective, surtout cette histoire d’irréversibilité qui doit tenir donc compte d’un facteur de datation de l’œuvre ; mais mais mais, il y a un joli piège dans tout ça ; attention : le problème avec le copyright actuellement c’est pas qu’il est pas respecté, et c’est pas que ceux qui n’entrent pas dedans ne sont pas respectables ! ! ! !

C’est qu’il est aussi et surtout à sens unique, mal lu, ou interprété d’une façon telle que son sens fondamental s’est perdu ; aujourd’hui, il est considéré uniquement comme un droit « exclusif », « à vendre », à un seul qui le détient (auteur ou producteur), à l’exclusion de tout les autres c’est à dire le public (très important).

Si fondation il y a, c’est forcément pour garantir exactement au public, l’inverse de cet usage du droit de copie : un droit de jouissance musicale gratuit, assuré pour tous, ceci sans exception, restriction ou condition, et surtout pour zéro euros, sans quoi le piège se referme : ça redeviendra encore un droit inique qui ne vaut qu’en fonction de la largeur des bourses de certains particuliers.

Il ne faudrait pas que la création de cette fondation finissent par « vendre cher » elle aussi un droit, même s’il est édicté de façon inverse pour leurrer les esprits faibles ; il ne faudrait pas que cette association ou cette fondation recompose une sorte de concurrence purement juridique qui officiellement affiche son bénévolat et officieusement monte elle aussi en background, un buisness modèle basé sur un argument purement juridique, tout comme la sacem sait si bien le faire !

Une mise au point très claire s’impose si cette association désire à long terme conserver sa crédibilité morale par rapport à la conception et l’usage actuel qu’on fait du « copyright ». Il faut impérativement que ses buts soient non lucratifs et que ses moyens médiatiques soient puissants, voire garantis par la constitution, et surtout que la cotisation soit minime voire plafonnée à quelques centimes au dessus du seuil du bénéfice.

Après des organismes payants (chers) garantissant que personne ne va s’approprier une musique qui ne lui appartient pas pour créer un buisness modèle dessus, on ne va tout de même pas créer un organisme parallèle, payant (aussi), qui garantit en gros le contraire : « l’impossibilité d’établir tout type de propriété privée sur une musique », et qui garantit à ses payeurs, sa diffusion sans limite et sans contrepartie financière indépendamment du coût de fabrication du support numérique ou de la communication nécessaire à l’acheminement des informations numériques.

Car si l’on ne définit pas clairement la ligne éthique de cette fondation, alors un nouveau type d’organisation de protection naîtra avec un nouveau visage moral mais avec des intentions de profit identiques, et le symptôme réapparaîtra mais sous un autre visage.

Vu que le p2p fonctionne et qu’un simple moteur de recherche suffit à trouver en dix minutes n’importe quoi, la garantie sur la libre diffusion est déjà mise concrètement en place par des solutions pirates, indépendamment de toute action associative – et là on se demande presque à quoi elle sert, m’enfin bon, c’est visiblement une question d’image et de respectabilité ; l’intérêt de fonder une sorte d’institution spécifique garantissant que l’œuvre n’appartient à personne en particulier et assurant à tout ses membres que certaines de leurs oeuvres n’ont pas et n’auront jamais plus de but commercial, s’appuiera peut-être sur la programmation d’un outil de diffusion de type p2p « spécifique », ou d’un site de mp3, oui mais avec un catalogue ouvert ; mais ça réside toutefois en ce fond que cette institution devrait forcément asseoir son action « officieuse » sur un discours « officiel » qui lui demanderait probablement de définir constamment sa propre lecture du copyright et d’affirmer qu’un certain « droit de copie » gratuit existe aussi à côté, pour les consommateurs d’œuvres culturelles.

Je souligne que la vraie alternative c’est : qui a le droit de copie ? Le « public ou les musiciens » (est-ce un ‘ou exclusif?’)?

Je pense que le problème que pose la sacem, avec son prix et ses visés bénéficiaires, c’est un problème de nettoyage moral et de relecture de la législation sur le copyright ; c’est un problème de redéfinition de la compréhension du terme « droit de copie » : copy ça veut dire « copier » et « right » ça veut dire avoir un droit de copie. Mais qui détient ce droit et comment, et finalement pour quoi ? Voilà les questions qui constituent le pivot de tout. Car ce droit de copie, c’est bien connu, est toujours restrictif et exclusif, pas inclusif : ce à quoi le copyright globalement sert, c’est à se vendre et à se faire posséder uniquement par celui qui l’a acheté ; en gros, le droit, c’est pas incorruptible : c’est pas pur comme le glaive d’une déesse virginale ; ça s’achète, c’est sujet à concurrence, sujet à moyens financier; qui ne les as pas n’a aucun droit ; de sorte que, le copyright ne sert pas textuellement à garantir aux citoyens le droit de copier la musique, mais à leur garantir l’interdiction de la copier, oui, et restreindre cette copie à celui qui a payé pour obtenir le droit exclusif de le faire.

Voilà l’usage qu’on fait du « droit de copie » : le droit de copie tel qu’il est conçu et utilisé, n’appartient qu’à celui qui le paie ; le droit de copie n’est donc que le maillon crucial et nécessaire d’un buisness modèle, un levier d’enrichissement personnel point barre. Pour que la fondation du nouveau millénaire musical se monte, il faut impérativement qu’elle rompe avec cette pratique de paiement et de jouissance exclusive, et défende le « droit de copie » non pas au niveau des auteurs/producteurs (ça c’est la compétence de la sacem), mais au niveau des consommateurs, avec l’accord des auteurs, ceci sur certaines oeuvres acceptant de figurer au patrimoine mondial des oeuvres « libres de droits ».

C’est à dire qu’on aurait le « système sacem » (et autres types d’organismes basé sur le droit à la propriété privée des biens produits et sur l’interdiction de la copie) qui verrait naître une alternative juridique non moins efficace, dans une relecture d’un droit qui dans son expression, abandonne sa propre teinte commerciale, et qui cède le produit culturel non pas exclusivement au musicien qui en est l’auteur, non pas à un tiers, mais aux citoyens dans leurs ensemble, jusqu’ici légalement exclus de ce droit.

La relecture du copyright qu’il faut faire, c’est celle qui garantit au copyright d’être détenu pas tous contre zéro francs sans exception, et pas, par un exclusivement, contre très cher, à l’exclusion de tous.

C’est à dire que l’IACP, l’Internet Association for the Copypaste Protection (appelons ça comme ça) que ce soit sur le mode associatif ou sur le mode d’une fondation, d’ailleurs, n’aurait pas pour seule mission de diffuser les oeuvres suivant un réseau de diffusion médiatique égalitaire et incorruptible dans son mode opératoire, mais en plus, d’apporter à la législation sur le copyright une clause additionnelle qui prévoit que l’œuvre puisse aboutir dans le domaine public sans restriction, un peu à l’image du freeware, logiciel qui circule partout sans autre interdiction que celle de vendre le logiciel en tant que tel.

Je suis certain que, rien que pour protéger l’œuvre d’une exploitation financière qui en amenuiserait la portée morale, beaucoup de musiciens et de consommateurs adhéreraient à cette IACP surtout si la cotisation annuelle est ridicule ; je me demande d’ailleurs si une bonne part des acteurs de la sacem ne changeraient pas de métier pour aller défendre ces nouveaux types de droits défendant les vertus musicales, qui auraient actuellement le vent en poupe et le souffle révolutionnaire de leur côté…

Pour ceux qui n’ont pas la volonté de rendre leurs oeuvres exclusives en vue d’un buisness modèle lucratif, et qui ne perçoivent pas l’utilité morale d’exclure leurs oeuvres du patrimoine culturel des oeuvres libres de droit et accessibles à tout public, une fondation de ressource culturelle gratuite est un bien indéniable ; à condition que sa ligne éthique soit sans faille, que sa technologie médiatique ait une puissance comparable à celle que se sont donnés les médias classiques, et que ses ambitions officielles soient égales à ses ambitions officieuses, une telle association aiderait le musicien à choisir entre deux voies, ceci dans un monde où, jusqu’ici il n’a pas la perception de vraies alternatives.

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