Écho Kalypso, j’entends ton appel

Écho Kalypso lançait dernièrement leur deuxième opus, Les Fauves, dans une Sala Rossa bien remplie de gens de Saint-Jean. Évidemment… Suite à tout cela, de bonnes critiques médiatiques firent explosion sur le web, sur les radios, sur les blogues et sur toutes les autres interfaces, assurément, mais surtout… tout ce que j’aime fut enregistré sur un album. Voilà tout.

Des claviers qui sonnent en contre-temps, issus de contrées lointaines où probablement la chaleur se targue du meilleur des gens. Une guitare qui les suit de près, appuyant à souhait la rébellion à contre-courant au travers de cette danse lancinante qui s’échappe sur ces secondes que l’on voudrait éternelles. Des « brass » bien ancrés dans le présent qui nous crient de loin ce qui, pourtant, nous fait vibrer si près du dedans. L’appel des percussions qui nous brise le corps à force de vouloir nous faire danser jusqu’à tard dans la nuit, et ce, à n’importe quel prix. Au moment même où l’on sent l’été si loin de nous nous frapper l’âme à grand coup de soleil, Écho Kalypso nous fait danser et nous réchauffe tout juste assez le temps d’un album. Les Fauves

Avec le mento comme mentor, les modulations de reggae, d’afrobeat et de musique latine s’entremêlent facilement pour qu’on aille même jusqu’à penser qu’ils viennent d’ailleurs. Leurs influences se sentent assurément mais ils réussissent franchement bien à les livrer à leur manière, de façon bien particulière. La Route, premier extrait sorti dans les médias, hymne à l’espoir malgré l’échec, s’avère probablement le meilleur phare de l’album. Du reggae, du vrai bon… et en français, s’il-vous-plaît. Les Fauves? À la manière de Fela/Femi/Seun Kuti, ou juste même d’Afrodizz ou de Papagroove (deux excellents groupes québécois), ils nous font danser jusqu’à n’en plus penser. Monkey, pièce revendicatrice et engagée politiquement, nous rappelle légèrement la Mano Negra, rassembleuse, révoltée, chantant sa hargne les poings levés tout en skankant joyeusement malgré les cartels compliqués. Foulard, qui porte bien son nom, met un baume sur nos âmes un peu perdues en s’ancrant sur quelque chose de peut-être plus connu, un peu comme de vieilles pantoufles que l’on retrouve après des années d’exil… soit? Une excellente pièce de fin de soirée. Je t’emmerde? Meilleure pièce de l’album selon moi… elle m’avait accrochée les pensées à tous les shows qui se sont présentés sous mes yeux de groupie assumée, alors au son de l’album, je me plais maintenant intensément à la crier à tous ceux qui, vraisemblablement… me font chi** biiiip.

Aussi… L’accent prononcé du chanteur, qu’on aurait dit directement issu des plages de Catalogne, s’insère merveilleusement dans ce style subtil pour nous transporter dans un autre univers. Non non non, il n’est pas d’ailleurs mais bien d’ici… mais outre l’accent, outre le chant, outre l’aimant, il y a les mots… Souvent engagés dans des phénomènes sociaux internationaux qui échappent probablement à la plupart des gens, cette petite touche d’émotion qui réside dans les paroles plus personnelles de certaines pièces nous touche assurément. Certes, on y sent toute la prose mélancolique d’un accent chantant venu de loin…mais qui toutefois est tellement près. Si près de toi… et de moi… à la fois.

« J’ai trop aimé… je m’y suis fait mal… Délivrez-moi de ce silence… »

Je n’en demande pas plus. J’aime trop, j’aime tout le temps, j’aime tous les gens, mais surtout… j’aime Écho Kalypso. Consommez-les. Achetez leurs albums (il y en a 2, le plus récent étant Les Fauves, le précédent étant homonyme au groupe, je crois). Surtout, surtout, surtout… Allez les voir en show… avant que cela ne devienne trop gros. Pourquoi? Parce que tout le potentiel est là : selon moi… cet album est mon album de l’année, et leurs performances sont à tout casser, alors profitez-en pendant que c’est le temps parce qu’ils iront peut-être ailleurs très rapidement!

JUST SAYING! ENJOY, BANDE DE FOUS!

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Ce billet est un texte original du journal d’une groupie

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