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Musique et internet… renoncer à ses droits.

on avr9

J’ai lu avec intérêt l’entrevue que Olivier Robillard-Laveaux a faite avec Jeff Tweedy de wilco dans le voir il y a deux semaines. Je ne suis pas un grand fan de wilco, je connais à peine leur musique, mais sa vision du DIY et de l’internet m’a accroché. Son groupe a été supporté par les labels puis ils ont décidé de se lancer eux même en affaire. Ils mettent l’accent sur leur stratégie numérique, distribution, application, podcast et + et ont l’air de se débrouiller parfaitement sans l’aide de professionnels.

Ce qui m’a un peu étonné c’est son discours sur les fournisseurs d’accès à internet et leurs responsabilités face aux créateurs de contenu. Selon lui il ne faut rien exiger aux fournisseurs de service internet de peur qu’ils augmentent leurs tarifs et qu’internet soit moins accessible.

Je pense aussi qu’on devrait avoir un internet le moins cher, plus libre et le plus rapide possible, mais est-ce que les artistes doivent renoncer à ce qu’ils ont droit pour cela ?

Parlant d’accès à internet, je ne surprendrais personne en disant que l’on est un des pays où l’accès à l’internet est le plus cher et l’un des moins rapides… Justement Michelle Blanc profitait des élections et d’un nouveau rapport statistique sur l’utilisation d’internet au Canada pour revenir sur le sujet :
Quel parti politique canadien va se tenir debout pour l’économie numérique?

Lundi prochain Alliance numérique en collaboration avec musiQCnumeriQC organise en marge des rencontres de l’adisq une discussion ayant pour sujet Internet et accès à la musique : Qui devrait assurer le financement de la production des nouvelles œuvres et la rémunération des usages des contenus musicaux existants à l’ère du numérique?

Une question qui m’interpelle particulièrement c’est de savoir si le CRTC doit intervenir ? Est-ce que l’on doit considérer les FAI comme des diffuseurs? Est-ce que le CRTC pourrait réglementer les taris internet ?

Sur mon dernier billet, Jessy (de Slam Disques) faisait remarquer que les subventions ne viennent pas que du public, par exemple Musicaction est un OSBL privé financé par les radiodiffuseurs. Car les radiodiffuseurs en plus de devoir payer pour les droits d’auteurs, ont l’obligation de financer la production de contenu canadien. Avec la bande passante qui s’élargit et l’internet mobile qui est de plus en plus rapide, on peut se demander si un jour la télévision et la radio ne seront pas uniquement diffusées à partir d’internet. Si c’est le cas est-ce que l’on peut laisser disparaître l’investissement que les diffuseurs apportaient aux créateurs de contenu d’ici ?

Je cherchais des articles qui parle de ce sujets et je suis tombé sur le blogue d’iconoclaste ou Jean-Robert Bisaillon commentait la proposition de monétisation du partage de la musique de la Songwriters Association of Canada. je n’ai pas encore eu le temps de le lire mais un passage as vraiment piqué ma curiosité :

Pour nous, les fondements de l’enjeu demeurent les mêmes : Le partage de fichiers musicaux entre particuliers à des fins non-commerciales constitue un nouveau système de distribution ouvert et stimulant et une opportunité sans égal pour les créateurs et ayants droit. Dès lors qu’un modèle de monétisation équitable sera introduit, toute la chaîne économique concernée sera gagnante et ce, incluant les consommateurs et les fournisseurs d’accès.



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