Peut-on encore parler de genre musical ? | TANGERINE

Peut-on encore parler de genre musical ? | TANGERINE

Aujourd’hui, beaucoup d’artistes sont inclassables dans les genres musicaux habituels. Les 100 dernières années ont vu apparaître l’émergence d’un très grand nombre de genres et de sous-genres musicaux. D’ailleurs, peut-on encore parler de genre musical ? La notion de genre musical est large, elle regroupe des genres classiques et généralistes parmi tant d’autres comme par exemple le rock, la pop, le reggae ou même encore le rap. De ces genres généralistes ont vu naître des sous-genres, qui ont participé à la prolifération de nouvelles musiques et à l’émergence de nouvelles cultures et contre-cultures. Chaque genre et sous-genre qui en découlent, disposent de leurs propres caractéristiques qui se rattachent à un ou plusieurs mouvements culturels.

À travers cette vidéo nous souhaitons proposer des pistes de réflexion pour mieux comprendre les genres musicaux qui nous entourent. Et ainsi répondre à plusieurs problématiques :

  • Comment s’y retrouver ?
  • Quels sont les outils dont nous disposons pour les identifier ?
  • Comment traduire l’émergence de nouveaux genres  ?
  • Et comment l’industrie musicale se réapproprie ces genres musicaux ?

Réponses en vidéo

Abonnez-vous à notre chaîne Youtube Tangerine ici

Sacha Lebas & Kelly Le Guen

On parle de rock (et genres affiliés : pop, indie, punk, metal, certains artistes électro...) et des problématiques propres à l'industrie musicale. Nos objectifs sont simples : faire découvrir des œuvres musicales et des artistes, informer sur l'actualité rock, et analyser le fonctionnement de l'industrie musicale. Nous le faisons à travers plusieurs formats, et ce de façon engagée, avec de réelles prises de position sur les thématiques que nous abordons, qu'elles soient artistiques, techniques, économiques, sociologiques ou culturelles. Retrouvez-nous aussi sur notre chaîne Youtube Tangerine

5 commentaires sur “Peut-on encore parler de genre musical ? | TANGERINE

  1. Très intéressant, je suis d’accord avec vous. D’autant plus que je vois comment mon ado consomme la musique, et ce n’est pas par genre. Jamais elle n’écoute un cd entier. Non, elle panache (et avec panache). Les genres, c’est fini. D’ailleurs pour mon cas personnel, je ne saurai dire en tant que compositeur dans quel genre je me situe, et ce n’est pas SPOTIFY qui m’y aidera puisque le morceau le plus écouté de ce que j’ai mis à disposition sur les plateformes l’a été via une playlist de “musiques pour s’endormir” (mort de rire…).

  2. Vidéo et sujet très intéressants en effet! Des genres en veux-tu, en voilà à profusion sur ce site : https://everynoise.com

    Malheureusement, depuis que j’écoute la musique via Spotify, j’ai moi aussi pas mal délaissé les albums pour les listes de lecture. Je n’ai plus besoin de l’objet matériel alors je n’achète plus rien d’un artiste. C’est triste en effet d’un point de vu soutien/revenu pour l’artiste mais c’est la nouvelle donne…

    D’ailleurs, genre/pas genre, ça me fait penser à l’artiste Grimes qui avait lancé une pétition fin 2019 sur Twitter (https://twitter.com/Grimezsz/status/1204513580265029632) pour faire reconnaitre le style expérimental Ethereal comme un genre musical à part entière vu qu’elle n’arrivait pas à faire figurer sa musique sur des playlists ou en radios. Spotify avait finalement accéder à sa demande et la playlist Ethereal a fini par voir le jour!

    Parlant playlist, j’ai créé une petite playlist éducatif YouTube sur les genres :

  3. Trop de chose à dire là-dessus, mais grosso modo, je suis d’accord avec le vidéo. Je crois que les genres sont utiles pour discuter/analyser la musique en général (plutôt qu’en spécifique), surtout sans le support audio de la musique. C’est moins le cas depuis youtube/spotify et le 3G.

    Cela dit, les genres sont plus des constructions sociales, intellectuelles, avec des bordures plus ou moins définies. Les considérer comme des boîtes fermées, frettes et sèches n’aide personne. Je n’aime pas trop l’aspect “généalogique” qu’ils décrivent, qui sonne très très fermé et aristocratique. Très “top-down” comme approche. Je suis plus “bottom-up” moi-même

    Je crois aussi que les plateformes ont un effet là-dessus. En faisant de la recommandation directe, elles cachent ces liens qui peuvent être faits. D’autres plateformes plus anciennes (last.fm, pandora) montraient plus volontairement les liens à faire, quoique c’est pas nécessairement mieux.

    On s’est rencontré dans une autre vie, Sincever – et on avait déjà plusieurs manières de recommander de la musique – comment est-ce qu’on regroupe les choses entre elles, qu’on fait des liens. Les “genres” sont une manière de faire, mais plus généralement, si on utilise un terme plus lousse comme “tag” (implicitement démocratique et non-exclusif), on peut faire beaucoup plus. Les genres ne sont finalement qu’un sous-ensemble très formel de “tag” qu’on peut utiliser pour décrire un ensemble de musiques reliées entre elles.

    Faire de la recommandation simple est (assez) facile, mais pas si efficace. Dès que l’AI devient un peu plus complexe, ou qu’on mélange les approches, ça devient plus difficile à expliquer, d’où le fait que c’est caché. Peu de valeur pour la compagnie, et peu de valeur pour les usagers…

Répondre à Sacha Lebas & Kelly Le Guen Annuler la réponse.

%d blogueurs aiment cette page :