Papagroove: au nom du funk

Papagroove vous invite à 5 soirées des plus groovy et uniques du 30 juin au 4 juillet 2012 à partir de minuit. Nouvelles et veilles chansons, expérimentations de laboratoire pour des soirées inoubliables et totalement funky… Invités spéciaux, surprises et rabais sur la boisson sont aux menus alors choisissez votre soirée en leur compagnie, c’est le moment! Pour vous donner le goût, voici un retour de concert au Bobards de Montréal le 31 mars dernier.

MISE EN CONTEXTE

Finalement, le dernier mois d’hiver fut assez pauvre en faits divers. Au bout du compte, ce qui s’annonçait vivement comme les premiers échos du printemps s’essouffla fortement en cours de route pour ne ressortir qu’en fin de parcours. Un mars assez tranquille en musique, certainement, mais toutefois riche en…en… rien du tout finalement. Après avoir invité toute la population de Saint-Jean-sur-Richelieu, celle de Montréal, celle de la banlieue et toutes les autres au final, nous nous retrouvons encore à deux, seules et contre tous mais toutefois fébriles, sur la route menant directement vers la funk music.

Arrivées aux Bobards, la chaleur du bar vient contrer cette ambiance un peu trop froide qui règne à l’extérieur. Nous voilà donc devant une bonne vieille pinte de rousse, trinquant à nos déboires incessamment et à toutes nos histoires un peu délurées par moments, alors que e-Hipster fait son entrée dans le bar. Dès lors, l’intensité monte d’un cran. Quelques musiciens errent tranquillement dans la place et mon coeur ne s’emballe pas trop toute de suite. Ça sent presque l’été dans le coeur des gens : l’ambiance est tellement relaxe et allumée à la fois que c’est comme si, le temps d’une soirée, on s’était permis d’exister juste un peu plus à travers l’ensemble de nos vies exaltées. Ce soir, ça sent l’été, assurément, mais les gens semblent aussi prêts à groover intensément… Presque tous vêtus de rouge, les musiciens débarquent sur la scène, les yeux se tournent vers eux et les premières notes résonnent jusque dans mes veines. Les battements de mon coeur s’accélèrent: j’entends l’appel du funk et j’y réponds avec véhémence. Les gens se lèvent, commencent à s’entasser devant la scène, et moi j’y suis aussi, en train… de danser ma vie. Comme d’habitude. Oh yeah!

PAPAGROOVE

Il y avait longtemps qu’on ne s’étaient pas vus, et cette douce ardeur qui émane de leurs rythmes d’afro-funk m’avait tellement manquée que c’est comme si c’était la première fois qu’ils se déposaient dans mes oreilles. Je redécouvre assurément leurs bons vieux succès de l’album We’re not blind, mais leurs nouvelles chansons (hum hum nouvelles depuis 2010…. mais bon, nouvelles quand même, c’est-à-dire pas sur leur album) sont tellement délicieuses que je m’en délecte l’âme avec tout le plaisir de la terre. J’y entends un peu plus de rock, du funk à souhait, des hymnes engagés envers toutes les nations humaines et cet appel à la vie, cette urgence de vivre chaque seconde et d’en tirer tout le meilleur du monde qui émane des textes y reste encore bien ancré malgré toute cette nouveauté. J’adore. Pour le vieux…One life? J’adore. Little Man? J’adore. Hunger? J’adoooorrrre….mais East Road? ALRIGHT, VOUS GAGNEZ: C’EST MA TOUUUUUUNNNEEEEE! (mama mama, save me…).

Les musiciens sont en feu et semblent tellement contents d’être là que leur énergie se catalyse partout sur les gens. Jean-François Ouellet fait résonner son sax baryton comme un chef (okay, j’adore le bary, sorry) et Martin Lizotte se déguise en homme masqué (hum hum… c’est assez drôle). Deux sets efficaces, tout le meilleur de leur répertoire réparti en deux parties justement établies pour nous faire danser notre vie, un crescendo d’intensité tout le long du show et des musiciens charismatiques qui vibrent autant que nous, tout était là, vraiment tout est là pour me faire tripper. D’ailleurs, pour le rappel, Cold Machine (morceaux plus langoureux et émotif), Martin Lizotte prête ses cornes de diable et son masque de zorro au chanteur Sébastien Francisque et…je ne peux m’empêcher d’éclater de rire. C’est tellement n’importe quoi que je ne peux garder mon sérieux. Lorsqu’il les enlève, enfin je peux profiter du dernier acte de la soirée… et de la slide guitar.

CONCLUSION

Encore une fois (et ce n’est certainement pas la dernière fois), j’ai aimé plus souvent qu’à mon tour. J’ai dansé ma vie au son du rythme qui me rejoint le plus, celui-là, celui pour lequel j’ai vendu mon âme il y a de cela quelques années… le funk. J’ai ris en masse, j’ai chanté quelques paroles ainsi que toutes les passes des brass que je connaissais… mais j’ai surtout eu la chance d’assister au meilleur show possible dans mon univers de groupie. Si j’aime Papagroove? Aimer n’est même pas un verbe assez fort en ce qui les concerne. Just saying.

Enjoy, bande de fous!

Anecdote de groupie #1: En voulant aller saluer un de mes amis qui se terrait dans le fond du bar, sur la piste de danse, je me retourne innocemment, me fraie un chemin parmi les gens et tombe sur Damien Robitaille. L’instant d’une seconde, j’ai croisé son regard et je suis ABSOLUMENT certaine qu’il m’a vu figer sur place, pendant que CathMuzz essayait de me pousser pour que je tombe sur lui…

Anecdote de groupie #2: Je n’aime pas être reconnue par les groupes mais Papagroove me reconnaît assurément… depuis longtemps.

Source

Ce billet est un texte original du journal d’une groupie

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