Sunny Duval et les Breastfeeders, pour une dernière fois

Divan Orange, 17 février 2012. Il y a quelques jours, quelques semaines, peut-être même quelques mois que cette décision était prise sans qu’on n’y soupçonne quoi que ce soit. Avec un nouvel album à leur actif (bon, après un an, c’est encore nouveau, ok?), une tournée à travers le Québec qui semblait bien aller, et du rock, du vrai bon rock qui coule à flot dans tous les shows, on ne se doutait guère que Sunny Duval allait quitter le groupe des Breastfeeders pour se consacrer à ses projets personnels, notamment Sunny et les Cuisses Noires. Naturellement, ça allait arriver… mais maintenant? On ne l’a pas vu venir, nous autres… Bref…

L’ascension vers cette séparation imminente se concrétisait ce soir, dans un Divan Orange fébrile mais tout de même nostalgique. Quand le lendemain n’existe véritablement pas, quand toutes ces chansons jouées seront les dernières, quand tout le set-list sera enfin terminé et qu’il ne restera que toutes ces empreintes de folie dans nos mémoires, on sait tous qu’on vivra ce soir quelque chose d’intemporel. De tout donner pour cette ultime performance n’est pas une option: pour une dernière fois, ça va rocker dans la place!

PREMIÈRE PARTIE: PONCTUATION

Duo intéressant. Un peu de punk, de rockabilly, un look déjanté et hors du commun, des frères qui s’unissent pour former un groupe juste assez talentueux pour me plaire en première partie, on aime ça. Je ne les connaissais pas mais j’irai les écouter dans le futur pour en découvrir toute la profondeur. En attendant, je n’écoute que d’une seule oreille parce que tout ce que je veux entendre, ce sont les Breastfeeders. Je me fous pas mal du reste, si vous voulez vraiment savoir…(n’allez pas penser que c’est toujours comme cela, toutefois….)

DEUXIÈME PARTIE: THE EXPERIMENTAL TROPIC BLUES BAND

Ahhh ouain, deux groupes pour la première partie des Breastfeeders? Sincèrement, je n’avais aucune envie de les écouter. De Belgique. Somme toute une bonne performance du chanteur, qui semble carrément en feu, du rock un peu psychédélique qui ne me rejoint pas (du moins, pas en ce moment), un univers un peu trop loin de moi, et je n’écoute pas… Dans un autre contexte, j’aurais peut-être apprécié, mais je n’en veux pas plus: je ne veux que danser ma vie jusque dans la gueule des jours…

TROISIÈME PARTIE: SUNNY DUVAL ET LES BREASTFEEDERS

Le show s’ouvre sur Ça ira, issu du succulent album Déjeuner sur l’herbe, premier opus de cette bande de petits rebelles poétiques, et la guitare donne immédiatement le ton à cette soirée de rock qui s’avérera endiablée. Au son des premiers accords, les gens commencent à se déchaîner et la chaleur monte d’un cran. Pour cette dernière fois, tous les classiques du groupe sont au rendez-vous: de Mini-jupe et Watusi en passant par Viens avec moi jusqu’à 400 miles, de J’pourrais pas vivre avec toi jusqu’à en Tuer l’idole, tout était là. Tout au long de leur prestation, Luc Brien essaie de désamorcer toute la charge émotive du groupe en blaguant sur le fait que le poste de guitariste est encore ouvert pour ceux qui seraient intéressés, et ce avec certains avantages sociaux qui viennent en prime (notamment beaucouuuuuup de bière, ça on le sait). Johnny Maldoror décide évidemment de cracher de l’eau à la face des gens et de se lancer dans la foule pour une longue séance de bodysurfing. Ça rock tellement dans la place que je n’arrête pas de me dire: « ok, j’suis vraiment chanceuse de connaître ce band et de danser ma vie dans une ambiance de même! wow! » Je « capote bin raide », et ça fait longtemps que je n’ai pas trippé autant dans un show de rock. Rien de moins.

Quand tous les succès furent passés. Quand le rappel, Hé-Hé et Ostrogoth-à-gogo, fut terminé. Quand les gens commencèrent à se disperser un peu partout dans le bar. Quand les petits yeux mouillés du groupe disparurent dans la pénombre du backstage… Bref, quand tout fut terminé… Tristes mais satisfaites, heureuses mais mélancoliques à la fois, nous avons repris la route vers ailleurs en remerciant Sunny et les Breastfeeders d’avoir été si bons et de nous avoir fait danser durant toutes ces années.

Ce n’est pas la dernière fois qu’on se voit, Sunny… et ça tu le sais probablement déjà.

ENJOY, BANDE DE FOU!

Anecdote de groupie : Dom Lebeau, tu savais que j’ai trippé sur ton ancien groupe obscur et que j’étais fan de toi depuis des années? Non, sûrement pas, parce que je me suis retenue pour ne pas te le dire…

Source

Ce billet est un texte original du journal d’une groupie

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