Paysage et la Comète des Colocs

Ce billet est écrit dans le cadre du Défi 30 chansons en 30 Jours.

Jour 08 – une chanson dont vous connaissez toutes les paroles

Lundi soir, 17h, le 3 août 2009 aux Francofolies. Depuis le mois de mars, où j’ai vu le film Dédé à travers les brumes, j’ai les émotions plein la tête à chaque fois que je repense aux Colocs. Ce film m’est rentré dedans comme une tonne de briques: bien que j’étais relativement jeune quand André Fortin s’est enlevé la vie, cela ne m’a pas empêché d’être touché par celui-ci sans trop connaître les chansons de son répertoire. Je connaissais évidemment les grands classiques un peu trop populaires comme Julie, La rue Principale et Bon yeux, donne-moi une job (qui arrivaient bel et bien à me tomber sur les nerfs, finalement) mais j’ignorais tout des autres (honte à moi…faut me pardonner, j’étais jeune et innocente à ce moment-là). Bref…Les accords de Pis si ô moins ont tôt fait de me séduire dès les premiers instants du film, et la ressemblance (oh my god cé complètement invraisemblable) de Sébastien Ricard avec Dédé, soutenu de mélodies d’ivresse, ont complètement troublé mon univers intérieur…pour toujours…..J’ai ainsi découvert l’histoire d’un artiste, un peu sur le tard, qui allait marquer nécessairement mon univers musical.

…Quelques mois plus tard…

Depuis 2 semaines, j’harcèle les gens avec les Colocs et je ne fais qu’écouter en boucle le CD du film, sur lequel les chansons ont été ré-arrangées spécialement pour l’occasion (habituellement, je n’aime pas trop les ré-arrangements mais cet album fait exception: j’adore les nouvelles lignes de guitare et de basse, et le son de l’harmonica m’enivre à tous les coups…..belle réussite). Je travaille dans un champ de vigne et les gens me surprennent à fredonner sans cesse les airs des Colocs. J’en fais une véritable obsession (si vous ne connaissez pas l’intensité, venez me parler….hehe) Ce matin-là, je planifie d’aller voir le spectacle avec des stagiaires qui travaillent avec moi: on décide alors de se retrouver sur place, un peu avant le concert. Inutile de dire que je suis toute énervée et que je saute littéralement partout : ce sera comme un saut dans le temps, moi qui n’avait jamais pu voir les colocs en shows……

19h. J’arrive dans le Centre-Ville et il y a véritablement une marre de gens à la Place des spectacles. Déjà. J’essaie péniblement de rejoindre mes amis, mais inutile de continuer: je suis littéralement bloquée en plein milieu de la place par un mur de gens, mon cell ne fonctionne pas (Ô surprise), mes amis ne sont pas de Montréal et donc sont incapables de me guider, bref c’est la galère, complètement. J’assisterai donc, pour la première fois de ma vie, à un concert en compagnie d’inconnus.

20h30. Le show commence. Dès les premiers instants, je suis littéralement conquise. Je flotte sur la vague parmis tous ces gens qui voulaient, pour une dernière fois peut-être, profiter du talent de Mike Sawatzky et André Vanderbiest et ainsi rendre hommage à Dédé Fortin. Un Pierre Lapointe qui chante Mauvais caractère (bon choix de chanson qui s’accorde magnifiquement avec son personnage ahah), Martin Léon qui interprête Pis si ô moins (j’étais bien contente de le revoir, celui-là….Je l’avais connu en première partie de notre fameux  »Dumas National », lors de la sortie de son album Kiki BBQ, et j’avais bien aimé sa prestation…..), Loco Locass (hum, je l’ai tu dit que je trippais bin raide sur Sébastien Ricard? ok, je le dis: je trippe BIN RAIDE sur sébastien Ricard!), Marc Déry, Paul Piché, les frère Diouf……ouf, quelle brochette d’artistes de feu! Le show bat son plein et tout le monde est dedans au maximum: je réussis même à danser même si je n’ai aucun espace…..Au moins, j’me sens pas trop seule, j’ai l’impression d’être avec ces gens (pas trop le choix, on partage la même sueur rendu là….) Le gars à ma gauche connaît toutes les paroles par coeur, autant Julie que Belzébuth, et je trouve que ça lui va plutôt bien, toutes ces paroles récitées……Je décide à ce moment-là que je dois, moi aussi, les savoir par coeur: c’est ce que je ferai durant l’été, parce que dans mes oreilles, le beat est bon!

21h30: Marc Déry commence Le Répondeur. Moment d’émotion: tout le monde se sent  »tout seul ensemble »: on comprend bien ce que tu voulais dire, Dédé……On comprend tous un peu trop, ici ce soir, ce que tu voulais dire, Dédé…..S’ensuit d’une bombe lâchée sans avertir: des images commencent à défiler sur les buildings de la Place des Arts, puis on entend le vrai, LE VRAI DE VRAI, André Fortin, qui commence à chanter tranquillement, sans artifices aucune, la Comète……..est-ce que je suis la seule à vouloir avoir eu envie de pleurer, juste un peu? À avoir senti la foule tressaillir en silence, collés les uns contre les autres, captivés par ce moment tout à fait surréaliste? Probablement pas……..Ouf, une chance que le band a embarqué, parce qu’on aurait pu sentir les pleurs de la foule jusque tard dans la nuit………Hey, Dédé, take a look at my heart….We’re all, here, together…

J’en suis encore renversée. Jusqu’à ce jour, show le plus émotif que j’ai vu……merci les Colocs.

Finalement, depuis ce temps, je connais pas mal tout le répertoire des Colocs par coeur….

Enjoy, bande de fous!

Source

Ce billet est un texte original du Journal d’une Groupie

firefly
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