Marco Sbarbati et sa guitare magique : Bologne aux sons d’une voix troublante

Marco SbarbatiParler de musique n’est pas seulement honorer et promouvoir ceux qui sont le dixième de ce mot et qui sont souvent présentés comme les principaux protagonistes de ce système sous le feu des projecteurs. Parler de musique c’est aussi parler de cette énergie souterraine ou « en marge » qui font de grands acteurs et moments de Musique. Marco Sbarbati en est le paradigme, dans sa simplicité et sa sensibilité, il touche avec les moyens qu’il a trouvé et qui surtout sont à sa portée, il émeut et trouble.

En effet, Depuis quelques mois, Bologne la belle, cette ville du Nord- Est de l’Italie, respire aux sons doux et intenses de la voix et de la guitare de Marco Sbarbati. Ce jeune chanteur folk qui ne chante qu’en anglais, n’est pas un simple chanteur de rue qui anime ponctuellement une ville comme Bologne. Quelques secondes d’écoute suffisent pour comprendre que Marco n’est pas un quelconque artiste de rue. Il ne vous laisse pas le temps de penser ni de juger. Sa voix pénètre dans vos oreilles aussi vite que le son de ses musiques, et comme cette fameuse flute enchantée, l’émotion vous emporte par son talent et sa volupté.

Une guitare, de l’audace et une voix

A seulement 25 ans, Marco Sbarbati est un mélange subtil – influences folks obligent – de Tracy Chapman, Jeff Buckley et Damien Rice. Lors de ses spectacles ponctuels accompagné de sa Guitare, son micro à pied ainsi que sa petite carriole qui transporte son enceinte, avec devant lui son étui a guitare ouvert avec des bouts de papiers dedans où sont écris ses contacts facebook et myspace et une affiche ornée d’un « Grazie, Thanks », Marco reprend de très grands standards de la chanson américaine et anglaise de genres très différents dans un écrin folk enivrant au son de sa voix puissante. Chaque chanson est souvent ponctuée par un timide et hésitant « Salut, moi c’est Marco Sbarbati ». De « Revolution » (T.Chapman) à « Fix you » (Coldplay),  son empreinte reste forte et très précise. Marco Sbarbati est un artiste à part entière, il compose et écrit en anglais, offrant aux chanceux passants des pièces magiques à l’image de la mélancolique « Ocean » ou « Don’t wanna start ».

Faces aux difficultés qu’il peut rencontrer dans cet environnement et ce métier, Marco Sbarbati honore avec noblesse et simplicité la Musique Populaire, expression a son paroxysme le plus complet. Connaissant de mieux en mieux ce personnage, il se décide souvent une demi heure avant d’aller « In Piazza » –Sur la Place– pour passer 3 à 4 heures de moments de musiques et de partage. Il interagit avec ses spectateurs devenus des habitués, il chante sur demande, et s’amuse avec les enfants, sans contre partie. La musique est alors la plus sincère et la plus juste. Il fait cela sans enjeux certains ni pour d’autres finalités absurdes. Loin des jeunes de son âge qui rêvent à une carrière sous les projecteurs ou de TV réalité du genre, il conquit le public sans intermédiaire et bâtit la relation avec ses moyens modestes et discrets en partant de la base et remontant tranquillement le fleuve du succès. Il chante pour chanter, il s’amuse et partage. Sans devoir passer pour quelqu’un qui enfonce des portes ouvertes, sa manière de jouer et de se présenter nous fait comprendre la vraie pureté de la musique, et l’essence même de ce concept.

Ainsi Bologne aux coins des plus belles rues, aux angles des plus belles places, respire de notes et de chants devenus quasi sacrés. Bologne s’emporte et se laisse aller. De plus en plus nombreux les passants s’arrêtent et frissonnent en écoutant cette voix chaude et troublante.

Ce jeune étudiant en Cinema à l’Université de Bologne, est avant tout un acharné d’Arts, il est peintre et poète à ses heures perdues depuis qu’il est tout petit. Cependant son domaine de prédilection reste la musique. Ce jeune garçon à la figure frêle et longiligne rêve en toute innocence de vivre de son art, mais ne se contrarie pas. Très souvent, invité dans des bars concerts de la ville, il peut s’exprimer avec plus d’aisance et de calme et nous offre un spectacle simple, feutrés et parsemé de collaborations ne se passant jamais d’inviter ses amis chanteurs et musiciens pour des duos intenses. Son audace le pousse à se produire  partout où il passe, il a en effet déjà gratté de la guitare en Californie, en Allemagne et en Turquie. Il fera sans aucun doute partie de la programmation prochaine d’un festival Hongrois et sera présent pour le Sputnik Contest Festival à Bologne où il a passé aisément ses premières sélections accompagné d’une de ses amies chanteuses.

Marco, au fil des mois et des voyages fait son chemin, très serein et convaincu de ce qu’il souhaite il en touche et trouble plus d’un.

Retrouvez Marco Sbarbati sur www.myspace.com/marcosbarbati et sur Facebook : Marco Sbarbati

3 thoughts on “Marco Sbarbati et sa guitare magique : Bologne aux sons d’une voix troublante

  1. j’ai adoré Marco Sbarbati avant de le connaître, simplement à travers la douceur de cet article.
    L’écouter n’a fait que confirmer ce que j’ai ressenti à la lecture du texte.

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