Je vous propose qu’on aille se faire voir avec le groupe ontarien Pound Salt, que l’on change le monde avec la musique et les textes de l’artiste également ontarien Jonathan Panetta et que l’on regarde ce qu’il reste dans notre frigo avec le duo du Nouveau-Brunswick Julie & Dany.

Titre : Stadium de Pound Salt
Dès les premières secondes, le ton est donné : power rock, sans compromis. Les guitares en acier tranchent franc, la séparation stéréo ouvre l’espace sans rien sacrifier à la puissance — on est enveloppé mais pas écrasé. Les voix se posent haut dans les aigus, là où le chant respire et s’impose naturellement dans le mix. Ça sonne, ça propulse, ça donne envie de monter le volume. Du rock comme on n’en fait plus assez — nerveux, efficace, chromé. Du métal chrome.
Titre : Toxic de Jonathan Panetta
Dans un paysage musical saturé de productions formatées, certains artistes émergents choisissent la voie de la sincérité brute. C’est le cas du discret Jonathan Panetta, jeune voix de la scène pop indépendante, qui propose avec Toxic un morceau à la fois lumineux et lucide sur la nécessité de couper les liens avec ce qui nous abîme. Une chanson qui, sans révolutionner les codes, s’inscrit dans cette nouvelle génération d’artistes qui misent sur l’émotion directe et la proximité avec leur public.
Titre : Mayo de Julie & Dany
Julie Doiron et Dany Placard, deux figures connues de la scène indie québécoise et canadienne, avaient enregistré cet album ensemble pendant le confinement. Mayo, le premier extrait, parle du frigo vide, du quotidien qui s’effrite, de l’espoir qui s’épuise — le tout porté par des guitares distordues qui grincent et mordent, donnant à cette chanson sur la mayonnaise une urgence presque punk.




