Quand on se balade sur internet, on tombe parfois sur des surprises telles que La filière pour décrypter l’industrie musicale, savoir qui gagne quoi dans la musique, comprendre, structurer, décider et discuter live sur Twitch tous les mardis 21h en France (15h au Québec).
Le résultat de ces discussions en vidéo
Voici un exemple de ce qui s’y passe. Zik’n’Blog vous propose de découvrir une vidéo avec l’invitée Vanessa Potier que vous pouvez visionner plus bas. Elle aborde le booking en explorant les thèmes suivants : :
1. Développement vs artiste confirmé : deux réalités différentes
Vanessa Potier explique que booker un artiste en développement demande de convaincre les salles, les programmateurs et le public. Pour un artiste confirmé, il n’y a plus à convaincre — mais il faut obtenir les meilleurs deals, les meilleures salles, et gérer un niveau d’exigence beaucoup plus élevé. Ce sont deux métiers différents, avec deux réseaux différents.
2. Comment un booker choisit un artiste
La sélection ne se fait pas sur une démo. Elle se fait :
- par rencontres,
- par coup de cœur,
- en voyant l’artiste en live,
- en observant son professionnalisme et son entourage.
Le facteur humain est central : un booker doit avoir envie d’accompagner la personne, pas seulement la musique.
3. Le live est indispensable
Pour intéresser un booker, un artiste doit :
- faire des concerts,
- aller à la rencontre des pros,
- être visible sur scène,
- créer une audience réelle.
La vidéo insiste : le live est la base du développement.
4. Le rôle des SMAC et des réseaux régionaux
Les SMAC (Scènes de Musiques Actuelles) jouent un rôle clé :
- accompagnement,
- résidences,
- studios,
- ateliers,
- mise en relation avec d’autres pros.
Être repéré par une SMAC peut mener vers les Inouïs, des premières parties, des aides, et parfois vers des tourneurs.
5. Comment un projet passe au niveau supérieur
Vanessa raconte l’exemple d’Asaf Avidan :
- au départ, un artiste inconnu en France,
- elle a eu un coup de cœur immédiat,
- elle a insisté malgré des salles de 100 places déficitaires,
- le bouche‑à‑oreille a fait monter l’audience,
- puis signature, remix, explosion du projet.
Le message : le développement demande du temps, de l’argent, de la conviction et du flair.
6. Un artiste peut-il être booké sans équipe ?
Oui, mais :
- si l’artiste est mal entouré, cela freine tout,
- un mauvais manager ou un entourage familial non professionnel peut bloquer,
- un booker peut accompagner l’artiste, mais pas « virer » son entourage.
Le cœur du projet reste l’artiste lui-même.
Conclusion
La vidéo rappelle que chercher un booker trop tôt est une erreur. Avant de vouloir être représenté, un artiste doit :
- faire du live,
- créer une audience,
- être repéré par des structures,
- avoir une identité claire,
- être professionnel et humainement agréable à accompagner.
Le booking n’est pas un raccourci : c’est la conséquence d’un développement solide, pas son point de départ.





