Ines Talbi – Boarding Gate

Je l’ai croisée assez souvent sur mon parcours de groupie, dans la masse de ceux dont je suis la trace assidûement depuis quelques temps. Dans quelques shows d’Elektrik Bones notamment, dans ceux des Marjo’s, et plus anciennement au sein de Mimosa, Ines Talbi a intégré mon univers parallèle sans vraiment que je n’y porte attention. Il y a quelques semaines avait lieu le lancement de son premier album, Boarding Gate, au National, et cette fois-ci j’ai décidé d’y porter toute mon attention…

La toile de fond musicale qui borde ses pièces nous enveloppe d’un univers qui sonne ailleurs. Chaque morceau se compose en crescendo, ajoutant une couche d’intensité à mesure que les secondes s’y déposent pour qu’à la fin on y palpe toute l’émotion dans une symbiose bien particulière. J’aime bien cette escalade d’intensité, que l’on peut retrouver sur la majorité des pièces. La guitare seule est le fil conducteur de l’album, certes, mais l’intégration de lap-steel parfois, de petites notes de xylophones d’autres fois, d’harmonica aussi, viennent ajouter de la profondeur au style pop-folk d’Ines. En s’associant avec Pilou pour la réalisation de son album, qu’elle côtoie depuis longtemps (j’ignorais complètement qu’il était lui aussi de la formation Mimosa), on peut s’attendre à un résultat digne de son talent. Son travail est impeccable, évidemment.

L’album s’ouvre tranquillement, tout en douceur, dans un univers qui me rappelle vaguement la soul de Morcheeba. D’ailleurs, l’ambiance soul, un peu gospel, qui règne dans les pièces un peu plus rythmées (Broken Heart) aurait avantage à être plus exploitée puisque c’est ce qui pourrait la démarquer des autres. C’est ce qui m’accroche d’ailleurs d’emblée: la nostalgie, oui, mais si peu ici…J’aime mieux la légèreté naïve qui se dégage des pièces comme I know/You know (le premier extrait), malgré les textes qui restent somme toute assez mélancoliques. La quatrième pièce de l’album, avec ses airs de bayou, est définitivement celle qui me reste dans la tête…(let’s meet up later in a train station, let’s catch up and see…eyes close strait to Helsinki, let’s catch up and see…). La dixième pièce, Coffee Time (ou quelque chose comme cela), avec son trip-hop enivrant, sa désinvolture et son ton légèrement rebelle (un peu comme le fait Betty Bonifassi avec Beast), sert très bien la voix d’Ines. My way va dans la même veine. J’adore. C’est CE que je recherche dans un album: un son différent, une touche particulière, qui m’obsédera pour un temps…

Malheureusement, ses pièces plus tranquilles se perdent un peu dans la masse et s’inscrivent dans la même lignée que la plupart des chanteuses folk. J’ai peine à identifier le fil conducteur de l’album, qui reste assez inégal au final, mais avec quelques très bonnes pièces qui méritent amplement d’être découvertes. C’est son premier album: elle ira certainement en s’améliorant…C’est donc le temps de la découvrir maintenant, pour pouvoir plus tard savourer toute l’évolution de son plein potentiel.

4 très bonnes pièces sur un album, c’est 4 très bonnes raisons de se le procurer.

Source

Ce billet est un texte original du journal d’une groupie

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