Il y a des rencontres qui surprennent avant même d’exister, des alliances qui semblent impossibles et qui pourtant réveillent quelque chose d’inattendu. À première vue, tout oppose Anthony Delloye, artisan d’une chanson Treggae solaire et décontractée, et PrOcEsSuS, créateur d’une rivière musicale plus introspective, presque méditative. Et pourtant, leur mise en regard révèle une cohérence discrète : une manière singulière de faire dialoguer la guitare, le paysage et l’émotion brute.
Les univers avant la rencontre
Anthony Delloye s’est construit dans un espace où la chanson se mêle au reggae avec une légèreté assumée. Son morceau Chanson Treggae circule depuis quelque temps sur les réseaux, porté par une esthétique chaleureuse et un esprit de jardin musical où la guitare devient un compagnon de route. Il travaille sur une série de sessions acoustiques en extérieur, cherchant à capturer l’énergie simple et vivante de ses interprétations.
PrOcEsSuS, lui, avance dans un univers plus contemplatif. La rivière coule s’inscrit dans une démarche où la guitare raconte autant que la voix, où le décor naturel devient un prolongement de la musique. Jérémie Simard de son vrai nom fait de la musique depuis son plus jeune âge et la musique est un hobby, une passion pour lui. Là où Anthony Delloye cultive la spontanéité, PrOcEsSuS cherche la profondeur.
Le choc des univers
| Aspect | Anthony Delloye | PrOcEsSuS |
|---|---|---|
| Origine / Ancrage | Scène indépendante, chanson Treggae française | Scène acoustique, folk contemplatif québécoise |
| Univers artistique | Jardin, nature solaire | Rivière, nature introspective |
| Énergie dominante | Décontractée, chaleureuse | Calme, méditative |
| Langage scénique | Présence simple, guitare en main | Ambiance posée, guitare narrative |
| Signature sonore | Reggae léger, voix claire | Folk doux, arpèges fluides |
| Thèmes récurrents | Nature, simplicité, détente | Eau, temps, introspection |
| Rapport au public | Spontané, convivial | Apaisé, intime |
| Clip de référence | Chanson Treggae — guitare, jardin, ambiance détendue | La rivière coule — guitare, pont, atmosphère contemplative |
| Ce qui les oppose | La légèreté contre la profondeur, le jardin contre la rivière, la détente contre la méditation. | |
| Ce qui les rapproche | La guitare comme cœur du récit, la nature comme décor, l’émotion comme fil conducteur. | |
Le point de collision
Le contraste entre les deux artistes est évident : Anthony Delloye avance avec une énergie solaire, une manière de jouer qui respire la détente et l’instant présent. PrOcEsSuS, au contraire, installe un climat plus lent, plus profond, où chaque note semble chercher son reflet dans l’eau. Leurs esthétiques diffèrent, leurs attitudes aussi : l’un invite à sourire, l’autre à se poser.
Mais malgré ces oppositions, un point de rencontre apparaît. Tous deux utilisent la guitare comme un prolongement de leur voix intérieure. Tous deux s’appuient sur la nature pour donner un cadre à leur musique. Tous deux racontent quelque chose de sincère, sans artifice, avec une sensibilité qui dépasse les genres. Leur collision n’est pas un choc : c’est une respiration.
Musique « Chanson Treggae » d’Anthony Delloye
L’image qui accompagne Chanson Treggae dévoile un personnage perché sur une branche, guitare serrée contre lui, le visage d’un oiseau tourné vers la lumière, comme posé au cœur d’un jardin où les arbres murmurent et la clarté glisse entre les feuilles. Cette scène simple révèle l’essence de la musique : une chanson qui pousse comme une plante, qui s’étire au soleil, qui invite à prendre le temps. La guitare devient un compagnon de détente, un outil pour célébrer la nature et la spontanéité. Cette image raconte exactement ce que la musique porte : une joie tranquille.
Musique « La rivière coule » de PrOcEsSuS
Pour La rivière coule, l’image s’ouvre sur un personnage posé sur un pont, les pieds plongés dans l’eau, guitare en main et grand chapeau comme une ombre douce au-dessus du paysage. Cette composition visuelle évoque immédiatement la douceur du morceau, sa manière de laisser les notes glisser comme l’eau sous le pont. La musique semble se fondre dans le paysage, devenir un murmure, une réflexion, une pause. L’image révèle la profondeur du titre : une invitation à écouter le temps passer.
La rencontre imaginaire
On imagine leur collaboration comme une scène en plein air, entre le jardin d’Anthony Delloye et la rivière de PrOcEsSuS. La guitare de l’un ouvrirait avec une pulsation légère, presque enjouée, tandis que celle de l’autre viendrait déposer des arpèges plus lents, comme une ombre douce. Le thème pourrait tourner autour du passage du temps, de la nature qui relie les êtres, de la manière dont deux sensibilités opposées peuvent créer un paysage sonore commun. Le mashup rêvé serait une fusion entre la chaleur du Treggae et la fluidité du folk contemplatif, une performance où les deux univers se répondent comme deux saisons qui se rencontrent.
La magie discrète du duo
Ce duo improbable raconte quelque chose de la scène actuelle : la liberté de mélanger les genres, de faire dialoguer des univers qui n’ont pas besoin de se ressembler pour s’enrichir. Ensemble, Anthony Delloye et PrOcEsSuS montrent que la musique peut être un pont entre deux manières de regarder le monde. En les écoutant côte à côte, les lecteurs découvrent une tension douce, un contraste fertile, une manière nouvelle de percevoir la guitare comme un langage universel.
Les duos improbables – Signature Zik’n’Blog
Les duos improbables, une série qui explore les rencontres musicales qu’on n’attendait pas, mais qu’on aurait rêvé de voir.
Ce duo entre Anthony Delloye et PrOcEsSuS résume parfaitement l’esprit de la série : surprendre, relier, révéler des ponts inattendus entre des artistes que tout semble séparer. Et maintenant, à toi de jouer : quel duo improbable veux-tu voir dans le prochain épisode ?





