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	<title>Zik&#039;n&#039;Blog &#187; Rencontres &#8211; Entrevues</title>
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	<description>Blogue participatif musical Québec / France</description>
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		<title>Entrevue audio avec Random Recipe</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 12:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex T.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Artistes à découvrir]]></category>
		<category><![CDATA[Musique du Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres - Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[entrevue audio]]></category>
		<category><![CDATA[Random Recipe]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour souligner la sortie du EP Shake it! Bake it! du groupe Random Recipe, je me suis entretenu avec la formation juste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.ziknblog.com/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/94cb2_RR-02-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" class="aligncenter size-medium wp-image-560" />Pour souligner la sortie du EP <em>Shake it! Bake it!</em> du groupe <strong>Random Recipe</strong>, je me suis entretenu avec la formation juste avant le lancement de leur remix au Salon Officiel le 4 octobre. Je vous invite à écouter mon entrevue avec cette formation haute en couleur que j’admire.</p>
<p>Parce que Shake it! Bake it! Flirte avec l’électro, le kitsch, le hip-hop, l’indie rock et la pop sucrée, vous aller redécouvrir les 8 titres que la formation propose dont quelques remix fait par <strong>MHMHMH, DJ Brace</strong> (gagnant d’un JUNO) et <strong>Capitaine Soldat</strong>. <span id="more-4218"></span></p>
<p><object height="81" width="100%"><param name="movie" value="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F25388243"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param> <embed allowscriptaccess="always" height="81" src="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F25388243" type="application/x-shockwave-flash" width="100%"></embed></object>  <span><a href="http://soundcloud.com/alexturcotte/entrevue-random-recipe">Entrevue Random Recipe</a> par <a href="http://soundcloud.com/alexturcotte">AlexTurcotte</a></span></p>
<p>Au plaisir d’entendre leur nouveau stock après leur tournée en Europe.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/Sxnp6yTy3og" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Pour écouter l’intégrale de leur nouveau remix:</p>
<div align="center"><iframe id="tsFrame101952" src="http://cdn.topspin.net/api/v2/widget/player/101952" width="400" height="325" frameborder="0"></iframe></div>
<h5>Source</h5>
<p><a href="http://www.alexturcotte.com/2011/10/entrevue-avec-random-recipe/">Ce billet est un texte original du blogue d&#8217;Alex Turcotte</a></p>
<img src="http://www.ziknblog.com/?ak_action=api_record_view&id=4218&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Ross Godfrey de Morcheeba : « La vieille musique est probablement la meilleure »</title>
		<link>http://www.ziknblog.com/2011/07/25/ross-godfrey-de-morcheeba-la-vieille-musique-est-probablement-la-meilleure/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 20:51:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric_M</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontres - Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[Nice Jazz Festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 10 juillet dernier, Morcheeba fermait la scène électro d’un Nice Jazz Festival quasi-complet (lire la chronique du concert). Gros succès pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4087" title="Ross Godfrey Morcheeba Nice Jazz Festival 2011" src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/njf_100711_ross_godfrey_morcheeba.jpg" alt="" width="119" height="179" />Le 10 juillet dernier, Morcheeba fermait la scène électro d’un Nice Jazz Festival quasi-complet (<a title="Zik'n'blog" href="http://www.ziknblog.com/2011/07/11/nice-jazz-festival-2011-un-3e-jour-ou-jai-choisi-lelectro/" target="_blank"><em>lire la chronique du concert</em></a>). Gros succès pour le groupe britannique qui a conclu avec son méga-tube <em>Rome wasn’t built in a day. </em>Né dans la mouvance du trip-hop des années quatre-vingt dix, le groupe a été fondé par les frères Paul Godfrey aux platines et Ross Godfrey à la guitare avec la chanteuse Skye Edwards. Après avoir quitté le groupe pour deux albums, Skye revient pour leur septième disque <em>Blood like limonade</em>. L’occasion de poser quelques questions à Ross Godfrey après leur concert très réussi.<span id="more-4085"></span></p>
<p><strong>Bonsoir et bravo pour votre concert. C’était une grande scène ce soir même si vous en faites de plus grandes. Vous arrive-t-il de jouer dans des petites salles ?</strong></p>
<p>Dans chaque pays, on joue dans des lieux différents en fonction de notre popularité. On aime jouer dans des petites salles comme des théâtres parce que le son y est très bon. Mais ce soir c’était un gros concert et on apprécié l’euphorie de la foule. S’ils prennent du plaisir, on en prend aussi.</p>
<p><strong>Et faites-vous un concert différent quand vous jouez dans de petites salles ?</strong></p>
<p>Oui et on joue aussi les chansons différemment. Il y a pas mal d’improvisation et l’énergie change. Si tout le monde chante doucement dans le théâtre, on joue très lentement et si tout le monde se lève et saute de partout, on joue très vite.</p>
<p><strong>Comment est né ce septième album ?</strong></p>
<p>Moi frère et moi, on a écrit beaucoup de chansons il y a deux ans. On ne voyait plus Skye et on ne savait pas si elle chanterait sur cet album ou pas. Un jour, je suis tombé sur elle à Londres. Elle est passée devant moi dans la rue et elle m’a dit bonjour. On s’est embrassé et on est allé dans un restaurant. On a vraiment beaucoup bu. Je lui ai dit qu’on adorerait qu’elle chante sur notre prochain album et elle a accepté. Mon frère a jeté les chansons qu’on avait et il a dit : « écrivons-en de nouvelles ». C’était fin 2009 et on a écrit toutes les chansons de l’album assez vite parce qu’on craignait que si on ne le faisait pas tout se suite, ça ne se fasse pas.</p>
<p><strong>Est-ce que cette séparation avec votre chanteuse a été nécessaire à la création de cet album ?</strong></p>
<p>On avait besoin de ce temps de séparation car depuis que j’ai 18 ans nous avons vécu dans un bus à voyager à travers le monde. On a passé dix ans à côté les uns des autres et on a fini par ne plus s’apprécier autant qu’au début. Donc il a fallu qu’on passe du temps chacun de notre côté et quand on s’est retrouvé ça a été très créatif, on a très bien écrit ensemble. Peut-être avait-on besoin de ce temps de séparation pour retrouver la magie.</p>
<p><strong>Vous venez de jouer dans un festival de jazz. Est-ce que le jazz influence votre musique ? </strong></p>
<p>La plus grande influence jazz de Morcheeba, c’est l’espace qu’il y a dans des albums comme <em>In a silent way</em> de Miles Davis. C’est si beau. Parfois avec Morcheeba on essaie d’avoir ces grands espaces comme ça, c’est très minimal. Ma chose préférée dans le jazz c’est probablement la possibilité de créer des ambiances et <em>In a silent way</em> est probablement mon ambiance préférée au monde. On écoute chacun beaucoup de jazz. Skye aime beaucoup Nina Simone ou Ella Fitzgerald. Elle est très influencée par ces anciennes chanteuses. Et quand vous aimez la musique, il faut admettre que la vieille musique est probablement la meilleure.</p>
<p><strong>Comment avez-vous été initié au jazz ?</strong></p>
<p>Mon père est fan de jazz depuis que je suis tout petit. Il écoutait par exemple Charlie Parker et John Coltrane. J’écoute surtout de la musique ancienne, je n’écoute pas trop de musique moderne. Grâce au blues et au jazz, vous pouvez dire comment étaient les gens au cours des 70 dernières années et ils étaient incroyables. Mon artiste préféré est Jimi Hendrix, des chansons comme <em>Machine Guns</em> sonnent come du jazz, c’est très étrange, ça vient d’une autre planète. La musique n’a pas de frontière. Il n’y a pas de guerre entre les genres car on peut transcender tout ça. Un artiste comme Jimi Hendrix peut transcender le blues et le jazz, le rock. Seuls les journalistes essaient de définir la musique, les musiciens pas forcément, ils jouent tout simplement.</p>
<p><strong>Merci beaucoup Ross.</strong></p>
<p><strong><em>Propos recueillis et traduits par Eric_M</em></strong></p>
<p><a href="http://www.morcheeba.co.uk/" target="_blank">Morcheeba </a>: le site officiel en anglais<br />
<a title="Zik'n'blog" href="http://www.ziknblog.com/2011/07/11/nice-jazz-festival-2011-un-3e-jour-ou-jai-choisi-lelectro/" target="_blank">Nice Jazz Festival 2011 : au 3e jour, j’ai choisi l’éléctro</a> : ma chronique du concert<br />
<a title="Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/photoxygen/5925269073/in/set-72157627167905784" target="_blank">Photo par Photoxygen</a></p>
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		<title>Nojazz à Nice : « On fait du jazz mais on fonctionne comme un groupe de rock »</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 05:19:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric_M</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontres - Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[Nice Jazz Festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 10 juillet dernier, le Nice Jazz Festival choisissait de mettre en avant le Nu Jazz et l’électro. Le premier groupe à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-4063" title="Nojazz Nice Jazz Festival 2011" src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/njf_100711_nojazz-300x216.jpg" alt="" width="265" height="192" />Le 10 juillet dernier, le Nice Jazz Festival choisissait de mettre en avant le <em>Nu Jazz</em> et l’électro. Le premier groupe à lancer la soirée était Nojazz (lire la chronique du concert). Le groupe est formé de quatre français, le saxophoniste Philippe Sellam, le DJ Philippe Balatier (ailas <em>Balatman</em>), le trompettiste Sylvain Gontard, le percussionniste Pascal Reva et d’un chanteur anglophone HKB Finn. Après un show haut en énergie, métissé et dansant, trois d’entre eux sont venus répondre avec enthousiasme et gentillesse aux questions de la presse sur leur passé, leur présent et leur futur.<span id="more-4060"></span></p>
<p><strong>Bonsoir Nojazz. Vous êtes cinq dans le groupe, comment vous êtes-vous rencontrés au départ ?</strong></p>
<p><strong>Philippe Sellam :</strong> On était amis mais on ne faisait pas la même musique. Il y en a qui venaient du rock, du jazz, de l’électro et on a eu envie de faire quelque chose ensemble. C’était une époque où l’électro-jazz démarrait, il y a une dizaine d’années et on s’est retrouvé à mélanger tous ces styles, à essayer des choses, on savait pas trop où on allait et l’expérience nous a vraiment plu. C’est un peu du hasard.</p>
<p><strong>Philippe Balatier :</strong> Ca été magique dès la première répète. Philippe arrivait avec son background très Charlie Parker et moi avec mes machines. Il a joué du be-bop, j’ai joué de la drum and bass et ça a été une évidence de continuer. Après il a fallu travailler pour faire des morceaux et pas seulement de l’impro mais ça dure depuis dix ans, c’est pas mal.</p>
<p><strong>Philippe Sellam :</strong> Depuis, on a été rejoint HKB Finn qui habite Londres. Moi j’habite Paris avec Sylvain et les deux autres sont dans le sud. Donc on se retrouve aux quatre coins de France et d’Europe pour faire nos trucs.</p>
<p><strong>HKB Finn, comment avez-vous rencontré le reste du groupe ?</strong></p>
<p><strong>HKB Finn :</strong> Je les ai rencontrés par l’intermédiaire du trompettiste Guillaume Poncelet. On a fait un concert ensemble avec Electro Deluxe et il m’a parlé de son projet avec Nojazz.</p>
<p><strong>Philippe Sellam :</strong> Il a participé à un concert qu’on a fait il y a quelques années à la Cigale et on ne l’a plus laissé repartir.</p>
<p><strong>Comment avez-vous choisi le nom de votre groupe ?</strong></p>
<p><strong>Philippe Balatier :</strong> Le nom Nojazz est arrivé super vite dès cette fameuse première répète. On a dit à ceux qui venaient du jazz : « vous jouez un peu trop jazz, il faut laisser de la place aux nouvelles technologies. Sinon, faites votre groupe de jazz et nous on s’en va. »</p>
<p><strong>Philippe Sellam : </strong>C’est parti d’une blague à vrai dire. Nojazz c’est uniquement pour provoquer, pour s’amuser parce qu’on ne se serait pas appelé Nojazz si on ne voulait pas faire du jazz. Il y a du jazz dedans évidemment. Les puristes nous ont reproché pendant pas mal de temps de faire quelque chose d’un peu décalé et en plus on s’appelait Nojazz. Avec le temps évidemment, les choses sont rentrées dans l’ordre. Le jazz c’est la provocation avant tout. C’est un peu macho au départ de faire une jam : j’arrive et je m’impose. Ca peut déranger mais les gens finissent par accepter.</p>
<p><strong>Comment s’est passé l’enregistrement de votre premier album ?</strong></p>
<p><strong>Philippe Balatier :</strong> C’est arrivé super vite. Deux mois après notre première répète, on joue au Sunset. Un mois après, Teo Macero, le producteur de Miles Davis, vient nous voir au Citéa et six mois après on est à New-York pour enregistrer l’album. Il n’y a pas eu de calcul, c’est comme ça que les choses se passent. Il faut voir que Teo Macero a pris Miles et l’a tordu. Maintenant on s’amuse avec des samples, lui il coupait les bandes au ciseau, c’est incroyable. Il  est venu nous voir au Citéa à 23h, lui normalement à 23h il va au lit. Il a été scotché jusqu’à une heure du matin. A 75 ans, il dansait devant nous comme un fou et six mois après on était avec lui à New York. C’était magique.</p>
<p><strong>Qui compose dans le groupe ?</strong></p>
<p><strong>Philippe Sellam :</strong> Philippe et moi principalement mais tout le monde met son petit grain de sel, c’est assez collectif. C’est un groupe, Nojazz.</p>
<p><strong>Philippe Balatier :</strong> On fait du jazz mais on fonctionne comme un groupe de rock. Avec des individualités et des discussions à n’en plus finir. C’est quand chacun joue son instrument comme il a envie qu’il se passe quelque chose. A partir du moment où on a des gens en face, il n’y a plus du tout de discussion, il n’y personne qui ramène la couverture à soi. On fonctionne comme une entité. Finn par exemple est assez imposant mais il sait rester en retrait jusqu’à ce qu’on lui dise d’y aller. C’est vraiment un cinquième du groupe.</p>
<p><strong>Parmi toutes les rencontres que vous avez faites, laquelle vous revient à l’esprit ?</strong></p>
<p><strong>Philippe Sellam :</strong> Il y a eu énormément de rencontres, on a eu beaucoup de chance. Teo Macero c’était une rencontre inoubliable. On a aussi rencontré Maurice White le leader de Earth Wind And Fire, Stevie Wonder, Claude Nougaro. Ce sont des rencontres qui nous ont marqués et qui nous ont fait beaucoup avancer.</p>
<p><strong>Philippe Balatier :</strong> Même s’il faut travailler pour qu’on puisse garder une identité et un son à nous. Tous ces artistes qu’on admire étaient prêts à une ouverture. Quand Earth Wind And Fire est arrivé sur scène, on s’est demandé : « Qu’est-ce qu’ils font ? C’est pas du disco, c’est pas de la funk » et pourtant ça groovait. Claude Nougaro aussi, ce qu’il faisait était unique. Il était toujours en demande de nouvelles choses. Avoir collaboré avec lui, c’est évidemment un honneur pour nous. Quand on se retrouve chez lui, qu’on lui fait écouter notre petite maquette et qu’il dit : « Mais ça groove les gars », on a gagné un truc. Et Stevie Wonder, c’est énorme pour nous. Quand on était en studio avec lui, je me suis dit c’est bon, tu peux arrêter la musique.</p>
<p><strong>Comment avez-vous trouvé le public ce soir ?</strong></p>
<p><strong>Philippe Sellam :</strong> C’était un public très ouvert, on l’a bien senti, c’était un vrai plaisir, il répondait, il était content. Quand on voit des gens comme ça, on ne peut pas juste donner un petit peu. On est vraiment un groupe de scène. Il y a plein de gens qui font de l’électro en bidouillant des trucs chez eux et c’est très bien mais notre plaisir il est sur scène avant tout.</p>
<p><strong>Philippe Balatier :</strong> Faire le In, c’était un peu un pari et pour nous, il est gagné.</p>
<p><strong>Vous avez aussi participé au festival Off.</strong></p>
<p><strong>Philippe Balatier :</strong> On a eu l’honneur de faire une Master Class au Conservatoire. Pendant quatre jours, il y avait vingt élèves qui ont repris notre répertoire et on a « Nojazzifié » deux titres de Miles Davis avec eux.</p>
<p><strong>Philippe Sellam :</strong> Moi-même, j’ai appris en écoutant des grands maîtres du jazz. On a envie de faire la même chose, de donner notre savoir et notre expérience. Ces jeunes sont tellement positifs, ils ont tellement soif de musique qu’on ne pas refuser de leur donner des choses.</p>
<p><strong>Philippe Balatier :</strong> On a été agréablement surpris. La musique d’aujourd’hui est vraiment ouverte. Notre groupe est une preuve d’ouverture aussi. Moi je ne viens pas du tout du jazz, Philippe ça fait vingt ans qu’il fait du jazz. Les élèves, eux, ont un cursus vraiment jazz mais ils étaient complètement ouverts à une approche électro, super curieux tout en ayant une culture vraiment jazzy. Ils ramenaient même des potes le lendemain pour écouter. Emotionnellement c’était super et musicalement, j’avais les poils jusque-là tous les jours.</p>
<p><strong>En dehors de Nojazz, vous avez des projets personnels ?</strong></p>
<p><strong>HKB Finn :</strong> J’écris pour le théâtre, je chante dans une chorale classique et j’ai mon propre groupe mais j’adore me produire avec Nojazz principalement parce que je me posais cette question : « à quoi ressemblera le jazz du XXIe siècle ? » et Nojazz est une partie de la réponse.</p>
<p><strong>Philippe Balatier :</strong> Je travaille avec un projet flamenco électro, il y a dix danseuses sur scène qui dansent du flamenco sur de la musique électro. C’est une bonne énergie ça aussi. Toutes ces énergies ensemble, ça fait grandir.</p>
<p><strong>Philippe Sellam :</strong> On aime bien apprendre des choses. Travailler avec d’autres gens c’est apprendre à s’adapter. Mais c’est surtout Nojazz qui nous accapare.</p>
<p><strong>Quelle est l’actualité du groupe ?</strong></p>
<p><strong>Philippe Balatier : </strong>On a enregistré un album live au Sunset en avril. On y a joué quatre jours avec un invité différent chaque soir : Jean-Marie Ecay, Andy Emler, Benoît Sourisse, Mangu qui est un rappeur dominicain et Maraca un flûtiste cubain. On est en train de mixer l’album. Après dix ans, on nous demande vraiment du live parce que ce qu’on fait en live et ce qu’on fait sur l’album c’est pas pareil. Donc pour la première fois, on va sortir un vrai album live.</p>
<p><strong>Et quels sont vos projets ?</strong></p>
<p><strong>Philippe Balatier : </strong>On va partir en tournée à la Réunion, Maurice et Madagascar fin septembre.</p>
<p><strong>Philippe Sellam :</strong> Si sur place, on rencontre des gens qui nous plaisent et qui ont quelque chose à dire, quelque soit leur origine musicale, on essaiera de les intégrer ne serait-ce que sur un morceau. Faire un jam, c’est la démarche du jazz.</p>
<p><strong>Merci Nojazz !</strong></p>
<p><strong><a title="Myspace" href="http://www.myspace.com/lesnojazz" target="_blank">Nojazz sur Myspace</a> et sur Facebook<br />
<a title="HKB Finn" href="http://www.hkbfinn.com/" target="_blank">HKB Finn </a>: le site<br />
<a title="Zik'n'blog" href="http://www.ziknblog.com/2011/07/11/nice-jazz-festival-2011-un-3e-jour-ou-jai-choisi-lelectro/" target="_blank">Nice Jazz Festival 2011 : au 3e jour, j’ai choisi l’éléctro</a> : ma chronique du concert</strong></p>
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		<title>Carlinhos Brown à Nice : « C’est la France qui m’a découvert »</title>
		<link>http://www.ziknblog.com/2011/07/16/carlinhos-brown-a-nice-c-est-la-france-qui-m-a-decouvert/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 Jul 2011 08:59:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric_M</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontres - Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Funk]]></category>
		<category><![CDATA[Nice Jazz Festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis quelques années, il est l’emblème de la nouvelle scène brésilienne. Carlinhos Brown est né dans l’une des favelas de Salvador de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-4038" title="Carlinhos Brown - Nice Jazz Festival 2011" src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/njf_090711_carlinhos_brown-300x225.jpg" alt="" width="239" height="180" />Depuis quelques années, il est l’emblème de la nouvelle scène brésilienne. Carlinhos Brown est né dans l’une des favelas de Salvador de Bahia et, grâce à son sens inné de la musique et à son travail, il est devenu célèbre dans le monde entier. Sa samba modernisée, frottée  au funk, a séduit de Joao Gilberto à Sergio Mendes en passant par Angélique Kidjo et s’entend désormais à Hollywood. Il était le 9 juillet l’invité du Nice Jazz festival : après son fabuleux concert (<a title="Zik'n'blog" href="http://www.ziknblog.com/2011/07/10/nice-jazz-festival-2011-un-2e-jour-blues-et-world-au-top/" target="_blank">lire la chronique</a>), il avait hâte de rencontrer la presse pour partager son bonheur, comme il partage désormais son succès avec les enfants de son quartier natal. Une très belle rencontre.<span id="more-4037"></span></p>
<h4><strong>Bonsoir Carlinhos Brown. Le public vous a adoré ce soir. Et vous comment-avez-vous trouvé le public ?</strong></h4>
<p>Superbe. C’est un public de plage, un public de soleil. La célébration de la musique c’est un tout, le temps qu’il fait compte aussi. Je me suis donné à fond, j’ai même chanté des chansons que je ne connaissais pas bien. C’est un grand plaisir d’être là. Ce festival est toujours très agréable, Nice est une ville très belle. Quand j’ai su qu’on venait ici, j’ai beaucoup remercié parce de l’autre côté de l’océan on parle beaucoup de la crise en Europe. Ce qui me fait venir en Europe, ça n’est pas de l’argent. Je viens ici parce je suis bien accueilli depuis longtemps. Je pense qu’il y a une crise qui ne va jamais toucher les européens, c’est la crise de l’amour. Toutes les crises passent mais l’amour c’est une continuité chez les gens.</p>
<p><strong>Qu’aimez-vous en particulier dans les festivals ?</strong></p>
<p>Je crois qu’aujourd’hui la musique revient à sa forme primitive. Le public veut de plus en plus retrouver ce qui est inédit. Aujourd’hui la distribution des disques est difficile et même les nouveaux médias ne s’occupent pas de faire connaître la musique qui se fait dans le monde. Les festivals sont importants car ils permettent encore d’apporter la nouveauté au public.</p>
<p><strong>Que représente la France pour vous ?</strong></p>
<p>Je suis très reconnaissant vis-à-vis de la France car ce sont les français qui ont découvert le talent que j’avais pour la musique. Pour la promotion de mon premier disque, ma première tournée en France a été très importante. Avec la culture française, j’ai appris l’opportunité et le développement artistique et aujourd’hui, je suis un artiste mondialement reconnu. Beaucoup de grandes choses se sont passées pour moi en France. J’ai rencontré Johnny Hallyday, Etienne Roda-Gil et même l’écrivain Jorge Amado. Un jour, je déjeunais avec le journaliste Rémi Capa. On m’a servi une salade de chèvre chaud et jusqu’à aujourd’hui ça reste pour moi une des meilleures choses de la cuisine française. J’en ai mangé trois et à la troisième, j’ai vu Jorge Amado. J’ai prévenu Rémi et il m’a dit : <em>(il l’imite)</em> « oui, Jorge Amado habite ici ». Alors je suis allé parler à Jorge Amado. Je lui ai embrassé les mains – il n’a pas aimé – mais résultat, plus de vingt-cinq ans après, sa petite fille Cecilia Amado, qui est réalisatrice, m’a confié toute la bande sonore de son film <em>Capitaines des sables</em>.</p>
<p><strong>Ca n’est pas votre seule collaboration pour le cinéma.</strong></p>
<p>Cette année, j’ai eu la chance de faire des bandes sonores pour Hollywood. Il y a d’abord eu le film d’animation <em>Rio</em> de Carlos Saldanha. J’ai écrit sept chansons et parmi elles un standard qui s’appelle <em>Ararinha</em>. Et il y a quelques semaines, la Fox m’a demandé d’écrire pour l’Oscar.</p>
<p><strong>Est-ce James Brown qui vous a inspiré votre pseudonyme ?</strong></p>
<p>Pendant longtemps j’ai pensé que oui mais depuis j’ai découvert un Henry Box Brown. Il vivait en Virginie aux Etats-Unis. C’était un esclave qui avait acheté la liberté de la femme qu’il aimait. Mais elle a été envoyée dans un autre marché d’esclaves en Caroline du Nord. Pour gagner sa liberté, il a alors quitté la Virginie la tête à l’envers dans un colis postal, une boîte en bois qui contenait un litre d’eau et douze bananes. C’est pour ça qu’on l’appelle Box Brown. C’est lui qui a créé la pensée afro-américaine. Il n’acceptait pas l’Amérique telle qu’elle était, il voulait aussi une Amérique des afro-descendants. Je m’apparente beaucoup à la musicalité de James Brown mais cette histoire de liberté et d’amour me ressemble davantage.</p>
<p><strong>L’amour est-il l’un des thèmes principaux de vos chansons ?</strong></p>
<p>Oui mais pas seulement l’amour d’un homme pour une femme. C’est l’amour d’une façon plus générale. Je n’ai pas été à l’école longtemps, je n’ai pas étudié la littérature donc j’écris plutôt ce que je ressens.</p>
<p><strong>Votre musique est très basée sur les percussions. C’est important pour vous ?</strong></p>
<p>La percussion la plus importante pour moi c’est la mélodie. C’est dans la mélodie que je joue le mieux la percussion. Les rythmes africains font partie de l’inconscient collectif et en étant né dans un pays d’une telle diversité de rythmes, j’ai fini par absorber tout ça.</p>
<p><strong>Comment vivez-vous ce succès qui est le vôtre ?</strong></p>
<p>Moi qui suis sorti d’un milieu démuni, en-dessous du seuil de pauvreté, et qui suis maintenant dans une très bonne situation, il faut que je puisse transmettre ça. Mais mon pays profite très peu de moi pour ça. Je ne vais pas mettre la faute sur le pays, c’est une république naissante qui vient de vieilles dynasties. Etre un dirigeant au Brésil c’est très difficile car on dit tout de suite : « c’est le roi de ceci ou de cela ». Cela dit je suis content d’avoir maintenant une femme à la présidence et j’aime beaucoup ce que Lula a fait avant aussi.</p>
<p><strong>Parlez-nous de votre expérience dans votre communauté de Candeal.</strong></p>
<p>C’est le lieu où je suis né. L’histoire de Candeal est simple : l’endroit est né dans le contexte du trafic d’esclaves au Brésil. Deux sœurs de Côte d’Ivoire ont été prises en tant qu’esclaves. Il se trouve que la troisième sœur était une reine là-bas. Elle s’est inscrite au Brésil en tant que bonne dans une maison pour pouvoir racheter ses deux sœurs. Elle ne les a pas trouvées donc elle a acheté ce quartier qui s’appelle Candeal. De ce que je me rappelle, Candeal se trouvait dans la même situation sociale qu’au XVIIe siècle : sans eau courante, sans réseau d’égouts, sans éducation, avec des moustiques partout. Depuis, j’ai eu l’opportunité de faires des écoles, des maisons, des animations culturelles. Grâce à notre association internationale, nous avons pu mettre gratuitement à l’école 2500 enfants et on travaille avec près de 6000 familles. Ca a commencé il y a déjà trente ans et c’est un succès. Mais il vaut mieux que vous alliez là-bas un jour pour connaître ce projet et voir la réalité de près.</p>
<p><strong>J’espère pouvoir le faire. Merci beaucoup Carlinhos Brown !</strong></p>
<p><a title="Carlinhos Brown" href="http://carlinhosbrown.com.br/en/music/" target="_blank">Carlinhos Brown</a> : le site officiel en anglais<br />
<a title="Zik'n'blog" href="http://www.ziknblog.com/2011/07/10/nice-jazz-festival-2011-un-2e-jour-blues-et-world-au-top/" target="_blank">Nice Jazz Festival 2011 : un 2e jour blues et world au top</a> : ma chronique du concert de Carlinhos Brown<br />
<em>Merci au traducteur présent lors de l&#8217;interview!</em></p>
<img src="http://www.ziknblog.com/?ak_action=api_record_view&id=4037&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Gotan Project : « C’est très réducteur de nous définir comme du tango électro »</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 16:06:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric_M</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontres - Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[Gotan Project]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[tango]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi 30 avril, Gotan Project était en concert à guichet fermé au Palais des Festivals de Cannes. En 2001, La revancha del [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-2505" title="Gotan Project par Prisca Lobjoy" src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/gotan_project_2010-300x191.jpg" alt="" width="233" height="150" />Vendredi 30 avril, Gotan Project était en concert à guichet fermé au Palais des Festivals de Cannes. En 2001, <em>La revancha del tango</em> créait un style de tango jamais entendu encore. Le succès a été fulgurant et planétaire. Aujourd’hui, le trio sort son troisième album, <em>Tango 3.0</em> avec un son encore plus riche et métissé. Quelques heures avant le début de leur concert, le français Philippe Cohen Solal, le suisse Christoph H. Müller et le guitariste argentin Eduardo Makaroff au délicieux accent portaient déjà avec classe costume rayé et feutre. Avec beaucoup de gentillesse, ils nous ont présenté l’histoire de leur musique, son évolution jusqu’au nouvel album et le contexte culturel qui l’accompagne. Car, effectivement, Gotan Project ne se réduit pas à un groupe électro.<span id="more-2504"></span></p>
<p><strong>Bonsoir à tous les trois. Dès votre premier album en 2001, votre mélange inédit de tango et de musique électronique a connu un succès extraordinaire. Tout le monde s’accorde à dire que vous avez contribué à ramener le tango sur le devant de la scène.<br />
Eduardo :</strong> On ne va pas le nier mais le tango a une très longue histoire. C’est une des grandes musiques du XXe siècle, on le compare au jazz. Le jazz est né dans les rives du Mississipi et le tango est né dans les rives du Rio de la Plata. La rencontre multiculturelle entre les africains d’Argentine et les immigrés venus d’Europe, des italiens, des espagnols et des juifs de l’Europe de l’est a provoqué la naissance d’une musique métissée qui est devenue de plus en plus riche, avec des orchestres et a évolué vers la musique classique. Il y a eu le tango-chanson, Carlos Gardel, les grands bandonéonistes, toute une longue histoire qui monte deux-trois marches avec Astor Piazzolla. C’est aussi un classique qu’on étudie dans les conservatoires du monde entier.</p>
<p><strong>Cette nouvelle forme du tango, vous l’avez créée non pas en Argentine mais en France.<br />
Philippe :</strong> Paris est considérée comme la deuxième capitale du tango. Le tango a été présent en France depuis le début de son histoire. Il est parti d’Argentine mais il allé très vite en France. Il a eu beaucoup de succès et il revenu en Argentine avec le chic de Paris. C’est à ce moment-là qu’il a été accepté par l’aristocratie et la bourgeoisie argentine. Depuis, ce ne sont que des allers-retours incessants entre Paris et Buenos Aires. Même dans les chansons de Brel ou de Ferret, il y a des tangos. Le tango a toujours été présent en France mais ça n’est pas exactement le même. Le tango dont on parle nous, c’est le tango argentin qui est plus groovy si on peut dire.</p>
<p><strong>Comment expliqueriez-vous la différence entre le tango argentin et le tango en France ?<br />
Eduardo :</strong> Comme toutes les grandes musiques, chacun s’est approprié le tango. C’est la même chose pour le rock : en Argentine on fait du rock mais j’imagine que pour un anglais, ça peut sonner bizarre. C’est de l’imitation mais on s’en empare sincèrement pour s’exprimer. En France, j’ai travaillé dans les dancings et j’ai dirigé l’orchestre du dancing de la Coupole. Donc j’ai côtoyé beaucoup d’accordéonistes qui étaient de très bons musiciens mais qui avaient une approche d’étrangers à ce qui est notre musique. C’est comme une langue. Vous entendez mon accent ? C’est un peu comme un tango avec l’accent français.</p>
<p><strong>Peut-on dire que le tango electronico a permis de ramener la jeunesse vers le tango, notamment en Argentine ?<br />
Eduardo :</strong> Tout à fait mais pas seulement le tango electronico. On a été un peu le catalyseur de tout un mouvement de gens qui ont essayé de faire la même chose avec les beats électroniques. Je suis argentin et j’essaie de faire connaître l’histoire du tango qui a été un peu oubliée par les nouvelles générations. Mais de plus en plus ça renaît car il y a de plus en plus de gens qui aiment apprendre la danse. En Argentine, c’est une danse très sensuelle, différente de celle d’ici, très compliquée mais qui attire beaucoup de gens maintenant. Il y a de plus en plus de milongas, ces bars-tangos, un peu partout dans le monde. Et en plus de la danse, il y a une scène tango assez généralisée avec les jeunes joueurs de bandonéon, les orchestres, les gens qui prennent la succession de Piazzolla, de nouveaux chanteurs et chanteuses. Ca bouge beaucoup. Le tango prend un nouveau souffle et ça se fait dans une rencontre avec les autres cultures.</p>
<p><strong>Comment Gotan Project est-il né ?<br />
Christoph</strong> : Avec Philippe, on était juste parti sur l’idée de faire évoluer notre musique électronique, qu’on développait depuis quelques années. De son côté, Eduardo, qui venait du tango, voulait aussi faire évoluer sa musique. On a donc fait une nouvelle proposition pour le tango mais ça a commencé de manière très underground. C’était pas du tout un concept sur le papier destiné à cartonner. Quand on s’est mis en studio tous les trois, on n’osait même pas composer. On a commencé par un premier morceau de Piazzolla qui est une idole pour nous trois. Ca n’a pas marché tout de suite et d’une certaine manière il a fallu qu’on casse un peu le tango, trafiquer le son du bandonéon, pour ne pas rester dans le classique. Puis on a réussi à trouver quelque chose qui nous a vachement surpris et qui a commencé à nous plaire. Et on continué dans cette veine. Mais autour de nous il y avait beaucoup de sceptiques.</p>
<p><strong>Qui vous a soutenu à ce moment-là ?<br />
Eduardo :</strong> Dès le départ, les grands musiciens de tango qui sont à Paris ont adhéré. Depuis le début, on collabore avec Gustavo Beytelmann qui est une pointure, un grand pianiste et un grand compositeur. C’est peut-être le musicien argentin le plus important qui vit en Europe. Il joue du piano, il arrange les cordes et, pour ce dernier album, les cuivres aussi. Puis il y a Nini Flores, le bandonéoniste. C’est un génie très connu dans le milieu du tango mais pas dans le grand public. Ces gens-là font partie de notre musique et ce sont des gens qui viennent directement du tango.</p>
<p><strong>Comment votre carrière a-t-elle décollé ?<br />
Philippe :</strong> C’est parti de Londres avec un DJ de la BBC qui s’appelle Giles Peterson. Il a un show qui s’appelle le Worldwide Show et qui est diffusé dans plein de pays, par exemple en France sur Radio Nova, à Los Angeles ou Tokyo. C’est le premier à avoir joué la musique de Gotan Project en 1999, deux ans avant la sortie de l’album. Il a énormément aidé à diffuser notre musique partout. Après la sortie de notre album, les premiers pays à avoir réagi ont été l’Italie, le Portugal, l’Autriche et la France un peu plus tard quand on a eu la Victoire de la musique. Au Portugal, on venait de sortir notre premier album et on a eu une couverture de presse que Madonna n’aurait pas pu dépasser. On avait la une des quotidiens et des magazines alors qu’en France pas encore. Là, on vient d’avoir au bout de dix ans, la une de Libé. C’est génial mais ça prend plus de temps. C’est un plus grand pays aussi.</p>
<p><strong>Comme expliquez-vous ce décalage ?<br />
Eduardo :</strong> On ne sait jamais pourquoi. Il y a des pays qui sont hispanophones et où ça ne marche pas autant qu’on pourrait s’y attendre. C’est vrai aussi pour le Japon par exemple où le tango traditionnel marche pourtant très bien.<br />
<strong>Christoph :</strong> Il y a des endroits qui sont plus friands de nouveautés que d’autres. C’est le cas en Angleterre. En France, le public est plus conservateur au départ mais après s’enthousiasme énormément et reste très fidèle.</p>
<p><strong>Vous sortez votre troisième album intitulé Tango 3.0. Ce titre signifie-t-il que vous souhaitez faire passer le tango dans une nouvelle ère ?<br />
Philippe :</strong> Ce titre réunit deux idées assez antinomiques, le tango qui est une musique très ancienne et le 3.0 qui est dans l’avenir de la communication web et qui est encore inconnu. On voulait symboliser la rencontre du passé et du futur à travers la musique du présent qu’on essaie de faire. Je pense que c’est très réducteur de définir notre musique comme du tango électro. On a changé la forme du tango grâce à de l’électronique mais la musique de Gotan Project englobe aussi beaucoup d’autres musiques à l’intérieur. Dans notre nouvel album, on a introduit d’autres musiques comme le blues, le jazz ou même la roots music américaine comme le bluegrass dans des ambiances très musique de film comme toujours. Les gens reconnaissent notre son très vite mais chaque album est une évolution par rapport au précédent.<br />
<strong>Christoph :</strong> C’est l’idée de mutation. Le tango avait atteint un niveau musical très très élevé avec un répertoire énorme. Dans la théorie de l’évolution, on explique que l’évolution peut se faire lentement ou par des mutations spontanées. D’une manière, c’est ce qu’on a fait en introduisant les rythmiques électroniques ou le dub et on continue de le faire en introduisant de nouveaux éléments qui font des ponts, des parallèles entre divers styles ou divers lieux géographiques. C’est aussi ce qui nous fait plaisir, l’expérimentation, la découverte et à chaque fois nous surprendre nous-mêmes par le résultat.</p>
<p><strong>Pour faire du tango, il y a tout de même des contraintes à respecter ?<br />
Eduardo :</strong> Comme tous les styles de musique, le tango se définit par un rythme très caractéristique, avec un sous-rythme, une harmonie et un swing pour jouer un certain type de mélodie. C’est la matière avec laquelle on fait notre musique. On n’essaie pas forcément de sortir de là mais, dans ce nouvel album, le premier morceau, <em>Tango Square</em>, c’est déjà un blues comme on peut le jouer à la Nouvelle Orléans. Il y a des lois harmoniques dans le tango. Il faut savoir les connaître, il faut savoir les manager pour pouvoir aller au-delà.</p>
<p><strong>A part le strict côté musical, que peut-on trouver dans cet album ?<br />
Philippe :</strong> Avec Gotan Project, on essaie de parler du tango dans sa globalité : la musique, la danse et l’aspect visuel mais aussi la culture tango. La littérature par exemple : dans cet album, il y a un hommage à Julio Cortazar, un grand écrivain argentin. Par un hasard incroyable, il habitait puis est mort dans l’immeuble du XXe arrondissement de Paris où on a créé Gotan Project et où on fait notre musique depuis dix ans. L’aspect politique est présent aussi dans notre musique depuis le premier album à travers les voix de Che Guevara qui est argentin ou d’Eva Peron. On parle de la dictature qui a eu lieu en Argentine, pas de façon engagée mais pour nous c’était impossible de parler du tango sans parler de ce qu’il y avait derrière le tango. En Argentine, il y a tout un peuple avec une histoire et une culture incroyables, une littérature incroyable, un cinéma incroyable. On s’intéresse à tout ça et on essaie d’intéresser à tout ça. On emmène notre public dans un voyage imaginaire entre Paris et Buenos Aires.</p>
<p><strong>Le premier extrait, <em>La Gloria</em>, évoque même un match de foot !<br />
Eduardo :</strong> On a fait appel à Victorio Morales. C’est un commentateur de foot uruguayen qui travaille en Argentine depuis quelques décennies. C’est peut-être le plus important d’Amérique latine. C’est un journaliste radio très pointu qui a une émission tous les matins sur Radio Continental où il parle aussi de politique. Et il a d’autres émissions sur la musique classique, l’opéra. C’est un véritable personnage de la scène argentine. C’était pour nous un honneur qu’il se prête à une collaboration plutôt ludique. C’est un match imaginaire entre les musiciens avec qui on enregistre et nous-mêmes. On se passe la balle, Morales dit quelques mots sur chacun d’entre nous et le but, ça n’est pas goal mais go-tan.</p>
<p><strong>Ces femmes nues sur la pochette du dernier album évoquent la sensualité du tango.<br />
Philippe :</strong> Ces corps forment le mot GOTAN d’un côté et de l’autre le mot TANGO, gotan étant un mot du verlan qu’on parle en Argentine, peut-être plus qu’en France. Ces 5 lettres sont faites par des femmes nues. Sur la pochette de notre premier album, <em>La revancha del tango</em>, le nom Gotan Project était tatoué sur un torse. Déjà on voulait parler de l’aspect charnel du tango. La danse a un aspect charnel évident. Il s’agit d’un homme et d’une femme qui dansent très très proches d’où le côté sensuel de la musique. Mais à travers la pochette du nouvel album, on voulait plus parler du côté érotique du tango. Un nombre incroyable de gens nous ont dit que notre musique était la bande-son idéale pour faire l’amour. Je vous conseille d’essayer en tout cas. Et on attend les bébés Gotan ! C’est une femme qui a fait cette pochette, elle s’appelle Prisca Lobjoy. C’est une artiste qui fait tous nos visuels, les vidéos, les clips et c’est bien que l’aspect érotique du tango soit dit par une femme et pas par un homme, ce qui serait peut-être plus machiste. Sur scène, la femme est très présente. On essaie d’éviter les clichés musicaux et visuels du tango mais aussi ceux de la musique électronique. Il ne s’agit pas d’un spectacle de VJ habituel.</p>
<p><strong>De quoi sont faites ces projections sur scène ?<br />
Christoph :</strong> C’est Prisca qui fait ces vidéos pour nous : ce que j’aime, c’est que ça n’est ni une illustration de notre musique ni non plus un film à part. Elle fait une sorte d’écriture parallèle qui est liée à notre musique mais qui a sa propre vie, qui raconte sa propre histoire qui n’est pas forcément celle du morceau. Ca rajoute un autre niveau à notre musique qui a déjà plusieurs niveaux de lecture. Dans notre spectacle, ça emporte les gens ailleurs.</p>
<p><strong>Quelle place le cinéma tient-il dans votre travail ?<br />
Philippe :</strong> C’est très important. Ici à Cannes, on sent les prémisses du Festival. On est inspiré par des films ou des réalisateurs. Dans le nouvel album, le morceau <em>De hombre a hombre</em> est directement inspiré par l’univers de David Lynch. On vient tous les trois de la musique de film même si on n’en a jamais fait ensemble. C’est peut-être pour cela que notre musique est très cinématographique et qu’on se retrouve autant dans des films, à Hollywood ou dans des séries formidables comme Sex &amp; the City, Nip/Tuck, Six feet under ou récemment dans Dexter. Ca vient peut-être du fait que le tango fait partie de l’ADN collectif, dans le monde entier mais nous on a amené le tango vers une abstraction grâce à l’électronique. La musique acoustique a un côté réaliste tandis que la musique électronique a un côté abstrait parce que ce que vous entendez a été transformé grâce à la technologie. Je crois que c’est ce qui ouvre l’imagination.</p>
<p><strong>Combien êtes-vous sur scène ?<br />
Christoph :</strong> On est sept sur scène. Il y a une sorte d’orchestre tango, piano, bandonéon, une musicienne multi-instrumentiste qui joue du violon, de la trompette et du violon-cornet qui est une sorte de violon avec une corne de vieux gramophone et qui sonne un peu comme ça. Eduardo joue de la guitare, Philippe et moi nous faisons la partie électronique. Il joue aussi des guitares électriques et moi des claviers. Et une chanteuse interprète nos morceaux.</p>
<p><strong>Vous êtes au tout début d’une tournée internationale. Au début du mois, vous avez même joué en Russie.<br />
Philippe :</strong> On a joué à Saint-Pétersbourg dans un grand amphithéâtre un peu stalinien avec un public très attentif qui découvrait un album qui n’était pas encore sorti et qui a été conquis. Ensuite, on a fait un concert à Moscou devant 3000 personnes dont 90% étaient en train de danser. Les 10% restants étaient des apparatchiks qu’on voyait assis à des petites tables avec des petites lumières et qui avaient dû sûrement payer très cher leur billet. C’est incroyable le succès de Gotan Project et les salles combles qu’on fait partout : à Brasilia, on a joué devant 16000 personnes, à Hollywood Bowl à Los Angeles devant 17000 personnes. Tout ça, c’est des moments incroyables car comme le disait Christophe, c’est parti d’un truc totalement souterrain. On penserait que notre disque intéresserait deux mille personnes, il en a intéressé deux millions. C’est une énorme surprise qu’on peut expliquer par la force du tango et peut-être son alliage avec la musique électronique.</p>
<p><strong>Ce soir à Cannes, on peut dire que c’est la première vraie date française de votre tournée.<br />
Philippe :</strong> On vient de faire ce qu’on appelle une résidence. On a passé une semaine au Carré Bellefeuille à Boulogne où on a joué devant un public d’abonnés. On a aussi joué à France Inter mercredi au studio 104. C’était un concert en public mais un concert radio. Ca c’est super bien passé. On n’a pas réalisé mais c’est vrai que c’est notre premier vrai concert en France. Vous nous mettez la pression !</p>
<p><strong>Désolé mais ça n’était pas mon but ! Je vous souhaite un très bon concert !</strong></p>
<p><strong><a title="Palais des Festivals de Cannes" href="http://www.palaisdesfestivals.com" target="_blank">Palais des festivals de Cannes</a><br />
<a title="Gotan Project" href="http://www.gotanproject.com" target="_blank">Gotan Project</a></strong>, site officiel</p>
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		<title>Rencontre #ZikMtl le mardi 26 janvier 2010 à 18h au café Santropol</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 14:46:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sincever</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Événement sur la musique]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres - Entrevues]]></category>
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		<description><![CDATA[La deuxième rencontre #ZikMtl (YulZik #2) a pour but de se rassembler et de parler musique autour d’un verre (ou plusieurs). Ce n’est pas un Yulbiz, ni un Yulblog, ni un IdentityCamp, … C'est un ZikMtl (YulZik) et le thème, c'est la MUSIQUE!!!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/cafe_santropol.jpg"><img src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/cafe_santropol-150x150.jpg" alt="" title="cafe_santropol" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-2036" /></a>La deuxième rencontre #ZikMtl (YulZik #2) a pour but de se rassembler et de parler musique autour d’un verre (ou plusieurs). Ce n’est pas un <a href="http://www.yulbiz.org" target="_blank" title="blogue des rencontres yulbiz">Yulbiz</a>, ni un <a href="http://www.yulblog.org" target="_blank" title="blogue des rencontres yulblog">Yulblog</a>, ni un <a href="http://quebec.identitycamp.org" target="_blank" title="blogue des rencontres idcamp">IdentityCamp</a>, … C&#8217;est un ZikMtl (YulZik) et le thème, c&#8217;est la MUSIQUE!!! <span id="more-2029"></span></p>
<h2>Où cela se passe t&#8217;il?</h2>
<p>Le lieu change d&#8217;une rencontre à une autre.</p>
<div align="center"><b>26 janvier 2010 de 18:00 à 21:00<br />
Lieu : <a href="http://www.santropol.com" target="_blank" title="site du café">Café Santropol</a> &#8211; 3990 rue St-Urbain (coin St-Urbain/Duluth) à Montréal</b><br />
Situé dans un rayon de 15 minutes de marche des stations de métro Sherbrooke et Mont-Royal (ligne orange)</div>
<p>Faîtes-nous des suggestions de lieux et de dates faciles à retenir (dates qui ne coïncident pas avec d&#8217;autres événements : ex yulbiz = dernier mardi du mois &#8211; j&#8217;ai fait l&#8217;erreur ce mois-ci!).</p>
<h2>Qui vient à ce type de rencontre?</h2>
<p>On peut y rencontrer des mélomanes, des artistes, des maisons de disque, des spécialistes en marketing musique, &#8230; Tout le monde qui s&#8217;intéresse à la musique est le bienvenu! </p>
<h2>Qu&#8217;est ce qu&#8217;on y fait?</h2>
<p>On parle d&#8217;industrie musicale, on partage des points de vue, des nouveaux sites influents, &#8230; autour d&#8217;un verre!<br />
Ce mois-ci, je vais inviter les personnes à se présenter, je vais tenter d&#8217;enregistrer en audio et je tenterais d&#8217;obtenir l&#8217;avis de chacun concernant une des propositions de la <a href="http://www.numerama.com/magazine/14815-mission-zelnik-les-principales-propositions-du-rapport.html" target="_blank" title="rapport">mission Zelnik</a> en France à savoir la création d&#8217;une &laquo;&nbsp;carte musique jeune&nbsp;&raquo; payé de moitié par le gouvernement pour soutenir le téléchargement légal. Faut il contrer le piratage?</p>
<h2>D&#8217;où ça vient?</h2>
<p>L&#8217;idée est venue lorsque, au dernier <a href="http://www.podcampmontreal.org" target="_blank" title="événement annuel">Podcamp Montréal</a> dont j&#8217;ai participé à l&#8217;organisation et invité des personnes fortes intéressantes pour un panel de musique 2.0, j&#8217;ai remarqué qu&#8217;il y avait beaucoup a dire et que le temps du panel était bien trop court!</p>
<h2>Ce type de rencontre vous intéresse?</h2>
<p>Rejoignez le groupe <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=64540640147" target="_blank" title="Groupe Facebook ZikMtl">Facebook</a> vous serez invités aux prochaines rencontres et proposez vous aussi des sujets pour les futures rencontres.</p>
<p>Nous vous invitons à utiliser le tag #ZikMtl dans <a href="http://www.twitter.com/ziknblog" target="_blank" title="Page Twitter de Ziknblog">Twitter</a> pour propager la nouvelle!</p>
<p><strong><em>Mise à jour le 27 janvier 2009</em></strong></p>
<h2>Bilan de la soirée</h2>
<p>Étaient présents (par ordre d&#8217;arrivée sauf moi à la fin!) :</p>
<div class="avancer">
<ul>
<li><a href="http://www.twitter.com/MarieMartineB" target="_blank" title="son twitter">Marie-Martine Bédard</a>, <a href="http://www.zerocarbonmusic.com" target="_blank" title="son projet">ZeroCarbonMusic</a></li>
<li><a href="http://www.twitter.com/iconoclaste" target="_blank" title="son twitter">Jean-Robert Bisaillon</a>, <a href="http://www.iconoclaste.ca" target="_blank" title="son site web">Iconoclaste</a></li>
<li><a href="http://twitter.com/le_jack" target="_blank" title="son twitter">Yves Jacquier (aka Le Jack)</a>, <a href="http://www.le-jack.com" target="_blank" title="sa page web artiste">Artiste</a></li>
<li><a href="http://www.twitter.com/jazzboymontreal" target="_blank" title="son twitter">Claude Thibault</a>, <a href="http://www.sortiesjazznights.com" target="_blank" title="son magazine en ligne">SortiesJazzNights</a></li>
<li><a href="http://www.twitter.com/joplam" target="_blank" title="son twitter">Josée Plamondon</a>, <a href="http://www.joseeplamondon.com" target="_blank" title="son blogue">Sérendipité</a></li>
<li>Moi-même : <a href="http://www.twitter.com/sincever" target="_blank" title="son twitter">Caroline Fontaine</a>, <a href="http://www.twitter.com/ziknblog" target="_blank" title="son twitter">Zik&#8217;n'Blog</a> que vous lisez actuellement!</li>
</ul>
</div>
<p>Nous avons pas mal suivi les sujets que j&#8217;avais prévu de traiter et nous avons discuté sur l&#8217;avenir des rencontres #ZikMtl que nous avons à l&#8217;unanimité décidé de renouveler chaque mois : Une date fixe que je dois vérifier avant de vous l&#8217;annoncer, et un thème par mois!</p>
<div align="center"><img src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/zikmtl260110.jpg" alt="" title="zikmtl260110" width="500" height="400" class="alignnone size-full wp-image-2045" /></div>
<img src="http://www.ziknblog.com/?ak_action=api_record_view&id=2029&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Émission de Musique &#8211; nouveau rendez-vous podcast vidéo</title>
		<link>http://www.ziknblog.com/2010/01/06/lemission-de-musique-nouveau-rendez-vous-podcast-video/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 17:56:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sincever</dc:creator>
				<category><![CDATA[Podcast / Baladodiffusion]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres - Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[lemissiondemusique]]></category>
		<category><![CDATA[video]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai découvert L&#8217;Émission de Musique totalement par hasard et j&#8217;ai tout de suite été séduite! Sur Facebook, l&#8217;émission est décrite comme ceci [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/lemissiondemusique.jpg" alt="lemissiondemusique" title="lemissiondemusique" width="300" height="300" class="alignnone size-full wp-image-1994" />J&#8217;ai découvert L&#8217;Émission de Musique totalement par hasard et j&#8217;ai tout de suite été séduite! Sur Facebook, l&#8217;émission est décrite comme ceci :</p>
<blockquote><p>Décalée, énervée, arrachée, nulle, bien, pas mal, ridicule ou au top, L&#8217;émission de musique en montre pour tous les goûts.</p></blockquote>
<p>Hébergé <a href="http://www.vimeo.com/8387546" target="_blank" title="site de vidéo hébergeur">chez Vimeo</a>, L&#8217;Émission de Musique n&#8217;est pas un vrai podcast puisque nous n&#8217;avons pas de flux RSS. Dommage que l&#8217;on ne puisse pas s&#8217;abonné via itunes non plus mais cela n&#8217;enlève en rien l&#8217;efficacité de l&#8217;émission&#8230; L&#8217;émission de Musique risque de perdre des fans à cause de cela. Faut juste penser à aller sur le site officiel ou à s&#8217;abonner sur Vimeo si vous êtes un partisan! <span id="more-1995"></span></p>
<p>Je vous propose ici l&#8217;annonce de lancement du podcast et vous laisse vous rendre <a href="http://www.lemissiondemusique.com" target="_blank" title="site officiel">sur le site</a> pour découvrir le premier potcast! </p>
<div align="center"><object width="400" height="300"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8387546&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=e01094&amp;fullscreen=1" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8387546&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=0&amp;color=e01094&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="400" height="300"></embed></object></div>
<img src="http://www.ziknblog.com/?ak_action=api_record_view&id=1995&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Rencontre #ZikMtl le 18 décembre 2009 à 18h au Belmont</title>
		<link>http://www.ziknblog.com/2009/12/19/rencontre-zikmtl-le-18-decembre-2009-a-18h-au-belmont/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 23:19:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sincever</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Événement sur la musique]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres - Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[diGitum]]></category>
		<category><![CDATA[yulzik]]></category>
		<category><![CDATA[zikmtl]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le temps que je voulais organiser une petite rencontre, histoire de revoir de bons amis, de rencontrer ceux que je ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le temps que je voulais organiser une petite rencontre, histoire de revoir de bons amis, de rencontrer ceux que je ne connais que via le web, ou encore de mieux connaitre ceux que je n&#8217;ai pas rencontrés souvent et surtout, pour remplacer le virtuel au physique !!! Et bien c&#8217;est le moment, juste avant noël, qu&#8217;en dites vous ?</p>
<p>Le but est de se rassembler et de parler musique autour d&#8217;un verre (ou plusieurs). Ce n&#8217;est pas un yulbiz, ni un yulblog, ni un barcamp, &#8230; Le thème, c&#8217;est la MUSIQUE!!! <span id="more-1872"></span></p>
<p>Ça se passe :</p>
<div align="center">18 décembre 2009 de 18:00 à 21:00<br />
Lieu : Le Belmont sur le Boulevard (4483 St-Laurent à Montreal, QC)</div>
<p>Le tag a utiliser dans twitter est #ZikMtl, n&#8217;hésitez pas à inviter vos amis!</p>
<p>Si ce type de rencontre vous intéresse, rejoignez le groupe <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=64540640147" target="_blank" title="goupe facebook">facebook</a> vous serez invités aux prochaines rencontres et proposez vous aussi des rencontres avant un show!!!</p>
<p>Nous pourrons ensuite finir la soirée au Club Lambi (4465 St-Laurent) pour le <a href="http://www.facebook.com/event.php?eid=184401351541" target="_blank" title="spectacle">show de mon ami diGitum</a> qui suivra (n&#8217;ayez pas peur de la vidéo, il n&#8217;est pas méchant!).</p>
<div align="center"><object width="560" height="340"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/4am34s23ZcE&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/4am34s23ZcE&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="340"></embed></object></div>
<img src="http://www.ziknblog.com/?ak_action=api_record_view&id=1872&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Clarika &#171;&#160;Moi en vrai&#160;&#187; : Un disque en mieux&#8230;</title>
		<link>http://www.ziknblog.com/2009/11/09/clarika-moi-en-vrai-le-disque-en-mieux/</link>
		<comments>http://www.ziknblog.com/2009/11/09/clarika-moi-en-vrai-le-disque-en-mieux/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 10:22:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bidibule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Artistes Incontournables]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres - Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[clarika]]></category>

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		<description><![CDATA[En 5 albums et quelques années, Clarika s’est fait un nom. Souvent étiquetée pionnière de la nouvelle scène française, elle vient défendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/clarika.jpg" alt="Clarika moi en vrai" />En 5 albums et quelques années, Clarika s’est fait un nom. Souvent étiquetée pionnière de la nouvelle scène française, elle vient défendre son dernier album « Moi en mieux » sur scène pour le plus grand bonheur d’un public toujours plus large. L’équipe de Zik&#8217;n'Blog s’est invité sur l’une des dates, le temps d’un concert et d’un interview…</p>
<p><strong>« Moi en vrai » c’est le nom de cette tournée</strong> qui mènera l’artiste  jusqu’au Palace fin 2010. Un nom en réponse à celui de l’album « Moi en mieux ». Nous faisions partie des « Clarikonvaincus » depuis la sortie du disque, nous attendions donc avec impatience le pendant scénique de l’édifice. Impatience récompensée puisque « Moi en vrai » tient une à une toute ses promesses.<span id="more-1813"></span> L’univers musical sculpté par <a href="http://www.myspace.com/iamclarika" target="_blank" title="Page MySpace">Clarika</a> et Nyssen prend sur les planches une dimension supplémentaire. Un dialogue entre énergie et poésie visuelle, le tout baigné dans un humour décalé et un éclairage somptueux. Et puisque « this is a man world », l’artiste s’est entouré de quatre garçons multi-instrumentistes. Histoire de faire rimer la finesse des textes avec un plaisir musical coupable. Quatre princes charmants pour une princesse barrée. Voilà donc le programme de « Moi en vrai »… À moins que cela ne soit tout simplement « Le disque en mieux ». Si Clarika passe par chez vous, je crains que le déplacement soit indispensable…</p>
<p>Il y a des jours où tout va mal dans la vie d&#8217;un artiste blogueur et puis des jours où on a la chance de rencontrer quelqu’un dont on aime beaucoup les chansons. Quelqu&#8217;un qui en plus s’autorise à être sympathique, naturelle, intéressante et jolie. Bref une artiste en mieux. Une fois n’est pas coutume, C&#8217;est Clarika qui m’a reçu dans sa loge et sur son canapé à elle, ce à quelques heures d’un concert. Elle nous livre sa vision de la chanson, de la musique&#8230; et de ce qu’elle a bien mérité.</p>
<div align="center"><object width="480" height="365"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8ic1i&#038;related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8ic1i&#038;related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="365" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></div>
<p></p>
<p><strong>Clarika, tu t’es fait un nom en 5 albums. Lorsque tu te retournes pour apprécier ce parcours, cette carrière, qu’est-ce que tu te dis ?</strong><br />
Je ne sais pas si je fais une carrière (rires)&#8230; Quoique c’est vrai c’est un métier&#8230; c’est du plaisir, mais c’est aussi un métier. Après, tout est venu naturellement, petit à petit. Il y a beaucoup de choses qu’on ne maîtrise pas. Mais je garde tout de même l’idée d’une progression. À chaque album, tu vois, j’ai l’impression de toucher plus de gens. À chaque concert, un nouveau public me découvre et ça ne me dérange pas du tout qu’il me découvre maintenant.</p>
<p><strong>Par quelle porte es-tu entrée dans métier ? Quel est le pourquoi de Clarika ? Une phrase m’a étonné en lisant <a href="http://www.telerama.fr/musique/elle-vise-le-coeur,40421.php" target="_blank" title="interview">un interview que tu as donné à Telerama</a> : « Je me suis mis à écrire quand j’ai compris que c’était le meilleur moyen pour monter sur scène. » Tu peux nous en dire plus…</strong><br />
Oui ! Au début, moi je voulais faire du spectacle. Et pour de mauvaise raison peut être, tu vois comme quand tu es jeune et que tu rêves de célébrités (rires). D’ailleurs je ne savais pas si c’était du théâtre, de la chanson ou autre. À cette époque, si un auteur avait débarqué avec des chansons toute faites, je pense que je les aurais chantées.</p>
<p><strong>On te présente souvent comme une pionnière de la nouvelle scène française… Que penses-tu de ce double étiquetage ?</strong><br />
Les journalistes ont besoin d’étiquettes à coller et de mettre les artistes dans des cases. Ça ne me dérange pas plus que ça. Et puis c’est vrai que quand j’ai commencé, il n’y avait pas beaucoup de filles dans la chanson alors que dans les générations d’avant, il y avait des artistes comme <a href="http://www.veronique-sanson.net" target="_blank" title="site officiel">Véronique Sanson</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Barbara" target="_blank" title="wikipedia">Barbara</a>. La plupart du temps c’était même des hommes qui écrivaient pour des femmes. Alors pionnière non, dans les premières, pourquoi pas. Pour l’étiquette « nouvelle scène », c’est très vaste et il y a aussi de très bonnes choses, ça ne me dérange pas non plus.</p>
<p><strong>Tu réalises les défis que les internautes te lancent <a href="http://www.clarika.net/blog/" target="_blank" title="blogue">sur ton blogue</a>… Au passage tu déchires en majorette… Alors est ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ces « défis de Clarika » ? Comment t’es venue l’idée ?</strong><br />
Ah, ce n’est pas moi qui ai eu l’idée. On s’est dit que ça serait pas mal d’essayer de communiquer sur le nouvel album et de jouer autour de son titre « moi en mieux ». Tu sais comme pour faire une sorte de… Buzz. Les gens ont proposés des défis par internet, j’ai quand même choisi ceux qui me plaisaient. Et voilà ! J’en ai réalisé six, le suivant c’était justement de faire de la scène.</p>
<p><strong>Internet justement parlons-en… Ce n’est pas toujours facile pour les artistes d’en parler. Si je te dis téléchargement illégal… Tu me réponds quoi ? Joker ?</strong><br />
Ça ne me dérange pas de dire que je suis contre le téléchargement illégal. Maintenant je suis très consciente qu’il va être difficile de faire machine arrière. Le soucis, c’est que le téléchargement légal et les trucs comme <a href="http://www.deezer.com" target="_blank" title="site de streaming">Deezer</a>, ne rapportent rien à l’artiste. Peut être aux maisons de disque, mais pas à nous.<br />
Le problème avec Internet, c’est qu’on donne accès à tout. En même temps, je trouve que c’est formidable. Comme <a href="http://www.myspace.com" target="_blank" title="site de découverte">Myspace</a>, on peut écouter, voir si ça plait ou pas. Bien sûr qu’il faut l’utiliser pour découvrir. Mais aujourd’hui on transfère des titres sur un ipod, qu’on écoute juste une fois puis on zappe. Quitte à passer pour une vieille conne, je préfère écouter un album dans son intégralité (rires). Je suis attachée à cette continuité entre les titres, l’idée d’ensemble. Aujourd’hui des artistes publient déjà titre par titre. Et je trouve dommage que le concept « album » disparaisse.</p>
<p><strong>J’ai vu que tu étais bien occupée jusqu’en 2010… et Après ?</strong><br />
Je suis vraiment dans un rythme : je fais un album, puis une tournée. Bien sûr que je pense au sixième album, enfin si les conditions sont réunies pour que je puisse le faire. Après il y a l’inspiration qu’on ne maîtrise pas, même si c’est aussi du travail. De toute façon, si j’ai douze ou quinze bonnes chanson, je les présenterai et je les défendrai par n’importe quel moyen.</p>
<p><strong>Si tu avais une vision, un conseil à transmettre à tout ceux qui sont dans un développement artistique ?</strong><br />
Je n’ai pas vraiment de conseil à donner. Je crois qu’il n’y a pas de règle. Par contre, on m’envoie des choses et j’ai l’impression que souvent les artistes en développement veulent aller trop vite, griller des étapes. Ils se montrent trop, font passer trop vite des démos en maisons de disques alors que les projets ne sont pas aboutis. Il y a quand même dans ce métier l’idée de définir un « univers musical » (je sais, c’est assez commun d’appeler ça comme ça). Ça n’empêche pas de faire des concerts ou autres. Mais, tu vois j’ai toujours pris mon temps et j’ai toujours défendu des chansons dans lesquelles je croyais vraiment.</p>
<img src="http://www.ziknblog.com/?ak_action=api_record_view&id=1813&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Your Music Hall en Interview</title>
		<link>http://www.ziknblog.com/2009/10/06/your-music-hall-en-interview/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 07:22:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bidibule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Conseils]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie Musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Outils]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres - Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[label participatif]]></category>
		<category><![CDATA[yourmusichall]]></category>

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		<description><![CDATA[Continuons la tournée des sites dont vous êtes le producteur&#8230; Après AKA MUSIC, retour en France avec : Your Music Hall.  Ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/yourmusic.jpg" alt="" /><strong>Continuons la tournée des sites dont vous êtes le producteur&#8230; Après <a href="http://www.ziknblog.com/2009/09/22/akamusic-linterview/" target="_blank" title="notre autre billet">AKA MUSIC</a>, retour en France avec : <a href="http://www.yourmusichall.com" target="_blank" title="Site officiel">Your Music Hall</a>.  Ce nouveau site de production communautaire est en ligne depuis juin dernier. Nous avons demandé à son fondateur Alain Dopouridis de répondre à nos questions&#8230;</strong><span id="more-1666"></span></p>
<p><strong>Depuis quand existe Your Music Hall et pouvez vous nous expliquer ce qui vous a poussé à proposer un service de production communautaire dans un marché de plus en plus concurrentiel ?</strong></p>
<p>Your Music Hall est en ligne depuis le 4 juin 2009, donc si on laisse de côté les 2 mois d’été (qui sommeillent un peu), c’est tout nouveau.</p>
<p>J’ai eu l’idée de créer un Site à peu près dans le même genre il y a déjà 4/5 ans, et voyant au fil des années que je n’étais pas tout seul à y avoir pensé, j’ai mis mes projets à exécution.</p>
<p>Comme dans chaque économie de marché, plus il y a de monde plus il y a de concurrence. Bien que je ne voie pas les autres labels comme des concurrents mais plutôt comme des partenaires, il est évident qu’à terme tout le monde ne s’y retrouvera peut-être pas. Même si le succès de chacun aidera au succès des autres, seuls les plus solides financièrement et économiquement perdureront. Je crois fermement dans le savoir faire de ma société et de ceux qui en font partie, ainsi qu’à la qualité et au talent des Artistes que nous avons sélectionnés et que nous sélectionnerons encore. J’ai donc la conviction que nous aurons et garderons notre place dans ce marché de production communautaire.</p>
<p><span style="font-weight: bold">A l’instar de My Major Company , vous avez opté pour une direction artistique forte et assumée en proposant peu d’artiste sur la plate forme. Que pensez vous des sites où tout le monde peut s’inscrire ? </span></p>
<p>Effectivement, nous avons comme My Major Company fait le choix de sélectionner nos Artistes en ne proposant que peu d’Artistes à la production (15 maxi).Tous les Artistes qui le veulent peuvent quand même s’inscrire pour se proposer à l’écoute de notre comité de sélection. Dans l’idée d’essayer de développer une réelle carrière pour chacun de nos Artistes, le fait de les choisir, implique un réel intérêt de notre part pour chacun d’eux et une motivation sans faille dans le travail et l’investissement pour réussir.</p>
<p>Le fait de laisser librement s’inscrire les Artistes donne quelques avantages :</p>
<p>a) le fait d’être bien vu par les Artistes et les Internautes, en étant catalogué de réel site communautaire aidant vraiment au développement de *TOUS* les Artistes. Ce qui est un leurre car on sait très bien que comme pour tous les sites, très peu seront élus au final. Ce sont, par contre, vraiment les Internautes qui choisissent leurs Artistes en devenant leur producteur.</p>
<p>b) le fait de générer plus d’argent, car tous les artistes inscrits ont toujours de la famille et des amis qui investissent sur eux, et quand vous avez en moyenne 500 artistes ça génère beaucoup plus d’argent que quand vous en avez une dizaine.</p>
<p>Voilà maintenant les inconvénients à ce système :</p>
<p>a)      l’argent investi sur les Artistes est dilué</p>
<p>b) les Internautes auront du mal à s’y retrouver avec un trop grand nombre d’artistes, et à terme ils investiront sur les plus visibles, c&#8217;est-à-dire ceux qui sont en tête des mises. Comme quoi on en revient au système avec sélection (où tous les Artistes sont facilement visibles) car ce sont toujours les plus en vues qui pré dominent. Les autres ne sont là que pour générer du trafic et laisser à penser que le Site marche bien. Chacun méditera selon ses intérêts !!</p>
<p>c) un autre léger problème (constaté par un Artiste sur un de ces sites) : à part l’acceptation de conditions générales d’utilisation au départ, les Artistes n’ont pas de réelle visibilité sur le futur et sur les contrats à venir une fois le pallier atteint. Tout se décide à ce moment là, et je crains que ce soit un peu compliqué et à mettre en route après coup.</p>
<p>d) le piège majeur de ce système dans lequel était embarqué Spidart ( et même s&#8217;ils ont redressé la barre récemment, je pense qu&#8217;ils en supportent encore les conséquences), c’est qu’au final l’avantage de laisser le choix aux Internautes de choisir leurs artistes, peut se retourner contre le site qui aura à produire un Artiste auquel il ne croit pas vraiment car il ne l’aura pas choisi au départ. D’où l’avantage de faire une pré sélection par des professionnels et proposer un choix ensuite aux Internautes. Ils auront toujours un choix à faire, ils seront toujours concernés par l’évolution de leurs productions, mais dans un éventail beaucoup plus qualitatif.</p>
<p><span style="font-weight: bold">Pourquoi avoir fait le choix d’un pourcentage de reversement  flottant selon les ventes ?</span></p>
<p>Les Majors utilisent un système de redevance flottant pour leurs artistes et leurs licenciés. Cela permet de lisser les évolutions de chacun, et de récompenser le travail et/ou le talent au mérite. On retrouve ce système dans la plupart des économies. Nous avons une raison supplémentaire d’adhérer à ce système. Cela concerne nos producteurs que nous estimons être les premiers instigateurs, les premiers à prendre des risques pour contribuer au succès de nos Artistes. Partant de là, il me semble normal qu’ils soient privilégiés en retour sur les redevances des premières ventes de disques de leurs artistes afin d’au minimum se rembourser de leurs mises.<br />
Pendant combien de temps , un internaute producteur est il assuré de toucher ce pourcentage  ?<br />
C’est pourquoi nous avons choisi de leur reverser 60% des redevances (ce qui est énorme et n’a jamais été fait), jusqu’à ce qu’ils soient remboursés de leur mise de départ. Ils se partagent ensuite 30% des redevances pendant 4 ans.</p>
<p><span style="font-weight: bold">Comment avez-vous déterminé le palier de production de 75 000€ ?</span></p>
<p>Nous avons déterminé que le pallier serait à 75 000 euros, car nous estimons après de nombreuses expériences dans le domaine de la production, que c’est vraiment un minimum pour produire, promotionner, et commercialiser un disque en lui donnant toutes les chances pour faire un succès. 100 000 euros nous paraissent encore plus crédible, mais seul My Major Company peut aujourd’hui se permettre de demander un tel pallier, eu égard au succès déjà réalisé, et donc à son leader ship et à sa crédibilité.</p>
<p><span style="font-weight: bold">Le budget alloué à un artiste est il uniquement constitué de la levé de fond par Internet ou engagez vous des fonds propres ? </span></p>
<p>Au vu de la réponse précédente, le budget de 75 000 euros est uniquement constitué de la levée des fonds par internet. Cependant si le besoin s’en fait sentir (et je pense que ce sera régulièrement le cas), nous sommes prêts à investir avec nos fonds propres pour être dans la même fourchette que My Major Company, qui encore une fois, ont la chance de pouvoir être les plus proches de la vérité sur le coût d’exploitation d’un album. C’est aussi pour cette raison que le pourcentage de redevances alloué à Your Music Hall peut paraître élevé en comparaison des autres labels, nous prenons aussi des risques.</p>
<p><span style="font-weight: bold">Qui assure l’édition des titres, un artiste peut il être son propre éditeur sur Your Music Hall ?</span></p>
<p>Nos contrats de cession d’éditions s’établissent Artiste par Artiste, selon les désirs et les revendications de chacun. Cela fait toujours l’objet d’une négociation avant la mise en ligne de l’Artiste choisi. Tout est ouvert, les Artistes peuvent garder leurs éditions, nous les céder en partie ou totalement. Selon les différents cas de figure, nous nous servons de cette manne financière pour aider au développement de nos Artistes sur scène.</p>
<p>Enfin, tous nos contrats, (cgu, contrat de mise en ligne, contrat d’enregistrement, et éventuel pacte de préférence éditoriale), sont signés au départ avant la mise en ligne, et avec des règles très précises. Tout est très clair et sans surprises, ce qui permet ensuite de travailler tranquillement et l’esprit concentré sur l’artistique.</p>
<p><span style="font-weight: bold">A votre avis , les Labels participatifs vont-ils finir par remplacer les maisons de disque ? </span></p>
<p>Non les Labels participatifs ne remplaceront pas les Majors dont ils sont complémentaires. Je nous voie plus dans le rôle de producteurs indépendants, sur le terrain, à la découverte de nouveaux Artistes avec des outils nouveaux. Si tout se passe bien, il ne faut pas rêver, nous serons absorbés par les Majors d’ici quelques années, ou bien, un système meilleur que le notre sera mis en place. On ne sait pas. Les succès guideront les pas de chacun et nous verrons bien comment tout cela évoluera. Je suis certain par contre, qu’aujourd’hui notre système est un bon système pour révéler de nouveaux Artistes, et que si les labels participatifs engendrent d’autres succès que celui de Grégoire, notre réussite sera grandissante et inscrite dans le moyen terme.</p>
<p><span style="font-weight: bold">Quelles seront les évolutions de Your Music Hall ? </span></p>
<p>Les évolutions de Your Music Hall seront multiples, mais il est évident que tant que les labels participatifs ne travailleront pas main dans la main, (ce à quoi on peut toujours croire), je n’en dirais pas trop, si ce n’est que nous allons bientôt nous ouvrir, sous une forme un peu différente aux artistes connus et désirant tenter l’expérience avec nous (on a déjà des pré accords)..</p>
<p><a href="http://www.bidibule.com">Bidibule</a></p>
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