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	<title>Zik&#039;n&#039;Blog &#187; Livres sur la Musique</title>
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	<description>Blogue participatif musical Québec / France</description>
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		<title>Boulbar: ré-invente le livre disque</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 10:47:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bidibule</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Requiem pour un champion » le deuxième album de Boulbar arrive dans les bacs le 9 novembre. Au programme un album [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/boulb.jpg" alt="Boulbar" />« <a href="http://www.boulbar.com/">Requiem pour un champion </a>» le deuxième album de <a href="http://www.boulbar.com/">Boulbar</a> arrive dans les bacs le 9 novembre. Au programme un album Cd et  une bande dessinée disponible en bundle en librairie. (Roy Music/EMI/Edition Les enfants rouges) Un concept qui a fait &laquo;&nbsp;tilt&nbsp;&raquo; dans la rédaction de Ziknblog.com. Nous nous sommes donc penché sur ce bébé pas comme les autres&#8230;<br />
<span id="more-1789"></span><br />
Apparu dans les sixties, le « concept album » est devenu un exercice de style pour des générations d’artistes pop. Si des Beach boys à Gainsbourg, en passant par Mike Oldfield, on ne compte plus ceux qui se sont essayés à la narration musicale. Les passerelles entre la musique et la BD  se font plus rares. On pense à « the last temptation » d’Alice Cooper  ou « l’homme de mars » de Kent, et aussi un peu à Kiss et son comics Marvel dont l’encre contenait ( pour la légende)  quelques gouttes du sang des membres du groupe. Requiem pour un champion s’inscrit donc dans cette lignée, celle du risque artistique et commercial. Et on aime ça.</p>
<p>En 13 titre, Boulbar et Gravé nous invite dans le destin d’un boxeur en pleine Amérique des années 60. Deux visions qui  s’entrelacent sans jamais tomber dans la redite, deux imaginaires qui se complètent. Que l’on connaisse ou pas l’univers des rings, difficile de ne pas se faire happer par la vie de Jack Ranieri, les décors et l’ambiance qui coule du disque. On aime les arrangements sombres, les murs qui se craquellent lentement sous la voix de Boulbar et les dessins de Vincent Gravé. Au-delà de l’exercice stylistique réussi , « requiem pour un champion » révèle le talent de ses géniteurs.  Le trait stylisé de l’un,  la chanson de l’autre.</p>
<p>Si vous cherchiez encore un cadeau pour Noël, vous l’avez trouvé.</p>
<p>Note : L&#8217;album cd est aussi disponible seul et en téléchargement.</p>
<p>Boulbar sur Internet :<br />
<a href="http://www.boulbar.com">http://www.boulbar.com</a><br />
Roy music<br />
<a href="http://www.roymusic.com/">http://www.roymusic.com/</a></p>
<p><code>
<object	type="application/x-shockwave-flash"
			data="http://www.youtube.com/v/nprcuQxKSnY"
			width="425"
			height="350">
	<param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/nprcuQxKSnY" />
	<param name=wmode" value="transparent" />
</object></code><br />
<code>
<object	type="application/x-shockwave-flash"
			data="http://www.dailymotion.com/swf/xaicq3&amp;related=0"
			width="425"
			height="335">
	<param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xaicq3&amp;related=0" />
	<param name=wmode" value="transparent" />
</object></code></p>
<img src="http://www.ziknblog.com/?ak_action=api_record_view&id=1789&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Himalaya Vaudou BD en vidéo</title>
		<link>http://www.ziknblog.com/2009/09/22/himalaya-vaudou-bd-en-video/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 11:54:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sincever</dc:creator>
				<category><![CDATA[eBuzz (billets sponsorisés)]]></category>
		<category><![CDATA[Livres sur la Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Présenter une BD en vidéo, ce n&#8217;est peut être pas nouveau mais je trouve la vidéo promo de la BD d&#8217;Himalaya Vaudou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Présenter une BD en vidéo, ce n&#8217;est peut être pas nouveau mais je trouve la vidéo promo de la BD d&#8217;Himalaya Vaudou vraiment réussie. Certainement parce que les images de la BD sont de qualité mais la musique donne aussi un effet étonnant. Voyez par vous même!</p>
<div align="center"><script type='text/javascript' src='http://www.ebuzzing.com/player/player.php?parametre=37050'></script></div>
<img src="http://www.ziknblog.com/?ak_action=api_record_view&id=1417&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le petit guide internet pour les auteurs et compositeurs par Jean-Robert Bisaillon</title>
		<link>http://www.ziknblog.com/2008/08/05/le-petit-guide-internet-pour-les-auteurs-et-compositeurs-par-jean-robert-bisaillon/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 13:54:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sincever</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conseils]]></category>
		<category><![CDATA[Livres sur la Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique du Québec]]></category>
		<category><![CDATA[droits d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Robert Bisaillon]]></category>

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		<description><![CDATA[Le petit guide internet pour les auteurs et compositeurs Par Jean-Robert Bisaillon ISBN : 978-2-9809906-1-8 103 pages Éditeur : SPACQ (Société Professionnelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/lepetitguideinternet.jpg" title="Le petit guide internet pour les auteurs et compositeurs" target="_blank"><img src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/lepetitguideinternet.thumbnail.jpg" alt="Le petit guide internet pour les auteurs et compositeurs" /></a>Le petit guide internet pour les auteurs et compositeurs<br />
Par Jean-Robert Bisaillon<br />
ISBN : 978-2-9809906-1-8<br />
103 pages<br />
Éditeur : <a href="http://www.spacq.com" target="_blank" title="site officiel de la SPACQ">SPACQ</a><br />
(Société Professionnelle des Auteurs et des Compositeurs du Québec)<br />
2008<br />
<a href="http://www.spacq.qc.ca/html/texte.asp?id=140" target="_blank" title="Page d'achat du petit guide internet pour les auteurs et compositeurs sur le site officiel de la SPACQ">Pour acheter ce livre (20$)</a></p>
<p><strong>4e de couverture</strong><br />
Ce qui était exception hier devient peu à peu la norme : l&#8217;ordinateur devient notre appareil de lecture audio, la chaîne de valeur de la musique est numérique. <span id="more-183"></span></p>
<p>Ce virage informatique soulève, il est vrai, nombre de questions, de même qu&#8217;il inspire plusieurs craintes. Comment parvenir à apprivoiser l&#8217;ordinateur et ses multiples possibilités ? Comment trouver le temps de mettre à contribution tous ces nouveaux outils ? Comment, enfin, s&#8217;assurer que la migration de la musique vers internet et la téléphonie mobile permette concrètement aux ayants droit de gagner leur vie ?</p>
<p>Ce nouvel ouvrage de la Collection &laquo;&nbsp;Le Petit Guide&nbsp;&raquo; de la <a href="http://www.spacq.com" target="_blank" title="site officiel de la SPACQ">SPACQ</a> aborde ces différentes questions selon l&#8217;angle vécu par vous tous, créateurs de musique. Nous avons souhaité vous offrir de véritables pistes de travail pour qu&#8217;enfin l&#8217;action prenne le pas sur les sempiternels discours.</p>
<p>La préface est écrite par Me Jean-Christian Céré, Directeur Général à la <a href="http://www.spacq.com" target="_blank" title="site officiel de la SPACQ">SPACQ</a> et l&#8217;avant propos par Alain Brunet, journaliste permanent à <a href="http://www.lapresse.ca" target="_blank" title="site officiel du journal La Presse">La Presse</a> / critique de musique et spécialiste de la cyberculture. L&#8217;auteur, Jean-Robert Bisaillon, quant à lui, pratiquement tous les artistes de montréal et de plus loin le connaissent. Qui ne connait pas Jean-Robert ? D&#8217;abord artiste dans différentes formations, il a fondé le groupe French B dans les années 90 (?) qui a connu le succès que l&#8217;on sait et il aussi l&#8217;un des fondateurs de la <a href="http://www.sopref.org" target="_blank" title="site officiel de la SOPREF">SOPREF</a> (S) en 1998 puis Local Distribution qui a permis à de nombreux artistes émergents d&#8217;avoir leur CD en vente un peu partout.</p>
<p>Je me suis procurée ce livre en demandant à ma bibliothèque municipale (<a href="http://www.ste-catherine.ca" target="_blank" title="mon blog sur ma ville">ville Ste-Catherine</a>) de le commander. Je recommande à tous de faire de même, ce livre en vaut vraiment la peine. Il s&#8217;adresse autant aux créateurs de musique qu&#8217;aux mélomanes comme moi ! C&#8217;est une mine d&#8217;informations sur l&#8217;industrie musicale au Québec mais il pourra aussi intéresser les Français et autres pays de par ses informations ludiques.</p>
<p>Dans cet ouvrage, Jean-Robert nous parle de la mort du disque compact (mutation vers le numérique) qui entraîne des changements sur le concept d&#8217;album qui doit inévitablement être repensé puisqu&#8217;il n&#8217;y a plus de contrainte de durée (un CD ayant une capacité maximal). Le coût de production n&#8217;est plus le même et devient beaucoup plus abordable pour n&#8217;importe qui et la synergie territoriale (&laquo;&nbsp;A quel moment une oeuvre parue au Québec doit-elle être offerte numériquement à travers la francophonie&#8230;&nbsp;&raquo;) devient important avec l&#8217;ouverture au monde qu&#8217;internet procure aux artistes. Jean-Robert vous incite à profiter des multiples nouvelles opportunités qu&#8217;engendre ces différents changements de l&#8217;industrie musicale via internet.</p>
<p>Aussi, il aborde brièvement mais habilement des sujets complexes comme le droit d&#8217;auteur et la musique libre, les DRM (&laquo;&nbsp;GDN : Logiciel de Gestion des Droits Numérique francisé par la Commission du droit d&#8217;auteur&nbsp;&raquo;) auquel se joint le profilage et les engins de recommandation musicale. La distribution numérique et ses agrégateurs est un sujet qui m&#8217;a aussi particulièrement intéressée puisque je distribue personnellement quelques artistes. Des chiffres de rétributions et répartitions au Québec sont indiqués à l&#8217;aide d&#8217;un graphique alors que je ne crois pas encore avoir vu ce type d&#8217;information sur aucun site (je crois par contre l&#8217;avoir reçu dans la lettre d&#8217;information <a href="http://hyperlignes.blogspot.com" target="blank">hyperlignes</a> de la <a href="http://www.spacq.com" target="_blank" title="site officiel de la SPACQ">SPACQ</a> à laquelle je suis abonnée, rédigé par Jean-Robert). On apprend par exemple que sur un titre à 0,99$, Itunes ne gagne que 0,10$ après avoir retiré tous les intermédiaires.</p>
<p>L&#8217;auteur s&#8217;attardera aussi sur le Marketing viral sur internet et énonçant pratiquement tout ce qu&#8217;un artiste doit/peut faire pour faire avancer son projet. Les webradios, le Peer to Peer, les Communautés Virtuelles, les Blogues, forums, courriels, Twitter, groupes de discussion et les différentes possibilités avec Google. Il vous machera même le travail en vous indiquant ses 10 sites incontournables (itunes, eMusic, MySpace, FaceBook, RerverbNation, EventFul, Last.FM, Nimbit, Bluetracks, del.icio.us) en vous expliquant pourquoi il faut choisir ces sites !</p>
<p><a href="http://www.youyou.ca" target="_blank">Site internet de l&#8217;auteur</a><br />
<a href="http://www.socan.ca/jsp/fr/dinnerMusicPodcastSummer08.jsp" target="_blank">Podcast Vidéo de la SOCAN</a> ou Jean-Robert, entres autres, nous parle de l&#8217;autoproduction</p>
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		<title>Et si la musique était gratuite&#8230;</title>
		<link>http://www.ziknblog.com/2008/02/03/et-si-la-musique-etait-gratuite/</link>
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		<pubDate>Sun, 03 Feb 2008 14:11:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sincever</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Industrie Musicale]]></category>
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		<category><![CDATA[Christine Albanel]]></category>
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		<category><![CDATA[musique gratuite]]></category>
		<category><![CDATA[Olivennes]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Axel]]></category>

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		<description><![CDATA[La révolution musicale]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2744063134?ie=UTF8&amp;tag=sincever-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2744063134" title="Acheter le livre La Révolution Musicale sur Amazon"><img src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/la_revolution_musicale.jpg" alt="Acheter le livre La Révolution Musicale sur Amazon" /></a><strong>Le Français Philippe Axel</strong> a sorti au mois de novembre dernier un livre intitulé : <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2744063134?ie=UTF8&amp;tag=sincever-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2744063134" title="Acheter le livre La Révolution Musicale sur Amazon">La révolution musicale &#8211; Liberté, égalité, gratuité</a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=sincever-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2744063134" style="border: medium none  ! important; margin: 0px ! important" border="0" height="1" width="1" /> préfacé par <strong>Jacques Attali</strong>. <a href="http://www.philaxel.com" target="_blank" title="Le blogue de Philippe Axel">Philippe</a> et son livre seraient plutôt iconoclastes, comme le définit Jerôme Colombain lors d&#8217;une entrevue sur France Info en direct dans la rubrique “Nouveau Monde”.</p>
<p>À l&#8217;encontre du rapport Attali, il y avait le <a href="http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/_files/file_293375_43513.pdf?phpMyAdmin=a82ed68b7f5e2d24ada03a2f1638ac16" title="Rapport Olivennes" target="_blank">rapport de la commission Olivennes</a> et il y a maintenant officiellement le ministère français de la Culture et de la Communication. En effet, la ministre Christine Albanel a annoncé lors du Midem qu&#8217;un projet de loi antipiratage sera déposé au Sénat à la fin du mois de mars prochain afin de l&#8217;adopté le plus tôt possible soit, avant l&#8217;été. Cela implique  une opposition à l&#8217;éventuelle retour de proposition de licence globale proposé par Jacques Attali.</p>
<p>Ailleurs, la SAC (Songwriters Association of Canada) offre une <a href="http://www.songwriters.ca/studio/proposalfrench.php" title="Légaliser l'échange de musique numérique" target="_blank">proposition des auteurs et interprètes d&#8217;enregistrements sonores Canadiens pour un modèle de monétisation des partages de fichiers musicaux numériques</a>.<br />
Et vous, de quel camps êtes-vous ?</p>
<img src="http://www.ziknblog.com/?ak_action=api_record_view&id=22&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		<title>Main basse sur la musique &#8211; Enquête sur la Sacem</title>
		<link>http://www.ziknblog.com/2003/05/07/main-basse-sur-la-musique-enquete-sur-la-sacem/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 May 2003 13:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sacem]]></category>

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		<description><![CDATA[Beaucoup d'informations enrichissantes sur les mystères entourant la Sacem]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>MAIN BASSE SUR LA MUSIQUE<br />
Enquête sur la Sacem</strong></p>
<p><strong>Par Irène Inchauspé et Rémy Godeau</strong><br />
<em>Editions Calmann_Lévy, 2003</em></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/search?ie=UTF8&amp;keywords=main%20basse%20sur%20la%20musique&amp;tag=sincever-21&amp;index=blended&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746" target="_blank" title="Acheter Main Basse sur la Musique sur Amazon"><img src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/main_basse_sur_la_musique.jpg" alt="Main basse sur la musique" /></a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=sincever-21&amp;l=ur2&amp;o=8" style="border: medium none ; margin: 0px" border="0" height="1" width="1" /><br />
Irène Inschauspé, journaliste au Point et Rémy Godeau, journaliste économique au Figaro sont les auteurs d&#8217;une enquête sur la Sacem, intitulée <strong>&laquo;&nbsp;Main basse sur la musique&nbsp;&raquo;</strong>. Avec un titre si alléchant, il aurait été fort dommage de ne pas s&#8217;y intéresser, d&#8217;autant plus que les ouvrages sur la Sacem ne sont guère nombreux. En effet, beaucoup sont des ouvrages techniques Il n&#8217;a pas été facile pour les auteurs de rédiger cette enquête tant les difficultés pour obtenir des informations précises ont été grandes. Le but est avant tout de mettre au grand jour quelques uns des nombreux secrets entourant la Sacem.</p>
<p>La Sacem signifie <strong>Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique</strong>. Il faut comprendre le mot Auteur celui qui écrit les paroles, Compositeur celui qui fait la musique et Editeur celui qui édite. <strong>Créée en 1850, il s&#8217;agit d&#8217;une entreprise privée chargée d&#8217;une mission de service public</strong>. Elle a été dirigée pendant quarante ans par <strong>Jean-Loup TOURNIER</strong>.</p>
<p>La Sacem a pour mission la gestion collective des oeuvres des Auteurs-compositeurs. Elle a le monopole du contrôle de l&#8217;exploitation de l&#8217;œuvre. Elle collecte plus de 60% des droits d&#8217;auteur et les répartit. En France, la Sacem n&#8217;a pas de concurrence et l&#8217;Etat ne s&#8217;est jamais impliqué. Seules les sociétés d&#8217;auteurs aux Etats-Unis coexistent (ASCAP et BMI). En 2001, une commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition est créée.</p>
<p>La Sacem a toujours été et est toujours entourée de mystères. Jean-Loup TOURNIER en est le personnage clef. Son successeur depuis 2001, <strong>Bernard MIYET</strong>, est plus ouvert et a accepté de répondre aux questions des deux journalistes ainsi que Jack LANG, ce qui n&#8217;a pas été le cas de Jean-Loup TOURNIER et des sociétaires, à savoir les auteurs, compositeurs et éditeurs tels que Jean-Jacques Goldman, Mylène Farmer, Francis Cabrel et bien d&#8217;autres.</p>
<p>L&#8217;avant-propos présente les principales difficultés rencontrées par les journalistes lors de leur enquête. La Sacem et Jean-Loup Tournier souhaitaient garder secret bon nombre d&#8217;informations afin de mieux la contrôler. Même l&#8217;Etat n&#8217;avait pas de droit de regard sur la Sacem depuis sa création. Le changement s&#8217;opère peu à peu depuis 2001.</p>
<p>Le livre est donc constitué d&#8217;un avant-propos et de treize chapitres dans lesquels on découvre entre autres les paradis fiscaux cachés derrière le boléro de RAVEL, le combat de quatorze années entre la Sacem et les discothèques, la spoliation plus ou moins évidente des auteurs juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale, le mystère entourant l&#8217;histoire de Rolf Marbot, éditeur de chansons pétainistes comme &laquo;&nbsp;Maréchal, nous voilà!&nbsp;&raquo; mais aussi l&#8217;histoire de Jean-loup Tournier et de sa famille, du fonctionnement de la Sacem et des sociétés de droits d&#8217;auteur ainsi que de la menace pesante que constitue Internet.<br />
<span id="more-30"></span></p>
<p><strong>LE BOLERO DE RAVEL: UNE HISTOIRE A DORMIR DEBOUT</strong></p>
<p><strong>Maurice RAVEL</strong> est né à Ciboure, au Pays Basque en 1875 et décédé en 1937. Il compose en 1928 le Boléro. Ses oeuvres rapportent chaque année environ 1.5 millions d&#8217;euros de droits d&#8217;auteur. A qui ? A un ancien directeur juridique de la Sacem, Jean-Jacques Lemoine, parti en 1969. Comment ? Par des comptes anonymes dans des paradis fiscaux tels que Monaco, Gibraltar, Amsterdam, les Antilles néerlandaises et les Iles Vierges Britanniques. C&#8217;est une bataille juridique qui a duré pendant dix ans. En attendant, les droits d&#8217;auteur étaient bloqués à la Sacem.<br />
Jean-Jacques Lemoine a donc créé une société aux Nouvelles-Hébrides, appelée <strong>ARIMA</strong> (Artists Rights International Management Agency) qui devient la société éditrice des principales oeuvres de Ravel. Elle s&#8217;est expatriée et elle est aujourd&#8217;hui installée à Gibraltar car l&#8217;exemption fiscale est de 25 ans. Les oeuvres de Maurice Ravel ne tomberont dans le domaine public qu&#8217;en 2015. Il faut savoir que depuis 1970, le boléro a rapporté plus de 46 millions d&#8217;euros et tout ce pillage s&#8217;est fait sous les yeux de la Sacem, &laquo;&nbsp;consentante et silencieuse&nbsp;&raquo;. Si la Sacem intervenait, le catalogue risquerait de s&#8217;expatrier aux Etats-Unis.</p>
<p><strong>COMBAT ENTRE LES DISCOTHEQUES ET LA SACEM</strong></p>
<p>En 1978 débute le conflit opposant les boîtes de nuit à la SACEM. Les discothèques reversent alors 8,5% de leurs recettes. Jean Castel est à l&#8217;origine des différents procès qui vont être tous perdus dans un premier temps car le droit européen sur la concurrence reste extrêmement flou. A noter qu&#8217;à l&#8217;époque, les discothèques rapportent 21 millions d&#8217;euros par an à la Sacem. En effet, la base de la redevance perçue par la SACEM est le chiffre d&#8217;affaires des boîtes de nuit.<br />
En 1984, une première bataille est gagnée par la SACEM qui peut désormais contrôler les recettes. En 1989, la seconde bataille intervient directement devant la <strong>Cour de justice européenne</strong> au Luxembourg. Résultat: la preuve est faite que la SACEM est bien en position dominante. En effet, elle fixe le pourcentage des redevances car il n&#8217;y a pas de concurrence en France. La SACEM doit donc impérativement justifier ses tarifs. De plus en plus de procès sont alors gagnés, grâce notamment au rapport d&#8217;enquête effectué en novembre 1991 par la Commission de Bruxelles. Elle démontre qu&#8217;en France, les discothèques paient 15 fois plus qu&#8217;en Allemagne, 8 fois plus qu&#8217;au Royaume-Uni et 4 fois plus qu&#8217;en Espagne mais les tarifs restent proches de ceux pratiqués en Italie.<br />
En 1992, le taux de redevance est baissé. Il passe de 8,5% à 4,6% pour les discothèques non contestataires et à 5,8% pour les autres. Mais la contestation continue. Et le 20 avril 1993 le Conseil de la Concurrence donne un avis défavorable sur les tarifs de la SACEM. Ont lieu alors des négociations entre Jean Loup TOURNIER et Patrick MALVAES, dirigeant de la <strong>SNDL</strong> (Syndicat National des Discothèques) ainsi que Jacques TOUBON. Et le taux de redevance baisse à 4,3% pour toutes les boîtes de nuit. Un combat juridique de plus de quatorze ans pour un taux de redevance de 4,3%</p>
<p><strong>SPOLIATION DES AUTEURS JUIFS PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE?</strong></p>
<p>La polémique sur les droits des auteurs juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale est lancée au printemps 1999 par une campagne de presse tonitruante. La <strong>Mission Matteoli</strong>, déjà créée deux ans auparavant par Alain Juppé va se charger du débat. Le rapport final contient plus de 3000 pages, principalement fait par Yannick SIMON, un musicologue.<br />
Ce qui ressort avant tout, c&#8217;est que la Sacem était xénophobe avant la Seconde Guerre Mondiale. Elle refusait déjà les candidats étrangers. Mais le début des problèmes pour les sociétaire juifs se situe à partir de 1941 et plus précisément par une circulaire dans laquelle est écrite entre autres que chaque membre doit se déclarer aryen ou juif car les droits d&#8217;auteur des &laquo;&nbsp;non-Aryens&nbsp;&raquo; seront versés sur des comptes bloqués et &laquo;&nbsp;toute fausse déclaration pourrait entraîner, pour le signataire, l&#8217;internement dans un camp de concentration&nbsp;&raquo;. La suite, on la connaît. L&#8217;affaire est toujours plus ou moins en suspend.</p>
<p><strong>PRESENTATION ET FONCTIONNEMENT DE LA SACEM</strong></p>
<p>Depuis 1976, le siège de la Sacem se situe à Neuilly-sur-Seine. 765 salariés y travaillent sur un total de 1530 employés. Son travail consiste à collecter auprès des différents diffuseurs de musique les droits d&#8217;auteur des oeuvres inscrites au répertoire et de les répartir (8 millions de partitions et de paroles enregistrées). La Sacem collecte 60 % de tous les droits d&#8217;auteur (tous secteurs confondus), soit plus de 600 millions d&#8217;euros.</p>
<p>Plus du tiers des droits sont perçus auprès des médias audiovisuels, des télévisions et des radios, des concerts symphoniques et des tournées, y compris les sketches. Ajoutez à cela les discothèques, les bars, les restaurants, les cafés, les parcs de loisirs, les cirques et autres lieux sonorisés ainsi que les redevances sur les recettes des cinémas et les droits de l&#8217;étranger avec notamment ses contrats de réciprocité, appelés <strong>droits d&#8217;exécution publique</strong>. La Sacem prélève auprès des exploitants de cinéma entre 1.5 % et 2% des recettes en salle.</p>
<p>Puis, il y a le <strong>droit de reproduction mécanique par la SDRM (Société pour l&#8217;administration du Droit de Reproduction Mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs)</strong> qui est une filiale de la Sacem. Cela concerne les pressages sur vinyles, CDS&#8230; et inclus notamment les DVD et autres produits multimédia. C&#8217;est une seconde source de revenus pour les auteurs.</p>
<p>Pour être sociétaire, il faut avoir écrit ou composé cinq oeuvres originales dont l&#8217;une a été exploitée un minimum (disque, cassette, diffusion publique). A partir du moment où le sociétaire apporte ses oeuvres à la Sacem, il lui cède à titre exclusif l&#8217;administration de ses droits.</p>
<p>Le mode de calcul des droits est très complexe. Il se fait en fonction du &laquo;&nbsp;service rendu&nbsp;&raquo; par la musique. Quand le service rendu est important, la perception des droits est proportionnelle au chiffre d&#8217;affaires (cf télévisions, discothèques, radios). C&#8217;est différent quand le service rendu est moins évident; c&#8217;est alors une somme annuelle forfaitaire (cf restaurants, fêtes, bals &#8230;).</p>
<p>Les droits sont collectés par des <strong>agents collecteurs</strong> bien organisés. Ils sont assermentés, contrairement aux distributeurs, et sont agréés par le Ministère de la Culture. Le plus difficile pour eux, c&#8217;est de faire payer les petits utilisateurs.</p>
<p>250 personnes travaillent dans le service de répartition des droits d&#8217;auteur. Cette dernière est très détaillée. Le versement des droits d&#8217;auteur s&#8217;effectue au début de chaque trimestre civil.</p>
<p>Dans cet ouvrage, les composantes financières obscures de la Sacem sont également mises en avant ainsi que l&#8217;histoire de Jean-Loup Tournier et de son salaire mirobolant. Il est important de savoir que sans l&#8217;utilisation de revenus financiers (intérêts perçus sur les droits des auteurs), la Sacem serait probablement déficitaire car ses frais de fonctionnement sont très élevés, notamment les frais de personnel qui représentent 65.7% du total des charges de la Sacem. Depuis l&#8217;arrivée de MIYET en 2001, cela change progressivement même si le fonctionnement de la Sacem reste encore très opaque.</p>
<p>De même, vous pouvez faire connaissance avec l&#8217;histoire précise de la Sacem et du droit d&#8217;auteur, décrite par les auteurs sur un air de romance policière&#8230;</p>
<p><strong>CATALOGUE ET INTERNET</strong></p>
<p>Dans la dernière partie de l&#8217;enquête, les auteurs nous font part du mécontentement des artistes, du business, de la télé-réalité et UNIVERSAL MUSIC, la grande gagnante. On apprend aussi que pour les auteurs, compositeurs, la durée d&#8217;exploitation commerciale est de 70 ans après leur mort. Pour les interprètes et producteurs, c&#8217;est 50 ans à compter du 1er janvier de l&#8217;année suivant la première publication du disque. Après, il n&#8217;y a pas de contrepartie financière.</p>
<p>Le catalogue reste donc primordial. Le meilleur exemple reste le business catalogue de Jean-Jacques Goldman. La &laquo;&nbsp;guerre&nbsp;&raquo; est toujours omniprésente entre les majors et la SACEM à ce sujet. De plus, Internet n&#8217;arrange en rien la collecte et la perception des droits d&#8217;auteur, de par l&#8217;émergence de systèmes comme Napster ou Kazaa. Dur Dur d&#8217;être la Sacem&#8230;</p>
<p>Cette enquête sur la Sacem est très intéressante même si parfois c&#8217;est un peu fouillis dans ses explications tant les informations sont abondantes. Le choix des noms des chapitres n&#8217;aide pas à s&#8217;y retrouver. &laquo;&nbsp;Main basse sur la musique&nbsp;&raquo; est un livre facile à lire, court, contenant seulement 239 pages.</p>
<p><em><strong>EDIT : Mise à jour de l&#8217;article le 4 juin 2008<br />
</strong></em></p>
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		<title>Tendance Rasta</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Mar 2003 20:55:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un récit fort intéressant sur ce concept jamaïcain qui a dépassé les frontières, notamment grâce à la musique reggae.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Laurent LAVIGE et Carine BERNARDI</strong></p>
<p align="left"><span class="art_corps"><em>Editions 10/18, Musiques &amp; Cie, 2003</em></span></p>
<p align="justify"> <a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&amp;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2FTendance-rasta-Laurent-Lavige%2Fdp%2F2264034300%3Fie%3DUTF8%26s%3Dbooks%26qid%3D1206308736%26sr%3D1-3&amp;tag=ziknblog-21&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746" target="_blank" title="Tendance Rasta sur Amazon"><img src="http://www.sincever.com/images/upload/tendancerasta.gif" border="0" /></a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=ziknblog-21&amp;l=ur2&amp;o=8" style="border: medium none  ! important; margin: 0px ! important" border="0" height="1" width="1" />Laurent LAVIGE et Carine BERNARDI nous font voyager au sein de l&#8217;idéologie RASTA. Un récit fort intéressant sur ce concept jamaïcain qui a dépassé les frontières, notamment grâce à la musique reggae à laquelle elle s&#8217;est associée d&#8217;elle-même.</p>
<p>Contrairement à beaucoup d&#8217;idées reçues sur les rastafariens, ces derniers ne représentent que <strong>10% de la population jamaïcaine</strong>. Ils croient en un Dieu, qu&#8217;ils appellent <strong>JAH</strong> (dérivé de Yahvé) mais ils occultent totalement les lieux de culte. Le <strong>reggae</strong> est LEUR musique, mais plus généralement la musique des Jamaïcains. C&#8217;est avant tout une musique revendicative, rebelle, engagée contre un système oppressant, la pauvreté et les ghettos.<br />
<strong>&laquo;&nbsp;Etre Rasta n&#8217;est pas une religion, c&#8217;est une réalité.&nbsp;&raquo; Bob Marley</strong></p>
<p>Sont abordés dans ce récit l&#8217;histoire de la Jamaïque et du mouvement rasta, le reggae, les grandes figures du reggae et la vie quotidienne des rastas.</p>
<p><strong>UN PEU D&#8217;HISTOIRE</strong><br />
<strong>Naissance de la Jamaïque</strong></p>
<p>Actuellement, on compte environ deux millions cinq cent milles Jamaïcains dont 76% d&#8217;origine africaine et 15% d&#8217;origine afro-européenne. Les premiers habitants étaient <strong>des indiens Arawaks</strong> venant d&#8217;Amazonie, du nord du Venezuela et des côtes Guyanaises. Ils appelaient la Jamaïque Xaymaca ou Xamaica, <strong>le Pays des Sources, le Pays de Bois et d&#8217;Eau</strong>. Avec l&#8217;arrivée de Christophe Colomb sur ce paradis terrestre en 1494, c&#8217;est le début de la colonisation. Les premiers colons espagnols arrivent vers 1510 sur l&#8217;île, baptisée alors Jamaïque. L&#8217;arrivée des premiers Noirs se situe vers 1517 avec la Traite des Noirs, la Jamaïque étant la première étape vers l&#8217;Amérique. Ils sont principalement originaires d&#8217;Afrique Occidentale. Il s&#8217;agit pour beaucoup de tribus ghanéennes, composées en majorité de guerriers qui seront par la suite très difficiles à gérer. En 1670, la Jamaïque est alors colonisée par <strong>les Britanniques</strong>. S&#8217;ensuivent deux guerres des Marrons: 1729-1738 avec un traité de paix, permettant aux esclaves de vivre libres mais dans leurs terres; d&#8217;où, la seconde guerre en 1795. L&#8217;abolition de l&#8217;esclavage par le Parlement Britannique n&#8217;aura lieu que plusieurs années plus tard en 1834, avec de fortes restrictions, définitivement abandonnées en 1838. Quant à <strong>l&#8217;indépendance</strong> de la Jamaïque, il faudra attendre <strong>1962</strong>.</p>
<p><strong>ETRE RASTA</strong></p>
<p>Etre rasta est un concept purement jamaïcain qui est né avec les souffrances quotidiennes des différentes cultures vivant sur l&#8217;île (Afrique, Asie, Europe). Les rastas n&#8217;ont pas de lieux de culte, pas d&#8217;églises, pas d&#8217;intermédiaires entre eux et Dieu. Bien que la Bible soit leur guide spirituel, ils sont libres de faire leurs propres choix. Même s&#8217;ils restent très individualistes dans leur foi, l&#8217;esprit communautaire est toujours vivace. La solidarité entre les hommes permet l&#8217;amélioration de leurs souffrances physiques et psychologiques quotidiennes, et <strong>la Bible</strong>, d&#8217;élever l&#8217;esprit vers un Dieu bien vivant. Les rastas sont contre le Système, les institutions et leurs représentants politiques, qu&#8217;ils nomment assurément <strong>BABYLONE</strong>.</p>
<p><strong>Rastafari</strong></p>
<p>Le rastafari est une <strong>religion</strong> née dans les années <strong>1930</strong>, un mouvement chrétien noir qui prône le retour aux Sources, en Afrique, plus particulièrement en <strong>Ethiopie</strong>, souvent mentionnée dans la Bible. Pour les rastas, la Jamaïque n&#8217;est qu&#8217;une terre d&#8217;exil et <strong>HAILE SELASSIE</strong>, premier empereur d&#8217;Ethiopie, est la dernière réincarnation de Dieu sur terre.<br />
Haïlé Sélassié est né en 1892 en Ethiopie. Il est le seul survivant de sa famille. Appelé <strong>Tafari</strong> &laquo;&nbsp;Tu seras craint&nbsp;&raquo;, son goût prononcé pour le pouvoir l&#8217;amène à diriger le pays en 1916 aux côtés de sa tante, <strong>l&#8217;impératrice Zaouditou</strong>. Il abolit l&#8217;esclavage et modernise l&#8217;Ethiopie. C&#8217;est un véritable <strong>réformiste</strong>. Il devient <strong>empereur</strong> en 1930, &laquo;&nbsp;Negusa Nagast&nbsp;&raquo; (Roi des Rois). Puis il prend le nom d&#8217;Hailé Sélassié qui signifie <strong>&laquo;&nbsp;Force de la Sainte Trinité&nbsp;&raquo;</strong> jusqu&#8217;à sa mort en 1975.<br />
La culture rasta est faite de légendes, de prophéties et de textes bibliques. Le rastafari est une attitude anticoloniale mêlée à une philosophie universaliste et pacifique, qui a eu une influence décisive sur beaucoup de musiciens jamaïcains et sur le reggae. Et ce dernier va permettre la connaissance planétaire des rastas mais avant cela, deux hommes vont aussi contribuer à la diffusion internationale de l&#8217;idéologie rasta: Marcus Garvey et Leonard Percival Howell dit &laquo;&nbsp;Le Gong&nbsp;&raquo;.<br />
<strong>Marcus Garvey</strong></p>
<p>Né en 1887 en Jamaïque, Marcus Garvey vit pendant plusieurs années à Harlem. Il est à la fois missionnaire, homme politique et homme d&#8217;action. Sensible aux conditions de vie précaires et ségrégationnistes des Noirs, il commence par lutter pour l&#8217;amélioration de leurs vies. Il préconise le retour à l&#8217;Afrique, en <strong>Ethiopie</strong> plus particulièrement car c&#8217;est le seul pays libre. Fortement persécuté pour ses actions et ses opinions, il est emprisonné en 1925 pour fraude fiscale. Deux ans après, il est libéré. Il décide alors de retourner en Jamaïque. C&#8217;est en 1927 qu&#8217;il &laquo;&nbsp;prophétise&nbsp;&raquo; <strong>Hailé Sélassié.</strong> En effet, il voit en lui la dernière réincarnation de Dieu sur terre. Grâce à Marcus Garvey, l&#8217;idéologie rasta est popularisée. C&#8217;est <strong>le précurseur du nationalisme noir</strong>. Malheureusement, il doit s&#8217;exiler en Angleterre car il est constamment persécuté par le pouvoir colonial. Il meurt en 1940.</p>
<p><strong>Leonard Percival Howell, &laquo;&nbsp;Le Gong&nbsp;&raquo; (le pistolet)</strong></p>
<p><img src="http://www.sincever.com/images/upload/marcusgarvey.jpg" border="0" /> C&#8217;est <strong>le premier fondateur d&#8217;une communauté rasta</strong>. Né en 1898 en Jamaïque, il vit à New York dès l&#8217;âge de quatorze ans car il est témoin d&#8217;un meurtre. En 1920, il s&#8217;installe à Harlem. Il est alors guérisseur. Il retourne à Kingston en 1930 alors que le pays est en crise. Il réussit à propager l&#8217;idéologie rasta mais il est emprisonné pendant deux années en 1934. Et de nouveau arrêté en 1938 et enfermé à l&#8217;asile pendant un an. C&#8217;est en 1940 qu&#8217;il créé la première communauté rasta, appelée <strong>&laquo;&nbsp;la communauté du Pinnacle&nbsp;&raquo;</strong>, la terre promise du rasta. Cette communauté est régie par plusieurs règles comme la solidarité mais aussi des règles s&#8217;inspirant directement de <strong>l&#8217;ashram indien</strong> tels que le régime végétarien, la ganja, les Dread Locks ou encore la méditation. Constituée de plus de deux milles rastas, la communauté du Pinnacle prend fin en 1958. Violemment persécutés par les autorités coloniales, les rastas ont une mauvaise image et se retrouvent dans les ghettos. C&#8217;est depuis les années soixante que date leur mauvaise réputation, une réputation empreinte de violence malgré une origine non-violente des rastas. Ainsi voit le jour une nouvelle génération de rastas urbains avec ses codes, dont le reggae. Quant à Leonard Percival Howell, il meurt en 1981 dans un hôtel luxueux dans lequel il a vécu depuis la fin des années 1970.</p>
<p><strong>Mouvements rastas</strong></p>
<p>On peut distinguer quatre principaux mouvements rastas en Jamaïque :</p>
<p>- <strong>Les Douze Tribus d&#8217;Israël</strong>. C&#8217;est le mouvement rasta le plus célèbre, composé surtout des classes moyennes. Mouvement rasta très libéral. Bob Marley l&#8217;a fortement soutenu. Son influence fut très importante dans les années 1970.<br />
- <strong>Les Bobos</strong>. Communauté rasta très stricte et méprisée des autres rastas jusque dans les années 1990.<br />
- <strong>L&#8217;Eglise sioniste copte d&#8217;Ethiopie</strong>. Communauté rasta composée de capitalistes avec un commerce de la drogue très actif.<br />
- <strong>Les Nyabinghis</strong>. Communauté rasta originaire des reines africaines, empreinte de violence, d&#8217;extrémisme, de haine et de racisme. Il n&#8217;y a pas de leader.<br />
<em>A savoir: le Nyabinghi est une musique jamaïcaine de percussion et un rythme religieux qui forment les racines du reggae. </em></p>
<p>La première convention rasta a lieu en 1949. En 1960, création du premier document officiel sur la philosophie rasta. Et en 1992, première fête rasta.</p>
<p><strong>LE REGGAE</strong><br />
<strong>Les origines du reggae: mento et burru</strong></p>
<p>Bien qu&#8217;interdite, la musique a toujours été omniprésente. Il y a eu un début d&#8217;orchestres dans les villages dans les années 1920, avec une grande influence du <strong>Quadrille</strong>. Le quadrille était une danse à la mode en France au début du XIXè s. qui se dansait souvent à quatre couples évoluant en carré. Puis, il y a eu d&#8217;autres musiques et danses voisines telles que le Calypso (Trinidad), la Samba (Brésil), la Rumba (Cuba). Il s&#8217;agissait des musiques les plus populaires en Jamaïque. D&#8217;où, un très grand brassage musical.</p>
<p><strong>Le mento</strong></p>
<p>Le mento est l&#8217;une des origines significatives du reggae. C&#8217;est une musique et une danse populaires lyriques des années 1950, proches du calypso.</p>
<p><em>A savoir: le <strong>calypso</strong> est un chant populaire et une danse apparus au XIXè s., qui ont des origines créoles, espagnoles et africaines, liées au carnaval. Il s&#8217;est répandu en Amérique centrale et dans les Antilles dans les années 1930. Vingt ans plus tard, il a connu un succès international. Mélangé à de la soul music, il est devenu de la soca, mélangé au rap, le rapso</em></p>
<p>Le <strong>mento</strong> est une musique jamaïcaine jouée avec différents instruments tels que le banjo, la guitare et l&#8217;harmonica, puis divers objets.</p>
<p>Ainsi le <strong>reggae</strong> est un mélange musical entre le <strong>mento</strong> (structure de sa ligne de basse, style vocal, rythme rapide et mélodies douces) et <strong>les tambours Burrus d&#8217;Afrique. Count Ossie</strong>, véritable précurseur, est le percussionniste de Burrus le plus reconnu. Il fonde en 1951 un centre culturel rasta. Les bases de la musique rasta sont donc fondées sur une pulsion régulière sans les transes africaines.</p>
<p><strong>Diffusion du reggae</strong><br />
<em>Les sound-systems</em></p>
<p>La musique jamaïcaine est généralement diffusée dans les années 1940 par les <strong>sound-systems</strong>. En effet, les Jamaïcains n&#8217;ont pas assez d&#8217;argent pour acheter des radios, des électrophones et des disques. Beaucoup n&#8217;ont même pas l&#8217;électricité.<br />
Les sound-systems sont des sonorisations mobiles, des véritables discothèques ambulantes. Il y a un programmateur dit <strong>selecter</strong> qui choisit les musiques, et un <strong>toaster</strong> (futur dj) qui commente et anime au mieux. L&#8217;influence significative des sound-systems reste la rythmique, à savoir le <strong>duo basse-batterie</strong>.</p>
<p>Il existe une très grande violence entre les sound-systems. Ils s&#8217;approvisionnent tous aux Etats-Unis. Au début des années 1950, ils diffusent principalement du swing et du Rhythm&#8217; N&#8217; Blues. Mais à la fin des années 1950, le Rhythm&#8217; N&#8217; Blues s&#8217;essouffle et l&#8217;approvisionnement aux Etats-Unis devient plus problématique. Ils font donc appel aux artistes locaux.</p>
<p><em>Coxsone, Leslie Kong, Arthur Duke Reid<br />
Personnages incontournables de la production musicale jamaïcaine</em></p>
<p>- <strong>Clement TODD</strong>, dit <strong>&laquo;&nbsp;Sir Coxsone Downbeat&nbsp;&raquo;</strong>. C&#8217;est le &laquo;&nbsp;Père de l&#8217;industrie musicale jamaïcaine&nbsp;&raquo;. Il a son propre sound-system à Kingston. Il emploie les fameux <strong>Count Machuki</strong> (DJ, précurseur du rap) et <strong>Prince Buster</strong> qui est alors boxeur. Au début des années 1960, il créé son studio, le <strong>&laquo;&nbsp;StudioOne&nbsp;&raquo;</strong> qui devient rapidement une pépinière de futurs artistes reggae. Ces derniers n&#8217;ont jamais de contrats et sont peu ou pas payés.</p>
<p>- <strong>Leslie Kong</strong>. Il créé le label <strong>&laquo;&nbsp;Beverley&#8217;s&nbsp;&raquo;</strong> dont <strong>Jimmy Cliff</strong>est le représentant le plus connu.</p>
<p>- <strong>Arthur Duke Reid</strong>. Plutôt violent dans ses méthodes, il est puissamment armé et détruit beaucoup de sound-systems. Il produit à partir des années 1960 et créé son label <strong>&laquo;&nbsp;Treasure Isle&nbsp;&raquo;</strong>. C&#8217;est le producteur des meilleurs titres de <strong>rock steady</strong>.<br />
<em>A savoir: le rock steady est un style musical jamaïcain de la fin des années 1960, précurseur du reggae, dans lequel chant et guitare électrique sont au premier plan (Prince Buster). C&#8217;est une musique pour ceux qui souffrent 1968-1969) </em>.</p>
<p><strong>Naissance du reggae</strong></p>
<p>En Jamaïque, on écoute plusieurs musiques telles que le jazz, la soul, le boogie-woogie, le blues jam, du rhythm&#8217; n&#8217; blues très épicé et le ska, une musique très joyeuse et très optimiste.<br />
<em>A savoir: le boogie-woogie est un style de piano jazz puissant, simple et direct apparu au début du XXè s., en vogue entre la fin des années 1930 et la fin des années 1940. Il a influencé les débuts du Rhythm&#8217; N&#8217; Blues et du Rock&#8217; N&#8217; Roll.<br />
Le ska est un courant musical jamaïcain de la fin des années 1950, proche de la soul et du rhythm&#8217; n&#8217; blues étasuniens, à l&#8217;origine du rock steady et du reggae (Prince Buster, Owen Gray)</em>.</p>
<p>C&#8217;est en <strong>1968</strong> que naît le <strong>reggae</strong>. Le premier titre est composé par <strong>Toots And The Maytals</strong>, un groupe vocal majeur de rock steady, et produit par <strong>Lee &laquo;&nbsp;Scratch&nbsp;&raquo; Perry</strong>. Il s&#8217;intitule <strong>&laquo;&nbsp;Do The Reggay&nbsp;&raquo;</strong>. L&#8217;origine du mot &laquo;&nbsp;reggae&nbsp;&raquo; viendrait du mot &laquo;&nbsp;streggae&nbsp;&raquo; (femme qui couche avec tous les hommes). Ce mot ne plaisant pas aux radios, ils l&#8217;auraient donc transformé en &laquo;&nbsp;reggae&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&#8217;élément essentiel du reggae est <strong>la basse électrique</strong>. Rajoutez à cela un tempo ralenti et une batterie sur un rythme syncopé qui frappe les contretemps. A ces débuts, le reggae était une formation vocale en trio, une musique urbaine venant du guetto. Elle va s&#8217;associer à la spiritualité des rastas, à leurs souffrances qu&#8217;ils subissent au quotidien. Les paroles et la musique sont très importantes, et la ganja rendra le reggae plus &laquo;&nbsp;cool&nbsp;&raquo;. Le reggae a également été influencé par la musique noire américaine comme nous l&#8217;avons précédemment évoqué.</p>
<p><strong>Succès du reggae</strong></p>
<p>Le premier succès du reggae se fait d&#8217;abord sentir au <strong>Royaume-Uni</strong>, pour deux raisons: d&#8217;une part, il y a une importante communauté jamaïcaine à Londres; d&#8217;autre part, le mouvement des Skinheads est très proche des revendications et des souffrances du peuple jamaïcain (The Clash, The Sex Pistols, Johnny Roten, Nina Haagen). Le reggae va se confondre peu à peu avec les musiques occidentales, notamment la pop musique (UB40, Joe Cocker et même les Rolling Stones). Quant aux Etats-Unis, le succès se fait attendre. Il arrive lentement avec <strong>Stevie Wonder</strong> et son &laquo;&nbsp;Paster Blaster&nbsp;&raquo;, ainsi que Grace Jones.<br />
En France, c&#8217;est <strong>Serge Gainsbourg </strong>qui fait connaître le reggae avec l&#8217;album &laquo;&nbsp;Aux armes et caetera&nbsp;&raquo; de 1979 et sa version jamaïcaine de la Marseillaise. N&#8217;oublions pas aussi Bernard Lavilliers avec le titre &laquo;&nbsp;Stand the guetto&nbsp;&raquo; de 1979, et Bill Deraime avec &laquo;&nbsp;Sèvres-Babylone&nbsp;&raquo;.<br />
En Afrique, le succès du reggae est quasi immédiat et beaucoup plus vif avec le titre &laquo;&nbsp;Zimbabwe&nbsp;&raquo; de l&#8217;album &laquo;&nbsp;Survival&nbsp;&raquo; de Bob Marley.</p>
<p><strong>Evolution du reggae</strong></p>
<p>Il faut distinguer le <strong>roots reggae</strong> (Burning Spear, Israel Vibration) qui est le reggae des racines, en rapport avec le mouvement rastafarien, et les diverses évolutions de la musique reggae dues en partie aux évolutions techniques.</p>
<p>Le dub</p>
<p>Ce terme anglais signifiant doubler, copier est un style musical jamaïcain apparu malencontreusement dans les années 1970. Il est fait de morceaux remixés et manipulés en studio. En effet, en studio, <strong>King Tubby</strong> oublie de connecter la piste de voix et décide de graver ce &laquo;&nbsp;titre&nbsp;&raquo; en face B. Gros succès. A l&#8217;origine, il s&#8217;agit donc d&#8217;une version instrumentale épurée d&#8217;un morceau de reggae dans laquelle on a retiré les voix et à qui l&#8217;on fait subir différents effets électroniques. On retrouve le dub sur les faces B sous l&#8217;intitulé de version instrumentale ou &laquo;&nbsp;riddim&nbsp;&raquo; (accompagnements rythmiques). Le dub influencera par la suite la production ambient, techno, jungle ou hip-hop et s&#8217;implantera en Angleterre. Les artistes de dub à connaître sont Lee &laquo;&nbsp;Scratch&nbsp;&raquo; Perry, Mad Professor, Augustus Pablo ou encore U Roy. A noter en marge du dub, le dub poetry qui est de la poésie sur de la musique dub, un nouveau genre créé par LKJ.<br />
Le Lover&#8217;s Rock<br />
C&#8217;est du reggae soul datant de 1975, une musique plutôt douce, représentée par Gregory Isaacs.</p>
<p>Le Rockers<br />
Créé par Sly Dunbar, le rockers a une rythmique plus lourde et un style vocal plus doux. Années 1975-1978. Mighty Diamonds, les Abyssinians.</p>
<p>Le Digital Reggae<br />
Créé par Prince Jamy en 1985. Reggae avec un clavier numérique.</p>
<p>Le Raggamuffin</p>
<p>Vient des mots &laquo;&nbsp;rag&nbsp;&raquo; (chiffon) et &laquo;&nbsp;muff&nbsp;&raquo; (andouille). &laquo;&nbsp;Ragamuffin&nbsp;&raquo; signifie &laquo;&nbsp;gueux&nbsp;&raquo;. C&#8217;est une version numérique du reggae en date du début des années 1990, influencée par les techniques du dub et le chant du rap. Les paroles sont mi-parlées, mi-chantées, et ne ressemblent en rien à celles du reggae. Les thèmes abordés ne sont pas les mêmes. Ils ont une image rebelle. Shinehead, Sly &amp; Robbie, Shabba Ranks, Ninjaman, Yellowman. Le raggamuffin explose en France avec le titre &laquo;&nbsp;Boombastic&nbsp;&raquo; de Shaggy.</p>
<p>Le Rap</p>
<p>Le reggae est une des sources du rap. En effet, le rap a diverses origines dont le preaching des prédicateurs noirs, le talk over (improvisation parlée qu&#8217;invente un DJ sur de la musique pour annoncer le morceau suivant) mais aussi <strong>les toasters jamaïcains</strong> qui animaient à partir des années 1940 dans les sound-systems. Ils se sont transformés en DJ. A noter aussi le slack ou slackness, qui est l&#8217;utilisation dans les chansons de paroles explicitement sexuelles, en vogue dans le reggae des années 1980. Le sexe devient omniprésent, d&#8217;où notamment le dutty dub avec un son froid et répétitif.</p>
<p>Le Hip-Hop (Diana King)_Le Trip-Hop_ La Jungle_La World Music (Toure Kunda)</p>
<p>Le New Roots<br />
Nouvelle vague de Roots Reggae, créé par Sizzla (Zion Train, Alpha Omega).</p>
<p><strong>Influence du reggae</strong></p>
<p>Partout dans le monde, le reggae a influencé beaucoup d&#8217;artistes. Et son avenir passe notamment par le mélange avec d&#8217;autres styles musicaux. Suit une liste non exhaustive d&#8217;artistes fortement influencés par la musique reggae.</p>
<p>Eagle Eye Cherry, Ben Harper, Finley Quaye, Tori Amos  pour qui le reggae est une source.<br />
Horace Andy (Massive Attack), Portishead.<br />
Groupes indo-pakistanais tels qu&#8217;Asian Dub Fondation, Fun-Da-Mental avec un ragga violent.<br />
France: la Mano Negra, les Négresses Vertes inspirés par le reggae.<br />
Afrique du Sud: Lucky Dube.<br />
Côte d&#8217;Ivoire: Alpha Blondy, Serge Kassy, Ismaël Isaac.<br />
Sénégal: Maxidilick Adioa.<br />
Egypte: avec de la <strong>Jeel Music</strong> (pop égyptienne). Hamid Shaïri, Mohammed Mounir.<br />
Océan Indien: Kaya, l&#8217;inventeur du seggae, un mélange de sega et de reggae.<br />
<em>A savoir: le sega est une musique populaire rurale venant des îles de l&#8217;Océan Indien (Maurice, Réunion, Comores, Seychelles, Madagascar) </em>.<br />
Inde: mélange de <strong>Bhangra Beat</strong> et de <strong>Ragamuffin</strong> apparu dans les années 1990, appelé <strong>Bhangramuffin</strong>.<br />
<em>A savoir: La Banghra Beat est un mélange de musiques indo-pakistanaises traditionnelles avec des ryhtmes disco et techno. </em></p>
<p>Quant au reggae à la française, il débute dans les années 90 avec Saï Saï, Mickey Mossman, Princesse Erika, Tonton David. D&#8217;autres artistes français connaissent un vif succès aujourd&#8217;hui tels que Pierpoljak, Nuttea, Sinsemillia, Marcel et son orchestre. Le reggae français est avant tout très festif. L&#8217;idéologie rasta est totalement passée à la trappe et la religion complètement usurpée.</p>
<p>Autant dire que l&#8217;expansion du reggae est internationale.</p>
<p><strong>GRANDES FIGURES DU REGGAE</strong></p>
<p><img src="http://www.sincever.com/images/upload/bobmarley.jpg" border="0" />Vous trouverez dans l&#8217;ouvrage de nombreux renseignements sur les principales figures du reggae, à savoir <strong>Bob Marley and The Wailers, Chris Blackwell, </strong> un producteur blanc londonien qui créa <strong>Island Records, Lee &laquo;&nbsp;Scratch&nbsp;&raquo; Perry, Jimmy Cliff et Burning Spear. </strong></p>
<p><strong>LA VIE QUOTIDIENNE DES RASTAS</strong><br />
<strong>La ganja</strong></p>
<p>Appelée &laquo;&nbsp;l&#8217;amie du pauvre&nbsp;&raquo;, la ganja est un terme originaire de l&#8217;Inde. Il s&#8217;agit de chanvre indien jouant un rôle quasiment religieux pour les rastas. L&#8217;arrivée de la ganja en Jamaïque s&#8217;est faite par la main d&#8217;œuvre indienne après l&#8217;abolition de l&#8217;esclavage en 1838 et par les planteurs eux-mêmes. La ganja a plusieurs utilisations: balsamique naturel pour soigner, boisson tonique, plats épicés et bien sûr la fumer. C&#8217;est surtout au sein de la communauté du Pinnacle, première communauté rasta, que la ganja se propage. En effet, elle est considérée comme une herbe sacrée et systématiquement utilisée par les rastas dans la pratique religieuse. Cependant, elle reste une substance illicite, même aujourd&#8217;hui malgré une consommation très importante.</p>
<p><strong>Le look rasta</strong><br />
<em>Les Dread Locks</em></p>
<p>Apparues dans les années 1940 seulement. Avant les rastas avaient les cheveux courts et étaient barbus. Trois origines possibles des Dread Locks: d&#8217;une part, en référence à la Bible; d&#8217;autre part, un hommage aux racines africaines; enfin, peut-être empruntées aux Hindous.<br />
Le terme &laquo;&nbsp;Dread&nbsp;&raquo; signifie terrible. En effet, les effets premiers des Dread Locks à ses débuts sont la peur et la suspicion de saleté. Aujourd&#8217;hui encore, on retrouve parfois ces mêmes idées de méfiance et de distance. C&#8217;est une rupture également avec les codes occidentaux, Babylone. Cependant, ce ne sont pas les Dread Locks qui font le rasta car ce dernier reste avant tout libre de ses choix, avec ou sans Dread Locks.</p>
<p><em>Les Tams</em><br />
Il s&#8217;agit des bérets de laine que portent les rastas.</p>
<p><em>Les symboles éthiopiens</em><br />
D&#8217;une part, le lion, symbole de la tribu d&#8217;Haïlé Sélassié, premier empereur d&#8217;Ethiopie et dernière réincarnation de Dieu sur terre. D&#8217;autre part, les couleurs du drapeau: vert (végétal), jaune (richesse du continent) et rouge (l&#8217;Eglise triomphante).</p>
<p><em>Les effigies de Bob Marley, Haïlé Sélassié et  Marcus Garvey</em></p>
<p><strong>La nourriture</strong></p>
<p>Les rastas sont <strong>végétariens</strong>. La nourriture doit être naturelle, à base de grains, de fruits, de légumes et de poissons. Il est interdit de consommer de la nourriture en conserve, de la viande, du sel, de l&#8217;alcool et des coquillages. Dans l&#8217;ouvrage, vous pourrez vous familiariser avec la cuisine rastas. En effet, plusieurs recettes sont proposées.</p>
<p><strong>Les femmes et les enfants</strong></p>
<p>Les femmes rastas ont le devoir de s&#8217;occuper de la cuisine, de l&#8217;éducation de leurs enfants et bien sûr de leurs hommes, sexuellement parlant. La polygamie est courante chez les rastas et les femmes ont beaucoup d&#8217;enfants. Il est strictement interdit aux hommes de partager leurs lits quand les femmes sont indisposées car elles sont considérées comme impures. De plus, elles ne doivent pas utiliser de moyens de contraception car les rastas refusent la médecine moderne. De même pour les écoles, elles sont les émanations directes de Babylone. Autant dire que les conditions des femmes n&#8217;ont connu aucun changement avec les rastas.</p>
<p><strong>Le vocabulaire</strong></p>
<p>L&#8217;anglais est la langue officielle depuis la colonisation au XVIIè s. Mais il y a aussi <strong>le créole jamaïcain</strong> qui est un mélange entre l&#8217;anglais, l&#8217;espagnol, le portugais et les langues africaines. Le débit est plutôt rapide, lyrique, dynamique et actuel. Il existe littéralement <strong>un dialecte rasta</strong>. Dans l&#8217;ouvrage, vous avez la possibilité d&#8217;apprendre les bases de ce dialecte rasta avec différentes leçons et un petit lexique, fort intéressant.</p>
<p><strong>L&#8217;image des rastas dans nos sociétés</strong></p>
<p>Dans la publicité, les rastas sont souvent présentés avec leurs Dread Locks, les trois couleurs, comme des hommes &laquo;&nbsp;cool&nbsp;&raquo; et bien constitués physiquement. Hors publicité, le mode de vie des rastas est perçu comme original et rebelle à la fois. Dans les Arts Plastiques, ce sont toujours les mêmes clichés qui reviennent.</p>
<p>Et demain? Comment seront-ils perçus? Nul ne le sait. Cependant, il est certain qu&#8217;il y aura matière car les rastas ont toujours mauvaise presse.</p>
<p>La vie quotidienne des rastas est très intéressante dans cet ouvrage. Néanmoins, elle n&#8217;est pas assez développée. Ce qui est bien dommage car on reste un peu sur sa fin après avoir lu toute une partie très enrichissante et complète sur le reggae. Si les rastas et le reggae vous sont totalement inconnus, alors n&#8217;hésitez pas à découvrir cet ouvrage écrit par Laurent Lavige et Carine Bernardi.</p>
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		<title>Histoire du Negro Spiritual et du Gospel</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Feb 2003 13:38:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Noël BALEN retrace l&#8217;épopée des musiques sacrées noires américaines. Le contexte économique, historique, géographique, politique et socio-économique est évoqué. Il permet de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&amp;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2FGospel-negro-spiritual-No%25C3%25ABl-Balen%2Fdp%2F2213603324%3Fie%3DUTF8%26s%3Dbooks%26qid%3D1212044979%26sr%3D1-2&amp;tag=ziknblog-21&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746" target="_blank"></a><a title="Noel Balen Livre Gospel et Negro Spirituals" href="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/noelbalen_gospel.jpg"><img src="http://www.ziknblog.com/wp-content/images/noelbalen_gospel.jpg" alt="Noel Balen Livre Gospel et Negro Spirituals" /></a><span style="font-family: Georgia;"><em><strong><span style="font-family: Georgia;">Noël BALEN retrace l&#8217;épopée des musiques sacrées noires américaines. </span></strong></em></span></p>
<p style="line-height: 15.6pt;"><span style="font-family: Georgia;">Le contexte économique, historique, géographique, politique et socio-économique est évoqué. Il permet de mieux saisir l&#8217;histoire du Negro Spiritual et du Gospel. Sont mentionnés et résumés également les artistes ou groupes emblématiques tout au long de l&#8217;ouvrage. De plus, vous pouvez vous référer à un lexique succinct des principaux termes techniques mais aussi d&#8217;origine Afro-américaine et des notions musicales à la fin de l&#8217;ouvrage, accompagné d&#8217;une discographie détaillée, d&#8217;une filmographie et d&#8217;une bibliographie. Il existe peu d&#8217;ouvrages français complets sur le <strong><span style="font-family: Georgia;">Negro Spiritual</span></strong> et le <strong><span style="font-family: Georgia;">Gospel</span></strong>, contrairement à d&#8217;autres musiques comme le Blues et le Jazz. En effet, le Negro Spiritual et le Gospel ne s&#8217;appréhendent pas aussi facilement. Difficile d&#8217;expliquer ou de décrire un type de chant intiment lié à la religion. C&#8217;est avant tout un dialogue avec Dieu qui est bien vivant et présent auprès des Noirs pour lutter contre leurs souffrances quotidiennes. C&#8217;est une musique qui chante d&#8217;elle-même.</span></p>
<p style="line-height: 15.6pt;"><span style="font-family: Georgia;">L&#8217;ouvrage est scindé en six parties: Les Voix d&#8217;Ebène, La Terre Promise, De l&#8217;Eglise au Cabaret, Les Apôtres et les Divines, La Bonne Parole et le Feu Sacré. Noël BALEN utilise des mots religieux pour chaque chapitre pour mieux appréhender le Negro Spiritual et le Gospel. Il en est de même tout au long de l&#8217;ouvrage.</span></p>
<h5>HISTOIRE DU NEGRO SPIRITUAL</span></h5>
<p><span style="font-family: Georgia;">L&#8217;histoire du Negro Spiritual débute avec la déportation de douze à quinze millions d&#8217;Africains par le Vieux Continent (Portugal, Espagne, Hollande, Grande-Bretagne, France, Italie, Suède et Danemark) pour le commerce. Composées d&#8217;hommes et de femmes, ces ethnies déportées sont originaires d&#8217;Afrique Occidentale. La plupart sont déjà des indésirables au sein de leurs ethnies respectives, des prisonniers des Africains mais aussi des marchands arabes. Un véritable négoce s&#8217;établit. L&#8217;esclavage en Amérique a plusieurs visages en fonction du lieu géographique. En effet, en Amérique du Nord, l&#8217;esclavage est plutôt graduel. Au XVIIe s. le statut de serviteur temporaire de l&#8217;esclave passe à un statut d&#8217;esclave à vie. Pour rythmer le travail pénible et difficile dans les champs (interdiction de parler), les esclaves noirs pratiquent les <strong><span style="font-family: Georgia;">Work Songs</span></strong> (chants de travail). Il s&#8217;agit de chants simples sans accompagnement. Ils utilisent le <strong><span style="font-family: Georgia;">Shout</span></strong> qui est une technique de chant: phrase courte et cinglante. C&#8217;est une expression solitaire. La voix humaine devient alors un médiateur avec les dieux et les forces surnaturelles auxquels chaque ethnie différente soit-elle tente de s&#8217;accrocher pour survivre sur une terre encore inconnue.Au début de l&#8217;esclavage (XVIIe s.), les opinions des planteurs différent sur une évangélisation possible des esclaves. Certains sont d&#8217;accord car elle pourrait insuffler une paix durable. Pour les opposants, l&#8217;évangélisation serait un véritable danger pour le système établi car ils seraient égaux devant le Christ. Cependant, malgré les différences de langues entre chaque ethnie, le mélange avec la langue anglaise va s&#8217;opérer lentement. Les références des esclaves noirs sont désormais la <strong><span style="font-family: Georgia;">Bible</span></strong> (Saint Paul, Saint Jean Baptiste). L&#8217;utilisation du vocabulaire religieux est prépondérante. L&#8217;accompagnement instrumental est graduel. Dans un premier temps, il s&#8217;agit d&#8217;outils d&#8217;esclaves (hache, marteau, pioche, &#8230;). Dans un second temps, c&#8217;est une musique clandestine qui se joue avec des tambours, des flûtes de roseau, des violons, et s&#8217;empreigne d&#8217;influences européennes (berceuses, gavottes). Il en va différemment dans les colonies espagnoles, portugaises et françaises qui sont beaucoup plus souples, tolérantes (catholicisme) et acceptent plus rapidement et sans grande difficulté l&#8217;accompagnement musical.</span><span style="font-family: Georgia;"> </span><span style="font-family: Georgia;">Les premiers <strong><span style="font-family: Georgia;">Negro Spirituals</span></strong> ou chants noirs spirituels de la révélation sont une libre interprétation des <strong><span style="font-family: Georgia;">Ecritures Saintes</span></strong> . Les sujets abordés sont le couple Adam et Eve, Noë, Moise, l&#8217;Exode et le Christ. En effet, les esclaves noirs s&#8217;identifient notamment aux Hébreux que les Egyptiens oppressent, mais qui finiront par être libérés par Moise. Les esclaves noirs attendent eux aussi leur libération. Les Negro Spirituals sont avant tout des chants mélangeant traditions africaines et mélodies liturgiques européennes, souvent chantés a cappella par un groupe vocal. Ils ont été transformés et inventés par les esclaves noirs de manière anonyme. Des cérémonies clandestines se déroulent dans les bois en pleine nuit: <strong><span style="font-family: Georgia;">Hush Harbors</span></strong> (havres de paix). Puis, la pratique religieuse s&#8217;effectue dans des <strong><span style="font-family: Georgia;">Praise House</span></strong> (maison de louange) ou des églises blanches à l&#8217;écart. La qualité vocale des esclaves noirs lors des offices se fait ressentir. Bien qu&#8217;il n&#8217;y ait pas d&#8217;égalité de race entre les Noirs et les Blancs, il y a tout de même une communion spirituelle très importante.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Les premières églises noires indépendantes font leur apparition vers 1770 quand les colonies d&#8217;Amérique du Nord souhaitent devenir indépendantes. La première église noire indépendante est en Caroline du Sud en 1774.A partir de 1780, les <strong><span style="font-family: Georgia;">Camp-meetings</span></strong> remplacent d&#8217;une certaine manière les Praise House. Leur apogée se situe entre 1800 et 1830. Les Camp-meetings sont des rassemblements religieux multiraciaux en plein air sous des tentes durant lesquels la musique et le chant jouent un rôle essentiel. Ils vont fortement contribuer à l&#8217;éclosion du Negro Spiritual. C&#8217;est ce que l&#8217;on appelle plus communément le <strong><span style="font-family: Georgia;">Second Réveil religieux </span></strong>. Les esclaves sont désormais convertis. Les Tabernacle Songs deviennent rapidement des <strong><span style="font-family: Georgia;">Spirituals</span></strong> constitués, d&#8217;une part, de <strong><span style="font-family: Georgia;">Blue Notes</span></strong> (notes particulières-troisième et septième degré de la gamme- infléchies d&#8217;un demi-ton vers le grave) permettant de traduire certains climats émotionnels; d&#8217;autre part, <strong><span style="font-family: Georgia;">d&#8217;improvisations</span></strong>, de <strong><span style="font-family: Georgia;">Running Verses</span></strong> (phrases passe-partout) et des <strong><span style="font-family: Georgia;">Ring &amp; Shuffle Shouts </span></strong>(danses d&#8217;inspiration africaine, en pas traînés, sans croisement des pieds). Ces derniers représentent l&#8217;apport essentiel des esclaves noirs aux offices blancs où la danse était interdite. Là encore, il y a une plus grande tolérance dans les Etats du Nord et du Centre.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Après la Guerre de Sécession (1861-1865) gagnée par les Nordistes, l&#8217;esclavage se transforme en ségrégation raciale bien que les esclaves soient affranchis. Le Ku Klux Klan voit le jour en 1866 et assassinera plus de trois mille cinq cents Noirs entre 1866 et 1875. Les Noirs continuent d&#8217;interpréter des Negro Spirituals pour faire face à la dure liberté mais aussi pour entrevoir un début d&#8217;éducation et d&#8217;enseignement. Pour financer tout cela, les <strong><span style="font-family: Georgia;">Fish Jubilee Singers</span></strong> sont créés par la <strong><span style="font-family: Georgia;">Fisk University</span></strong> , la première université noire du Deep South fondée en 1866 à Nashville (Tennessee). Les Fisk Jubilee Singers sont composés d&#8217;étudiants et de professeurs. Ils chantent des Negro Spirituals mais également des ballades irlandaises et des hymnes sacrés pour toucher un plus large public. Ils chanteront même devant la Reine Victoria en 1873. Ces Negro Spirituals à caractère joyeux et rythmique sont appelés <strong>Jubilee Songs</strong>.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Dans le même temps apparaissent des <strong><span style="font-family: Georgia;">Minstrels Shows</span></strong> ou &laquo;&nbsp;Chanteurs Ethiopiens&nbsp;&raquo; faits par des Noirs. A l&#8217;origine, vers 1830, il s&#8217;agissait de troupes itinérantes d&#8217;artistes blancs outrageusement maquillés (Blackface Minstrels) parodiant la vie des Noirs du Sud de l&#8217;Amérique dans les plantations. Mais après l&#8217;émancipation (1865) sont apparues des troupes de minstrels noirs comprenant des comédiens, chanteurs, danseurs et musiciens se servant d&#8217;instruments folkloriques comme les tambourins, les claquettes en os (bones), le violon et le banjo. En somme, des spectacles caricaturaux et des parodies grotesques. Le Negro Spiritual va plus ou moins s&#8217;occidentaliser et laisser place au Gospel.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;"></span><strong><span style="font-family: Georgia;">HISTOIRE DU GOSPEL</span></strong><strong><span style="font-family: Georgia;"> </span></strong><strong><span style="font-family: Georgia;"> </span></strong><span style="font-family: Georgia;"></span><span style="font-family: Georgia;">Le mot <strong><span style="font-family: Georgia;">Gospel</span></strong> vient du mot <strong><span style="font-family: Georgia;">God</span></strong> (Dieu) et <strong><span style="font-family: Georgia;">Spell</span></strong> (Parole). Les <strong><span style="font-family: Georgia;">Gospel Hymns</span></strong> sont la première étape des <strong><span style="font-family: Georgia;">Gospel Songs</span></strong> de 1930. Ce sont des hymnes traditionnelles et des mélodies en vogue. C&#8217;est un courant, une mutation des chants rituels des protestants blancs. Depuis les années 1870, les instruments sont de plus en plus présents aux offices: orgue, harmonium, instruments à cordes, claquements des mains et mouvements du corps. Le début du XXe s. est alors une véritable effervescence artistique pour les Noirs.</span><span style="font-family: Georgia;">Les <strong><span style="font-family: Georgia;">Gospel Hymns</span></strong> deviennent des <strong><span style="font-family: Georgia;">Gospel Songs</span></strong> dont les bases sont à la fois simples et sophistiquées mais au début du XXè s., on ne peut pas parler encore de <strong><span style="font-family: Georgia;">Gospel</span></strong>. </span><span style="font-family: Georgia;">La figure emblématique de ces Gospel Songs est <strong><span style="font-family: Georgia;">Charles Albert TINDLEY</span></strong> . Ses oeuvres sont nombreuses et laissent place à d&#8217;importantes improvisations. Ce pasteur noir méthodiste (1856-1933) publie en 1916 son recueil, intitulé <strong><span style="font-family: Georgia;">New Songs Of Paradise</span></strong>. Une véritable référence musicale. Autre personnage important: <strong><span style="font-family: Georgia;">Alan LOMAX</span></strong> . Dès les années 1930, il collecte et conserve la mémoire musicale américaine. Sans cet homme, il serait difficile aujourd&#8217;hui d&#8217;analyser le Gospel et de tenter de l&#8217;expliquer, tellement son travail de sourcier fut important.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Le <strong><span style="font-family: Georgia;">Gospel</span></strong>, c&#8217;est avant tout le combat contre l&#8217;Amérique raciste. C&#8217;est un partage des souffrances. Noirs émancipés mais toujours sous l&#8217;hégémonie blanche, surtout dans les Etats du Sud; d&#8217;où une très forte volonté de migration par des réseaux souterrains ou ferrés vers les grandes villes du Nord (Chicago, Detroit, New York). Ils ne s&#8217;engagent pas politiquement même s&#8217;ils restent fidèles au parti républicain, à Lincoln, leur &laquo;&nbsp;libérateur&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Le Père du Gospel, c&#8217;est <strong><span style="font-family: Georgia;">Thomas Andrew DORSEY</span></strong> (1899-1993). On peut également citer <strong><span style="font-family: Georgia;">William Herbert BREWSTER</span></strong> (1897-1987) qui a fait de Memphis, &laquo;&nbsp;la place forte du Gospel&nbsp;&raquo; sans oublier Chicago. <strong><span style="font-family: Georgia;">L&#8217;éclosion du Gospel se situe dans les années 1930</span></strong>. Il y a beaucoup plus d&#8217;instruments ainsi que des références à <strong><span style="font-family: Georgia;">Jésus</span></strong> et les <strong><span style="font-family: Georgia;">Apôtres</span></strong>, contrairement aux Negro Spirituals qui évoquaient des personnages de l&#8217;Ancien Testament.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Le Gospel compte <strong><span style="font-family: Georgia;">des quartettes vocaux et des femmes de renom</span></strong>. </span><strong><span style="font-family: Georgia;">Les quartettes vocaux</span></strong><span style="font-family: Georgia;"> restent le phénomène le plus populaire du Gospel. Ils sont composés de deux ténors, un baryton et une basse. Cette polyphonie à quatre partie, également appelée Male Quartet s&#8217;est largement inspirée des <strong><span style="font-family: Georgia;">Barbershop Singers</span></strong>, qui se réunissaient dans l&#8217;échoppe du coiffeur. L&#8217;harmonisation simple de ces quartettes a la particularité de faire intervenir une voix au-dessus de la mélodie. Ces quartettes vocaux sont plus spontanés, prennent plus de risque que les chœurs universitaires qui lassent à cause de leur rigueur, de leur côté conventionnel. D&#8217;où, un très grand succès. On peut citer l&#8217;un des plus connus, le <strong><span style="font-family: Georgia;">Golden Gate Quartet</span></strong> lors de la période de l&#8217;Entre-deux-guerres. A leurs débuts, ils se nommaient les <strong><span style="font-family: Georgia;">Golden Gate Jubilee Singers</span></strong> et chantaient a cappella en 1934. Entre 1937 et 1943, ils enregistreront plus de cent titres dans un registre religieux mais aussi profane dans les cabarets.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;"> </span><span style="font-family: Georgia;">Les femmes les plus importantes seront pour la plupart en relation avec DORSEY qui a su les mettre sur le devant de la scène. Bien que le Gospel se développe dans les années 1930, ce n&#8217;est pas avant 1945 que les femmes pourront se faire connaître dans un registre musical très machiste. </span><span style="font-family: Georgia;">La figure emblématique reste <strong><span style="font-family: Georgia;">Mahalia JACKSON</span></strong> (1911-1972). Née à la Nouvelle-Orléans, elle fréquente très tôt l&#8217;église baptiste. Elle intègre les Johnson Gospel Singers, un groupe mixte mais travaille en même temps comme ouvrière, domestique jusqu&#8217;en 1935. Elle décide alors d&#8217;ouvrir un institut de beauté en 1938 et sera fleuriste pendant dix ans. Elle croise le chemin de DORSEY avec qui elle collabore dans les tournées. Son premier grand succès discographique date de 1947 <strong><span style="font-family: Georgia;">&laquo;&nbsp;Move On Up A Little Higher&nbsp;&raquo; </span></strong>composé par <strong><span style="font-family: Georgia;">Brewster</span></strong>. 50 000 exemplaires sont vendus en moins d&#8217;un mois, et elle atteint le million d&#8217;exemplaires par la suite. Mahalia JACKSON devient <strong><span style="font-family: Georgia;">THE GOSPEL QUEEN</span></strong> et part à la conquête de l&#8217;Europe en 1950. Elle signe un contrat en 1954 avec Columbia et combat politiquement auprès de Martin Luther King. </span><span style="font-family: Georgia;">N&#8217;oublions pas d&#8217;autres femmes de grande qualité vocale et artistique telles que <strong><span style="font-family: Georgia;">Roberta Martin, Sallie Martin</span></strong> (bras droit de Dorsey), <strong><span style="font-family: Georgia;">Willie Mae Ford Smith, Sister Rosetta Tharpe, Marion Williams</span></strong> ou encore <strong><span style="font-family: Georgia;">Bessie Griffin</span></strong>.</span><span style="font-family: Georgia;"></span><span style="font-family: Georgia;">Après la Seconde Guerre Mondiale, les Noirs vont revendiquer leurs droits civiques et leur culture artistique, chose qu&#8217;ils n&#8217;avaient jamais faite auparavant. La production discographique pour les Noirs alors nommée <strong><span style="font-family: Georgia;">Race Records</span></strong> va désormais s&#8217;appeler <strong><span style="font-family: Georgia;">Rhythm&#8217; N Blues</span></strong> en 1949. C&#8217;est avant tout un genre musical hétérogène avec des sources différentes. <strong><span style="font-family: Georgia;">Les quartettes et quintettes vocaux</span></strong> connaissent un véritable succès ainsi que le style <strong><span style="font-family: Georgia;">Doo Wop</span></strong>. Ce style de chant issu du Rhythm&#8217; N Blues noir américain est caractérisé par des accompagnements vocaux en onomatopées (précurseur du rap). L&#8217;expression corporelle est prépondérante, ce qui déplaît fortement aux artistes religieux car le Gospel est avant tout un courant musical religieux. C&#8217;est la base essentielle du Rhythm&#8217; N Blues, tout comme le blues, le boogie-woogie et le jazz des années 1930-40. Autant dire des musiques profanes. D&#8217;où, l&#8217;apparition d&#8217;un <strong><span style="font-family: Georgia;">Hard Gospel</span></strong>.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Il y a désormais deux Gospels: <strong><span style="font-family: Georgia;">la Sacred Gospel Music</span></strong> qui se pratique seulement dans les Temples, et <strong><span style="font-family: Georgia;">la Secular Gospel Music</span></strong> pour le Grand Public dans des lieux dits profanes, tels que les cabarets, les clubs, les salles de concerts, les théâtres.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;"></span><strong><span style="font-family: Georgia;">L&#8217;âge d&#8217;or du Gospel se situe entre 1945 et 1965</span></strong><span style="font-family: Georgia;"> avec des groupes masculins, féminins, mixtes et une volonté collective mais aussi des artistes comme <strong><span style="font-family: Georgia;">Brother Joe May</span></strong>, le &laquo;&nbsp;Caruso du Gospel&nbsp;&raquo;, ou encore <strong><span style="font-family: Georgia;">Alex Bradford</span></strong>. Deux artistes phares avec des carrières indépendantes. Les groupes féminins connaissent beaucoup de succès même dans les années 70.</span><span style="font-family: Georgia;">Actuellement, sur les scènes des festivals, les groupes féminins restent omniprésents. Le Gospel peut se décliner en plusieurs genres sans pour autant faire un trait abrasif entre eux: le <strong><span style="font-family: Georgia;">Country Gospel</span></strong> dans la première moitié du XXè s. ou encore le <strong><span style="font-family: Georgia;">Gospel Blanc du Sud</span></strong> après la Seconde Guerre Mondiale (mélange de Bluegrass, d&#8217;Hill Billy, de Country, de Rock&#8217; N&#8217; Roll avec des thèmes religieux &#8211; cf Elvis Presley). Ce dernier représente l&#8217;Amérique puritaine, décalée des centres urbains, hors modernité, des ruraux avant tout délaissés dont le seul repère reste l&#8217;Eglise. </span><span style="font-family: Georgia;">Dans les années 1970-1980, le Gospel est toujours aussi vivant et vibrant avec <strong><span style="font-family: Georgia;">James Cleveland, Al Green, Shirley Caesar ou encore Aretha Franklin</span></strong>.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">Dans les deux dernières décennies du XXè s., c&#8217;est le phénomène des <strong><span style="font-family: Georgia;">Mass Choirs</span></strong> (Chœurs de masse) avec un prédicateur, chef de chœur charismatique, qui connaît un succès considérable bien qu&#8217;ils aient été déjà présents dans les années 1950. Néanmoins, beaucoup de Mass Choirs se produisent dans un but uniquement commercial. Le manque d&#8217;oralité religieuse sincère se fait ressentir malgré une certaine identité communautaire.</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;"></span><span style="font-family: Georgia;">Aujourd&#8217;hui, le <strong><span style="font-family: Georgia;">Gospel</span></strong> est plus ou moins éclaté et diversifié comme les autres genres musicaux tels que le R&#8217;N'B, la New Jack ou encore la Nu Soul. L&#8217;esprit divin est toujours présent malgré l&#8217;appel à la gloire, à la popularité, aux retours financiers. Les textes sont moins pertinents, les thèmes abordés plus que légers, sans originalité. La création n&#8217;est plus &#8230; dans ce &laquo;&nbsp;Gospel&nbsp;&raquo; d&#8217;aujourd&#8217;hui. Cependant, la religion reste toujours bien vivante dans les chœurs et cœurs. On peut citer entre autres <strong><span style="font-family: Georgia;">Andrae Crouch</span></strong> avec son <strong><span style="font-family: Georgia;">Progressive Black Gospel</span></strong> qui cherche à plaire à tous les publics, <strong><span style="font-family: Georgia;">Oletta Adams</span></strong> (ex-partenaire du groupe Tears For Fears), <strong><span style="font-family: Georgia;">la famille Winans, les Take 6</span></strong> ou encore <strong><span style="font-family: Georgia;">Liz McComb</span></strong>. A noter également une tendance <strong><span style="font-family: Georgia;">Gospel Rap</span></strong>, avec <strong><span style="font-family: Georgia;">Hezekiah Walker</span></strong>.</span><span style="font-family: Georgia;"></span><span style="font-family: Georgia;">Cet ouvrage de <strong><span style="font-family: Georgia;">Noël BALEN</span></strong>, membre de l&#8217;Académie du Jazz, est très riche dans ses explications, sa diversité des oeuvres, des artistes et des extraits de chants en anglais et français, mais aussi dans son approche socio-économique, géographique, historique et politique. Beaucoup d&#8217;éléments détaillés sur le contenu des chants, leurs structures sont abordés. C&#8217;est un ouvrage complet, facile à lire et enrichissant, permettant de comprendre l&#8217;histoire du Negro Spiritual et du Gospel, une histoire intimement liée à la religion.</span><span style="font-family: Georgia;"> </span><span style="font-family: Georgia;"></span><strong><em><span style="font-family: Georgia;">EDIT : Mise à jour de l&#8217;article le 27 mai 2008</span></em></strong></p>
<p><strong><em><span style="font-family: Georgia;"> </span></em></strong><span style="font-family: Georgia;">Pour tout copier/coller, merci de demander l&#8217;autorisation avant par respect (cf wikipédia.org).</span></p>
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		<title>200 Zappa de Z à A</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2001 17:10:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archive Sincever]]></category>
		<category><![CDATA[Livres sur la Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Frank Zappa]]></category>

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		<description><![CDATA[Zappa a traversé la musique comme un démolisseur doué pour concocter une alchimie inouïe, sans se renier ni cesser de construire un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2859206116?ie=UTF8&amp;tag=ziknblog-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2859206116" target="_blank" title="disponible chez amazon">Zappa</a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=ziknblog-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2859206116" style="border: medium none  ! important; margin: 0px ! important" border="0" height="1" width="1" /> a traversé la musique comme un démolisseur doué pour concocter une alchimie inouïe, sans se renier ni cesser de construire un espace musical aussi flamboyant que surprenant. Plus de deux cent pages et une centaines de mini-chapitres détaillent toutes les facettes de son explosif talent. C&#8217;est sûrement léger. Mais c&#8217;est déjà pas mal.</p>
<p>Il y a quelque chose du sauvetage patrimonial, du retour vers le futur mirifique dans cette actuelle et compulsive convocation des années 70, c&#8217;est sûr. Une grosse histoire de pèze aussi ; un petit coup de com, je te file la larme à l&#8217;œil ; un grand coup de marketing, je t&#8217;es tourbis le larfeuille.</p>
<p>N&#8217;empêche. Y a quelques allumés qu&#8217;on aimerait bien ramener à notre glauque ici et maintenant ; à la rigueur des clones encore excités et pas mal révoltés. Avec du talent de préférence, quitte à inonder les télés, plutôt que le genre qui se déverse, puis se répand, puis s&#8217;efface, juste avant que nous on gerbe dans les chiottes, tellement on en a ras les mirettes et les esgourdes de voir ou d&#8217;entendre icelui.</p>
<p>Tout ce baratin pour vous parler d&#8217;un qui peut plus nous gonfler, et qui nous a pas beaucoup gonflé de son vivant, et même pas du tout. Il s&#8217;est barré du côté où les tartines sont éternellement beurrées à 53 balais, plus tout jeune, donc, alors qu&#8217;on le croyait toujours printanier. Mais les touche-à-tout provocs et bordéliques semblent toujours débarquer avec des tonnes de candeur et de jeunesse dans les poches. C&#8217;est peut-être ça qui donne l&#8217;envie de rester dans la fête pour l&#8217;éternité, et même plus tard que six heures du mat, non ?</p>
<p>Un sacré gaillard, faut dire, le Frankie. Plus de cinquante albums au compteur, un bon paquet de films et suffisamment de bouquins pour faire des envieux. A l&#8217;heure où une foultitude de petits chanteurs ignorant l&#8217;orthographe du mot talent se prennent pour la Trinité réunie, il fait quand même bon se raccrocher à quelques repères et, sans parler de génie, rappeler au moins les dons, le courage et le parcours peu commun de Zappa aux amnésiques abusés.</p>
<p>Dans le style du bouquin entre mes mains &#8211; combien il est bon, combien faut l&#8217;acheter, et même alpaguer le premier vendeur FNOC venu en lui gueulant, bienfort dans sa petite oreille rétractée, &laquo;&nbsp;Zappadisc !!&nbsp;&raquo;, pour piller suavement les bacs offerts (mais néanmoins payants). La vérité si je mens&#8230; &#8211; dans le même style, donc, je vous distille sous forme de brèves un florilège des goûts, dégoûts, égouts, prises de tête et dégommages en tout genre du chevelu musicalumé.</p>
<p>Ani-maux :<br />
Il y a quelque chose des grands caricaturistes du 19ème comme Doré ou Grandville, chez Zappa. Son bestiaire est riche : le gorille, le chameau, la fouine, le cheval, le phoque, le pigeon, le canard, le pingouin et d&#8217;autres y sont présents, sans oublier des chimères comme le loup-zombie d&#8217;Over-nite sensation. Tous, ou presque, sont prétextes à moquer les travers, voire dénoncer les tares des grandes bêtes que nous sommes, ou suggérer quelques petites fantaisies bien chaudes, juste histoire de nous obliger à camper bien raides dans nos bottes. Le gaillard n&#8217;était pas du genre à fermer sa grande gueule, et pas vraiment monacal.</p>
<p>Zicmu :<br />
Délire, déconstruction et diversité. Trois mots qui peinent à borner un univers musical où jouent des coudes Muddy Waters, Edgar Varèse, Ornette Coleman, Schoenberg, Hendrix, Bill Haley, etc&#8230; Zappa tire le chapeau et quelques compos à tous, mais il va au-delà, dans le pays des collages créatifs et subversifs, déjantés et pourtant millimétrés.</p>
<p>Politik :<br />
&laquo;&nbsp;La politique est la division &laquo;&nbsp;Spectacles&nbsp;&raquo; de l&#8217;industrie&nbsp;&raquo; a déclaré l&#8217;impitoyable grateux. C&#8217;est peu dire qu&#8217;il méprise les politicards, leur lâcheté et leur soumission devant les lobbies du genre télévangelistes. Citoyen, pourtant, il se veut, et prêche le vote comme l&#8217;activisme politique. Pas du genre à cracher blanc puis pêter noir, il ira jusqu&#8217;à se présenter aux présidentielles, &laquo;&nbsp;sans ballon, ni flonflons&nbsp;&raquo;, et continuera à soigneusement dégommer Reagan et ses petits coquins, doués pour &laquo;&nbsp;l&#8217;asservissement des masses locales en vue de leur exploitation par une multinationale&nbsp;&raquo;, jusqu&#8217;au bout.</p>
<p>Langue :<br />
Connu pour détester les chansons d&#8217;amour, Zappa ne pouvait faire dans le lyrisme. Ca n&#8217;empêche pas sa langue de claquer pour élever la satyre au rang d&#8217;art, dont il reste un incomparable artificier. Rimant naturellement, il rythme ses motsà coups d&#8217;allitérations (Kiss my aura&#8230;Dora) et autres paronomases (the bigger the cushion/the better the pushin&#8217;) ses langues de feu pour qu&#8217;elle dansent et brûlent les notes qui les enveloppent. Il pousse son verbe et l&#8217;use parfois jusqu&#8217;à l&#8217;os du son, tombant ainsi dans l&#8217;onomatopée (Ah ren-nen-nen-ah-ren-nen-nen&#8230;). Le sens général se construit à partir de l&#8217;Américain moyen, sujet et victime préféré de Zappa, sujet et victime surtout de la pub, des politiques, des prêcheurs et de tout ce qui l&#8217;enserre.</p>
<p>Sur bien plus de deux cent pages de, à propos, sur, avec, comme, relatives à Zappa Frank, par Dominique Jeunot, président de l&#8217;association Les Fils de l&#8217;Invention, et Guy Darol qui nous a déjà balancé Frank Zappa, la parade de l&#8217;homme-wazoo, vous trouverez une centaine d&#8217;entrées contant l&#8217;artificier libertaire, ses albums, ses films, ses bouquins et même la liste de ses meilleurs concerts.</p>
<p>Ne pas oublier la multitude de petits crobards croustillants, bien dans le genre des Editions du Castor Astral, qui rajoutent, si besoin était, un peu de celà la sauce Za-païenne.</p>
<p>De quoi rester scotché, admiratif et pas mal surpris par l&#8217;acuité, l&#8217;humour, le culot et la curiosité du bonhomme. Sans parler de l&#8217;actualité de ses révoltes&#8230; On sort de Zappa de Z à A content, un peu sonné et franchement rafraîchi. Comme après un bon concert.</p>
<p><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=ziknblog-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2859206116&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=990000&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr" style="width: 120px; height: 240px" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p style="border: 1px solid #cccccc; padding: 15px; text-align: center"><strong>Cet article a été rédigé pour le site <a href="http://www.sincever.com" title="Site officiel d'origine de l'article" target="_blank">Sincever</a> par le rédacteur Ave</strong></p>
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		<title>Les univers sons, Musiques ambiantes, mondes imaginaires et autres voix de l&#8217;éther</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2001 16:41:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archive Sincever]]></category>
		<category><![CDATA[Livres sur la Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Ambient]]></category>
		<category><![CDATA[David Toop]]></category>
		<category><![CDATA[Ocean of sound]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous baignons dans un océan de sons, Ocean of sound : Ambient music, mondes imaginaires et autres voix de l&#8217;éther, où il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous baignons dans un océan de sons, <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2841621731?ie=UTF8&amp;tag=ziknblog-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2841621731">Ocean of sound : Ambient music, mondes imaginaires et autres voix de l&#8217;éther</a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=ziknblog-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2841621731" style="border: medium none  ! important; margin: 0px ! important" border="0" height="1" width="1" />, où il suffit de piocher des conversations, des cris d&#8217;oiseaux ou le souffle des montagnes, pour les reverser dans un océan virtuel bien plus vaste, l&#8217;océan de la création. C&#8217;est la vraie fonction, la vraie raison, la vraie vocation de la musique ambient, selon David Toop.</p>
<p>Ce livre résiste. Résiste aux définitions et aux synthèses. C&#8217;est peut-être un fourre-tout poétique. Les paragraphes de plusieurs pages y côtoient les phrases minimales. Treize grands chapitres y recouvrent plusieurs dizaines de fragments comme de longs développements. S&#8217;entrechoquent dans ce texte intriguant un étrange méli-mélo de titres comme &laquo;&nbsp;Ch-ch-ch-ch-ch&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Ma vie dans un trou dans le sol&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Pureté et danger&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;La voie lactée&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p>Certainement la matière résiste-t-elle avec force. Ce son dont nous David Toop est un concept en effet plutôt vague. En l&#8217;occurrence, on en fait de la musique, mais il n&#8217;implique jamais nécessairement celle-ci, et le mot &laquo;&nbsp;musique&nbsp;&raquo; lui-même ne renvoie pas directement, dans ses connotations, à ce son qui est sa source. Les rapports étroits qu&#8217;entretiennent son et musique reposent donc une ambigüité première.</p>
<p>Première ambigüité redoublée par la musique elle-même, la musique pratiquée et explorée depuis vingt-cinq ans par D.Toop et qui est le sujet d&#8217;Ocean of sound, la musique basée sur le son. Les deux termes se nourrissent là pour exaspérer le trouble de leurs rapports initiaux. Le son est un élément plus que majeur de cette musique aux paradoxales et paroxystiques fondations. Elle porte plusieurs noms : ambient, techno, électronique, new-age&#8230;</p>
<p>David Toop retient plutôt ambient, mais il ne recherche pas la catégorisation. Seul l&#8217;intéresse, en fait, la matière première qui traverse ces musiques et leur donne sororité : le son. Son propos rejoint donc avec grâce ces musiques nouvelles, mais sans jamais emprunter les chemins d&#8217;une analyse compartimentée, froidement et sèchement structurée. L&#8217;ambiguïté initialement repérée, comme la diversité des musiques &laquo;&nbsp;du son&nbsp;&raquo;, obligent.</p>
<p>Ocean of sound est une gigantesque métaphore où les quelques rares définitions restent au stade de la méditation spéculative, quand elles ne sont pas affirmations vagues, noyée bien vite dans le foisonnement du texte. Emergent, plutôt, au travers du long voyage, l&#8217;attention portée, par de nombreux musiciens depuis plusieurs siècles, à ce fondement, le son, outre les catégories musicales habituelles que sont la composition, la distribution instrumentale, ou la mélodie.</p>
<p>Pointant ainsi diverses émergences d&#8217;un traitement plus spécifique du son entant que musique, à moins que ce ne soit de la musique comme figure sonore, Toop fait délicatement surgir la variété immense des réflexions et des expérimentations sur le son. Dans ce déploiement, nourri d&#8217;une multitude d&#8217;exemples, s&#8217;impose la nécessité de la liberté pour l&#8217;artiste. Et l&#8217;époque actuelle, où Toop pioche la majorité de ses références comme de ses tranches de vie musicienne, offre une infinie possibilité de travailler le son, de le tordre, le triturer pour en faire des expériences musicales inouïes, loin du carrousel commercial dominant.</p>
<p>Grâce aux progrès de la technologie et à l&#8217;apparition de l&#8217;informatique puis des instruments électroniques comme le synthétiseur, le sampler et le vocoder, ont pu émerger des modes de traitement du son et des textures musicales dont la cohérente unité se déploie dans la variété et l&#8217;ampleur. Pouvait alors se former un véritable courant musical : l&#8217;ambient. Cette cohérence David Toop ne la retrace pas dans une chronologie. Elle se construit, peu à peu, dans notre esprit qui amalgame inconsciemment les dizaines d&#8217;anecdotes, de citations, de récits et de rêves tissés patiemment par Toop. Une image du créateur et de sa subtile création s&#8217;est lentement incarnée dans notre cervelle. Elle est réelle et complexe.</p>
<p>Deux fragments de texte en donneront, je crois, la meilleure approximation. &laquo;&nbsp;Lors d&#8217;une conférence à Cairns, en Australie, un chercheur de l&#8217;Association américaine de recherche sur l&#8217;art rupestre affirma que les sites préhistoriques de peinture rupestre étaient choisis par les artistes pour la qualité de leur réverbération acoustique. Steven Walker émit l&#8217;hypothèse que chaque site révèlerait une correspondance entre les animaux peints sur les murs et la nature de l&#8217;écho produit par un son dans cet espace. Dans des grottes telles que celle de Lascaux, où de grands animaux ont été peints, les échos sont assourdissants, tandis que sur les sites où les félins ornent les murs, le niveau sonore des réverbérations est particulièrement bas.&nbsp;&raquo; (Ocean of sound p.17)</p>
<p>&laquo;&nbsp;On peut trouver une corrélation entre les océans, les îles, les oiseaux, la musique et l&#8217;inconscient dans des mythes celtes datant d&#8217;avant le IXe siècle. Dans La navigation de Maelduin les voyageurs entendent un murmure confus de voix dans le lointain. En suivant le son, ils finissent par arriver à une île &#8211; l&#8217;île des Oiseaux parleurs &#8211; où des quantités d&#8217;oiseaux bruns, noirs et mouchetés crient et parlent des langues humaines.&nbsp;&raquo; (Ocean of sound p.285)</p>
<p>Si l&#8217;ambition de cet ouvrage est de proposer un morceau de techno-texte, cela semble plutôt réussi. Les fragments s&#8217;assemblent mystérieusement pour former un tout qui les homogénéise, tandis que leurs dissemblances figurent les subtiles variations d&#8217;une plage musicale, la récurrence des thèmes rappelant les effets de boucle.</p>
<p>Un regret : on aurait aimé découvrir quelle inspiration visuelle peut avoir David Toop et la communauté des musiciens ambients, mais aucune image, aucun tableau, aucun collage n&#8217;enrichissent ces pages. La couverture fait, cependant, un peu oublier ce manque. Le paysage lunaire et indéchiffrable quelle offre baigne dans une clarté bleue nuit profonde, suggérant fortement un univers autre, onirique, et pourtant mélancoliquement quotidien.</p>
<p>Toop semble avoir repris l&#8217;expérience de Jack Kérouac menée dans son fameux &laquo;&nbsp;Sur la route&nbsp;&raquo;, qu&#8217;il écrivit avec le beat du jazz. Dans son texte les boucles de l&#8217;ambient naissent et s&#8217;effacent pour renaître ensuite ; pour le bonheur de l&#8217;auteur, de la musique et du lecteur.<br />
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<p style="border: 1px solid #cccccc; padding: 15px; text-align: center"><strong>Cet article a été rédigé pour le site <a href="http://www.sincever.com" title="Site officiel d'origine de l'article" target="_blank">Sincever</a> par le rédacteur Ave</strong></p>
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		<title>Thorgal &#8211; un CD rejoint une BD</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Feb 2001 17:23:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur Invité</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand un CD &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00005AALM?ie=UTF8&amp;tag=ziknblog-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00005AALM">Enfant Des Etoiles</a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=ziknblog-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B00005AALM" style="border: medium none  ! important; margin: 0px ! important" border="0" height="1" width="1" />&nbsp;&raquo; rejoint une BD, et que lire la BD en écoutant le CD accentue le plaisir, alors on reprend tous les tomes, on met la fonction &laquo;&nbsp;repeat&nbsp;&raquo; et on plonge dans le bonheur !</p>
<p>Un grand classique de la bande dessinée : THORGAL, tout droit sorti de l’imagination de Van Hamme et illustré par Rosinski, a largement inspiré Phillipe Malembré qui passionné de cet univers médiéval et de musique, a créer un CD sur ce thème.</p>
<p>En collaboration avec Eric Mouquet (Deep Forest), Henri-Denis Golenvaux et Jean-Luc Gossens, un CD de 18 titres est sorti.</p>
<p>Le paris est réussi puisque la musique est à l’image même de la BD et de son univers, très agréable à écouter.</p>
<p>A noter la participation de Catherine Lara pour les violons.</p>
<p>Adopté et élevé par un chef Viking, Thorgal, héros de cette BD mythique, a épousé la plus belle, la plus douce, la plus forte des princesse Viking.</p>
<p>Il est respecter par toutes les tribus Viking, mais malgrès tout n’est pas un viking. Tout au long des pages de ces BD, Van Hamme fait côtoyer à son héros des personnages haut en couleur, et l’emmène dans des aventures hors du commun.</p>
<p>Le succès de cette BD est probablement dût a la qualité des scénarios mais aussi à des illustrations qui reflètent tout a fait l’univers et l’ambiance des vikings.</p>
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<p>Si vous aimez la BD en général, visitez <a href="http://www.sceneario.com" title="Site sur la BD" target="_blank">Sceneario</a> !</p>
<p style="border: 1px solid #cccccc; padding: 15px; text-align: center"><strong>Cet article a été rédigé pour le site <a href="http://www.sincever.com" title="Site officiel d'origine de l'article" target="_blank">Sincever</a> par le rédacteur Aub</strong></p>
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