Antoine Gratton met le feu au Club Soda

Antoine Gratton met le feu au Club Soda

Club Soda, 21 février 2012. Je le connais seulement depuis un an que toute cette révolution musicale amorcée depuis l’an passé m’a fait évoluer dans un ailleurs bien meilleur. Comme si je n’écoutais pas avant. Comme si je n’étais pas, avant… Maintenant que j’écoute et que je suis, je savoure davantage chaque note qui s’amoncelle dans mes oreilles pour essayer d’atteindre l’apothéose. Apothéose, hein? Bien ce soir-là, c’en était si près…

PREMIÈRE PARTIE: CHLOÉ LACASSE



J’avais brièvement écouté ce qui était disponible d’elle au moment des Francouvertes de l’an passé et ce sur quoi j’étais tombée m’avait laissée de glace… non pas que c’était mauvais, loin de là… mais n’importe qui compétitionne contre mes Canailles n’a aucune chance d’y gagner dans mon coeur… bref, la grande gagnante de ce concours de musique émergente québécoise 2011 se chargeait de réchauffer la scène avant que le lion débarque… et j’ai été subjuguée. Une pianiste de talent, évidemment. Des chansons bien construites et intéressantes à décortiquer. Un rythme qui veut te faire danser, et une progression d’intensité intéressante qui vient colorer l’univers de chacune des pièces. Toute sa douceur, toute sa légèreté, toute son innocence inavouée qui reste entre le tempo vient tempérer l’ardeur de ses coups de piano. Une pianiste de talent, vrai, mais qui rock son piano comme jamais. J’adore. J’irai te voir plus souvent, Chloé!

ANTOINE GRATTON LE VAGABOND


Les lumières s’éteignent et un léger son de banjo émane d’on ne sait trop où…Ces notes, je les reconnais, je les saisis et je m’en délecte parce que je sais… ce qu’il en est. Donc… On cherche un moment pour se rendre compte qu’Antoine entame doucement Tes Chaleurs à l’arrière de la salle, à travers une foule surprise mais assurément déjà conquise… Pas à pas, il s’avance à travers les spectateurs, et l’intensité monte tranquillement… Tout vêtu d’or et de noir, scintillant comme son piano disco d’où les mirroirs y réverbèrent toute la lumière jusque dans nos yeux trop grands ouverts, il laisse son banjo et s’attaque farouchement à son piano. Son band débarque sur la scène, et le party commence à ce moment-là, véritablement…

Dans le désordre de ma mémoire, il enchaîne tout le meilleur de ses albums précédents tout en défendant très bien son petit dernier, La Défense du titre, paru quelque part en novembre 2011. Tout était là. Après Tes Chaleurs, Ah que! Malàlavie. L’homme orchestre. Un New york City interprété bestialement au piano.  Dis-nous ce que tu veux, et toutes celles de cet album. Pour Dans les yeux de Françoise, banjo à la main, il s’avance au milieu de la salle et se perche sur un banc pour savourer toute l’ampleur de ses paroles. Tout le monde chante, et connais cette chanson. Sur ses indications, on se sépare en deux et on entame en canon tout ce qui en reste. Wow. Juste avant Gros respire, qui suit juste ensuite, Antoine semble déstabilisé. On ne sait plus trop si c’est de la sueur ou des larmes qui tombent sur son piano. tout cet amas d’amour qu’on lui lance en pleine face ce soir le touche particulièrement probablement, et on en est là, à lui clamer tout son talent entre deux tournées de shooters. On aime ça.

Vraiment tout ce que je voulais y entendre s’y trouvait, accentué par un band de talent que je connais assez bien finalement…Gabriel Gratton à la guitare (guitariste également du phénomène Nevsky, de la belle Elisapie et d’un paquet d’autres projets, probablement). Un bassiste barbu qui fait également le son dans la caverne de l’Esco (très, très, très drôle avec sa cape dorée d’ailleurs). Un petit drummer nerveux qui rock jusque dans sa face et un autre sympathique frisé qui rock autant avec sa face de gars content, je n’en demande pas plus. Le show allait être bon ce soir-là, c’était évident.

Antoine continue dans sa vibe mais s’arrête à tout moment pour nous parler, pour créer un certain contact proximal avec cette foule qui lui est sommairement étrangère dans son univers. MMmmmm, parfois ça marche, parfois… ça ne fonctionne pas. Le Club Soda, ce n’est pas ton Esco, Antoine, et pense-y la prochaine fois pour éviter certains malaises… toutefois, je crois qu’il est bien comme ça. Il veut provoquer, et l’attente provoque quand même parfois, alors on lui pardonne… I cheers to that!

500 000 miles. En paix, la chanson la plus touchante de tout son répertoire. Tous les jours, qui me représente x 1000… Une célébration des anniversaires entre deux larmes d’on ne sait pas trop d’où l’origine émane, and the show must go on. Oui oui, le mois de février semble assez populaire pour les anniversaires parce qu’on a chanté « bonne fête » à tous les musiciens… Tous, sans exception. Je ne suis pas tellement certaine que c’était vrai, mais c’était un running gag assez marrant. Bonne fête Gab toutefois, ça c’était vrai.

Après près de deux heures d’une performance tant physique qu’émotive, le band quitte la scène et on en veut plus… Comme rappel, un certain hommage à une célébrité quelconque (je défie ceux qui la soupçonne de se prononcer) et… Une Carole à gogo déchaînée pour terminer, avec Chloée et Amélie comme back vocals, avec un Antoine qui bat des pieds de façon alternée sur les rythmes qui le font vibrer (il fait souvent ça pour ses chansons rythmées, d’ailleurs : il pioche des pieds de manière un peu burlesque par moment). J’adore. Ça se termine comme ça, et j’adore encore.

CONCLUSION

Comme à chaque fois, j’en suis bouleversée… Montréal n’est pas Los Angeles hein, Antoine… Si les gens se délectent tant que ça de tes mots, prends-le comme un compliment sur ton talent et vole…Va les conquérir, les Américains, parce que t’as trop de talent pour rester ici. Vas-y, jouer sur la planète… y’a bien juste toi qui en est capable. C’est ce que j’en pense. J’ai dansé, trippé, chanté, mais surtout aimé ce que je voyais… Merci Antoine Gratton de me faire tripper autant.

ENJOY, BANDE DE FOUS!

Source

Ce billet est un texte original du journal d’une groupie

firefly

@caroisonfire sur twitter : Music addict \ blogueuse sur le Journal d'une groupie à temps plein et travaille à temps partiel. La vie est courte. Penses-y.   Firefly sur Zik'n'Blog : Pour connaître mes goût musicaux, on peut découvrir mon Défi musical 30 jours, 30 chansons Caroline Dubois sur Facebook: impertinence et musique à volonté. J'accepte les demandes d'amitié. Être humain sur la planète terre. J'accepte les invitations sur la lune.

Laisser un commentaire