Revue musicale 2011

Confession: je recherche toujours le moment sublime durant lequel tout sera parfait… l’ambiance y sera festive et un peu rebelle. Le décor y sera déjanté mais assumé. Les gens seront beaux et vraiment dedans. Le groupe sur la scène sera en feu, tellement en feu que l’existence pourrait s’arrêter maintenant et tout le monde trouverait ça excitant… quand même. Si demain n’existait pas… comment vivriez-vous ultimement? Vous voyez? Je recherche ça… et je le trouve parfois. Cette année? Je l’ai trouvé plusieurs fois… Voici donc le meilleur de l’année 2011… ou ce que j’en ai dit!

Top 10 des meilleurs shows

1) DJ Champion: (Divan Orange) et Métropolis, 29 juin 2011

La fébrilité pouvait presque prendre vie devant nos yeux tellement la charge émotionnelle se sentait sur le visage des gens. Ça faisait longtemps, certainement, mais l’importance de ce grand retour sur scène se savait. Ne revient pas qui le veut d’un dur combat contre la mort en soi, et c’est les veines pleines de vie que Champion amorce son grand retour…(…) Pilou revient et Alive Again n’a jamais fait autant de sens. Dès lors, Champion saute partout, prend Pilou dans ses bras, va taper sur les épaules de ses musiciens en signe de reconnaissance et semble toucher de près au bonheur véritable. Il remercie les gens avec émoi, ne croyant véritablement pas ce qui s’offre devant ses yeux. Les gens sont en feu et c’était loin d’être suffisant… C’est tellement big qu’on va jouer So Big!

2) Antoine Gratton avec DJ Dee et Orange Orange, Club Soda, 5 février 2011

Après une performance ultra-intéressante du groupe Orange Orange, qui a su allumer la foule avec une sincérité et un sex-appeal intégralement indécent, s’amène Antoine Gratton… Dee émerge sur la scène, et le « beat » commence… Ma première impression? Je vous la confie… « BON, CHECK-LE AVEC SES CHEVEUX ROSES, SON ÉTOILE DANS LA FACE ET SON HABIT D’EXTRA-TERRESTRE…. » (blablabla) Antoine Gratton, à l’écoute des émanations musicales qui l’entourent, entend, se prépare langoureusement, et se lance…..POW!!!!

Je l’avoue humblement, ce show, le dernier des Cinq Sens au Club Soda, fut la prestation la plus importante à l’intérieur de mon univers de groupie assumée… Pourquoi? Parce que cet artiste vient de créer une révolution dans mes oreilles. Plus jamais rien ne sera pareil comme avant… parce qu’il a su amalgamer tout ce qui me plaît pour en faire un opus, à travers lequel on vogue entre des interludes tellement délectables que la vie elle-même ne peut se targuer de faire de telles transitions. Pourquoi, désormais, j’aime Antoine Gratton? Non pas parce qu’il obnubile mes fantasmes de façon tout à fait catastrophique, mais bien parce qu’il a tout compris… IL A TOUT COMPRIS… Ma trame de vie? (ou celle qui joue éternellement dans ma tête au travers de chacune de mes actions, chacun de mes gestes, chacune de mes pensées…) hé bien, c’est Antoine qui l’a composée… LITTÉRALEMENT.

3) Yann Perreau: Club Soda (Yann Solo et le dernier d’un serpent sous les fleurs), 15 juin 2011

Pour sa première partie solo, seul derrière son piano, sous un réverbère qui l’éclaire juste assez pour que la pénombre ne le pénètre pas mais enveloppe tout de même toute la salle, il se tient là, au milieu des gens, nous lançant sa poésie sans filtre, avec toutes les trippes qui l’habitent. Après Triste poupée et Invente une langue pour me nommer, La chanson la moins finie, en hommage à son père, est venue déposer de l’eau dans mes propres yeux. Certes, j’y ai déjà davantage dansé sur ses chansons plus rock… mais durant cette mise à nue, dans toute sa théâtralité, dans toute son intégralité, j’ai l’impression de l’avoir touché juste un peu plus… merci Yann Perreau de me faire aimer tant les mots malgré les maux.

4) Caloon Saloon, Brasserie de Dunham, 22 octobre 2011

Le band débarque de la scène, instruments à la main, et les gens en veulent plus… On se tient là, pas trop loin, réclamant un rappel bien mérité pour un groupe qui nous a diverti toute la soirée. Donc… les gars débarquent de la scène… pour mieux jouer tout juste devant nous, « unplugged ». Le chanteur me fait face, CARRÉMENT, et je vois le visage du drummer pour la première fois. Après Pitch&Bale (enfin jouée dans la bonne tonalité), Tu me ramasseras résonne dans mes veines… et je m’y berce « un peu beaucoup ». C’est doux, émotif, senti et tellement languide que j’en frisonne. Caloon Saloon en acoustique? Meilleure idée de l’année.

5) Karkwa, Métropolis, 17 décembre 2011

Pour le dernier moment des Chemins de verre, tout était là. Louis-Jean Cormier profitait largement de cette dernière fois pour nous expliquer la trêve momentanée qui s’annonce dans la prochaine année. Pyromane pour commencer, un Volume du vent qui résonne juste assez pour nous faire vibrer, quelques Tremblements qui s’immobilisent hors des poussières temporelles, je ne peux que mieux y respirer parmi tous ces gens qui les aiment. Parce que moi aussi, je les aime d’amour… et c’est probablement ce qui se rapproche le plus du vrai bonheur dans mes oreilles.

6) Misteur Valaire, 10 décembre 2011

Hey, c’est Batman et Robin, ils nous ont cerné, séparons-nous et essayons de trouver une sortie « Gumshoe » s’entame avec une énergie qui décape et qui donnera vraisemblablement le ton au reste de la soirée. « Beni BBQ » est en feu et allume la foule dès son arrivée sur la scène. J’aime. Par la suite, les claviers retentissent comme un appel au chao et l’on reconnaît immédiatement Ave Mucho, avec James Di Salvio et Liquid de Bran Van 3000. Lillehamer suit de très près, et c’est justement le moment durant le show où je m’écrie dans toute ma folie….OH MY GOD, ÇA C’EST TELLEMENT MA TOUNE! J’CAPOTE! (Cette chanson est celle que j’ai le plus écoutée durant le dernier mois…Je l’écoute en m’entraînant, sur Replay. Je l’écoute en conduisant, sur Replay. Je l’écoute en marchant à travers Montréal, sur Replay. Je l’écoute à l’université, sur Replay. D’ailleurs, OUI, MOI AUSSI JE PERDS MON TEMPS À L’UNIVERSITÉ… Voilà tout.) Toutefois, j’angoisse déjà: ils ont déjà joué tous mes coups de coeur durant la première demi-heure… que va-t-il rester pour que je reste incendiée? N’ayez crainte, toutes les chansons qui ont suivi ont fait battre mon coeur à cent milles à l’heure et m’ont fait danser comme je ne l’avais pas fait depuis longtemps déjà… J’adore.

7) Damien Robitaille, Francofolies de Montréal, 18 juin 2011

Puis, après Mon Atlas, et Jésus nous a dit (avec des Alléluia vraiment bien scandés), soudainement, on entend ‘‘Ma tête, mesure, 20 centimètres cube, 20 centimètres ça contient beaucoup » de Mètres de mon être et j’hallucine. Je ne m’y attendais pas. Cette chanson fait parti des annales historiques de mon histoire de groupie et je me délecte tellement du moment que j’en suis encore déstabilisée. Tout le monde la connaissait. Tout le monde la chantait. Oh yeah! (ouai,  »exit » l’objectivité hein, bravo pour la  »groupie attitude »).J’adore.

8) Canailles, Francofolies de Montréal, 17 juin 2011

Les gens sont survoltés et les Canailles y sentent toute cette électricité.  »Bon, on a eu la permission, faque…on va sortir toutes les tables et toutes les chaises de sous la tente, et vous autres, vous allez venir danser… » OHHH YEAH! Des lignes coopératives s’installent pour que la logistique soit plus logique, et on commence à vider la place. J’aime tellement ça. TIENS TOI, FRANCOFOLIES, OUBLIE ÇA TES TABLES DEVANT DES CANAILLES, ON S’EN FICHE COMME DANS L’AN 40! (bon, je ne me fiche pas de l’an 40 mais vous comprenez l’idée). Les tables se tassent, les chaises s’empilent, les gens s’entassent et le show commence….tout le monde se met à danser, à taper des mains, à danser leur vie et même à « trasher » tout juste devant la scène… OHHHH YEAH! Les sourires se multiplient sur les visages des gens et l’échelle du bonheur explose littéralement: on vit quelque chose de particulier ici, tous ensemble, devant un band qui ne fait que commencer. Les musiciens sont énergiques, énervés mêmes, mais toujours justes dans leur style… qui reste quand même rafistolé de plusieurs affaires bien différentes. On aime. Le ton rebelle et sans tact, juste et assez viscéral, bref et complètement débile, se répercute même sur ceux qui ne les connaissent pas. On aime? Non. On adore… et on est des nouveaux fans, visiblement.

9) Breastfeeders, lancement au LaTulipe, 10 mars 2011

Durant le lancement, Luc Brien a une attitude un peu décalée face aux réactions de la foule….mais c’est adorable! Il nous crie en toute franchise tout ce qui lui passe par la tête et c’est délectable! J’adore ça! Sunny Duval semble tout à fait dans son monde, en trippant avec sa guitare d’une manière autant céleste que charnelle. Le bassiste a les yeux ronds comme des deux dollars: c’est très drôle. Suzy est magnifique, comme toujours…je me range du côté des mecs qui disent qu’elle a un sourire contagieux parce que, pour l’avoir vu dans un autre contexte, c’est vrai qu’elle semble ultra-sympa. Le pianiste qui les accompagne pour l’occasion fait parti, selon Luc, d’un groupe assez obscur par les temps qui courent…(ouai ouai, Malajube c’est vraiment le côté sombre de la force, tu as raison). Dans la plus grande générosité du monde, le chanteur répond aux exclamations de la foule, même si malaise il y a, pour enchaîner sur une  »petite toune tranquille » avant de faire la chanson la plus déchaînée de l’album….J’aime ça! Vive l’ironie live devant l’industrie! Non seulement j’aime ça, mais je ne peux m’empêcher de rire sans arrêt tellement je trouve ça drôle!

10) Alex Nevsky: bar l’Esco, 9 juin 2011

Alex Nevsky continue sa performance et je trouve qu’il est particulièrement en feu. Je ne sais trop pourquoi, mais c’est le meilleur show que j’ai vu de lui depuis… le début de tout. Ou le tout début. Il interagit bien avec la foule et se permet même d’être un peu baveux en rétorquant à cette fille qui attirait son attention: « Ouai, le balai c’est pour danser avec parce que tu es seule, right? » Boom, dans tes dents! Fab, célèbre chanteuse et créatrice de beatbox talentueuse directement issue du groupe Random Recipe était de la partie, et Sous les stroboscopes fut carrément sublime (mmm, Fab était sur le party… Fab a manqué son entrée… mais le band l’a suivi. Fab, on t’aime quand même!) L’autre nouvelle chanson, celle pratiquée qu’une seule fois avec Fab, était… la meilleure chanson de tout le show. Pow! C’est de la bombe! Du slam, du funk, de la soul un peu, du rythme… Alex, tu excelles là-dedans, et tu le sais. Ça a tellement bien fonctionné que ça a mis le feu dans la place. Yeahhhhh!

Top 5 groupie

1) Galaxie, Osheaga 2011

Ceci étant dit… J’étais fébrile. Non. Le mot est faible. J’était surexcitée. Je sautais partout. J’anticipais depuis longtemps le moment durant lequel je pourrais voir Olivier Langevin  »live » sur une scène. Pour clore cette fabuleuse édition du festival Osheaga, par-dessus un Mstrkrft en feu et surtout très imposant, le groupe Galaxie débarque sur la scène de la forêt… et le feu prend dans la place. POW! Depuis la sortie de leur dernier album, JE NE ME PEUX PLUS. Depuis ce temps, celui-là, ce temps-là, je me meurs littéralement d’aller tripper dans un vrai show de rock, de me faire tatouer une guitare sur le coeur et de danser ma vie devant du vrai talent. Parce qu’Olivier Langevin, lui, il en respire à la tonne, de son talent… Le show se termine sur Camouflar, la meilleure pièce du groupe selon moi, et ce, interprétée… version « gros blues sale ». Mets-en du « feeling », Oli, c’est excellent. C’est senti, quasiment physique, langoureux même, MAIS ÇA ROCK TOUJOURS AUTANT….J’adore cela! Yeah! Les musiciens sont de vrais bons performers, et cette fenêtre de 40 minutes au travers d’un festival international ne fait que me donner envie d’en avoir encore plus, oui oui plus, toujours plus de Galaxie dans mes veines… YEAHHHHHH!

2) Radio Radio, Festival de la poutine de Drummundville

Donc….contre toutes attentes, l’ambiance est festive à souhait. Jacques A Doucet et Gabriel Malenfant sont définitivement…en feu. Des percussionnistes, batteurs et trompettistes les accompagnent, ce qui ajoute nécessairement à cette musique qui ne pourrait être que du  »slam chiac ». J’adore. Des petites histoires de Gabriel entre les chansons pour nous expliquer le fil de leur réflexion? J’adore. Des morceaux de leur premier album  »officiel », comme Jacuzzi, Lève tes mains, Cliché Hot et une ode à Rhum Runner…J’ADORE!

3) Colectivo: Barock, Saint-Jean-sur-Richelieu, 10 juillet 2011

Pour la fête de CathMuzz, on ne pouvait demander mieux…bien que le Barock de Saint-Jean-sur-Richelieu était plein à craquer pour les prestations d’Echo Kalypso et de Blue King Brown (un excellent groupe d’Australie), tout le monde semble se sauver…pour Colectivo. Résultat? On se retrouve, encore une fois, seuls devant eux, avec notre petite gang. Sur des chansons qu’on connait trop bien, on danse notre vie, on chante toutes les paroles, on trinque à la santé de la fêtée, et pour une fois…on n’a pas l’air des seules cinglées dans la place. Conclusion: venez voir Colectivo à tous les jours de l’année, et vous m’y reverrez le nez accroché sur la scène en train de groover ma vie au son de chansons qui me plaisent. C’EST CLAIR! Pour le reste… euuuhhh…

4) Sunny Duval: Maison de la culture Maisonneuve, 14 octobre 2011

La soirée ne fait que commencer et nous décidons d’emblée de poursuivre cette fabuleuse tradition du vino tinto à l’intérieur de cette salle de spectacle. Le groupe Canailles débarque de la scène et s’enfuit avec presque tous les spectateurs….hum hum? Nous étions là pour eux, certes, mais sommes surtout là pour Sunny Duval, que l’on suit depuis longtemps déjà…Nous ne sommes plus que quelques uns à s’entasser sur les bords de la salle pour ne pas cacher ceux qui sont…assis. (qu’est-ce que vous faites là, vous autres?). Les musiciens prennent place et le show commence. Malgré l’auditoire assez parsemé, Sunny et les Cuisses noires réussissent à y mettre le feu sans trop d’effort. De l’album Sein Noir, Sein Blanc, du bon vieux rock’n’roll, des textes anecdotiques savoureux. Du show? De la place en masse pour danser, un band déchaîné, des riffs de guit simples mais efficaces, une belle voix grave qui fait tinter tes tympans et de l’alcool qui coule à flot…t’essaieras de battre ça, juste pour le fun, lecteur.

5) La Saint-Valentin de Poulet Neige, Quai des brumes, 13 février 2011

Des vieilles chansons quétaines traduites en français (Everything I do qui devient Tout c’que j’fais, As long as you love me qui devient En autant que tu m’aimes). Inutile de vous dire que…j’capote bin raide! C’est beaucoup trop drôle! Des interprétations intégrales de grands classiques comme Placebo et Arcade Fire. Un air de sarcasme qui flotte dans l’air et du bon rock rebelle qui déménage, des groupes qui respirent le talent et des petits comiques qui s’amusent ferme sur scène, ça on aime. On aime tellement qu’on les chantera encore bien longtemps, probablement…(je me criss de c’que t’es, d’où tu viens, j’me crisse de c’que t’as fait, en autant que tu m’aimes…)

Top 5 albums

1) Galaxie: Tigre et Diesel

Anciennement connus comme Galaxie 500…avec à la tête du groupe Olivier Langevin, ou l’enfant prodige du Lac Saint-Jean. L’album Tigre et Diesel sonne tellement comme une tonne de brique que je vous incite fortement à l’acheter, à monter le son au maximum et à écouter la guitare distorsionner ses accords sur un fond de basse un peu rebelle, juste pour vous enivrer de rock au maximum. Galaxie? Je m’en injecte dans les veines pour me botter les fesses à donner le meilleur de moi-même constamment, le temps n’étant rien à l’échelle de l’humanité qu’elle prodigue. Rien de moins.

2) The Black Keys: El Camino

T’en cherches du rock? EN V’LÀ! Des power chords de feu par-dessus un son de synthétiseur juste assez électro, mais avec toute cette distorsion qui fait grimper d’un cran l’intensité de l’ampli sans trop le vouloir….Eee, quoi? Ai-je bien entendu? LE NOUVEL ALBUM DES BLACK KEYS, C’EST DE LA VRAIE BOMBE! A-y-o-y-e….je m’en remets encore. J’en suis obsédée.

3) Breastfeeders: Dans la gueule des jours

Toutefois….s’il y a bien trois raisons d’acheter cet album dès que vous mettrez les pieds hors de votre domicile, et bien les voilà:  »Ne perds pas la tête Marie-Antoinette »,  »Mes lunettes noires » et  »Le soleil se meurt à l’ouest ». Ces trois seules pièces valent le coup de payer pour les obtenir tellement le rock qui en émane pourra vous faire danser sans arrêt jusqu’à l’aube, là où vous ne voudrez plus vous en aller, non non plus jamais….Comme une tonne de brique, Luc Brien nous chante sa fougue fidèle à son habitude, et Sunny Duval rock comme lui seul sait le faire….yeahhhhhh, j’aime ça! L’album se termine sur  »Poupée à dormir debout », pièce intéressante avec ses onomatopées accrocheuses, et  »Ce ne sera pas un jour comme les autres », qui jouera dans votre tête sans que vous ne l’ayez demandée…Si je te dis que tout est permis, assurément, l’album des Breastfeeders va changer ta vie dès maintenant! PENSE-Y!

4) Pépé et sa guitare: Le véritable amour

Je ne m’attendais à rien…mais vraiment rien. L’album Pépé goes français m’avait vraiment plu, mais je ne connaissais pas plus que ça le personnage…La pochette de l’album est tellement épique qu’elle a réussit à me convaincre d’emblée: pas besoin de plus, je vais l’acheter. Alright…Dès la première écoute….j’en suis restée abasourdie. Je venais tout juste d’écouter un album moyen (voir plus bas) et…j’ai savouré l’album d’un bout à l’autre avec un sourire qui ne décroche pas. Des grosses lignes de guitare qui proviennent parfois des bonnes vieilles années de rock’n’roll 50-60 (Replanifier le plan), du gros blues sale directement dans tes oreilles parfois (Chérie), ou juste ce rock, celui qui coule dans mes veines sans arrêt (Ton nom), du bluegrass (Moijdi), des airs de country parfois et…surtout…une voix rebelle et juvénile tellement sincère qu’on a envie de chanter avec lui constamment. Sans prétention et sans façon, Pépé nous lance ses rimes un peu innocentes, la voix cassée entre deux riffs de guit de fou, et j’en suis encore renversée…Si j’aime cet album? Ce n’est même pas une question à me poser. C’est drôle, bon musicalement, le propos est intéressant et différent de ce qu’on entend sur toutes les plateformes habituelles…alors j’adore. Non… J’me suis encore réveillé pas chez nous??? J’ADORRRREEEE!

5) The Barr Brothers: album éponyme

Il viennent tout juste de sortir leur nouvel album…..et le seul, le 27 septembre dernier. En vedette à Osheaga, parmi une gang de Eminem et de rasta boys, ils s’y sont démarqués par leur luminosité, qui transcende leur musique jusque dans la moelle des plus coriaces. C’est bon. C’est ultra bon…surtout pour toutes ces journées d’automne où la grisaille nous dicte le tempo. J’ADORE! Pour Beggar in the morning, qui me relance avec douceur ces images qui se sont plaquées sous mes yeux durant l’été, mais aussi pour le rock qui surprend tes oreilles en plein milieu de l’album.

Beggar In The Morning by TheBarrBrothers

ANECDOTES SAVOUREUSES

1) Perdre mes amis juste avant le début du show de U2. N’avoir rien sur moi. Les chercher durant tout le show…et me ramasser à courir 6 km en gougounes la nuit à Montréal pour aller rejoindre un de mes amis…ça n’a pas de prix. Plus grand fail de toute l’histoire.

2) Faut bien aller voir Canailles dans un parc, puis Papagroove juste ensuite, pour avoir un accident d’automobile sur le pont Champlain et que je ne me rappelle d’absolument rien. Même pas…des shows. Damn!

3) Quand je sors dans un club, ça paraît vraiment trop que je suis prof d’aérobie parce que je n’arrête pas de faire du step-touch, des squats et des lunges….AHAHAHAH!

4) La folle du Petit Campus nous aura bien fait rire en organisant un  »faux show de Bad Uncle ». À lire ici.

5) Il y a eu du frenchage en masse cette année…tout au long de l’année…un peu partout, et même beaucoup…mais pas assez d’amour. Enfin…ou presque. Dans toutes sortes de contextes différents. Pépé, moi aussi j’attends encore le véritable amour! (hehehe)

6) Se rendre péniblement au travail suite à une soirée bien arrosée, et se rendre compte sur place qu’on a un oeil au beurre noir et ne pas se rappeler comment c’est arrivé, c’est ce que j’appelle faire le party de façon hardcore (les humoristes peuvent être dangereux parfois). Moment épique qui a duré…2 semaines…dans ma face.

7) Ceux qu’on rencontre au Saint-Ciboire peuvent être parfois très, très, très, TRÈS bizarres.

8) Le Festival d’été de Québec, c’est juste un prétexte pour aller virer aux Voûtes de Napoléon, de boire directement de la bière au pichet, de chanter comme des mongoles avec des chansonniers de feu et de rencontrer du monde de Saint-Armand au Ashton à 4h du matin.

9) Constat: les chauffeurs de taxi de Québec sont bien moins sympas que ceux de Montréal. La première soirée fut assez drabe. Le conducteur a monté le son 2 fois pour que j’arrête de lui poser des questions sur sa vie et sur son travail de taxi. Sur la vie, quoi, ça ou celle qui m’intéresse chez les gens en général. Le deuxième m’a carrément envoyé promené, DANS MA FACE! Il m’a dit:  »Ne me parle pas, je me fous de ce que tu me dis. Tu t’en va à quel endroit? » DAMN! Je suis encore révoltée. Jusqu’à ce jour, la pire histoire de toute l’humanité. Rien de moins.

10) Après le premier soir d’Osheaga, oui oui ce soir-là, je fus groupie de mes propres amis. Ceux qui me paient de la bière à outrance d’abord au Glen, puis vont chanter le meilleur de Gerry Boulet dans un bar Karaoké. Vous savez quoi? Je n’ai jamais autant ri de ma vie. Rien de moins. Merci Steve (PY pour les intimes)

C’est tout. Ahhh non….Soyez donc fous. Assez fous pour vivre à 100 miles à l’heure. Profitez donc de chaque seconde qui s’offre à vous pour l’embellir de musique intelligente. Sinon….Soyez heureux. Amoureux. Juste assez baveux…et courageux. De n’importe quelle façon.

Merci de me lire, lecteur. J’apprécie x 1000.

ENJOY, BANDE DE FOUS!

Source

Ce billet est un texte original du journal d’une groupie

firefly
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