U2 à Montréal: un show à oublier (quand on se retrouve seule)

Titre assez évocateur. Je rectifie le tir immédiatement. JE NE PARLE PAS DE LA PRESTATION DU GROUPE TELLE QU’EFFECTUÉE À MONTRÉAL LE 9 JUILLET. Non. Vraiment pas. Je parle de mon expérience personnelle. Voilà tout.

La journée avait pourtant très bien commencée. Le soleil nous narguait depuis très tôt déjà que nous étions tous présents à cette Saint-Patrick  »du campeur » (thème de notre 5 à 7 qui a, pour l’occasion, commencé à midi) chez PY, un collègue et ami. Tite-Lo et Iz@ étaient là aussi dans leur plus belles tenues irlandaises. On bouillonnaient tous de l’intérieur tellement U2 avait brûlé nos âmes depuis le début de la semaine: on avait hâte, on était surexcitées, on était déjà chauds et la vie était belle.

Les trajets de bus/métro finalement effectués, on arrive sur le site et quelques autres personnes se joignent à nous. L’ambiance est festive à souhait et on rit notre vie, un peu comme on le fait tout le temps d’ailleurs quand PY se trouve dans les parages. Donc…on avait hâte, on était surexcitées, on était déjà chauds et la vie était belle.

Première partie de U2 à Montréal

Interpol arrive sur scène et j’apprécie le spectacle. J’écoutais un peu nonchalamment toutefois, déconcentrée par toute l’action qui avait autour de moi (bon, j’ai de légères tendances hyperactives, si vous n’aviez pas remarqué).

L’erreur s’en vient. Elle arrive incessamment, comme une bombe qui t’explose en pleine face. Elle est là. On la sent. Elle arrive. On la devine. On la voit. On la perçoit…et puis BOOM!

Je prends la fabuleuse et très épique décision de laisser tout par terre et de m’en aller aux toilettes, histoire de ne pas manquer une minute du show. C’est là-dedans, précisément, que réside la plus grande aberration de la terre. Le show a commencé et je n’ai jamais retrouvé mes amis. Jamais. Comme dans jamais + jamais + jamais.

Et là…exactement là…J’ai commencé à paniquer. Ma mission était commencée.

U2: LE SHOW

La musique vrombissait de partout dans mes oreilles mais je ne l’écoutais pas. Tout ce que je voulais vraiment, c’est de retrouver les gens avec qui je suis venue, qui pourraient me ramener sagement chez moi après. Avec toutes mes affaires. Mon argent. Mon cellulaire. Toute ma vie contenue dans un petit sac bien innocent…

Question du jour: Avez-vous déjà essayé de chercher quelqu’un dans une foule de 80 000 personnes? C’est de l’observation HARDCORE!

Je faisais des allées et venues sans cesse dans la foule, scrutant le visage des gens sans ne jamais les reconnaître. Il faisait noir et tout le monde avait les yeux rivés sur la scène. Pas moi. Je cherchais…mais je ne trouvais pas.

Le show se termine et des vagues de gens se défilaient devant mes yeux sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit. J’étais là, seule parmi plein de gens, à me demander comment je pourrais rentrer chez moi. Sans argent ni numéro de téléphone. J’envisageais même de dormir quelque part sur un banc pour me réveiller tranquillement le lendemain afin d’affronter le soleil avec plus de logique.

Les gens qui se trouvaient tout juste à côté de moi ont probablement senti ma panique. Ils ont eu la gentillesse de me prêter leur iPhone…et là, j’ai pu rechercher le numéro de cellulaire de mon ami qui nous attendait dans un bar sur Côte-des-Neiges.

– Salut NG , t’es à quel endroit présentement?

– Ah bien je suis au McCarrolls bien relax!

– Ok, peu importe ce qui arrive..attend-moi s’il-te-plaît!

Juste le fait d’entendre une voix que je reconnaissais au téléphone m’a fait littéralement exploser de joie. J’ai fait une petite danse du bonheur et je me suis mise à sauter partout. Après avoir remercié chaleureusement mes nouveaux amis….Je me suis mise à courir.

J’ai couru ma vie. Le plus vite possible. J’arpentais les rues de Montréal en gougounes et je dépassais même les navettes qui ramassaient les gens. J’avais une mission secrète: aller retrouver NG. Mon seul espoir.

Et j’ai couru. Couru. Couru. Je me suis un peu perdue dans Côte-des-Neiges, sous les lampadaires qui éclairent juste assez la nuit pour la rendre encore plus louche. Je m’en foutais bien. J’ai couru…et j’ai tout donné. En arrivant au McCarrolls, en voyant NG au bar, j’ai crié  »time » (inside de Crossfit) et…on a trinqué sur son bras, étant moi-même itinérante du destin cette soirée-là.

Conclusion

Bref…le show de U2? Je ne l’ai pas vu du tout. Conclusion de cette histoire de fou: Ne plus jamais prendre de Jack Daniels l’après-midi. Même si c’est la Saint-Patrick du campeur.

Merci NG. Une chance que t’étais là!

Enjoy, bande de fous!

Source

Ce billet est un texte original du journal d’une groupie

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1 Comment on U2 à Montréal: un show à oublier (quand on se retrouve seule)

  1. C’est sûr qu’en voyant tout ce monde sur ce vidéo, on se dit que ce doit effectivement être impossible de se retrouver!!! Tu as donc cherché tes amis pendant 2h? Tu ne t’es pas un peu posée pour abandonner les recherches et profiter du show? Il devait tout de même être grandiose. Quelqu’un m’a dit que la première partie (interpole) était un peu de la musique… redondante… un peu plate?

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