Coup de coeur AutoProd#3 pour Yann Mareschal

Notre troisième coup de coeur pour la lettre d’info d’AutoProduction.net est décerné au groupe Yann Mareschal, vu sous différentes formes, par différentes personnes !
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Parce que certains pensent qu’il est précieux…
Parce que le premier mot venant à d’autres à l’écoute de son dernier album est l’élégance…
Parce que d’autres encore aiment sa voix claire et distincte…
Ce sont pour ces raisons qu’AutoProduction.net a décidé de consacrer son troisième coup de coeur à Yann Mareschal !

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Yann Mareschal, et de "2" !

Yann Mareschal a intitulé son nouveau disque 2. Quoi de plus normal me direz-vous après un premier album paru en 1993 intitulé "De l’autre coté". Pour ma part, je découvre son univers.

De prime abord, le disque est charmant, musical et mignon. Quel drôle de qualificatif pour un disque me direz-vous ! On ressent sa couleur country folk, ses effets à l’économie. Yann n’est pas de ces chanteurs matamores qui hurlent dans un micro pour montrer qu’ils existent. Pas de grandiloquence. Un disque qui vient murmurer à votre oreille des choses comme mélancolie, douceur, poésie.

Puisque la comparaison avec Etienne Daho est souvent faite (je l’ai lue dans son dossier de presse, lol) sachez Que Yann Maréchal est autre chose qu’un autre Etienne Daho. Que ne lit-on pas comme inepties ! Certains lui reprochent une certaine monotonie. Mais, c’est comme reprocher à Woody Allen de ne pas faire Rambo 12 !

Le monde de Yann est ainsi fait, de peu d’écarts, de petits gestes familiers sans grande envergure mais précieux de par leur sens et leur précision. Je tiens le qualificatif qu’il me fallait. Précieux !

Il est précieux d’avoir des auteurs compositeurs qui sont eux-mêmes et qui transcendent par leur poésie le quotidien de chacun.

Yann est un poète du quotidien, un quotidien romantique et sublimé cultivant l’art de l’élipse car les meilleurs textes sont suggérés. Ils ne sont pas coulés dans le pathos et le chant bêlant. En celà Yann Mareschal est précieux. Ses chansons sont limpides et fort brillamment jouées, les orchestrations vont à l’essentiel. Je tiens entre les mains le disque de quelqu’un que l’on peut remercier pour le don qu’il fait à son auditoire. Car être un créateur et un musicien, c’est aussi donner des morceaux de vie à écouter chez soi. C’est ce que réussit Yann dans ce disque.

Chronique par Benjamin Popp

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L’élégance

A l’écoute de “2”, le dernier album de Yann Mareschal, un mot s’impose d’entrée : L’élégance. Elégance des textes, des arrangements, de la voix. Cet album est idéal pour les lendemains de fête difficiles : Laissez tomber Doliprane et autres Alka-Seltzer, insérez le cd dans le lecteur et laissez la douce voix de Yann vous parler à l’oreille. La posologie d’attaque recommandée est de deux à trois écoutes minimum (n’hésitez pas à dépasser la dose prescrite…), parce que cet album ne s’apprécie pas comme le premier Jennifer venu. N’y cherchez pas de mélodies choc ou de gimmicks faciles.

Donnez-vous le temps d’apprécier ces arrangements subtils, ces superbes guitares country (mais qui joue?), les structures que Yann s’ingénie à casser pour les rendre moins évidentes (en tout cas c’est l’impression qu’elles me laissent…) et surtout laissez-lui le temps de vous raconter ces histoires étranges, vous parler des filles qu’il emmène en balade au cimetière (mais où va-t-il chercher tout ça?) ou qu’il allonge sur la mousse, d’amours perdus, de souvenirs obsédants. En un mot, laissez la poésie agir… à son rythme (attention toutefois, des phénomènes d’accoutumance ont été observés…).

A l’heure où la plupart des gamins zappent les trois quarts des chansons pour cause de disque dur bourré de mp3 téléchargés, oser proposer un titre de 5’11 (“la clairière”, magnifique…) est un sacré pari. En ce qui me concerne, c’est pari gagné.

Chronique par Eric du groupe Malin Plaisir

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Un album estampillé chanson

Le Yann Mareschal moi je ne connaissais pas, c’est Eric de Malin Plaisir qui m’avait conseillé d’aller écouter le bonhomme. Comme son précédent conseil était Laurent Dutrey, depuis devenu mon chouchou, je n’ai pas hésité.

Second album proposé par le bonhomme, avec un intervalle de plus de 10 ans entre les deux, il a eut le temps de mûrir son pojet.

comme les deux albums sont dispo sur le site, facile de se faire une idée sur l’évolution du bonhomme. Une meilleur qualtié sonore, une voix plus présente.

La voix justement est le point mis en avant. Bien en avant, claire, distincte, elle est portée par une musique plutôt douce, intimiste, mid-tempo, sur un lit de guitares souvent acoustiques, arpégées, un son très clair, un couple basse-batterie présent mais plus en recul. même un titre comme deux jours, qui décolle un peu, avec ses slides guitares laisse la prédominance au couple texte/voix.

Les orchestrations sont un peu linéaires à mon goût, une brêve écoute de l’album ne m’a pas scotché. Je crois te voir de dos est le titre qui m’a le plus accroché. Il est évident qu’une écoute plus approfondie ferait ressortir plus de finesse, emerger des mélodies. Je livre là une impression a chaud, je n’ai pas eu de coup de coeur, même si le tout reste fort agréable. Mon grand tort étant généralement de faire peu de cas du texte, qui est probablement ici le coeur de la démarche de Yann.

Bref un album estampillé chanson (et revendiqué comme tel) ou pop et rock, mes deux styles préférés sont inexistants, ce qui explique mon enthousiasme mesuré.

Chronique par Phil

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Yann Mareschal, pop ou rock ?

Yann Mareschal a sorti son deuxième album qui s’appelle… 2 ! Nous vous proposons un petit entretien, histoire de lui demander qui il est et d’où il vient…

Yann Mareschal est-il pop ?
Oui, d’une certaine manière je suis pop, j’essaye de créer des mélodies assez simple qui se retienne avec des arrangementsinfluencés par la pop (anglaise). J’aime bien les disques de pop avec des arrangements qui recellent des tas de détails de variations, comme dans House of love par exemple.

Yann Mareschal est-il rock ?
Pour moi le rock représente un côté rebelle, c’est à dire une cause un engagement, moi je n’ai pas de paroles engagées, je n’ai rien à démontrer rien à faire changer par ma musique, ben non je ne suis pas rock…

Alors, Yann Mareschal, il est quoi en fait ?
Je pense que je suis une sorte de troubadour, quelqu’un qui donne un certain miroir sur nos misérables existences. je me suis pris de passion pour la chanson, pour moi c’est un média idéal pour faire de la poésie pour toucher les gens avec des petites sculptures poétiques. Je suis un faiseur de chanson, je les fabrique dans mon atelier et je les partage.

Tu as sorti deux disques. Des regrets ? Des satisfactions ?
Je n’ai pas de regrets sur mes albums ; ils correspondent à ce que je voulais faire. J’aurais aimé en faire plus, consacrer plus de temps à la musique, partager d’autres aventures musicales, écrire pour d’autres… En fait j’ai pas mal de regrets. Des satisfactions j’en ai eu beaucoup, des beaux concerts, du partage avec des musiciens, des témoignages de gens qui apprécient ma musique… L’autre jour j’ai vendu un disque par internet aux Etats-Unis, ça m’a vraiment fait plaisir.

Est-ce que ça ne t’agace pas tous ces gens qui te comparent à quelqu’un (Daho par exemple) ?
Non, tout monde fonctionne par référence, être comparé c’est dejà exister… et puis Daho il a fait des trucs sympa . Bon je préfère Murat personnellement.

Est-ce que tu prépare un nouveau disque ? Si oui, dis nous en plus.
Oui, je travaille dessus actuellement, j’enregistre chez moi dans une cabane au fond du jardin, j’ai déjà enregistré deux titres, j’ai actuellement une dizaine de chansons. Je pense que ça va être assez long, généralement les premiers titres passent à la poubelle, c’est souvent des brouillons. Mais je pense avoir trouvé le climat de l’album, assez brut, assez nu, avec une voix plus parlée, mais ça peut encore changer…

En fait, c’est quoi ton histoire ? Des groupes à l’adolescence comme les autres ou pas ?
J’ai commencé par écrire des petites chanson avec ma guitare à douze ans, des trucs sur les filles. Vers 18 ans j’ai joué dans différents groupe de rock avec des copains. A cette époque, j’étais à Paris, on avait une cave qu’on louait à une vieille dame à Miromesnil dans le 8ème arrondissement. Je lui amenais un chèque tous les mois, elle pensais que je faisais du piano classique, heureusement elle était pratiquement sourde. On a fait des concerts des tremplins, on a joué plusieurs fois au gibus. Je me rapelle au gibus on recevait 500 francs pour tous le groupe, on était super fier, pour nous cette salle était mythique tellement de groupe connus avait joué là bas. Mon dernier groupe s’appelait "les fugitifs". Après tout le monde, s’est mis à bosser, j’ai continué à faire des chansons en me présentant sous mon propre nom.

Interview par Benjamin Popp de Musiciens.biz

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